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		<title>Ecofin Pro</title>
		<description><![CDATA[L’agence Ecofin est une agence d’information économique africaine, créée en décembre 2010, basée à Yaoundé et à Genève. Elle rassemble une équipe de journalistes et d’experts, spécialisés dans les principaux secteurs africains de l’économie.]]></description>
		<link>https://www.agenceecofin.com</link>
		<lastBuildDate>Tue, 29 Sep 2026 22:16:27 +0200</lastBuildDate>
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		<item>
			<title>Au Maroc, 32% des emplois sont menacés dans le tourisme côtier d’ici 2035 (rapport)</title>
			<link>https://www.agenceecofin.com/docutheque/0710-122190-au-maroc-32-des-emplois-sont-menaces-dans-le-tourisme-cotier-d-ici-2035-rapport</link>
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			<description><![CDATA[<div class="K2FeedIntroText"><p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><strong>Le rapport souligne que les fortes températures estivales, la disparition des plages et la hausse de la fréquence des incendies pourraient refroidir les ardeurs des vacanciers et réduire l’attractivité des régions côtières dans l’ensemble des pays du pourtour méditerranéen.&nbsp;&nbsp;</strong></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Les effets du changement climatique comme l’érosion littorale, les vagues de chaleur et les incendies de forêt pourraient causer la perte de 32% des emplois dans le tourisme côtier au Maroc d’ici 2035, selon un rapport publié le 24 septembre dernier par la Banque mondiale.</p>
<p><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/EcofinPro/131269-maroc-le-changement-climatique-pourrait-dtruire-32-des-emplois-dans-le-tourisme-ctier-dici-2035-rapport-wak.png" alt="131269 maroc le changement climatique pourrait dtruire 32 des emplois dans le tourisme ctier dici 2035 rapport wak" width="422" height="560" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Intitulé <em>«&nbsp;Climate change impacts on the blue economy in Morroco&nbsp;: prospects for jobs in coastal tourism&nbsp;»</em>, le rapport précise que le tourisme est un moteur majeur de l’économie marocaine. En 2019, ce secteur a contribué à hauteur de 7&nbsp;% au PIB du pays, et généré des recettes de 9,95 milliards de dollars. Durant cette même année, l’industrie touristique a généré 565&nbsp;000 emplois directs, dont 300&nbsp;000 emplois dans le tourisme côtier.</p>
<p><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/EcofinPro/131269maroc-le-changement-climatique-pourrait-dtruire-32-des-emplois-dans-le-tourisme-ctier-dici-2035-rapport-wak.png" alt="131269maroc le changement climatique pourrait dtruire 32 des emplois dans le tourisme ctier dici 2035 rapport wak" width="956" height="805" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Cette activité économique stratégique est cependant fortement menacée par le dérèglement climatique. A l’instar des autres pays du pourtour méditerranéen, le Maroc est un pays à haute vulnérabilité climatique. Les températures y augmentent de 0,2 °C par décennie en moyenne depuis les années 1960, soit le double de la moyenne mondiale (+0,1 °C). Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), la température annuelle moyenne à la surface est déjà supérieure de 1,5 °C aux niveaux préindustriels dans la région méditerranéenne. La fréquence et l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les vagues de chaleur et les sécheresses, ne cessent de progresser, ce qui accroît le risque d’incendies de forêt.</p>
<p><em class="illustration-avec-legende"><img class="texte textearticle" src="https://www.agenceecofin.com/images/EcofinPro/1312691maroc-le-changement-climatique-pourrait-dtruire-32-des-emplois-dans-le-tourisme-ctier-dici-2035-rapport-wak.png" alt="1312691maroc le changement climatique pourrait dtruire 32 des emplois dans le tourisme ctier dici 2035 rapport wak" width="884" height="553" /></em></p>
<p class="texte textearticle illustration-avec-legende"><em>Le tourisme marocain avait déjà souffert de la période Covid.</em></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Le littoral marocain, où se concentrent environ 80 % des industries du pays et qui contribue à près de 60 % au produit intérieur brut (PIB) national, est particulièrement menacé par les effets du changement climatique. Entre 1984 et 2016, l’érosion côtière a atteint en moyenne 14 centimètres (cm) par an sur la côte méditerranéenne du pays et 12 cm par an sur la côte atlantique, soit environ le double de la moyenne mondiale.</p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Le tourisme côtier est ainsi devenu le segment le plus vulnérable au changement climatique de l’industrie touristique. L’érosion littorale et les inondations pourraient endommager les principales infrastructures touristiques. Étant donné que les conditions météorologiques constituent une ressource essentielle pour le tourisme côtier, des températures élevées et des incendies de forêt pourraient aussi réduire l’attrait des destinations situées sur le littoral. &nbsp;</p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><strong>Changer de paradigme </strong></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">La Banque mondiale, qui estime que le tourisme côtier représente 30% de l’industrie touristique marocaine, a réalisé des modélisations pour estimer la baisse des dépenses de touristes et les pertes d’emplois induites par le changement climatique dans ce segment. Les analyses ont révélé que les dépenses des touristes au Maroc pourraient reculer de 8&nbsp;% à 18&nbsp;% d’ici à 2035.</p>
<p><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/EcofinPro/1312692maroc-le-changement-climatique-pourrait-dtruire-32-des-emplois-dans-le-tourisme-ctier-dici-2035-rapport-wak.png" alt="1312692maroc le changement climatique pourrait dtruire 32 des emplois dans le tourisme ctier dici 2035 rapport wak" width="525" height="350" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">La réduction des dépenses touristiques imputable au changement climatique pourrait ainsi se traduire par des pertes d’emplois allant de 14&nbsp;% à 32 % d’ici à 2035. Les restaurants et les hôtels pourraient subir les pertes relatives les plus importantes, suivis par les services de divertissement et les arts, ainsi que par le secteur des transports. &nbsp;Les petites entreprises sont aussi particulièrement vulnérables, car la capacité financière pour faire face à des chocs importants leur fait généralement défaut.</p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Pour limiter les effets néfastes du changement climatique sur le tourisme côtier au Maroc, la Banque mondiale recommande aux autorités d’opérer un changement de paradigme pour passer du modèle traditionnel des 3 S (Sea, Sand & Sun/ mer, sable et soleil) à un modèle de tourisme plus durable et plus résilient.</p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Dans ce cadre, l’intérêt doit notamment se porter sur le développement de l’écotourisme, l’utilisation de matériaux de construction et de techniques de rafraîchissement traditionnels, la préparation de plans régionaux de gestion intégrée des zones côtières, l’encouragement des investissements dans des mesures de décarbonation telles que l’installation d’appareils écoénergétiques et de panneaux solaires et le recours à des solutions fondées sur les infrastructures et des solutions fondées sur la nature, comme le rechargement en sable des plages, la préservation des zones humides, la restauration des forêts côtières et l'installation de brise-lames.</p></div>]]></description>
			<author>equipeit@mediamania.pro (Agence Ecofin)</author>
			<category>Docuthèque</category>
			<pubDate>Mon, 07 Oct 2024 08:22:54 +0200</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Près de 50% des vêtements usagés importés par le Ghana finissent dans l’océan et les décharges sauvages (rapport)</title>
			<link>https://www.agenceecofin.com/docutheque/2309-121761-pres-de-50-des-vetements-usages-importes-par-le-ghana-finissent-dans-l-ocean-et-les-decharges-sauvages-rapport</link>
			<guid isPermaLink="true">https://www.agenceecofin.com/docutheque/2309-121761-pres-de-50-des-vetements-usages-importes-par-le-ghana-finissent-dans-l-ocean-et-les-decharges-sauvages-rapport</guid>
