(Agence Ecofin) - Le turbulent leader des jeunes de l’ANC, aux positions radicales en faveur des Noirs, va devoir expliquer l’origine de sa fortune.
Julius Malema a tout tenté pour empêcher le journal City Press de faire paraître ses accusations, jusqu’aux derniers recours judiciaires, mais le juge a finalement estimé que l'affaire était « d'intérêt public » et a laissé l’information courir.
Connu sur la scène internationale pour ses discours violents, proches de ceux de Robert Mugabe, et ses reprises en public de la célèbre chanson révolutionnaire « Kill the Boer » (Tue le colon), Julius Malema disposerait d’un fonds secret familial, alimenté par des hommes d’affaires et enregistré au nom de son fils de 5 ans, qu'il utiliserait pour financer son grand train de vie.
L’occasion était trop belle pour Afriforum, une organisation d’Afrikaners, qui a naturellement porté plainte pour corruption contre le leader de la Ligue de la jeunesse de l'ANC, auto-proclamé « porte-voix des plus pauvres ». L'Alliance démocratique (centre droit) a emboité le pas et demandé une enquête sur ces révélations.
Mais la droite ne semble pas seule à demander des comptes à Julius Malema, même le COSATU, le très progressiste Congrès des syndicats sud-africains, a déclaré dans un communiqué : « Nous appelons le comité de l'ANC, le Service des revenus d'Afrique du Sud (SARS) ainsi que l'Unité des enquêtes spéciales, à entreprendre une enquête sur les biens et affaires financières de Malema ».