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Les géants du secteur minier sud-africain annoncent des réductions d’effectifs

  • Date de création: 12 novembre 2014 09:30

(Agence Ecofin) - Sous la pression des revendications salariales qui se sont traduite par des mois de grève et donc de baisse de productivité, dans un contexte international morose pour les opérateurs miniers, plusieurs géants du secteur en Afrique du Sud, envisagent sérieusement de réduire leurs effectifs, afin de limiter la pression sur les marges.

ArcelorMittal, le plus gros producteur d'acier en Afrique a été le premier annoncé sur ce terrain, avec un projet de réduction de 200 responsables de bureau. L'entreprise invoque la hausse des cours de l'énergie, le déclin de productivité de certaines de ses mines et un recul de la demande sur son marché intérieur.

le 11 novembre c'était au tour d’AngloGold Ashanti un des grands acteurs du secteur de l'or en Afrique, qui fait savoir que la baisse du prix de l'or et aussi la hausse des coûts, affectent durement ses marges. Le troisième opérateur cité est Lonmin, un des trois géants de la ceinture de platine en Afrique du sud. Ses dirigeants pensent sérieusement à introduire progressivement la mécanisation, après avoir surmonté 5 difficiles mois de grève, due à des revendications salariales.

« Il fallait s'attendre à ce genre de tournure des choses », a commenté Peter Major, un expert chez Cadiz Corporate Solutions, une firme sud-africaine spécialisée dans les fusions acquisitions et autres restructurations de capital d'entreprise. « C'est typique de ce type d'entreprise. Chaque fois qu'elles subissent des pression sur les marges, les grosses entreprises comme les petites n'ont pas d'autres choix que d'alléger leurs charges », a-t-il ajouté.

La grande question aujourd'hui est celle de savoir si le problème des opérateurs réside dans les charges salariales. Un regard sur le bilan de ces entreprises laisse apparaître dans la plupart des cas, que leurs défis sont structurels. La demande des métaux sur le marché international et ses conséquences sur les prix ne dépendent pas des travailleurs.

Or dans une majeure partie des cas, les productions de ces entreprises ont progressé. Dans le même temps, on réalise que certains sites miniers étant arrivés à l'apogée de leurs rendements, les opérateurs dépensent davantage, soit pour en extraire du minerai, ou du métal, soit pour prospecter de nouveaux gisements, toutes choses qui gonflent les dépenses en capital et occasionnent des pressions sur les marges.

En attendant, le secteur de la mine s'enfonce dans la contreperformance sur le Johannesburg Stock Exchange, le marché financier sud-africain. Lonmin y a dévissé mardi 11 novembre de 3,69%. Elle a été précédée d'Anglogold et d'Arcelor Mittal Afrique du sud, qui elles ont perdu respectivement 3,5% et 3,3%.

Dans son ensemble, le secteur de la mine a perdu sur le JSE 2,3%.

Idriss Linge


 
COMM

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