			<description><![CDATA[<div class="K2FeedIntroText"><p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Le secteur de la friperie crée des dizaines de milliers d’emplois et génère des recettes fiscales pour le gouvernement ghanéen. Mais cela se fait au prix d’une catastrophe environnementale, liée à la détérioration de la qualité des vêtements usagés importés et au manque cruel d’infrastructures de recyclage.</strong></span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Trop abîmés pour être vendus, près de 50% des vêtements de seconde main importés par le Ghana échouent dans des décharges sauvages à ciel ouvert ou dans l'océan, avec des conséquences néfastes sur les écosystèmes, la santé humaine et les moyens de subsistance des populations, selon un rapport publié le 11 septembre par l’ONG environnementale internationale Greenpeace.</span></p>
<p><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/1-fast.png" alt="1 fast" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Intitulé <em>«&nbsp;Fast Fashion, Slow Poison&nbsp;: The Toxic Textile Crisis in Ghana&nbsp;»</em>, le rapport précise que le Ghana est le deuxième importateur de vêtements usagés à l’échelle internationale après le Pakistan, avec une part de 5,1&nbsp;% du marché mondial. En 2022, ce pays d’Afrique de l’Ouest a reçu 121&nbsp;934 tonnes de vêtements d’occasion connus localement sous le nom d'Obroni Wawu (vêtements d'hommes blancs morts).&nbsp;Ces sacs, robes, T-shirts, pantalons, chaussures et autres articles de prêt-à-porter usés proviennent notamment du Royaume-Uni, de la Chine, de l’Europe et de l’Amérique du Nord.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Sur les quelque 15 millions d'articles de seconde main qui arrivent chaque semaine par conteneurs au Ghana, juste un peu plus de la moitié sont revendus localement, alors que la demande en vêtements d'occasion et bon marché reste forte.</span></p>
<p><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/1-exporters.png" alt="1 exporters" width="1076" height="525" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le reliquat n’est pas exploitable, en raison de sa mauvaise qualité. La part des déchets textiles non-réutilisables n’a pas cessé d’augmenter au cours des dernières années dans un contexte marqué par l’essor de la «&nbsp;fast fashion&nbsp;» (mode rapide), une mouvance de marques qui produisent des vêtements très vite, très souvent, et pour pas cher.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Pour établir les itinéraires de ces vêtements invendables et évaluer leurs impacts sur l'environnement et les communautés, des chercheurs de Greenpeace ont mené en octobre 2023 une enquête à Kantamanto, un marché situé plein cœur d'Accra, où 30&nbsp;000 petits commerçants proposent des vêtements usagés issus des filières de collecte et de «&nbsp;<em>recyclage</em>&nbsp;» mises en place par les pays les plus riches du globe. &nbsp;</span></p>
<p><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/importer.png" alt="importer" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Après l’ouverture des ballots arrivés sur ce marché qui s’étend sur une superficie de 20 hectares, les nombreux articles inexploitables sont jetés sans discernement dans la nature, au regard des capacités de recyclage anecdotiques du pays. Ces vêtements de piètre qualité finissent dans des espaces ouverts et des décharges informelles situées à la périphérie de la ville, et plus loin dans les campagnes.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Substances chimiques cancérigènes</strong></span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Les piles de déchets vestimentaires empiètent ainsi de plus en plus sur des écosystèmes naturels fragiles, étouffent les habitats des animaux et remplissent l'air de fumées noires provenant des incendies qui se déclarent souvent dans les dépotoirs anarchiques.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Ces décharges rejettent également des lixiviats toxiques qui contaminent les terres agricoles et s'écoulent dans les lagunes et des zones humides. Lors de la saison des pluies, les eaux charrient les vieux vêtements et les déversent dans les cours d'eau et, in fine, dans l’océan Atlantique, où ils mettent en danger les milieux aquatiques et abîment les filets des pêcheurs.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Les fortes marées favorisent également l’échouage des déchets sur les plages d’Accra, dont certaines parties se retrouvent recouvertes de textiles usagés de plusieurs mètres de haut.</span></p>
<p class="exergue" style="text-align: justify;">Les fortes marées favorisent également l’échouage des déchets sur les plages d’Accra, dont certaines parties se retrouvent recouvertes de textiles usagés de plusieurs mètres de haut.</p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Des tests <em>in situ</em> effectués par les chercheurs de Greenpeace ont montré que 89% des vêtements inexploitables sont fabriqués à partir de fibres synthétiques telles que le polyester, le nylon et l'acrylique. Ces fibres non-biodégradables finissent par se décomposer en microplastiques qui contaminent le sol, l’eau, l’air et la chaîne alimentaire.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le rapport révèle d’autre part que d'importants volumes de déchets textiles sont également collectés au marché de Kantamanto via des filières informelles de déchets pour être brûlés comme combustible dans plusieurs lavoirs publics situés dans les environs.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Des échantillons d'air prélevés par Greenpeace montrent que l'air ambiant de trois lavoirs publics était contaminé par de nombreuses substances chimiques dangereuses, dont beaucoup dépassaient de très loin les normes de sécurité européennes. Il s'agit notamment de composés cancérigènes tels que le benzène et des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), qui exposent les travailleurs et les clients des lavoirs ainsi que les personnes vivant à proximité à un grand danger.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Pour atténuer la crise environnementale et sociale découlant du débarquement massif de textiles usagés en provenance des pays occidentaux et d’Asie, le rapport recommande notamment aux autorités ghanéennes d’interdire formellement l’importation des vêtements de deuxième main invendables et de peser de tout leur poids pour favoriser l’adoption du principe du pollueur-payeur dans le marché mondial du prêt-à-porter, afin d’obliger les enseignes d’être responsables de la gestion des déchets tout au long du cycle de vie des vêtements qu'elles produisent.</span></p></div>]]></description>
			<author>equipeit@mediamania.pro (Agence Ecofin)</author>
			<category>Docuthèque</category>
			<pubDate>Mon, 23 Sep 2024 07:39:09 +0200</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Comment ajouter 24 milliards $ par an au PIB de l’Afrique (rapport)</title>
			<link>https://www.agenceecofin.com/mines/2009-121710-comment-ajouter-24-milliards-par-an-au-pib-de-l-afrique-rapport</link>
			<guid isPermaLink="true">https://www.agenceecofin.com/mines/2009-121710-comment-ajouter-24-milliards-par-an-au-pib-de-l-afrique-rapport</guid>
			<description><![CDATA[<div class="K2FeedIntroText"><p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Un rapport souligne qu’un renforcement des capacités locales tout au long des chaînes de valeur des minerais verts pourrait aider à augmenter le taux d’électrification du continent, en favorisant la production de technologies d’énergies renouvelables à des prix abordables.</strong></span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le continent africain pourrait augmenter son produit intérieur brut (PIB) de 24 milliards de dollars par an et créer 2,3 millions d’emplois supplémentaires en se positionnant sur les segments en aval des chaînes de valeur des minerais de transition, comme la conception, la fabrication et la commercialisation des technologies d’énergies renouvelables, selon un rapport publié le 4 septembre 2024 par le réseau mondial d’organisations de la société civile Publish What You Pay (PWYP).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/1-africa_make.png" alt="1 africa make" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Intitulé <em>«&nbsp;How can Africa make the most of its transition minerals&nbsp;?&nbsp;»</em>, le rapport rappelle que le continent abrite plus de 40&nbsp;% des minerais nécessaires à la transition énergétique mondiale tels que le cuivre, le lithium et le nickel. La République démocratique du Congo (RDC) détient à elle seule 60&nbsp;% des réserves mondiales de cobalt, un minerai utilisé pour fabriquer des batteries lithium-ion. La demande de ces ressources minérales devrait augmenter de manière exponentielle à mesure que les différents pays du monde passeront à des économies à faible émission de carbone.</span></p>
