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	<title>HebdoP2</title>
	<subtitle type="text">L’agence Ecofin est une agence d’information économique africaine, créée en décembre 2010, basée à Yaoundé et à Genève. Elle rassemble une équipe de journalistes et d’experts, spécialisés dans les principaux secteurs africains de l’économie.</subtitle>
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	<updated>2026-09-30T00:49:51+02:00</updated>
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		<title>L’économie bleue, un potentiel africain gigantesque qui nécessite d’abord de vaincre la piraterie et la pêche illicite</title>
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		<published>2019-12-10T15:56:04+01:00</published>
		<updated>2019-12-10T15:56:04+01:00</updated>
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		<author>
			<name>Agence Ecofin</name>
			<email>equipe.it@mediamania.pro</email>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;A l’ère d’une diversification de leurs sources de financement, les pays africains cherchent de nouvelles alternatives pour développer des économies plus durables, fortes et résilientes. Pour de nombreux experts, l’une de ces alternatives est «&amp;nbsp;l’économie bleue&amp;nbsp;» pour laquelle l’Afrique dispose d’un potentiel gigantesque.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’économie bleue désigne l’ensemble les activités économiques basées sur les milieux marins et les eaux douces. D’après la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), elle comprend &lt;em&gt;«&amp;nbsp;les océans et les mers, les rivages et les berges, les lacs, les cours d’eau et les nappes souterraines. Elle embrasse un éventail d’activités, directes ou dérivées, qui vont de la pêche à l’exploitation minière sous-marine en passant par l’aquaculture, le tourisme, les transports, la construction navale, l’énergie ou la bioprospection&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;«&amp;nbsp;Elle embrasse un éventail d’activités, directes ou dérivées, qui vont de la pêche à l’exploitation minière sous-marine en passant par l’aquaculture, le tourisme, les transports, la construction navale, l’énergie ou la bioprospection&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;A l’échelle mondiale, l’économie maritime occupe une place prépondérante. Les océans, les mers et les cours d’eau sont une source de richesses essentielle, qui procure des milliers de milliards de dollars de biens et de services, tout en générant des millions d’emplois. La FAO estime, par exemple, que le poisson apporte à 4,2 milliards d’individus plus de 15&amp;nbsp;% des protéines animales qu’ils consomment. De plus, 90% des marchandises du commerce mondial sont transportées par voie maritime. Selon un rapport de la CEA, on estimait, en 2010, à 1500 milliards d’euros, le chiffre d’affaires des activités liées au monde de la mer, un chiffre prévu pour atteindre les 2500 milliards, d’ici 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’Afrique est particulièrement bien placée pour bénéficier des retombées positives de l’économie bleue. 38 des 54 pays africains sont des Etats côtiers.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;L’Afrique est particulièrement bien placée pour bénéficier des retombées positives de l’économie bleue. 38 des 54 pays africains sont des Etats côtiers.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Sur le continent, ce sont principalement les activités de transport et de pêche qui alimentent l’économie bleue. On estime que 90% des importations et exportations africaines transitent par la mer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191209/1fish-market-senegal-super-169.jpg&quot; alt=&quot;1fish market senegal super 169&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;338&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;L’Afrique de l’Ouest est l’une des régions les plus poissonneuses du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les poissons de mer et d’eau douce sont un apport vital à la sécurité alimentaire et nutritionnelle de plus de 200 millions d’Africains, tandis que la pêche fournit un revenu à plus de dix millions d’entre eux. Mais ces secteurs, sources d’importantes devises pour les Etats africains, font face à des obstacles qui les empêchent d’atteindre leur plein potentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;La pêche illégale, premier obstacle pour l’économie bleue africaine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Selon la FAO, le secteur de la pêche a généré en 2011 une valeur ajoutée de plus de 24 milliards&amp;nbsp;$ soit 1,26% du produit intérieur brut (PIB) de l’ensemble des pays africains. Pourtant, de nombreux rapports semblent démontrer que ce chiffre est loin du potentiel du secteur, notamment en raison de la pêche illégale. A l’échelle mondiale, ce phénomène toucherait un cinquième des prises halieutiques globales.