(Agence Ecofin) - Au Burkina Faso, le marché des boissons est principalement dominé par le secteur des boissons alcoolisées. Le pays qui est également l’un des principaux producteurs de bière de l’UEMOA avec la Côte d’Ivoire et le Bénin souhaite renforcer son industrie avec de nouveaux investissements.
Au Burkina Faso, le gouvernement débloquera 11,1 milliards de francs CFA (18,5 millions $) au profit du ministère du Développement industriel, du Commerce, de l’Artisanat et des Petites et Moyennes entreprises pour la réalisation de projets spécifiques en 2024. C’est ce qui ressort du Conseil des ministres qui s’est tenu le 17 juillet dernier.
« Ces projets spécifiques concernent la réalisation d’infrastructures et l’acquisition de biens et services identifiés dans des délais réduits », précise le communiqué du Conseil des ministres. L’enveloppe annoncée sera principalement consacrée à la réalisation des travaux de réhabilitation des infrastructures de l’usine des Brasseries du Faso (BRAFASO) et à l’acquisition de matières premières dans le cadre de la relance des activités de l’entreprise.
Basée sur un site de 100 hectares dans la commune de Komsilga, l’usine construite en 2004 pour un coût d’investissement de 30 milliards de francs CFA (49,9 millions $) est à l’arrêt depuis 2008 en raison de difficultés financières et de dettes cumulées. Selon les données officielles, BRAFASO dispose d’une capacité installée de production horaire de 40 000 bouteilles de bière et de plus de 20 000 bouteilles d’eau minérale et sucreries. Une fois remise sur pied, l’usine devrait contribuer à booster la production locale de boissons dans le pays.
Au Burkina Faso, les ventes sur le marché des boissons alcoolisées sont attendues à 1,9 milliard $ en 2024 et devraient croître d’au moins 2,83 % par an jusqu’en 2029, selon les projections formulées par la plateforme Statista. Le secteur des boissons gazeuses devrait réaliser un chiffre d’affaires de 338 millions $ en 2024 et pourrait afficher une croissance de 6,5 % par an jusqu’en 2029, d’après la même source.
En dehors de la relance de BRAFASO, le second projet d’envergure prévu par le ministère du Développement industriel en 2024 porte sur la mise en place d’un système de marquage et de traçabilité des produits du tabac dans le pays.
Stéphanas Assocle
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