<p class="exergue" style="text-align: justify;">La République démocratique du Congo (RDC) détient à elle seule 60&nbsp;% des réserves mondiales de cobalt, un minerai utilisé pour fabriquer des batteries lithium-ion. Et la demande de ces ressources minérales devrait augmenter de manière exponentielle.</p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Mais cette augmentation de la demande risque de se produire au détriment des populations locales et de l’environnement, comme c’est le cas depuis des décennies. Et pour cause&nbsp;: les pays africains n’engrangent actuellement qu’une petite partie de la valeur potentielle du secteur. La plupart des minerais de transition extraits en Afrique sont exportés sous forme brute, dont 57&nbsp;% vers la Chine, 8&nbsp;% vers l’Union européenne, 8&nbsp;% vers le Japon et seulement 2&nbsp;% vers d’autres pays africains.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/1-transition.png" alt="1 transition" width="948" height="513" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Les exportations des minerais verts représentent moins de 2&nbsp;% du PIB de l’Afrique, avec de grandes disparités entre les pays producteurs. C’est que le continent est actuellement bloqué au bas des chaînes de valeur de la transition énergétique, alors que la plupart des bénéfices sont réalisés dans d’autres régions du monde.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Des politiques industrielles collaboratives </strong></span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le rapport précise cependant que les gouvernements africains ont la possibilité de changer la donne. Tout d’abord, le traitement des minerais (la fusion et le raffinage pour les transformer en une forme plus pure pouvant être utilisée dans la fabrication) permet d’augmenter la production économique et de créer des emplois. Ainsi, en 2022, le cuivre raffiné que l’Afrique a exporté a rapporté le double du prix au kilogramme (de teneur en cuivre) de certains cuivres non raffinés (mattes de cuivre et cuivre de ciment). Cependant, les premières étapes du traitement (raffinage et fusion) contribuent peu à la valeur ajoutée ; la plus grande partie de la valeur étant ajoutée pendant la phase de fabrication, lorsque les minerais sont transformés en produits finis. &nbsp;</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Pour capter plus de valeur, les pays du continent devraient par conséquent se positionner sur des segments en aval et souvent plus lucratifs des chaînes de valeur de ces minerais, tels que la conception, la fabrication, le marketing et les ventes de technologies d’énergie propre comme les batteries des voitures électriques, les pales d’éoliennes ou encore des panneaux solaires. Ces produits peuvent ensuite être exportés à de meilleurs prix ou utilisés pour répondre aux besoins de développement de l’Afrique, notamment en créant des systèmes énergétiques propres et abordables à l’heure où près de la moitié des habitants du continent n’ont pas encore accès à l’électricité.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Dans cette optique, les gouvernements devraient collaborer pour mettre en place des politiques industrielles flexibles qui encouragent la transformation et la fabrication sur le continent en engageant un dialogue avec le secteur privé, en adaptant les réglementations et les taxes pour encourager le développement de ces nouvelles activités, en garantissant des infrastructures adéquates et en renforçant les compétences des entreprises et des travailleurs.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>32 milliards de dollars d’exportations annuelles</strong></span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Les pays africains sont aussi appelés à se spécialiser dans les maillons de la chaîne de valeur où ils sont les plus compétitifs, même si cela implique d’importer des minerais d’autres pays, et à opérationnaliser la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), tout en veillant à ce que cet accord commercial permette l’accès aux minerais de transition et aux composants et technologies d’énergie propre des autres pays à des prix plus bas, afin de soutenir l’émergence d’industries nationales.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/1-potentiel.png" alt="1 potentiel" width="984" height="593" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Des modélisations réalisées par le réseau <em>Publish What You Pay</em>, qui œuvre pour une transition énergétique équitable et prenant en compte les besoins des populations des pays riches en ressources minérales, montrent que le continent pourrait tirer des avantages sociaux et économiques considérables d’une montée dans les chaînes de valeur des minerais de transition.</span></p>
<p class="exergue" style="text-align: justify;">Le continent pourrait tirer des avantages sociaux et économiques considérables d’une montée dans les chaînes de valeur des minerais de transition.</p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Ces opportunités totalisent 32 milliards de dollars d’exportations annuelles pour l’ensemble du continent. Si l’intégralité de ces opportunités pouvait être saisie, le PIB du continent augmenterait d’environ 24 milliards de dollars et 2,3 millions d’emplois seraient créés, d’après les mêmes modélisations.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/1-levels.png" alt="1 levels" width="1058" height="562" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La République démocratique du Congo, l’Afrique du Sud, le Soudan, la Zambie et la République du Congo accaparent 90&nbsp;% des opportunités du continent en matière d’accroissement des exportations de minerais de transition traités et transformés.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Madagascar, l’Egypte, la Namibie, le Maroc et le Mozambique peuvent également saisir des opportunités d’exportations supplémentaires, représentant des centaines de millions de dollars par an.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le rapport indique par ailleurs que les partenaires au développement et les importateurs actuels de minerais bruts africains ne devraient pas faire pression sur les pays du continent pour qu’ils abandonnent les politiques industrielles qui soutiennent le traitement et la transformation des minerais nationaux. À l’inverse, ils sont plus que jamais appelés à respecter leurs engagements en matière de transfert de technologies ainsi que leurs engagements financiers pour favoriser un plus grand développement des industries destinées à soutenir le programme mondial de décarbonation. &nbsp;</span></p></div>]]></description>
			<author>equipeit@mediamania.pro (Agence Ecofin)</author>
			<category>Mines</category>
			<pubDate>Fri, 20 Sep 2024 08:10:33 +0200</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>L’Afrique capte 87% des financements mondiaux de mini-réseaux électriques (rapport)</title>
			<link>https://www.agenceecofin.com/energies/1309-121514-l-afrique-capte-87-des-financements-mondiaux-de-mini-reseaux-electriques-rapport</link>
			<guid isPermaLink="true">https://www.agenceecofin.com/energies/1309-121514-l-afrique-capte-87-des-financements-mondiaux-de-mini-reseaux-electriques-rapport</guid>
			<description><![CDATA[<div class="K2FeedIntroText"><p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Le rapport souligne que les mini-réseaux deviennent un puissant un moteur de l'électrification des zones reculées d’Afrique subsaharienne, grâce notamment à la baisse du coût des énergies renouvelables et à la mise en place de cadres réglementaires favorables.</strong><strong>&nbsp;</strong><span style="color: black; background: #f0ff00;"></span></span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">L’Afrique accapare environ 87% de l’ensemble des financements engagés dans des programmes de développement des mini-réseaux électriques à l’échelle mondiale par des investisseurs privés, des gouvernements et des partenaires de développement, selon un rapport publié le 14 août dernier par Sustainable Energy for All (SEforALL), une organisation internationale qui œuvre à favoriser l’accès universel aux énergies renouvelables.</span></p>
