(Agence Ecofin) - Au Kenya, l’avocat est l’une des principales cultures d’exportations du sous-secteur horticole. Les nombreux investissements réalisés par la filière au cours de ces dernières années ont propulsé le pays au rang de premier exportateur d’avocats d’Afrique.
Au Kenya, le Service d’inspection phytosanitaire (Kephis) est en pourparlers pour accroître ses expéditions d’avocats dans 4 pays dont la Jordanie, les USA, l’Inde et la Corée du Sud. L’initiative s’inscrit dans le cadre d’une stratégie visant à écouler une offre abondante du fruit prévue au cours des mois à venir.
Selon les informations relayées par le quotidien local Business Daily Africa, cette prévision est liée à l’entrée en production de nouvelles plantations d’avocats dans des zones de production secondaires.
« Nous nous attendons à une surabondance, car davantage de fruits devraient arriver sur le marché à la suite de l’expansion des terres consacrées à la culture de l’avocat au cours des cinq dernières années notamment dans les comtés non traditionnels tels que Trans Nzoia, Bungoma et Uasin Gishu », explique Theophilus Mutui, directeur général du Kephis.
Globalement, la démarche du Kephis entre dans le cadre de la diversification des débouchés au-delà de l’Union européenne. Selon les données compilées sur la plateforme Trademap, la Jordanie, les USA, l’Inde et la Corée du Sud n’ont compté que pour moins de 1 % des expéditions totales d’avocats kenyans en 2022.
Au Kenya, la superficie agricole dédiée aux plantations d’avocats a plus que doublé depuis 2013 (11 000 hectares) passant à plus de 25 000 hectares en 2021 selon les données de la FAO.
Stéphanas Assocle
Lire aussi :

Palais de la Culture d’Abidjan - "La transformation de l’anacarde : au-delà de l’amande".