(Agence Ecofin) - Ce rapport estime que l’Afrique reçoit à peine 12% des financements nécessaires pour faire face aux conséquences du changement climatique dont elle n’est pas responsable. Il tente ensuite de justifier ce déficit d’engagement financier de la part des pays pollueurs.
Face à la hausse des températures, les pays africains se sont alignés sur les autres nations du monde et ont pris des engagements pour réduire leur émission de carbone. Dans les faits, ces engagements sont demeurés des déclarations de bonne intention. Pourtant de l’avis de nombreux experts, le continent pourrait profiter de la transition énergétique pour se transformer économiquement.
Si les pays africains semblent donc traîner les pas, c’est principalement à cause d’un déficit de financement. C’est du moins ce qu’indique ce rapport du Financial Sector Deepening Africa (FSD Africa) intitulé Climate Finance Innovation for Africa.
Il révèle que le continent aurait besoin de 250 milliards de dollars annuellement sur la période 2020-2030 pour faire face aux conséquences néfastes du changement climatique et réaliser sa transformation énergétique. Ces fonds devraient provenir d’institutions publiques et privées.
Ce rapport destiné aux professionnels du monde de la finance, aux décideurs politiques ainsi qu’aux organisations et aux individus engagés dans le combat pour la transition énergétique, indique qu’au cours de l’année 2020 le continent n’est parvenu à mobiliser que 29,5 milliards de dollars (11,8% des besoins) et explique que cette situation est plutôt alarmante. Il précise notamment en quoi la perception du risque complique les investissements du secteur privé sur le continent.
Pour FSD Africa, une ONG basée à Nairobi et financée par le gouvernement britannique, à l’origine de ce rapport, la faiblesse du marché financier et la mauvaise gouvernance sont à l’origine de ce sous-financement climatique. Les chercheurs mettent l’accent sur l’impérieux besoin d’innover et de mettre en place d’autres mécanismes pour permettre aux pays du continent de recevoir les fonds dont ils ont besoin. La mise en place de ce nouveau cadre nécessite l’implication aussi bien des acteurs financiers que des pouvoirs publics.
En revanche l’ONG ne dit rien sur la responsabilité des pays industrialisés dans la catastrophe climatique qui touche le monde, ni sur leurs promesses d’engagements financiers qui ne sont pas tenues.

La Gambie privilégie l’extension du réseau pour atteindre l’accès universel à l’électricité
La Gambie privilégie l’extension du réseau pour atteindre l’accès universel à l’électricité
La Gambie privilégie le raccordement au réseau pour augmenter l’accès à l’électricité, notamment en milieu rural. De nouveaux investissements publics...Huiles végétales : le colza et le tournesol porteront le commerce mondial en 2026/2027 (USDA)
Huiles végétales : le colza et le tournesol porteront le commerce mondial en 2026/2027 (USDA)
L’huile de colza et l’huile de tournesol représentent ensemble environ 25 % de la consommation mondiale d’huiles végétales. Ces deux oléagineuses,...Le Kenya prévoit d’étendre son réseau ferroviaire vers la Tanzanie
Le Kenya prévoit d’étendre son réseau ferroviaire vers la Tanzanie
Avec la progression du commerce intra-régional, les infrastructures de transport deviennent un enjeu central pour l’intégration économique en Afrique de...CAN 2027 : quand la route vers le trophée devient un feuilleton continental
CAN 2027 : quand la route vers le trophée devient un feuilleton continental
La trente-sixième Coupe d’Afrique des Nations de football se profile à l’horizon et les préparatifs vont bon train. Pour la première fois, la grande messe...Réserve de Lokobe : l’écrin vert qui révèle les trésors cachés de Madagascar
Réserve de Lokobe : l’écrin vert qui révèle les trésors cachés de Madagascar
Connue dans le monde entier pour ses plages paradisiaques et ses eaux turquoises, l’île de Nosy Be abrite également l’un des plus précieux sanctuaires...