<p><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/1-grids.png" alt="1 grids" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Intitulé <em>«&nbsp;State of the global mini-grids market report 2024&nbsp;»</em>, le rapport précise que le montant total des fonds engagés à travers le monde pour les programmes d’installation de ces réseaux dédiés à l'électrification des zones reculées s’élève à plus de 3,1 milliards de dollars. Sur ce montant, environ 2,7 milliards de dollars sont destinés aux pays africains.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La répartition de ces engagements par sous-région du continent montre que l’Afrique de l’Ouest capte la majeure partie des financements (808 millions de dollars), devant l’Afrique de l’Est (639 millions) et l’Afrique centrale (416 millions), alors que l’Afrique australe et l’Afrique du Nord attirent des montants très modestes. Quelque 821 millions de dollars sont par ailleurs engagés dans des programmes multi-régionaux couvrant l'ensemble du continent.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le rapport souligne également que deux tendances peuvent être identifiées dans le financement du secteur des mini-réseaux dans le monde. La première est l'augmentation significative du financement total engagé par les partenaires au développement, qui est passé de quelques millions de dollars dans les années 2000 à plus de 2,5 milliards de dollars en 2023.</span></p>
<p><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/1-fig2.png" alt="1 fig2" width="745" height="526" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La deuxième tendance est la participation croissante des investisseurs privés dont les financements sont passés de moins de 100 millions de dollars en 2015 à près de 600 millions de dollars en 2022. Ces évolutions témoignent d'une reconnaissance plus large du rôle que les mini-réseaux peuvent jouer dans les objectifs mondiaux d'accès à l'énergie, et offrent de nouvelles possibilités de croissance dans le secteur. &nbsp;</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Les financements mixtes (Blended finance), qui combinent subventions, fonds propres et emprunts jouent déjà un rôle essentiel pour attirer les investisseurs commerciaux et les investisseurs d'impact, améliorant ainsi la bancabilité des projets de mini-réseaux. En outre, des plateformes de financement à guichet unique offrant des solutions financières complètes qui comprennent le préfinancement, les subventions basées sur les résultats (RBF) et l'assistance technique sont en cours de développement pour fournir l'adaptabilité requise pour le développement des mini-réseaux.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Croissance rapide au sud du Sahara </strong></span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">L'exploitation des options de financement climatique constitue aussi une voie prometteuse pour renforcer les flux d’investissements dans le secteur. Des mécanismes innovants tels que les crédits d'énergie renouvelable distribuée (D-REC) et les crédits d'énergie renouvelable pour la paix (P-REC) se révèlent être des outils efficaces pour financer les systèmes de production et de distribution d’électricité qui alimentent en énergie un petit groupe isolé de clients et fonctionnent indépendamment du réseau électrique national.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le rapport indique d’autre part que les installations de mini-réseaux ont connu ces dernières années une hausse constante à l'échelle mondiale. Les installations sont actuellement plus de six fois plus nombreuses qu'en 2018. Cette croissance est particulièrement notable en Afrique subsaharienne, où le nombre de connexions installées a presque doublé entre 2019 et 2021, passant de 40&nbsp;700 en décembre 2019 à plus de 78&nbsp;000 en décembre 2021, malgré les défis posés par la pandémie de Covid-19.</span></p>
<p><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/1-minireseaux.png" alt="1 minireseaux" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Parmi les 20 premiers pays ayant un accès étendu aux mini-réseaux électriques, dix se trouvent en Afrique subsaharienne (Seychelles, Sierra Leone, Liberia, Erythrée, Mali, Guinée-Bissau, Cameroun, Algérie, Bénin et Kenya). L’archipel des Seychelles, qui fournit de l'électricité en mini-réseau à près de 8% de sa population, tient le haut du pavé à l’échelle mondiale dans ce domaine. &nbsp;</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">L’augmentation des installations de mini-réseaux s’explique par la mise en œuvre de projets qui ont été interrompus pendant les premières phases de la pandémie ainsi que par les progrès technologiques et la baisse du coût des énergies renouvelables. En outre, l’adoption de cadres politiques et réglementaires favorables dans plusieurs pays africains, dont le Nigeria, l'Angola, l'Éthiopie, la Sierra Leone, le Kenya et la Zambie, a joué un rôle crucial dans la facilitation de cette expansion. &nbsp;&nbsp;</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Sur un autre plan, le rapport fait remarquer que les mini-réseaux électriques installés à travers le monde deviennent de plus en plus «&nbsp;verts&nbsp;». Entre 2018 et 2024, la part de la capacité diesel dans les mini-réseaux a chuté de 42% à 29%, grâce notamment aux efforts mondiaux de réduction des émissions de carbone, à l'augmentation des coûts opérationnels associés au diesel et à la baisse des coûts des solutions de stockage d’énergie. Durant la même période, la part des systèmes solaires a connu une augmentation remarquable, passant de 14% à 59% dans un contexte marqué par d’importants progrès technologiques, une amélioration de l’accessibilité financière et une multiplication des politiques de soutien au déploiement des énergies renouvelables.</span></p></div>]]></description>
			<author>equipeit@mediamania.pro (Agence Ecofin)</author>
			<category>Energies</category>
			<pubDate>Fri, 13 Sep 2024 07:39:03 +0200</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>La Grande muraille verte face au défi sahélien des ressources en eau (rapport)</title>
			<link>https://www.agenceecofin.com/agro/0909-121346-la-grande-muraille-verte-face-au-defi-sahelien-des-ressources-en-eau-rapport</link>
			<guid isPermaLink="true">https://www.agenceecofin.com/agro/0909-121346-la-grande-muraille-verte-face-au-defi-sahelien-des-ressources-en-eau-rapport</guid>
			<description><![CDATA[<div class="K2FeedIntroText"><p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>L’accélération du projet de Grande muraille verte entraînera une forte mobilisation des eaux souterraines, déjà essentielles pour l’agriculture, l’élevage, l’industrie et les besoins des communautés locales, créant ainsi des risques de conflits d’usage. Un rapport de l’AFD analyse ces risques et propose des solutions.</strong><span style="color: black; background: #f0ff00;"></span></span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le succès du projet de la Grande muraille verte (GMV), qui vise à établir une bande végétalisée d’environ 8000 km de long et 15 km de large à travers le Sahel pour restaurer les terres dégradées, dépendra partiellement d’une gestion transfrontalière, durable et intégrée des ressources en eau dans cette zone au climat aride ou semi-aride, a estimé l’Agence française de développement (AFD) dans un rapport publié fin août dernier.</span></p>
<p><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/1-QDD.png" alt="1 QDD" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Intitulé <em>«&nbsp;Quels enjeux de la gestion durable de l’eau pour la Grande Muraille Verte ?&nbsp;»</em>, le rapport rappelle que cette initiative lancée par l’Union africaine (UA) en 2007 est aujourd’hui un programme axé sur une gestion intégrée des écosystèmes dans 11 pays (Djibouti, Burkina Faso, Tchad, Erythrée, Ethiopie, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Soudan et Sénégal) dont les objectifs consistent à lutter à la fois contre la dégradation des terres, les effets du changement climatique, la perte de biodiversité et, de facto, l’insécurité alimentaire.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le projet prévoit la plantation de millions d’arbres au long d’un corridor traversant le continent africain d’est en ouest pour restaurer, d’ici 2030, 100 millions d’hectares de terres dégradées, séquestrer 250 millions de tonnes de carbone et de créer 10 millions d’emplois verts.</span></p>
