(Agence Ecofin) - Au Kenya, l’horticulture est l’un des principaux piliers du secteur agricole. Dans cette industrie, les opérateurs sont à la recherche de nouveaux marchés pour soutenir les perspectives de développement de la production.
Le Kenya ne compte pas rester en marge du potentiel de croissance du marché horticole qatari. C’est ce qu’a indiqué Mithika Linturi, ministre de l’Agriculture en marge de l’Exposition horticole internationale 2023 organisée à Doha et qui court du 2 octobre 2023 au 28 mars prochain.
The Horticultural industry plays a pivotal role in advancement of Kenya’s agri-sector. The development of this sector necessitates a concerted effort from the government, which is actively exploring avenues for increased mechanization & the expansion of export capabilities. pic.twitter.com/JTsr9EAfRo
— Hon.Mithika Linturi (@mithika_Linturi) October 2, 2023
D’après le responsable, l’émirat offre de nombreuses opportunités pour l’industrie kenyane qui cherche à étoffer la liste de ses débouchés en plus des pays de l’Union européenne (UE). En effet, le Qatar comme les autres pays du Conseil de coopération du Golfe (ensemble qui comprend aussi les Émirats arabes unis, Arabie Saoudite, Bahreïn, Oman et le Koweït) dépend à hauteur de 90 % des importations de produits alimentaires en raison de l’activité agricole limitée par des conditions biophysiques inadéquates.
Par ailleurs, le pays affiche un niveau élevé de revenus par habitant qui dépasse les 80 000 $ par an. Cette situation couplée à la forte urbanisation (près de 95 % de la population vit dans les villes) est favorable à une évolution des préférences des consommateurs vers une alimentation plus nutritives comme les fruits et légumes.
Ce contexte est particulièrement favorable pour les exportateurs kenyans qui pourraient obtenir des prix par kilogramme de produits écoulé égaux, voire supérieurs, à ceux l’UE sous réserve d’une adaptation aux exigences du marché qatari aussi bien en termes de normes phytosanitaires que de commodité.
Kenyan Horticultural sector players & agri agencies now have an avenue to showcase products & expand their international market.
— Hon.Mithika Linturi (@mithika_Linturi) October 4, 2023
I have signed an agreement with the Commissioner General of the Doha International Horticultural Expo, Bader Omar Al Dafa,... pic.twitter.com/vMFGLtml3x
Il faut noter que dans cette région du golfe, la société émiratie Armela Farms active dans la distribution de fruits et légumes avait annoncé son intention vers la fin 2021 d’importer chaque mois 20 tonnes de produits horticoles contre 10 tonnes habituellement.
Plus globalement, l’ambition affichée par les autorités kenyanes intervient alors que les exportations de fruits, légumes et fleurs coupées enregistrent une bonne dynamique durant l’année en cours.
En juillet, les ventes sur le marché mondial ont ainsi atteint 65 172 tonnes, un volume en hausse de 19 % d’un mois sur l’autre et le niveau le plus important depuis plus de deux ans.
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