(Agence Ecofin) - En 2023, le Rwanda a approuvé un projet de loi ouvrant la voie à l’adoption de produits agricoles génétiquement modifiés. Le gouvernement accélère les expérimentations pour développer des semences transgéniques cultivables à grande échelle.
L’Office rwandais de Développement de l’agriculture et des ressources animales (RAB) prévoit d’entamer des tests sur des variétés de pommes de terre génétiquement modifiées résistantes au mildiou à partir de septembre 2024. C’est ce qu’a révélé Athanase Nduwumuremyi, coordinateur du programme « Racines et tubercules » au RAB, le 30 août dernier.
La maladie fongique peut entraîner des pertes considérables estimées entre 60 et 100 % des récoltes de pomme de terre en Afrique de l’Est. « Nous travaillons avec le Centre international de la pomme de terre (CIP) qui a développé des variétés OGM basées sur les variétés couramment cultivées dans le pays, notamment la variété Victoria, une pomme de terre à maturité précoce qui peut être cultivée trois fois dans l’année », explique le responsable.
Cette démarche intervient alors que le gouvernement rwandais a approuvé le 13 juillet 2023 un nouveau projet de loi qui autorise l’utilisation, le traitement, la commercialisation, l’importation et l’exportation d’organismes génétiquement modifiés (OGM).
Si pour l’heure aucun produit agricole OGM n’est encore cultivé à grande échelle dans le pays, il faut rappeler que des essais sont déjà en cours sur le manioc. Au Rwanda, la production annuelle de pomme de terre a été évaluée à près de 865 000 tonnes en 2023, d’après les données de l’Institut national de la statistique (NSR).
Stéphanas Assocle
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