<p><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/1-rapport_copy.png" alt="1 rapport copy" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Les auteurs du rapport rappellent que l’accélérateur de la GMV a été lancé lors du Sommet «&nbsp;One Planet&nbsp;» tenu en janvier 2021 à Paris pour assurer un suivi et un soutien plus coordonné aux États membres et institutions impliquées dans le projet. Il a défini cinq piliers d’actions&nbsp;: restauration des terres ; infrastructures résilientes au climat et accès aux énergies renouvelables ; cadre économique et institutionnel favorable pour une gouvernance efficace ; et renforcement des capacités. Il n’a pas cependant abordé directement la dimension «&nbsp;Eau&nbsp;», malgré la réalité de la zone sahélienne, caractérisée par un déficit hydrique qui se manifeste par une longue saison sèche (8-9 mois) et une courte saison humide (3-4 mois) avec des précipitations annuelles entre 100 à 400 mm.</span></p>
<p><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/1-durable.png" alt="1 durable" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Pourtant, le succès de la GMV devrait contribuer à l’atteinte des Objectifs de développement durables (ODD), notamment l’ODD 6 axé sur la gestion durable des ressources en eau et l’assainissement, à travers la construction d’infrastructures d’adduction d’eau potable et d’assainissement autour de ce projet, ainsi qu’une recharge plus accrue des nappes phréatiques grâce à la plantation d’arbres.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Pratiques culturales endogènes</strong></span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">L’élaboration d’une stratégie transversale Eau-GMV est d’autant plus nécessaire que la croissance démographique rapide au Sahel constitue un défi majeur pour l’établissement de la grande bande arborée, en raison notamment de l’accroissement des usages concurrentiels et variés de l’eau. Alors que les eaux de surface seules ne peuvent pas répondre aux besoins d’entretien du projet, l’accélération de la GMV entraînera une forte mobilisation des eaux souterraines, déjà essentielles pour l’agriculture, l’élevage, l’industrie et les besoins des communautés locales, créant ainsi des risques de conflits d’usage.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La région du Sahel fait également face à un boom minier, attirant une population croissante et entraînant une surexploitation locale des nappes phréatiques.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Pour garantir une gestion transfrontalière et intégrée des ressources en eau, le rapport recommande aux pays concernés par le projet et à leurs partenaires d’affiner les modèles climatiques, hydrogéologiques régionaux pour évaluer les ressources hydriques disponibles au moyen d’observations satellitaires. Chaque pays doit consentir des efforts pour établir des réseaux piézométriques, pluviométriques et hydrométriques consistants afin de mieux étayer les modèles climato-hydrogéologiques couplés. La collaboration des pays concernés est essentielle pour étudier collectivement les ressources et capitaliser les connaissances nécessaires pour planifier leur utilisation dans le cadre de la GMV.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Selon le rapport UN Water publié en 2022, la zone sahélienne de la GMV dispose de nombreux aquifères ayant une capacité cumulée estimée à 720 milliards de m³, et offrant une solution durable à condition d’être bien utilisées. Il existe cependant des disparités dans le stockage d’eau souterraine entre les pays, avec des stocks plus importants au Soudan, au Tchad et au Niger. D’où l’importance d’une approche basée sur la gestion intégrée et concertée de ces ressources souterraines. &nbsp;</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Face à la croissance démographique rapide dans la région du Sahel, il est également nécessaire d’adopter des stratégies d’irrigation innovantes pour économiser l’eau et améliorer l’efficacité de son utilisation telle que l’irrigation goutte à goutte.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">L’AFD indique d’autre part que l’intérêt doit aussi se porter sur l’implémentation des techniques culturales endogènes comme les cordons pierreux, le Zaï et la demi-lune. Ces pratiques traditionnelles assurent une réduction du ruissellement pluvieux de plus de 25&nbsp;% au niveau du sol, limitant ainsi l’érosion en permettant un stockage et une infiltration accrus de l’eau. Dans ce même chapitre, des solutions fondées sur la nature devraient être recherchées. Il s’agit notamment du choix des espèces indigènes (flore et végétation) et de la réalisation, dans les zones appropriées, d’une bande de bassins de collecte et de rétention des eaux de pluie ou d’un réseau de forages hydrauliques pour atténuer le déficit pluviométrique.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Et <em>last but not least</em>, une surveillance accrue doit être effectuée au niveau des mines pour atténuer les impacts de l’activité sur la disponibilité et la qualité de l’eau.</span></p></div>]]></description>
			<author>equipeit@mediamania.pro (Agence Ecofin)</author>
			<category>Agro</category>
			<pubDate>Mon, 09 Sep 2024 07:40:07 +0200</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>En Afrique, 17,3% des start-up ont été fondées ou cofondées par des femmes (rapport)</title>
			<link>https://www.agenceecofin.com/telecom/0609-121305-en-afrique-17-3-des-start-ups-ont-ete-fondees-ou-cofondees-par-des-femmes-rapport</link>
			<guid isPermaLink="true">https://www.agenceecofin.com/telecom/0609-121305-en-afrique-17-3-des-start-ups-ont-ete-fondees-ou-cofondees-par-des-femmes-rapport</guid>
			<description><![CDATA[<div class="K2FeedIntroText"><p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><strong>Dans le paysage technologique africain, les inégalités entre les femmes et les hommes restent flagrantes, en raison notamment l'existence d'une culture omniprésente de «&nbsp;boys club&nbsp;» et de situations de misogynie au sein de l'industrie. </strong></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Les femmes sont encore sous-représentées et sous-financées dans l’écosystème technologique africain malgré les progrès réalisés ces dernières années, selon un rapport publié en août dernier par Disrupt Africa, une plateforme d’information spécialisée dans la tech en Afrique.</p>
<p><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/2024/9jhgfd_copy.png" alt="9jhgfd copy" width="608" height="413" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Intitulé <em>«&nbsp;Diversity dividend&nbsp;: Exploring gender equality in the africanTech ecosystem 2024&nbsp;»</em>, le rapport précise que sur les 2786 start-ups africaines qui étaient actives sur le continent jusqu’au 1er juin de l’année en cours, 483 (17,3%) ont été fondées ou cofondées par des femmes.</p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Bien qu’il soit supérieur à celui enregistré à la même date de l’année passée (14,6%), ce taux montre que le secteur technologique africain n’est pas un bon élève quand il s’agit de parité, même si les chiffres varient d’un pays à l’autre. Les pays du continent qui comptent le plus de femmes fondatrices ou cofondatrices sont la Zambie (24%), le Sénégal (23,4%), le Rwanda (22%) et le Nigeria (20,7%).</p>
<p><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/2024/8jhgfd_copy.png" alt="8jhgfd copy" width="781" height="319" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Le secteur des technologies juridiques (legal-tech) arrive en tête des secteurs qui comptent le plus de femmes fondatrices et cofondatrices (27,6%). Viennent ensuite la healthtech (23,4%), le recrutement et la gestion des ressources humaines (22,7%), l’ed-tech (21,5%) et le commerce électronique (20,4%).&nbsp; &nbsp;</p>
