(Agence Ecofin) - En Egypte, la guerre entre l’Ukraine et la Russie a bousculé les habitudes des autorités dans l’approvisionnement en blé. De la diversification des débouchés en passant par la refonte du processus des achats, le gouvernement veut s’adapter à la hausse des prix de la céréale.
En Egypte, l’Autorité générale en charge des approvisionnements (GASC) discute actuellement avec les négociants en blé pour sécuriser les livraisons de la céréale pour septembre et octobre prochain. C’est ce qu’ont confié à Bloomberg, des sources proches du dossier ayant requis l’anonymat.
Si les détails n’ont pas filtré quant au volume et aux acteurs concernés par la transaction, la démarche s’annonce déjà historique pour l’acheteur public qui a jusqu’ici toujours privilégié un système d’appel d’offres pour son approvisionnement.
Dans le pays, premier importateur mondial de la céréale, ce processus international garantit une marge de manœuvre importante pour opérer le choix le plus optimal parmi un large éventail d’origines.
La liste des fournisseurs répondant aux exigences du cahier des charges fixé par la GASC, s’est progressivement étoffée sur la dernière décennie avec désormais 17 origines dont la Russie, l’Ukraine, la France, la Roumanie, les USA, le Canada et l’Argentine.
Cependant, avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février dernier et la flambée des prix du blé, la GASC a annulé à plusieurs reprises des appels d’offres en raison du nombre limité de participants et des tarifs élevés proposés.
Dans un tel contexte, de nombreux observateurs soulignent que le volume de 815 000 tonnes acheté par l’organisme public vers la fin du mois de juin pourrait bien être le dernier acquis via les appels d’offres en 2022.
Le pays a annoncé l’importation de 10 millions de tonnes de la céréale d’ici la fin de l’année, une opération dont le coût est estimé à 22 milliards de livres (1,2 milliard $).
En Egypte, la GASC compte pour 40 % des achats totaux de blé.
Espoir Olodo
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