(Agence Ecofin) - En Afrique, la production d’engrais reste encore faible au regard des besoins de l’agriculture. Face à cette situation qui alimente les importations, plusieurs projets de construction d’usines ont vu le jour.
En Angola, l’exécutif a procédé le lundi 28 novembre à l’inauguration d’une unité de mélange d’engrais dans le Pôle de développement industriel de Catumbela (PDIC) situé dans la province de Benguela. Construite par la société Ferti-Angola, la nouvelle usine a mobilisé un investissement de 5 millions $.
Se confiant à l’Agence angolaise de presse (Angop), António Bugalho, directeur de l’entreprise indique que l’usine est dotée d’une capacité de production de 80 tonnes d’engrais par jour.
En outre, elle est également en mesure de les conditionner dans des sacs entre 50 kg et 1 tonne selon la demande des acheteurs. « En plus du NPK 12-24-12, nous produisons également d’autres mélanges tels que le chlorure de potassium et l’urée, en fonction de la spécificité de chaque culture », ajoute le responsable.
Pour son approvisionnement en matières premières, l’usine compte principalement sur des importations d’engrais minéraux simples en provenance de pays comme la Turquie et la Grèce. D’après Victor Fernandes, ministre du Commerce et de l’Industrie, ce nouvel investissement devrait aider à réduire la facture totale des importations d’engrais qui a atteint 69 millions $ en 2021 selon les données de Trade Map.
Pour rappel, la demande en engrais de l’Angola est comprise entre 200 000 et 300 000 tonnes par an.
Stephanas Assocle (Stagiaire)
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