<p><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/2024/748jhgfd_copy.png" alt="748jhgfd copy" width="774" height="440" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Les femmes occupant le poste de PDG restent également minoritaires dans les start-ups africaines. Au total, 310 jeunes pousses recensées cette année par Disrupt Arica (11,1%) sont dirigées par des femmes, ce qui représente une légère amélioration par rapport à l’année dernière (9,6%). &nbsp;</p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><strong>Les préjugés sexistes sont enracinés dans l’industrie </strong></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Elaboré en collaboration avec Madica, un programme d'investissement de pré-amorçage qui cible les fondateurs sous représentés et sous-financés en Afrique, le rapport révèle d’autre part que les femmes fondatrices et dirigeantes du continent ont plus de mal à lever des fonds que leurs homologues masculins. Les pépites de la tech dirigées par des femmes ont réalisé des levées de fonds d’un montant cumulé de 289,1 millions de dollars durant la période allant du 1<sup>er</sup> janvier 2022 au 4 juin 2024. Ce montant représente 4,6&nbsp;% du total des levées de fonds réalisées par les jeunes pousses du continent durant la période sous revue (6,2 milliards de dollars).</p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Les start-ups qui comptent au moins une femme dans leur équipe fondatrice ont levé 747,3 millions de dollars.</p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Sur les 1005 start-ups qui ont réussi à lever des fonds entre 1<sup>er</sup> janvier 2022 au 4 juin 2024, 220 (21,9%) comptent au moins une femme dans leur équipe fondatrice alors que 119 sont dirigées par des femmes (11,8%).&nbsp;</p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Le Nigeria arrive en tête des pays d’origine des start-ups comptant au moins une femme dans leur équipe fondatrice qui ont levé des fonds, devant le Kenya, l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Ghana et le Maroc.</p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Disrupt Africa a par ailleurs réalisé un sondage portant sur la parité dans l’industrie auprès des 29 fondatrices et cofondatrices de start-ups africaines. Il en ressort que 79,3&nbsp;% des sondées déclarent avoir perçu des préjugés à leur encontre sur le plan professionnel parce qu’elles sont des femmes, alors que 69&nbsp;% affirment avoir perdu des opportunités professionnelles pour le même motif.</p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Dans ce même chapitre, 72,4% des fondatrices et cofondatrices ont indiqué qu’elles se sont déjà senties désavantagées ou impactées négativement par le fait d'être une femme lors d’un entretien avec un investisseur potentiel. &nbsp;</p></div>]]></description>
			<author>equipeit@mediamania.pro (Agence Ecofin)</author>
			<category>Télécom</category>
			<pubDate>Fri, 06 Sep 2024 08:11:00 +0200</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Le capital-risque africain a pris un sérieux coup de froid au 1er semestre 2024 (rapport)</title>
			<link>https://www.agenceecofin.com/finance/0209-121156-le-capital-risque-africain-a-pris-un-serieux-coup-de-froid-au-1er-semestre-2024-rapport</link>
			<guid isPermaLink="true">https://www.agenceecofin.com/finance/0209-121156-le-capital-risque-africain-a-pris-un-serieux-coup-de-froid-au-1er-semestre-2024-rapport</guid>
			<description><![CDATA[<div class="K2FeedIntroText"><p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Après avoir été relativement épargné durant les deux dernières années, le marché africain du capital-risque a été finalement rattrapé par la crise. Alors que l’argent coûte plus cher, les investisseurs se sont montrés plus frileux.</strong><span style="color: black; background: #f0ff00;"><br /></span></span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Les investissements réalisés par les fonds de capital-risque en Afrique ont atteint 700 millions de dollars au premier semestre 2024, enregistrant ainsi une baisse de plus de 65% par rapport à la même période de 2023, selon un rapport publié le 20 août par l'Association africaine de capital-investissement et du capital-risque (AVCA).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/1-venture.png" alt="1 venture" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Intitulé <em>«&nbsp;Venture Capital Activity in Africa Q2&nbsp;2024&nbsp;»</em>, le rapport indique que cette baisse tranche avec les signes de reprise qu’affiche le marché mondial du capital-risque. Après une baisse à deux chiffres en 2023, la valeur des fonds injectés par les acteurs de cette industrie dans les start-ups n’a reculé de 3% à l’échelle mondiale sur les six premiers mois de 2024. Des hausses de la valeur des investissements ont été même enregistrées en Europe (+6%) et en Amérique latine (+7%), alors que des baisses modérées ont été constatées en Amérique du Nord (-3%) et en Asie (-16%).</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">L’an passé, l’Afrique avait mieux résisté que toutes les autres régions du monde au coup de froid qui s’est abattu sur l’industrie mondiale capital-risque sur fond d’incertitudes économiques et des tensions géopolitiques. Des baisses très marquées de la valeur des investissements avaient été alors enregistrées en Amérique latine (-64%), en Europe (-39%), en Asie (-38%) et en Amérique du Nord (-37%).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/1-value.png" alt="1 value" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Autant dire que la contraction des investissements réalisés en Afrique durant les six premiers mois de l’année en cours ne constitue pas un phénomène isolé, mais s'inscrit dans une tendance mondiale plus large dans un contexte de hausse des taux d’intérêt qui rend les investisseurs plus sélectifs. Il s’agit d'un refroidissement du marché, qui s'est matérialisé bien plus tard sur le continent africain que dans les régions plus développées du monde. &nbsp;&nbsp;</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Le Venture debt a le vent en poupe </strong></span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le rapport souligne d’autre part que les investissements en capital-risque réalisés sur le continent durant les six premiers mois de l’année en cours sont répartis sur 205 transactions, soit une baisse de 25&nbsp;% par rapport à la même période de l’année précédente.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La répartition des investissements par sous-région montre que les start-ups opérant en Afrique de l’Ouest ont accaparé 30% du total des investissements réalisés sur le continent entre le 1er janvier et le 30 juin 2024. Avec 22% du montant total des investissements, l’Afrique de l’Est arrive en deuxième position, devant l’Afrique du Nord (19%) et l’Afrique australe (19%), l’Afrique centrale (1%) alors que les start-up actives dans plusieurs sous-régions africaines (multi-régions) ont capté 9% des fonds.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/1-share.png" alt="1 share" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La ventilation sectorielle des investissements réalisés par les acteurs du capital-risque à l’échelle continentale fait, quant à elle, ressortir que le secteur des services financiers a capté 35% des investissements, suivi des biens de consommation (16%), de l’industrie (15%) et des technologies de l’information (12%).</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">L'Association africaine du capital-investissement et du capital-risque révèle par ailleurs que les start-ups africaines ont récolté 428 millions de dollars sous forme de dettes au premier semestre 2024. Le financement par la dette (Venture debt) a presque égalé le financement en equity (vente de parts à des acteurs de l’industrie de capital-risque) durant le deuxième trimestre de l’année en cours. Entre le 1<sup>er</sup> avril et le 30 juin, quelque 295 millions ont, en effet, mobilisé grâce à ce mode de financement qui permet aux pépites de la tech de lever des fonds sans diluer les parts des fondateurs et des actionnaires.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Sur les six premiers mois de l’année en cours, 30 transactions de Venture debt ont été enregistrées. La taille moyenne de ces transactions a culminé à 8,8 millions de dollars contre 5,4 millions au premier semestre 2023. &nbsp;</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>&nbsp;</strong></span></p></div>]]></description>
			<author>equipeit@mediamania.pro (Agence Ecofin)</author>
			<category>Finance</category>
			<pubDate>Mon, 02 Sep 2024 07:44:52 +0200</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>En Afrique, la taxation du mobile money devrait exonérer les plus petites transactions (rapport)</title>
			<link>https://www.agenceecofin.com/telecom/3008-121123-en-afrique-la-taxation-du-mobile-money-devrait-exonerer-les-plus-petites-transactions-rapport</link>
			<guid isPermaLink="true">https://www.agenceecofin.com/telecom/3008-121123-en-afrique-la-taxation-du-mobile-money-devrait-exonerer-les-plus-petites-transactions-rapport</guid>
