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Le groupe de télécommunication MTN a connu une hausse nette de 517,8 millions $ de son endettement au cours du premier semestre

  • Date de création: 23 août 2018 15:33

(Agence Ecofin) - Le groupe de télécommunication sud-africain MTN a connu une hausse nette de 7,5 milliards de rands (517,8 millions $ au taux de change actuel) de son endettement, a pu constater l'Agence Ecofin. Cette évolution intègre une mobilisation de ressources supplémentaires par endettement de 14,7 milliards de rands, et un remboursement d'emprunts de 11,2 milliards de rands.

C'est un endettement net en hausse 3076% sur la période, lorsqu'on le compare à celui du premier semestre 2017, qui n'était que 233 millions de rands. Le groupe avait alors emprunté pour 11,1 milliards de rands de dettes supplémentaires, et remboursé pour 10,8 milliards de rands. 

Au total, la dette de MTN est repartie à la hausse, avec un volume global de passifs générant des intérêts de l'ordre de 92,4 milliards de rands, contre un volume qui avait baissé pratiquement à 79,7 milliards de rands à la fin de l'exercice 2017, s'achevant au 31 décembre. 

Il n'est pas exclu que le groupe puisse recourir à de nouveaux emprunts, pour tenir ses engagements de remboursement à court terme. A la fin juin 2018, ils étaient de 13,5 milliards de rands. Si ce volume est en baisse par rapport aux 17,4 milliards de la fin juin 2017, la trésorerie du groupe fortement reculé entre temps, principalement en raison du changement du mode de prise en compte de certaines opérations. 

Plus généralement, les besoins nets en fonds de roulement, dette comprise, ont terminé sur une note positive, et représentaient l'équivalent de 11,2 milliards de rands. La progression des performances de MTN Group sera à suivre. Son chiffre d'affaires consolidé à baissé sur la période, à 62,7 milliards de rands, contre 64,8 milliards de rands à la fin 2017. 

Le groupe a entrepris un processus d'introduction en bourse pour certaines de ses filiales notamment au Nigéria, au Ghana, ou encore en Ouganda. Il dit officiellement vouloir se conformer aux exigences des administrations locales, mais il n'est pas exclu qu'il en tire un rendement, tout en allégeant le poids de ses charges consolidées.

Idriss Linge



 
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