(Agence Ecofin) - Le Nigeria est le deuxième producteur de tomates en Afrique, derrière l’Égypte. Alors que les pertes post-récolte constituent déjà un défi majeur pour le secteur horticole, la filière doit également faire face à des attaques récurrentes de nuisibles.
Au Nigeria, des champs de tomate d’une valeur de 1,5 milliard de nairas (3,3 millions $) ont été ravagés par des attaques récentes de nuisibles dans l’État de Kano. C’est ce qu’a révélé Alhaji Sani Yadakwari, président de l’Association des producteurs de tomates du pays (TOGAN) qui se confiait au Daily Trust le 5 avril.
Selon le responsable, cette invasion est l’œuvre de la mineuse sud-américaine de la tomate (Tuta absoluta), une espèce d’insectes de l’ordre des papillons qui se nourrit des feuilles ainsi que des fruits de la plante et connue à ce jour comme étant le principal ravageur de cette culture.
Les résultats des recensements effectués jusque-là indiquent qu’une superficie plantée de 300 hectares a été touchée par les infestations du ravageur. « L’attaque s’étend progressivement à d’autres fermes dans d’autres zones de production de tomates de l’État », ajoute M. Yadakwari. Pour la filière nigériane, il s’agit d’un nouveau coup dur qui devrait contribuer à réduire davantage la disponibilité locale de la denrée.
En effet le pays qui produit près 2,3 millions de tonnes de tomates par an doit déjà composer avec les pertes post-récoltes qui concernent chaque année environ 45 % de ce stock, selon les données de l’exécutif. L’État de Kano est l’une des principales zones de culture de la tomate avec les États de Borno, Gombe et Zamfara.
Stéphanas Assocle
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