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;D’après les experts, l’Afrique de l’Ouest, l’une des régions les plus poissonneuses du monde, est également l’une des plus touchées par le phénomène. Un rapport de l’Overseas Development Institute (ODI), estime que les ressources halieutiques côtières de l'Afrique de l'Ouest sont exploitées bien au-delà des limites de l'utilisation durable, en partie à cause de la pêche illégale. Plus de 50% des ressources halieutiques de la zone côtière allant du Sénégal au Nigeria ont déjà été surexploitées et on estime que la pêche illégale représente entre un tiers et la moitié des prises régionales totales.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Plus de 50% des ressources halieutiques de la zone côtière allant du Sénégal au Nigeria ont déjà été surexploitées et on estime que la pêche illégale représente entre un tiers et la moitié des prises régionales totales.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Selon l'Africa Progress Panel, la pêche illégale fait perdre à l'Afrique de l'Ouest 1,3 milliard de dollars par an. De plus, ce chiffre varie considérablement selon les économies de la région.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191209/2peche_illicite_.jpg&quot; alt=&quot;2peche illicite &quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;400&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La pêche illégale fait perdre à l'Afrique de l'Ouest 1,3 milliard de dollars par an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En 2012, la pêche illégale faisait perdre 300 millions&amp;nbsp;$ au Sénégal, soit 2% de son PIB. En Guinée on estime que ces pertes s’élèvent à 110 millions&amp;nbsp;$ par an et à 29 millions&amp;nbsp;$ en Sierra Leone.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans d’autres régions du continent, on observe des pertes économiques similaires. Au Mozambique, par exemple, ce sont 57 millions&amp;nbsp;$ que le pays perd chaque année.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Cette pêche illégale est généralement attribuée aux navires étrangers, issus de pays pratiquant la pêche en eaux lointaines, tels que la Chine.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;360&amp;nbsp;000 nouveaux emplois pourraient être créés dans les industries locales de la pêche et de la transformation en Afrique de l’Ouest si les méthodes de pêches utilisées dans la région (généralement illégales) laissaient place à une gestion durable des ressources halieutiques.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En plus de menacer l’écosystème halieutique du continent et de faire perdre des millions de dollars de recettes publiques à ses Etats, la pêche illégale représente une menace pour des milliers d’emplois sur le continent. L’ODI estime qu’environ 360&amp;nbsp;000 nouveaux emplois pourraient être créés dans les industries locales de la pêche et de la transformation en Afrique de l’Ouest si les méthodes de pêches utilisées dans la région (généralement illégales) laissaient place à une gestion durable des ressources halieutiques. Une situation qui pourrait contribuer à la réduction de la pauvreté et du chômage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le défi de la piraterie maritime&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’Afrique est devenue au fil des ans l’un des principaux centres névralgiques de la piraterie maritime mondiale. Au début des années 2000, ce phénomène s’est essentiellement concentré dans la partie orientale du continent, notamment dans la corne de l’Afrique, où des cargos et des navires de plaisance étaient régulièrement attaqués.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191209/3piraterie.jpg&quot; alt=&quot;3piraterie&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;337&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Les navires généralement ciblés dans la région ouest-africaine sont des tankers, transportant l’or noir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;D’après la Banque mondiale, entre 339 et 413 millions&amp;nbsp;$ de gains ont été obtenus par les pirates de la corne de l’Afrique sous la forme de rançons entre 2005 et 2012. Si aujourd’hui, les attaques dans la région ont considérablement diminué, en raison des nombreux navires de guerre qui sillonnent ses eaux, le problème semble désormais s’être déplacé… plus à l’ouest.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;D’après le Bureau maritime international (BMI), les eaux du golfe de Guinée sont aujourd’hui les plus dangereuses au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;D’après le Bureau maritime international (BMI), les eaux du golfe de Guinée sont aujourd’hui les plus dangereuses au monde. D’après Dominic Nitiwul, ministre ghanéen de la Défense, la piraterie en Afrique de l’Ouest est «&amp;nbsp;une menace pour tous les pays&amp;nbsp;». Au total, 73&amp;nbsp;% des enlèvements et 92&amp;nbsp;% des prises d’otages en mer recensés par le BMI ont lieu dans cette zone, notamment au large du Nigeria, de la Guinée, du Togo, du Bénin et du Cameroun.