			<description><![CDATA[<div class="K2FeedIntroText"><p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><strong>Le rapport souligne que l’instauration de taxes sur les services de mobile money représente une source de recettes fiscales supplémentaires pour les gouvernements, mais impacte négativement les ménages les plus pauvres lorsqu’elle n’exclut pas les transactions de détail de faible valeur. &nbsp;&nbsp;</strong></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Selon un rapport publié le 25 juillet dernier par l’Institute of Development Studies, un thnik tank rattaché à l’Université du Sussex (Royaume-Uni), les impacts négatifs de la taxation du mobile money en Afrique seraient acceptables si elle épargnait les ménages les plus pauvres en exonérant les plus petites transactions.&nbsp;</p>
<p><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/895guilum.png" alt="895guilum" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Intitulé <em>«&nbsp;Taxing Mobile Money in Africa&nbsp;: Risk and Reward&nbsp;»</em>, le rapport précise que les services financiers numériques (SFN), dont notamment l'argent mobile, connaissent un succès fulgurant sur le continent, en raison notamment de leur accessibilité et de leur abordabilité par rapport aux services financiers traditionnels.</p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Les gouvernements encouragent l’adoption de ces services pour booster le développement économique, augmenter l’inclusion financière et améliorer l’efficacité de l'administration.</p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Les SFN constituent également une nouvelle source de recettes fiscales pour les Etats. Actuellement, 15 pays africains, taxent de différentes manières les services de mobile money&nbsp;: le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Centrafrique, la RDC, le Tchad, la République du Congo, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Kenya, le Nigeria, la Tanzanie, l’Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe.</p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Les systèmes de taxation du secteur varient d’un pays à l’autre en termes d'assiette fiscale, de types de transactions taxées, et d'exonérations. Ainsi, la base d’imposition pourrait être la valeur des transactions réalisées par les utilisateurs, les frais facturés par les fournisseurs de services ou encore le chiffre d'affaires des opérateurs de téléphonie mobile. À l'exception de la Tanzanie, où les retraits à partir de portefeuilles mobiles (cash out) sont soumis à trois taxes différentes, le taux effectif de taxation se situe généralement à moins de 1&nbsp;% du montant de la transaction.</p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">En Afrique comme ailleurs, les recettes fiscales provenant de la taxation de l'argent mobile sont modestes, mais non négligeables. Elles représentent en moyenne environ 1&nbsp;% du total des recettes fiscales.</p>
<p><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/2024/555guilum.png" alt="555guilum" width="619" height="481" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">En Ouganda par exemple, la taxation du mobile money qui a été introduite en 2018 a par exemple généré un peu moins de 50 millions de dollars durant l’exercice budgétaire 2022/2023. Le Zimbabwe, où les recettes des taxes appliquées au secteur du mobile money a représentaient 9,3% de l’ensemble des recettes fiscales mobilisées par l’Etat en 2022, constitue un cas à part.&nbsp;</p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><strong>Protéger les ménages à faible revenu </strong></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Le rapport indique d’autre part que les effets de la taxation du mobile money sur la croissance de ce marché sont peu significatifs sur le moyen et le long terme. Les progressions des volumes et des valeurs des transactions financières réalisées via le téléphone mobile ont souvent tendance à revenir aux niveaux antérieurs à l’instauration des taxes dans un laps de temps relativement court. Cela rend insignifiantes les conséquences de la taxation sur le taux global d’adoption du service ainsi que sur l’inclusion financière. &nbsp;</p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Au Ghana par exemple, l'introduction de la taxe électronique de 1,5&nbsp;% sur les transferts, les paiements, les retraits d'argent réalisés via les comptes d’argent mobile en mai 2022 a été suivie d'une baisse modérée de l'utilisation des différents services de mobile money actifs dans le pays par les consommateurs. L’utilisation de ces services a reculé de 5,2&nbsp;% en volume et de 18,6&nbsp;% en valeur entre mai et juin de la même année. Mais le marché a renoué avec la croissance dès le mois de juillet, récupérant en l’espace de quelques mois la valeur globale des transactions antérieure à l’instauration de cette taxe baptisée «&nbsp;e-levy&nbsp;».</p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Les données montrent cependant que la réduction du volume et de la valeur des transactions qui suit l’instauration de taxes sur les services de mobile money est particulièrement prononcée parmi les ménages les plus pauvres, surtout lorsque ces taxes sont appliquées sans discernement aux transactions de détail de faible valeur. Ces ménages sont, en effet, très sensibles aux coûts des transactions, de sorte qu'une augmentation même marginale des frais associés à l'utilisation des services d’agent mobile pourrait les rendre inabordables.</p>
<p><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/2024/444guilum.png" alt="444guilum" width="745" height="539" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Pour limiter les effets néfastes de la taxation sur les ménages à faible revenu, l’Institute of Development Studies recommande aux autorités fiscales africaines de suivre l’exemple du Ghana, qui combine désormais une exonération fiscale des transactions de faible valeur avec une mesure de partage des frais liées à ces petites opérations de détail par le biais d'un accord avec les opérateurs de téléphonie mobile. &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p></div>]]></description>
			<author>equipeit@mediamania.pro (Agence Ecofin)</author>
			<category>Télécom</category>
			<pubDate>Fri, 30 Aug 2024 07:46:58 +0200</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>En Afrique subsaharienne, les abonnements 5G devraient passer de 11 à 320 millions d’ici 2029 (rapport)</title>
			<link>https://www.agenceecofin.com/telecom/2608-120987-en-afrique-subsaharienne-les-abonnements-5g-devraient-passer-de-11-a-320-millions-d-ici-2029-rapport</link>
			<guid isPermaLink="true">https://www.agenceecofin.com/telecom/2608-120987-en-afrique-subsaharienne-les-abonnements-5g-devraient-passer-de-11-a-320-millions-d-ici-2029-rapport</guid>
			<description><![CDATA[<div class="K2FeedIntroText"><p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Combiné à une forte hausse de l’adoption des smartphones, le déploiement intensif des réseaux 5G au sud du Sahara favorisera un quadruplement du trafic mensuel moyen de données mobiles par smartphone actif dans la région.</strong><strong>&nbsp;</strong><span style="color: black; background: #f0ff00;"><br /></span></span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">L'Afrique subsaharienne devrait compter 320 millions d’abonnements aux réseaux de téléphonie mobile de cinquième génération (5G) en 2029 contre 11 millions seulement en 2023, selon un rapport publié fin juin par le géant suédois équipements de télécommunications Ericsson.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/1-Ericson.png" alt="1 Ericson" width="222" height="315" /></span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Intitulé <em>«&nbsp;Ericsson Mobility Report June 2024&nbsp;»</em>, le rapport note que la forte croissance attendue de la 5G dans la région sera essentiellement tirée par la libération du spectre dans les bandes basses et moyennes ainsi que la baisse des prix des appareils compatibles avec cette nouvelle génération de technologie mobile.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">D’ici fin 2029, les abonnements à la 5G devraient représenter environ 28&nbsp;% de l'ensemble des abonnements aux réseaux de téléphonie mobile contre 38% pour la 4G et 8% pour la 3G.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La part de la deuxième génération (2G) de réseaux mobiles représentait 45% total des abonnements en Afrique subsaharienne l’an passé.&nbsp;Elle devrait cependant régresser rapidement durant les prochaines années, à mesure que les opérateurs de téléphonie mobile font migrer leurs abonnés vers les réseaux 4G et 5G, pour se situer à moins de 27% en 2029.