(Agence Ecofin) - L’Union européenne est l’une des principales consommatrices de matières premières agricoles dans le monde. De fait, la zone économique n’échappe pas aux différents enjeux environnementaux liés à leur production.
Le mercredi 19 avril, le Parlement européen a voté à une large majorité un texte qui interdit l’accès au marché communautaire aux matières premières agricoles issues de la déforestation. Parmi les produits concernés figurent le bétail, le cacao, le café, l’huile de palme, le soja, le caoutchouc.
Cette nouvelle réglementation exigera des entreprises, « une déclaration de vérification préalable et des informations vérifiables » qui certifient que lesdits produits qu’ils commercialisent sur le sol européen n’ont pas été cultivés sur des terres déboisées après 2020, sous peine de se voir infliger de lourdes amendes.
Avec le feu vert du Parlement, la prochaine étape pour la législation est l’approbation par les États membres de l’UE. Cette étape une fois validée donnera un délai de 18 mois et de 24 mois respectivement aux grandes et petites entreprises pour s’y conformer.
Si avec cette mesure l’UE entend réduire sa contribution à la déforestation mondiale via ses importations (estimée à 16 % par le World Wild Fund-WWF), elle a déjà suscité de vives réactions de la part des pays concernés. La Malaisie, deuxième exportateur mondial d’huile de palme, a notamment dénoncé les répercussions sur son industrie.
« La loi est injuste et sert principalement à protéger un marché national des oléagineux qui est inefficace et ne peut concurrencer les exportations efficaces et productives d’huile de palme de la Malaisie », a déclaré Fadillah Yusof, ministre malaisien des Industries de plantation et des Produits de base.
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