(Agence Ecofin) - Au Kenya, le manioc est le deuxième tubercule cultivé après la pomme de terre. Dans le pays, l’offre locale de la denrée est encore en deçà du potentiel de production dont dispose le secteur.
Au Kenya, la capitale Nairobi abrite la Conférence et exposition nationale sur le manioc (NCCE) qui se tient du 24 au 26 octobre 2023. Cet évènement est organisé par le ministère de l’Agriculture en collaboration avec l’ONG irlandaise Self Help Africa.
Il rassemble plus de 1 000 experts et 150 exposants de tout le pays pour débattre des opportunités de commercialisation et des politiques pour améliorer la production ainsi que la création de la valeur ajoutée au sein de la filière.
« Nous cherchons des moyens pour promouvoir l’adoption de boutures de manioc de haute qualité afin de renforcer la production et de réduire les importations », a déclaré Paul Rono, secrétaire principal du département d’État pour le développement des cultures et la recherche agricole dans son discours d’ouverture.
D’après Peter Aluoch, responsable des programmes de Self Help Africa, la demande locale de manioc pour la consommation humaine, l’alimentation animale et l’industrie a atteint 3 millions de tonnes en 2022 pour une production de 946 076 tonnes.
Ce gap entre l’offre et la demande s’explique notamment par une faiblesse de la productivité. Au Kenya, le rendement moyen des exploitations de manioc tourne autour de 13 tonnes par hectare par an alors que le potentiel du secteur est évalué à 50 tonnes par hectare selon les données de la FAO.
Stéphanas Assocle
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