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Au total, 73&amp;nbsp;% des enlèvements et 92&amp;nbsp;% des prises d’otages en mer recensés par le BMI ont lieu dans cette zone, notamment au large du Nigeria, de la Guinée, du Togo, du Bénin et du Cameroun.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;A titre illustratif, début novembre, neuf marins philippins étaient enlevés par des pirates au port de Cotonou, au Bénin. Quelques jours plus tard, quatre marins d’un équipage pétrolier grec étaient enlevés au large du Togo.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les navires généralement ciblés dans la région ouest-africaine sont des tankers, transportant l’or noir, un produit dont de nombreux pays de la région sont de grands producteurs. Ces détournements de navires génèrent d’énormes flux financiers illicites qui échappent au contrôle des Etats. Pour le Nigeria seul, l’institut de recherche anglais Chatham House estime à 1 milliard de dollars par an les pertes engendrées par les actes de piraterie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Des efforts de développement et d’intégration menacés&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La pêche illégale et la piraterie maritime, même si elles ne sont pas directement liées, causent d’énormes dégâts à l’économie bleue africaine, privant les Etats d’une manne financière importante. La pêche illégale menace directement des milliers d’emplois et l’écosystème maritime africain, tandis que la piraterie maritime crée une insécurité dans les eaux du continent, entravant les échanges et rendant difficile le développement de projets de tourisme maritime et côtier.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;«&amp;nbsp;La mer est l’autoroute du commerce mondial et la volonté de l’Afrique [de créer] une zone de libre-échange continentale ne peut aboutir sans un domaine maritime sécurisé&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;De plus, ces activités pourraient s’avérer préjudiciables pour la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui prend également en compte les échanges maritimes entre les pays africains. Une situation d’autant plus catastrophique, lorsqu’on sait que plus de 90% des échanges de marchandises du continent se font par voie maritime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191209/4bateaux_attente_lomé.jpg&quot; alt=&quot;4bateaux attente lomé&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;262&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;90% des échanges de marchandises du continent se font par voie maritime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Les menaces à la sécurité et à la sûreté maritimes transcendent les frontières et affectent le commerce international. Une menace pour un pays côtier est une menace pour tous les pays, côtiers ou enclavés […] La mer est l’autoroute du commerce mondial et la volonté de l’Afrique [de créer] une zone de libre-échange continentale ne peut aboutir sans un domaine maritime sécurisé&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, déclarait à cet effet Dominic Nitiwul, cité par le journal Le Monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une prise de conscience générale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Si les politiques laxistes des Etats africains ont souvent été pointées du doigt comme les principales causes de l’expansion de ces deux fléaux, les habitudes ont commencé à changer. On observe de plus en plus d’initiatives de la part des Etats africains, pour lutter contre ces deux maux de l’économie bleue africaine. De nombreuses rencontres internationales ont été organisées, ces dernières années, pour permettre aux Etats de se pencher sur ces deux problèmes afin d’adopter des mesures adéquates.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Des résultats qui offrent de l’espoir pour l’avenir de l’économie bleue du continent, qualifiée par l’Union africaine de «&amp;nbsp;nouvelle frontière de la renaissance de l’Afrique&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Début 2017, le gouvernement nigérian a ainsi introduit une loi visant à lutter contre les actes de pirateries et autres violations maritimes dans le pays. L’organisation depuis quelques années du sommet G7++ du groupe des &lt;em&gt;«&amp;nbsp;amis du golfe de Guinée&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; permet notamment aux pays ouest-africains d’améliorer leurs réponses collectives aux menaces qui pèsent sur l’économie bleue de la région.