(Agence Ecofin) - Au Burkina Faso la sécurité alimentaire est mise à rude épreuve par de nombreux facteurs entre l’insécurité persistante et les chocs climatiques qui affectent la production agricole. Dans ce contexte le gouvernement multiplie les interventions en soutien aux groupes les plus vulnérables.
Au Burkina Faso, Alassane Guire, Directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture a procédé le 9 juillet au lancement du Programme africain de gestion intégrée des risques climatiques, composante Burkina Faso (GIRCA-BF) et du Projet de renforcement durable de la résilience à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle (P2RIA).
Selon le responsable ces 2 initiatives qui mobilisent un investissement total de 20,8 milliards Fcfa (34,4 millions $) devraient contribués à assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations.
D’un cout total de 16,3 millions $ le programme GIRCA prévu pour durer 6 ans, vise à renforcer la résilience et la sécurité alimentaire et hydrique des petits exploitants agricoles par une gestion intégrée des risques climatiques liés aux ressources naturelles. Il sera mis en œuvre dans les régions de la Boucle du Mouhoun, des Hauts-Bassins, des Cascades, du Sud-Ouest, du Nord, du Sahel et de l’Est.
De son coté le P2RIA mobilise un investissement de 18,1 millions $ et sera mis en oeuvre sur une période de 3 ans à travers les régions du Sud-Ouest, des Cascades, des Hauts-Bassins et de la Boucle du Mouhoun.
« L’objectif de ce projet est d’accroitre le nombre de bénéficiaires directs du Projet d’appui aux filières agricoles (PAFA) par l’inclusion des Personnes déplacées internes (PDI) à travers la mise à disposition d’intrants et de matériels agricoles, la valorisation du potentiel en bas-fonds rizicoles et sites ménagers et l’appui à des micro-entreprises rurales », peut-on lire dans un communiqué publié sur le site du ministère de l’Agriculture.
Rappelons que le PAFA est mis en oeuvre par le gouvernement depuis 2020 avec l’appui du Fonds international pour le developpement agricole (FIDA) et cible les filières sésame, niébé, l’oignon, petits ruminants et volailles traditionnelles.
Au Burkina Faso, plus de 2,5 millions de personnes, soit 11 % de la population, sont confrontées à un niveau d’insécurité alimentaire dit de « crise », d’après les dernières projections du Cadre harmonisé.
Stéphanas Assocle
Lire aussi:
04/07/2024 - Burkina Faso : vers un renforcement de la gestion de la sécurité alimentaire

Palais de la Culture d’Abidjan - "La transformation de l’anacarde : au-delà de l’amande".