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/1-mobile_copy.png" alt="1 mobile copy" width="900" height="424" /></span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le nombre total d’abonnements aux services de téléphonie mobile en Afrique subsaharienne devrait, quant à lui, passer de 950 millions en 2023, à 1,170 milliard en 2029, ce qui représente le taux de croissance annuel moyen le plus élevé au monde (4% par an).</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La région enregistrera également la plus forte croissance à l’échelle planétaire dans le domaine de l’adoption des smartphones. Environ 790 millions d’habitants de l’Afrique subsaharienne devraient utiliser des smartphones en 2029 contre 460 millions en 2023, soit un taux de croissance annuel moyen de 9%.&nbsp;</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le rapport souligne d’autre part que l’accélération de la migration des abonnés aux réseaux de téléphonie mobile 2G et 3G vers des réseaux plus récents boostera le trafic de données mobiles dans la région. Le trafic de données sur l’ensemble des réseaux de téléphonie mobile actifs passera ainsi de 2 exaoctets (1 exaoctet équivaut à 1 milliard de gigaoctets) en moyenne par mois en 2023, à 13 exaoctets par mois en 2029, ce qui représente un taux de croissance annuel moyen de 38%.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/1-traffic.png" alt="1 traffic" width="830" height="465" /></span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Dans ce même chapitre, le trafic mensuel de données mobiles par smartphone actif au sud du Sahara devrait atteindre 20 gigaoctets (Go) en moyenne en 2029 contre 5 Go durant l’année écoulée, soit un taux de croissance annuel moyen de 26%.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La croissance prévue du trafic de données dans la région découlera notamment de la disponibilité d'un plus grand nombre de connexions, d’une plus grande couverture par des réseaux mobiles à large bande, de l'accessibilité des smartphones et de l'engouement croissant pour les contenus à forte intensité de données tels que le gaming et le streaming vidéo. &nbsp;</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">A l’échelle mondiale, le nombre global d’abonnements aux services de téléphonie mobile devrait atteindre 9,260 milliards en 2029 contre 8,500 milliards en 2023.</span></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><span style="font-size: 10pt; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Ericsson s’attend par ailleurs à ce que le monde compte 5,560 milliards d’abonnements 5G à fin 2029, soit 60&nbsp;% de l’ensemble des abonnements aux réseaux de téléphonie mobile à cette échéance, contre 1,580 milliard durant l’année écoulée.</span></p></div>]]></description>
			<author>equipeit@mediamania.pro (Agence Ecofin)</author>
			<category>Télécom</category>
			<pubDate>Mon, 26 Aug 2024 07:33:40 +0200</pubDate>
		</item>
		<item>
			<title>Forte baisse des investissements en private equity sur le continent, sauf en Afrique de l’Ouest (rapport)</title>
			<link>https://www.agenceecofin.com/finance/2308-120951-forte-baisse-des-investissements-en-private-equity-sur-le-continent-sauf-en-afrique-de-l-ouest-rapport</link>
			<guid isPermaLink="true">https://www.agenceecofin.com/finance/2308-120951-forte-baisse-des-investissements-en-private-equity-sur-le-continent-sauf-en-afrique-de-l-ouest-rapport</guid>
			<description><![CDATA[<div class="K2FeedIntroText"><p class="texte textearticle" style="text-align: justify;"><strong>L’Afrique n’échappe pas au coup de froid qui s’est abattu sur le marché mondial du private equity. Dans un contexte marqué par de nombreuses incertitudes économiques et géopolitiques, les acteurs du secteur ont agi avec grande circonspection en optant pour des tickets plus petits.</strong></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Les acteurs locaux et internationaux de l’industrie du private equity ont injecté 900 millions de dollars dans des entreprises africaines au premier semestre 2024, selon un rapport publié le 20 août par l'Association africaine de capital-investissement et du capital-risque (AVCA). Ce montant est en baisse de 66% par rapport à celui enregistré durant les six premiers mois de 2023. L’Afrique de l’Ouest fait toutefois exception avec une augmentation de 3% sur la même période.</p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Le nombre de transactions recensées entre le 1<sup>er</sup> janvier et le 30 juin de l’année en cours sur le continent a, quant à lui, a atteint 182, enregistrant ainsi un recul de 17% comparativement à la même période de l’année écoulée.</p>
<p><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/12uio.png" alt="12uio" width="723" height="518" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Intitulé <em>«&nbsp;Q2&nbsp;2024 Private Capital in Africa Report&nbsp;»</em>, le rapport explique la baisse de la valeur et du volume des transactions par la persistance des incertitudes macroéconomiques dans un contexte marqué par le maintien des politiques monétaires restrictives, une inflation élevée et des tensions géopolitiques, qui a incité la majorité acteurs du secteur à faire preuve de prudence et à opter pour des tickets plus petits. Signe très révélateur de cette circonspection&nbsp;: les transactions supérieures à 100 millions de dollars ont chuté de 91&nbsp;% en glissement annuel au premier semestre de l’année en cours, alors que les transactions inférieures à 50 millions de dollars ont représenté 88% de la valeur totale des investissements recensés. Ainsi, la taille moyenne des transactions est passée de 20 millions de dollars en 2023 à 8 millions de dollars seulement sur les six premiers mois de 2024.</p>
<p><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/2024/11uio.png" alt="11uio" width="730" height="213" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">La répartition des investissements par sous-région montre d’autre part que l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique de l’Est ont accaparé 60% de la valeur des transactions (30% pour chaque sous-région). Viennent ensuite l’Afrique australe (10%), l’Afrique du Nord (9%), et l’Afrique centrale (1%). 20&nbsp;% des investissements ont été réalisés dans des entreprises opérant en Afrique, mais qui sont basées dans d’autres régions du monde.</p>
<p><img style="display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;" src="https://www.agenceecofin.com/images/2024/1uio.png" alt="1uio" width="633" height="614" /></p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">La ventilation sectorielle des investissements réalisés par les firmes de capital-investissement sur le continent durant la période sous revue révèle, quant à elle, que le secteur des services financiers a capté 39&nbsp;% de la valeur totale des transactions, devant ceux de l’industrie (12%), des produits de consommation de base (10%), des technologies de l’information (10%), des services de communication (7%) et des services publics (6%).</p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Le rapport souligne par ailleurs que les gestionnaires de fonds dédiés à l’Afrique ont levé un montant total de 1,3 milliard de dollars durant les six premiers mois de 2024. Sur ce montant, un milliard de dollars a été levé dans le cadre de clôtures finales et 300 millions dans le cadre de clôtures intermédiaires. Ce semestre a été particulièrement difficile pour les gestionnaires de fonds qui s’aventurent pour la première fois sur le continent. Aucun de ces gestionnaires de fonds «&nbsp;novices&nbsp;» n’a réussi à réaliser une clôture finale.</p>
<p class="texte textearticle" style="text-align: justify;">Sur un autre plan, les firmes de capital-investissement opérant en Afrique ont réalisé 22 sorties durant le premier semestre de l’année en cours contre 17 au cours de la même période de l’année écoulée. Dans un contexte marqué par le refroidissement du marché, les gestionnaires de fonds axés sur l’Afrique se sont appuyés sur des stratégies de sortie déjà éprouvées. La cession à des acquéreurs industriels (trade buyers), qui fait référence à la cession de la participation à une autre entreprise opérant dans le même secteur, reste la voie de sortie la plus courante, devant les ventes d’actifs à d’autres firmes de capital-investissement, le Management buy-out (vente des parts aux dirigeants de l’entreprise) et les introductions en bourse.</p></div>]]></description>
			<author>equipeit@mediamania.pro (Agence Ecofin)</author>
			<category>Finance</category>
			<pubDate>Fri, 23 Aug 2024 05:12:21 +0200</pubDate>
		</item>
	</channel>
</rss>
