(Agence Ecofin) - Au Ghana, l’année cacaoyère 2023/2024 a été lancée la semaine dernière. Ce nouvel exercice qui fait suite à une campagne précédente morose a débuté un mois plus tôt que d’ordinaire.
Au Ghana, le Conseil ghanéen du cacao (Cocobod) veut mobiliser une enveloppe de 1,2 milliard $ sur le marché international pour ses achats de cacao durant la campagne 2023/2024. L’annonce a été faite le 9 septembre dernier par Fiifi Boafo, responsable des affaires publiques du régulateur de la filière.
Dans les détails, l’officiel indique à Reuters que 800 millions $ proviendront d’un prêt syndiqué auprès d’un consortium de banques internationales et d’établissements locaux alors que le reste sera levé à partir « d’autres sources ».
Pour la nouvelle campagne qui s’est ouverte le 8 septembre dernier, les autorités espèrent un rebond de la récolte à 820 000 tonnes contre une production de moins de 700 000 tonnes en 2022/2023.
Dans le cadre de cet objectif, le prix garanti aux planteurs a été fixé à 20 943 cédis pour la tonne de fèves (1 826 $), soit une hausse d’environ 64 % comparativement au tarif précédent (12 800 cédis) et le niveau le plus élevé de l’histoire du pays.
Cette forte revalorisation devrait permettre notamment aux producteurs de renforcer les investissements dans les plantations à travers une meilleure utilisation d’engrais et de produits phytosanitaires pour lutter contre les maladies des cacaoyers, dont le Swollen Shoot.
D’autre part, le tarif en hausse est censé dissuader les exploitants d’écouler leurs fèves en Côte d’Ivoire et au Togo afin de limiter de manière significative la contrebande durant la saison qui a débuté un mois plus tôt que d’habitude.
Pour rappel, le Cocobod s’appuie sur un réseau de sociétés de négoce agréées pour collecter le cacao sur le territoire national. Ces compagnies achètent la fève directement aux agriculteurs pour le compte du régulateur et le conditionnent pour sa livraison à des centres d’achats de l’organisation en échange d’une commission.
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