(Agence Ecofin) - Au Kenya, l’exécutif a récemment approuvé l’utilisation de produits OGM qui étaient interdits depuis 2012. Cette approbation si elle reste inédite dans la sous-région ne fait pas l’unanimité dans le secteur agricole.
Au Kenya, la Haute Cour a émis le lundi 28 novembre dernier, une injonction interdisant temporairement l’importation de produits génétiquement modifiés dans le pays. Cette décision intervient à la suite d’une deuxième plainte déposée par la Kenya Peasants League (KPL) à l’encontre de l’administration de l’actuel président William Ruto pour avoir autorisé en octobre dernier la consommation de produits OGM après 12 ans de suspension.
Selon l’organisation qui représente plusieurs producteurs, le feu vert de l’exécutif a été donné avec empressement et sans respect des procédures légales en vigueur alors que « les produits OGM présentent un risque pour la santé ». « Le requérant déplore la manière dont une déclaration aussi importante sur l’importation et la culture de maïs OGM n’a jamais été soumise à la participation du public, pas plus que le contenu des rapports, s’il en existe, qui ont précédé la prise de ladite décision, n’a été soumis à la participation publique des parties prenantes », explique la HCK.
Conséquence directe de la décision juridique, l’exécution du plan gouvernemental qui prévoyait des importations de maïs génétiquement modifié en franchise de droits pour juguler la flambée des prix de la céréale sur le marché local, pourrait être retardée, voire annulée.
Cela représenterait un coup dur pour les autorités qui comptaient améliorer grâce à cette démarche l’offre intérieure de maïs actuellement en chute en raison de la pire sécheresse que connaît le pays depuis 40 ans.
Stéphanas Assocle (Stagiaire)
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