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Nigéria : 25 milliards $ annuels nécessaires pour stabiliser la production d’or noir

  • Date de création: 04 juin 2024 14:58

(Agence Ecofin) - Dans un contexte marqué, entre autres par le vol du pétrole brut, le Nigéria a, depuis plusieurs mois, beaucoup de difficultés à stabiliser le plateau de sa production d’or noir malgré les efforts consentis à cet effet.

S’exprimant vendredi 31 mai sur la dynamique des investissements dédiés à la production pétrolière au Nigéria, Austin Avuru, président exécutif d’AA Holdings, une société d’investissement nigériane, axée entre autres, sur le secteur des énergies, estime que « 25 milliards de dollars par an » doivent être investis dans le secteur pétrogazier du pays.

Cette somme devrait permettre non seulement de « stabiliser » le plateau de sa production d’or noir, autour des 1,28 million b/j de pétrole brut en moyenne, selon les chiffres d’avril, mais aussi augmenter à terme le niveau d’huile produite, à environ 2 millions b/j, comme l’ambitionnent les autorités.

Selon son analyse, l’industrie pétrolière a le potentiel de porter une croissance économique et un développement significatif au Nigéria. Mais cela n’est pas possible sans des investissements conséquents et un effort concerté pour relever les défis auxquels elle est confrontée, en l’occurrence le vol de brut et ses corollaires.

Depuis au moins une décennie, les investissements dans l’industrie pétrolière nigériane n’ont cessé de décliner après avoir culminé à 22,1 milliards de dollars en 2014, plombés par les défis structurels du secteur pétrolier. Une situation qui a globalement affecté les capacités du Nigéria en matière de production de pétrole brut.

Dans ce contexte, le président Bola Tinubu a fait du renforcement de l’attractivité de l’industrie pétrogazière, secteur clé de l’économie du Nigéria représentant environ 9 % du PIB du Nigéria pour près de 90 % du total des exportations, une priorité. En mars, par exemple, il a fait modifier la législation fiscale en vigueur pour introduire des incitations concernant les initiatives gazières sans brut associé.

Abdel-Latif Boureima

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