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Cofisem : « couvrir l’ensemble des sociétés cotées actives en Afrique »

  • Date de création: 18 février 2013 17:12

(Agence Ecofin) - La société d’informations financières Cofisem lance, en partenariat avec l’Agence Ecofin, la première base d’information sur les sociétés cotées africaines. Olivier Hauret (photo), son directeur général, présente ce nouveau service, unique en Afrique.

Agence Ecofin : Quelle est l’expérience de Cofisem dans l’information financière internationale ?

Olivier Hauret : Cofisem a 25 ans d’existence et autant dans l’information financière, notre cœur de métier. Très vite, nous nous sommes portés sur le suivi des valeurs internationales qui aujourd’hui représentent plus de 85% de notre base de données et que nous traitons en 7 langues : anglais, allemand, espagnol, italien, néerlandais, portugais et naturellement le français. A court terme nous devrions ajouter une huitième langue, l’arabe.

AE : Combien de sociétés cotées africaines allez-vous suivre ?

OH : Près de 2000 sociétés soit un quart de notre base de données actuelle.

AE : Votre base comprend également 550 entreprises internationales ? Sur quel critère ont-elles été incluses ?

OH : Il nous a semblé opportun d’ajouter à cette base de données Afrique, des sociétés cotées dans d’autre pays du monde qui ont une activité significative sur le continent. Cela devrait permettre à nos clients de couvrir l’ensemble des sociétés qui « comptent » en Afrique et de pouvoir les « benchmarker ».

AE : Vos fiches de sociétés intégreront-elles les informations courantes de l’agence Ecofin ?

OH : Elles proposeront bien évidement les actualités qui leur correspondent directement.

AE : Comment procédez-vous pour collecter quotidiennement ces informations sur les 23 bourses d’Afrique ?

OH : C’est un savoir-faire que nous avons acquis au cours de ces 25 ans d’activité. Nous nous identifions auprès des sociétés cotées afin de recevoir, en temps réel, l’ensemble de leurs publications financières.

Nous suivons également et quotidiennement, les sites des bourses, des autorités de marchés ainsi que les sites légaux relayant l’information financière obligatoire.

AE : Combien de mises à jour quotidiennes cela représente-t-il ?

OH : Il est encore trop tôt pour répondre précisément à votre question mais globalement nos équipes traitent plus de 350 documents par jour. La fréquence des mises à jour est de plus très variable selon les réglementations des bourses et les périodes de l’année. Nous recevons par exemple énormément de publications entre les mois d’avril à juin, puisque cette période correspond aux Assemblées Générales et aux publications des comptes annuels.

AE : Comment jugez-vous la qualité des informations financières fournies par les entreprises africaines par rapport à d’autres régions du monde ?

OH : La qualité des informations financières est très inégale sur le continent africain. Vous n’avez pas une réglementation homogène de la transparence d’une bourse à l’autre. De façon générale, il est beaucoup plus difficile d’obtenir des informations financières sur les sociétés africaines que sur celles du reste du monde. Il existe peu d’information « émetteurs » sur les sites des bourses, et les sites internet des sociétés cotées, trop souvent, ne présentent aucune partie « relations investisseurs », quand ce n’est pas l’absence même d’une présence sur internet.

AE : Quelles sont les bourses les plus exigeantes à l’égard de leurs sociétés listées, en termes d’information financières ?

OH : Globalement les bourses du nord et du sud du continent ont plus d’exigence à l’égard de leurs émetteurs. Elles veillent aux respects des obligations en matière de transparence financière et travaillent régulièrement à l’amélioration de ces règles.

AE : Et les plus laxistes ?

OH : Sans aucun doute l’Afrique de l’Ouest et centrale, et notamment les bourses francophones. Je crois savoir néanmoins qu’elles travaillent à l’amélioration de ces points.

AE : Vos informations sont aujourd’hui accessibles librement. Combien de temps le resteront-elles ?

OH : Quelques semaines seulement. Tout comme l’agence Ecofin, nous sommes une société commerciale qui a nécessairement besoin de vendre ses produits pour exister. Contrairement aux idées reçues du monde internet, l’information a un prix.

AE : Quels seront les tarifs d’accès par la suite ?

OH : Nous proposerons plusieurs modes d’accès, allant du paiement à la fiche société jusqu’à l’abonnement à l’ensemble de la base de données.

AE : Cette base sera-t-elle proposée uniquement en français ?

OH : Naturellement non. Le continent africain n’est pas uniquement francophone, ni les investisseurs internationaux. Nous travaillons déjà avec notre partenaire, l’agence Ecofin, à une version anglaise du site.

Propos recueillis par Franck Ba

 

Base des sociétés cotées africaines : www.agenceecofin.com/societes-cotees

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