Facebook Agence Ecofin Twitter Agence Ecofin LinkedIn Agence Ecofin
Instagram Agence Ecofin Youtube Agence Ecofin Tik Tok Agence Ecofin WhatsApp Agence Ecofin

Zimbabwe : les autorités modifient le coût annuel de l’accréditation pour la télévision payante

  • Date de création: 12 mars 2024 16:32

(Agence Ecofin) - Le gouvernement zimbabwéen a décidé de modifier les coûts des frais de licence payés par an par les opérateurs de télévision payante présents dans le pays. Les nouveaux tarifs ont été annoncés par le ministère de la radiodiffusion il y a quelques heures.

Au Zimbabwe, les autorités ont changé les frais de de licence annuels des opérateurs de télévision payante. L’annonce a été faite le 11 mars par le ministère de l'information, de la publicité et des services de radiodiffusion dans un communiqué. Après un amendement du code de la radiodiffusion.

Les nouveaux textes fixent à 2900 $, non remboursables, les frais de dossier pour obtenir la licence. Ensuite, une fois la licence obtenue l’opérateur doit payer 20 300 $ par an, « par chaîne » proposée, pendant les 10 années de validité de sa licence. Les anciens coûts sont encore visibles sur le site du régulateur local de la radiodiffusion. Ils étaient de 75 000 $ par opérateur (et non par chaîne) par an avec la précédente réglementation.

Avec les coûts annoncés pour les frais annuels de licence, l’Etat Zimbabwéen peut générer des revenus importants grâce au marché local de télévision payante. Longtemps demeuré dans un quasi-monopole de MultiChoice et de son offre de télévision payante DStv, le marché s’ouvre au fil des changements dans la réglementation. En 2021, le gouvernement a décidé d’accorder plus de licences de radiodiffusions.

 En janvier 2022, par exemple, l’opérateur de télévision payante Azam TV s’est installé au Zimbabwe, et y est devenu le premier concurrent de MultiChoice depuis l’éphémère existence de l’opérateur Kwese TV (2017-2019). En mai 2023, le Zimbabwe a modifié ses textes pour que les acteurs étrangers, qui disposent a priori de plus de moyens financiers, puissent détenir 40% des parts d’une entreprise locale du secteur de la radiodiffusion.

Servan Ahougnon