(Agence Ecofin) - En Afrique de l’Ouest, les semences certifiées représentent moins de 15 % du marché global des semences. Alors que la question de l’amélioration de la productivité agricole se pose encore avec acuité, l’accès à un matériel végétal de qualité reste difficile pour les exploitants de nombreux pays.
Au Bénin, le gouvernement a approuvé le 24 janvier en Conseil des ministres, la création de la « Société béninoise de développement des semences végétales et plants ». Cette entité, une fois mise sur pied sera mandatée pour gérer « efficacement » le dispositif national de production, d’agrégation, d’importation et de distribution de semences et plants.
Selon les données officielles, environ 80 % des semences utilisées par les agriculteurs proviennent d’un circuit de commercialisation informel et ne sont pas certifiées. « Il est apparu pertinent de mettre en place un système semencier formel afin de garantir la qualité des semences et des plants avec une traçabilité nette depuis la sélection jusqu’à la commercialisation, en passant notamment par la multiplication », peut-on lire dans le communiqué du Conseil des ministres.
Plus globalement, la création d’une Société béninoise de développement des semences végétales et plants vise une meilleure organisation de l’industrie semencière en vue d’améliorer le taux d’utilisation des semences et plants certifiés pour les productions vivrières, horticoles, fourragères, fruitières et forestières.
La nouvelle entité publique devrait œuvrer entre autres à promouvoir le développement de nouvelles variétés de semences et plants adaptées aux exigences du climat, renforcer les capacités des différents acteurs impliqués dans l’industrie semencière ou encore installer de nouveaux centres modernes de traitement, de conditionnement et de stockage des semences et plants.
Stéphanas Assocle
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