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191209/5filet_peche.jpg&quot; alt=&quot;5filet peche&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;400&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;L’économie bleue, «&amp;nbsp;nouvelle frontière de la renaissance de l’Afrique&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Ces initiatives concertées, qui font également appel à la coopération avec les pays occidentaux, semblent d’ailleurs porter des fruits. D’après le BMI, malgré leur nombre toujours aussi élevé, les attaques de pirates maritimes en Afrique de l’Ouest semblent en &lt;em&gt;«&amp;nbsp;nette diminution&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, en raison de la mobilisation d’un plus grand nombre de navires militaires. Le Nigeria, premier producteur de pétrole d’Afrique, a par exemple fait état de quatorze attaques de pirates au premier trimestre de cette année, contre vingt-deux pour la même période en 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Des résultats qui offrent de l’espoir pour l’avenir de l’économie bleue du continent, qualifiée par l’Union africaine de &lt;em&gt;«&amp;nbsp;nouvelle frontière de la renaissance de l’Afrique&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Moutiou Adjibi Nourou&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/auteur/Moutiou_Adjibi.png&quot; alt=&quot;Moutiou Adjibi&quot; width=&quot;120&quot; height=&quot;120&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;A l’ère d’une diversification de leurs sources de financement, les pays africains cherchent de nouvelles alternatives pour développer des économies plus durables, fortes et résilientes. Pour de nombreux experts, l’une de ces alternatives est «&amp;nbsp;l’économie bleue&amp;nbsp;» pour laquelle l’Afrique dispose d’un potentiel gigantesque.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’économie bleue désigne l’ensemble les activités économiques basées sur les milieux marins et les eaux douces. D’après la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), elle comprend &lt;em&gt;«&amp;nbsp;les océans et les mers, les rivages et les berges, les lacs, les cours d’eau et les nappes souterraines. Elle embrasse un éventail d’activités, directes ou dérivées, qui vont de la pêche à l’exploitation minière sous-marine en passant par l’aquaculture, le tourisme, les transports, la construction navale, l’énergie ou la bioprospection&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;«&amp;nbsp;Elle embrasse un éventail d’activités, directes ou dérivées, qui vont de la pêche à l’exploitation minière sous-marine en passant par l’aquaculture, le tourisme, les transports, la construction navale, l’énergie ou la bioprospection&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;A l’échelle mondiale, l’économie maritime occupe une place prépondérante. Les océans, les mers et les cours d’eau sont une source de richesses essentielle, qui procure des milliers de milliards de dollars de biens et de services, tout en générant des millions d’emplois. La FAO estime, par exemple, que le poisson apporte à 4,2 milliards d’individus plus de 15&amp;nbsp;% des protéines animales qu’ils consomment. De plus, 90% des marchandises du commerce mondial sont transportées par voie maritime. Selon un rapport de la CEA, on estimait, en 2010, à 1500 milliards d’euros, le chiffre d’affaires des activités liées au monde de la mer, un chiffre prévu pour atteindre les 2500 milliards, d’ici 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’Afrique est particulièrement bien placée pour bénéficier des retombées positives de l’économie bleue. 38 des 54 pays africains sont des Etats côtiers.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;L’Afrique est particulièrement bien placée pour bénéficier des retombées positives de l’économie bleue. 38 des 54 pays africains sont des Etats côtiers.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Sur le continent, ce sont principalement les activités de transport et de pêche qui alimentent l’économie bleue. On estime que 90% des importations et exportations africaines transitent par la mer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191209/1fish-market-senegal-super-169.jpg&quot; alt=&quot;1fish market senegal super 169&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;338&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;L’Afrique de l’Ouest est l’une des régions les plus poissonneuses du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les poissons de mer et d’eau douce sont un apport vital à la sécurité alimentaire et nutritionnelle de plus de 200 millions d’Africains, tandis que la pêche fournit un revenu à plus de dix millions d’entre eux. Mais ces secteurs, sources d’importantes devises pour les Etats africains, font face à des obstacles qui les empêchent d’atteindre leur plein potentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;La pêche illégale, premier obstacle pour l’économie bleue africaine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Selon la FAO, le secteur de la pêche a généré en 2011 une valeur ajoutée de plus de 24 milliards&amp;nbsp;$ soit 1,26% du produit intérieur brut (PIB) de l’ensemble des pays africains. Pourtant, de nombreux rapports semblent démontrer que ce chiffre est loin du potentiel du secteur, notamment en raison de la pêche illégale. A l’échelle mondiale, ce phénomène toucherait un cinquième des prises halieutiques globales.