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Casablanca et Abidjan scellent un premier accord de coopération entre bourses francophones

  • Date de création: 04 décembre 2013 19:25

(Agence Ecofin) - Les directeurs généraux des bourses de Casablanca et d’Afrique de l’Ouest ont officialisé mercredi 4 décembre 2013 leur accord de coopération à l’occasion de la clôture de la 17ème assemblée annuelle de l’Africain Securities Exchanges Association (ASEA) et en présence du premier ministre ivoirien Daniel Kablan Duncan.

« Cet accord porte sur trois volets », expliquera Edoh Kossi Amenounve, directeur général de la Bourse Régionale des Valeurs mobilière d’Afrique de l’Ouest. Ces points sont « l’échange d’informations, le renforcement réciproque des capacités et surtout, la concrétisation des volontés exprimées par les dirigeants des deux pays de renforcer les relations économiques entre les deux pays ».

La signature de cet accord se présente comme une première matérialisation d’une des résolutions retenues à l’issue de deux jours d’échanges entre banquiers d’affaires, courtiers et autres acteurs des bourses, à savoir celle de la nécessité d’intégrer les marché financiers africains. Un chemin qui, de l’avis de Suni Benimandhu, est désormais « inévitable ». « Pour notre part, nous poursuivrons notre soutien à une intégration effective des marchés financiers en Afrique », a fait savoir le président de l’ASEA et directeur de la Stock Exchange of Mauritius

Pour Peter Mwangi, directeur général de la Nairobi Securities Exchange, la question est aujourd’hui inévitable. « Tout au long de nos deux jours de discussions, on l’a dit, nos marché africains, chacun pris seul, ne génère pas assez de liquidités. C’est en se mettant ensemble que nous pourrons déjà surmonter ce premier défi », a-t-il déclaré.

Au-delà de l’acte posé par les bourses ouest-africaine et marocaine, la complexité d’une intégration des marchés financiers africains, but ultime de l’ASEA, devra se heurter à de nombreuses contraintes. Parmi celles qui ont été le plus relevées dans les échanges, on peut noter l’harmonisation des règlementations, l’équilibrage des cultures boursières et une bonne dose de volontés politiques.

Toute chose que ne redoute pas le directeur général de la bourse de Casablanca. « Nous ne demandons qu’à avoir ce type de partenariat. Pour notre part nous sommes ouverts pour des coopérations avec des bourses d’Afrique de l’Ouest, du centre, et pourquoi pas d’Afrique de l’Est », a-t-il commenté.

Intervenant sur cette question dans son discours de clôture, Daniel Kablan Duncan, le premier ministre ivoirien, a indiqué que la Côte d’Ivoire était prête à jouer le rôle qu’il faudrait pour la réussite de cette ambition d’intégration des marchés financiers d’Afrique, tout au moins au niveau de la sous-région UEMOA. « Je peux vous garantir l’engagement ferme du gouvernement (ivoirien) à apporter sa contribution à la mise en œuvre des recommandations qui ont été prises à l’occasion de cette rencontre », a fait savoir M. Duncan.



 
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