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Goodluck Jonathan promet des incitations pour attirer de grosses entreprises sur le Nigerian Stock Exchange

  • Date de création: 17 mars 2015 11:03

(Agence Ecofin) - Dans le cadre de sa campagne électorale, le président Goodluck Jonathan du Nigéria, candidat à sa propre succession pour la prochaine élection présidentielle, a promis qu'il mettra tout en oeuvre, pour que son gouvernement propose des lignes directrices et des incitations susceptibles d'encourager de grandes entreprises des secteurs de l'énergie, des télécommunications et du pétrole, à s'introduire sur le Nigerian Stock Exchange.

« Étant la première économie d'Afrique, le marché financier nigérian se doit aussi d'être le plus important du continent, et la seule manière d'y parvenir, c'est de faire en sorte que de grande entreprises viennent s'y introduire », a expliqué M. Jonathan, en mettant l’accent sur le groupe MTN, le leader de la téléphonie mobile dans le pays.

« Lorsque j'ai rencontré les dirigeants de MTN à l'occasion de mon voyage en Afrique du Sud, j'ai discuté avec eux de la nécessité de s'introduire sur le marché financier (nigérian, ndlr). Nous travaillons dur avec d'autres entreprises, afin qu'elles soient introduites en bourse. Si on y parvient, notre marché sera plus grand et les Nigérians pourront y participer », a ajouté Goodluck Jonathan.

La question n'est pas nouvelle sur le NSE et précisément, le secteur des télécommunications, dominé par des géants comme MTN ou Airtel, est invité à s'introduire sur le marché financier nigérian depuis au moins 2011. En 2013, on apprenait que les positions avaient beaucoup évolué, mais en 2014 un expert du cabinet PwC, est venu doucher l'enthousiasme des acteurs du marché. Taiwo Oyedele, expliquait ainsi que, dans un marché dont le principal indice avait reculé de 8,10% depuis le début de l'année 2014 et dont la liquidité reste encore assez faible comparée à sa capitalisation, l'arrivée brusque des entreprises générant à elle seules l’équivalent du double des transactions du mois sur le Nigeria Stock Exchange, risque de créer des déséquilibres difficiles à compenser. On pourrait ainsi assister, selon l'expert fiscal, à un désinvestissement massif sur certains titres piliers du marché, et la bourse ne se relèverait pas facilement d'une telle situation.

Le contexte décrit ici au 31 octobre 2014 ne semble pas avoir beaucoup évolué. La dépréciation du naira qui est une conséquence de la baisse des prix du baril de pétrole, principal bien d'exportation du pays. Par conséquent, les investisseurs, notamment étrangers avaient désinvesti à hauteur de 4,3 milliards $, plongeant le marché dans une grosse volatilité.

Idriss Linge



 
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