(Agence Ecofin) - A Madagascar, le niébé aussi appelé localement « black eyes » est l’un des principaux produits agricoles exportés. Sur le premier marché d’envoi que représente l’UE, la filière doit faire face à plusieurs défis liés à l’innocuité de ces cargaisons.
A Madagascar, la Commission européenne (CE) a appelé l’exécutif à se doter d’une stratégie pour améliorer la conformité phytosanitaire de la filière du niébé au risque de se voir infliger prochainement un embargo sur les cargaisons de la légumineuse, rapporte le quotidien local l’Express de Madagascar.
« Il faut que Madagascar envoie un message clair à l’Union européenne sur ses exportations de niébé. Depuis deux ans, Bruxelles avait déjà averti Madagascar du dépassement de la limite maximale en résidus de pesticides. Aujourd’hui, on parle de présence de chlorpyriphos, une substance chimique active dans certains produits phytosanitaires et interdite par les réglementations européennes », a déclaré Olivier Machiels, responsable de la coopération au développement au sein de l’UE.
Il faut noter que cette situation avait déjà conduit la CE à adopter le 26 février dernier un règlement d’exécution pour renforcer les contrôles officiels et les mesures d’urgence régissant l’entrée dans l’UE de niébé expédiés en provenance de la Grande Ile.
Pour les autorités malgaches, un embargo de l’UE serait préjudiciable pour la filière dans la mesure où le bloc économique représente le marché le plus rémunérateur et le principal débouché pour les expéditions de la légumineuse.
Selon les données de la Direction de la protection de végétaux (DPV) du ministère de l’Agriculture et de l’Elevage, le pays exporte entre 20 000 et 25 000 tonnes de niébé par an.
Stéphanas Assocle
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