(Agence Ecofin) - Au Zimbabwe, les engrais constituent un poste de dépense important dans la facture des importations. La production locale encore faible et la consommation croissante pour les besoins agricoles constituent des opportunités d’investissement pour les opérateurs publics et privés.
La Zimbabwe Phosphate Industries (ZimPhos) basée dans la capitale Harare, a l’intention d’investir 2,2 millions $ pour mettre en place une usine de granulation d’engrais au cours du premier trimestre 2024. C’est ce qu’a révélé Philip Nyakudziwanza, directeur général de l’entreprise le 21 novembre dernier.
D’après le responsable, cette nouvelle unité permettra à la ZimPhos de convertir sa production de superphosphate simple (SSP) en engrais composé granulaire comme le NPK. Selon les informations relayées par le quotidien local The Herald, l’usine aura la capacité de produire 120 000 tonnes d’engrais granulé par an.
Il faut noter que l’entreprise contrôlée par l’État à travers le groupe agro-industriel Chemplex Corporation Limited, dispose déjà d’une usine de mélange d’engrais d’une capacité de production de 200 000 tonnes lancée en septembre 2022 pour un coût de 1,1 million $.
« Nous avons toujours été dans ce secteur en tant que fabricant de superphosphates, mais depuis l’année dernière, nous avons décidé de générer plus de valeur ajoutée en commençant à formuler nos propres engrais avec l’usine de mélange et maintenant nous voulons exploiter l’usine de granulation à cette fin », explique M. Nyakudziwanza.
Le responsable indique par ailleurs que la Zimphos devrait produire entre 20 000 et 28 000 tonnes de SSP pour la satisfaction des besoins du marché intérieur d’ici la fin 2023, mais « qu’elle augmentera progressivement cette contribution au cours de l’année prochaine »
En 2022, le pays a importé pour plus de 449 millions $ de l’intrant sur le marché international pour couvrir ses besoins, d’après les données compilées sur la plateforme Trade Map.
Stéphanas Assocle
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