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L’Afrique restera importante pour Barrick qui veut augmenter de 30 % sa production d’ici 2030

  • Date de création: 18 septembre 2024 17:10

(Agence Ecofin) - En Afrique, Barrick opère sur plusieurs mines d’or concentrées dans différents pays comme la RDC, le Mali, la Tanzanie, ou encore la Côte d’Ivoire. Également actif sur le cuivre en Zambie, la compagnie veut augmenter sa production tout en cherchant de nouvelles opportunités.

Le deuxième producteur mondial d’or, Barrick Gold, prévoit une croissance de 30 % de sa production d’or équivalent « à partir de ses actifs existants » d’ici la fin de la décennie. Ses mines d’or en Afrique qui devraient livrer plus du tiers de sa production en 2024, vont jouer un rôle important dans l’atteinte de cet objectif.

« Nous avons six mines d’or de classe mondiale et d’autres en cours de développement, et nos plans à long terme reposent sur des gisements de qualité avec des teneurs parmi les plus élevées du secteur, ce qui améliore nos profils de coût […] », a déclaré mardi 17 septembre le PDG Mark Bristow (photo), en marge du Gold Forum Americas.

Si le dirigeant n’a mis l’accent sur aucune mine d’or africaine en particulier, il faut noter que cette sortie intervient quelques mois après la publication en juin dernier de données confortant le continent comme deuxième contributeur à ses volumes de production, derrière les États-Unis. Au premier trimestre 2024, Barrick a produit 341 000 onces (9,6 tonnes) d’or, en hausse de 2 % en glissement annuel.

Sur l’année globale 2024, la compagnie prévoit de produire entre 3,9 et 4,3 millions d’onces, dont 1,4 à 1,5 million d’onces en Afrique où ses opérations comprennent les mines Loulo-Gounkoto (Mali), North Mara et Bulyanhulu (Tanzanie), ainsi que Kibali (RDC) et Tongon (Côte d’Ivoire). Notons que ce dernier projet devrait entrer en régime de maintenance et entretien en 2026 selon les plans de la société.

En quête de nouvelles opportunités sur l’or et le cuivre

Si Mark Bristow a mis en avant la volonté de sa compagnie de se concentrer sur une croissance organique en développant son portefeuille existant, le dirigeant a également indiqué que Barrick « est attentif aux opportunités génératrices de valeur » dans l’industrie.

Cela n’est pas sans rappeler une précédente sortie en mars 2024. durant laquelle Mark Bristow déclarait alors que la compagnie cherchait de nouvelles opportunités d’investir dans l’or et le cuivre en RDC où elle opère sur la plus grande mine aurifère du pays.

En attendant plus de détails sur les plans de la société, rappelons que le prix de l’or a grimpé à 2588 dollars l’once lundi 16 septembre, établissant un nouveau record de prix. Selon les analystes de Goldman Sachs, il pourrait continuer sur cette dynamique haussière pour viser les 2700 dollars d’ici début 2025.

Quant au cuivre, son prix a atteint un record de 10 800 dollars la tonne en mai 2024, avant de reculer sur les derniers mois. Selon Goldman Sachs, le métal rouge devrait se négocier à 10 100 dollars la tonne en 2025. Les analystes semblent néanmoins s’accorder sur des perspectives à long terme solides pour le métal indispensable à la transition énergétique.

Louis-Nino Kansoun

Lire aussi :

18/09/2024 - Or : les producteurs africains face à la hausse record des prix


 
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