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Renaissance Capital va créer une unité «revenu fixe» dédiée à l’Afrique subsaharienne

  • Date de création: 11 novembre 2013 15:29

(Agence Ecofin) - La banque d'investissement russe Renaissance Capital envisage de créer une unité consacrée à l’activité titres à revenu fixe (Fixed Income Unit) dédiée à l'Afrique subsaharienne pour exploiter l’engouement des entreprises et des Etats africaines pour les émissions obligataires.

«Les titres à revenu fixe constituent une réelle opportunité en Afrique subsaharienne», affirmé Sacks Clifford, directeur général de Renaissance Capital pour l’Afrique le 6 novembre à Johannesburg.  Et d’ajouter: «nous allons lancer cette unité dédiée aux titres à revenu fixe en 2014 et l'équipe pourrait être basée à Londres ou à Lagos».

Selon M. Sacks, Renaissance Capital prévoit également de couvrir l’Afrique du Nord, en se concentrant sur les marchés clés de la sous-région tels que l'Egypte et le Maroc.

Plusieurs Etats africains, dont le Nigeria et le Ghana, ont  lancé cette année des obligations souveraines qui ont connu une demande extraordinaire de la part des investisseurs cherchent à tirer profit des taux de croissance élevés des pays d’Afrique subsaharienne. 

Renaissance Capital a entamé ses opérations africaines en 2006. Sur le continent, la Banque contrôlée par le milliardaire Mikhaïl Prokhorov, est notamment active dans le courtage, les fusions, le conseil financier et les recherches sur le capital-investissement. Elle dispose de bureaux à Johannesburg, Nairobi et  Lagos.

Le groupe Credit Suisse avait annoncé en mai dernier le transfert de son unité dédiée aux titres à revenu fixe de Londres à Johannesburg dans le cadre d’une stratégie visant à réaliser 25% de son chiffre d'affaires sur les marchés émergents en 2014. Le directeur de l’activité titres à revenu fixe sur les marchés émergents de Credit Suisse, Mason Cranswick, avait déclaré,  à l’occasion de l’annonce de  transfert que les émissions d’obligations en Afrique vont atteindre de 90 milliards de dollars par an  en moyenne au cours des dix prochaines années.

L'agence de notation Moody's a révélé, dans un rapport publié le 7 octobre, que les pays africains ont levé 8,1 milliards de dollars en obligations souveraines durant les neuf premiers mois de 2013 sur les marchés financiers internationaux, soit plus que le précédent record de 7,2 milliards de dollars atteint pour l'ensemble de l'année 2010. En termes d’importance des montants des emprunts internationaux émis par des pays africains en 2013, l’Egypte tient le haut du pavé, avec 3,7 milliards de dollars, talonnée par l'Afrique du Sud avec 2 milliards de dollars, puis le Nigeria et le Ghana qui ont levé 1 milliard de dollars chacun, et enfin  le Rwanda avec 400 millions de dollars.

Selon Moody's, le Sénégal devrait procéder à une émission obligataire avant la fin 2013. L'agence de notation prévoit également que six pays africains vont émettre leurs premiers emprunts internationaux au cours des prochaines années: l'Angola, le Cameroun, le Kenya, la Tanzanie, l'Ouganda et le Mozambique.



 
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