(Agence Ecofin) - Au Ghana, comme dans la majorité des pays d’Afrique subsaharienne, le secteur agricole capte à peine 5 % des prêts bancaires. Une situation défavorable pour les investissements dans l’amélioration de la productivité et l’augmentation de l’offre alimentaire.
Au Ghana, la Société de financement du développement international des États-Unis (DFC) en coordination avec l’Agence américaine pour le développement international (USAID) vont conjointement allouer 25 millions $ à deux institutions financières locales. Il s’agit de la banque commerciale Absa Bank Ghana et de Opportunity International Savings and Loans, une agence d’épargne et de crédit.
D’après un communiqué publié le 23 juin sur le site de l’ambassade américaine basée à Accra, cet appui financier vise à renforcer et étendre l’accès au financement des micros, petites et moyennes entreprises (MPME) du secteur agricole, opérant dans les régions du Nord, du Nord-Est, du Haut Ghana oriental, du Haut Ghana occidental et de Savannah.
Dans les détails, Absa Bank obtiendra 20 millions $ tandis que le reste de l’enveloppe ira dans les caisses de Opportunity International Savings and Loans pour la mise en œuvre de leurs différents programmes de financement ou de prêt dans les régions ciblées.
« L’objectif de cette initiative est d’accroître l’inclusion financière et d’aider les agro-industries à augmenter la valeur de leurs produits, de la production à la consommation, ce qui est essentiel au succès de l’économie ghanéenne », peut-on lire dans le communiqué.
Il faut noter que cette démarche devrait soutenir les efforts des autorités qui veulent augmenter la part du secteur agricole dans les crédits totaux bancaires à 20 % contre 5 % actuellement. Au Ghana, le secteur agricole contribue à hauteur de 20 % au PIB et emploie environ 30 % de la population active, selon les données de la Banque mondiale.
Stéphanas Assocle
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