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;D’après les experts, l’Afrique de l’Ouest, l’une des régions les plus poissonneuses du monde, est également l’une des plus touchées par le phénomène. Un rapport de l’Overseas Development Institute (ODI), estime que les ressources halieutiques côtières de l'Afrique de l'Ouest sont exploitées bien au-delà des limites de l'utilisation durable, en partie à cause de la pêche illégale. Plus de 50% des ressources halieutiques de la zone côtière allant du Sénégal au Nigeria ont déjà été surexploitées et on estime que la pêche illégale représente entre un tiers et la moitié des prises régionales totales.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Plus de 50% des ressources halieutiques de la zone côtière allant du Sénégal au Nigeria ont déjà été surexploitées et on estime que la pêche illégale représente entre un tiers et la moitié des prises régionales totales.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Selon l'Africa Progress Panel, la pêche illégale fait perdre à l'Afrique de l'Ouest 1,3 milliard de dollars par an. De plus, ce chiffre varie considérablement selon les économies de la région.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191209/2peche_illicite_.jpg&quot; alt=&quot;2peche illicite &quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;400&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La pêche illégale fait perdre à l'Afrique de l'Ouest 1,3 milliard de dollars par an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En 2012, la pêche illégale faisait perdre 300 millions&amp;nbsp;$ au Sénégal, soit 2% de son PIB. En Guinée on estime que ces pertes s’élèvent à 110 millions&amp;nbsp;$ par an et à 29 millions&amp;nbsp;$ en Sierra Leone.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans d’autres régions du continent, on observe des pertes économiques similaires. Au Mozambique, par exemple, ce sont 57 millions&amp;nbsp;$ que le pays perd chaque année.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Cette pêche illégale est généralement attribuée aux navires étrangers, issus de pays pratiquant la pêche en eaux lointaines, tels que la Chine.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;360&amp;nbsp;000 nouveaux emplois pourraient être créés dans les industries locales de la pêche et de la transformation en Afrique de l’Ouest si les méthodes de pêches utilisées dans la région (généralement illégales) laissaient place à une gestion durable des ressources halieutiques.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En plus de menacer l’écosystème halieutique du continent et de faire perdre des millions de dollars de recettes publiques à ses Etats, la pêche illégale représente une menace pour des milliers d’emplois sur le continent. L’ODI estime qu’environ 360&amp;nbsp;000 nouveaux emplois pourraient être créés dans les industries locales de la pêche et de la transformation en Afrique de l’Ouest si les méthodes de pêches utilisées dans la région (généralement illégales) laissaient place à une gestion durable des ressources halieutiques. Une situation qui pourrait contribuer à la réduction de la pauvreté et du chômage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le défi de la piraterie maritime&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’Afrique est devenue au fil des ans l’un des principaux centres névralgiques de la piraterie maritime mondiale. Au début des années 2000, ce phénomène s’est essentiellement concentré dans la partie orientale du continent, notamment dans la corne de l’Afrique, où des cargos et des navires de plaisance étaient régulièrement attaqués.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191209/3piraterie.jpg&quot; alt=&quot;3piraterie&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;337&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Les navires généralement ciblés dans la région ouest-africaine sont des tankers, transportant l’or noir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;D’après la Banque mondiale, entre 339 et 413 millions&amp;nbsp;$ de gains ont été obtenus par les pirates de la corne de l’Afrique sous la forme de rançons entre 2005 et 2012. Si aujourd’hui, les attaques dans la région ont considérablement diminué, en raison des nombreux navires de guerre qui sillonnent ses eaux, le problème semble désormais s’être déplacé… plus à l’ouest.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;D’après le Bureau maritime international (BMI), les eaux du golfe de Guinée sont aujourd’hui les plus dangereuses au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;D’après le Bureau maritime international (BMI), les eaux du golfe de Guinée sont aujourd’hui les plus dangereuses au monde. D’après Dominic Nitiwul, ministre ghanéen de la Défense, la piraterie en Afrique de l’Ouest est «&amp;nbsp;une menace pour tous les pays&amp;nbsp;». Au total, 73&amp;nbsp;% des enlèvements et 92&amp;nbsp;% des prises d’otages en mer recensés par le BMI ont lieu dans cette zone, notamment au large du Nigeria, de la Guinée, du Togo, du Bénin et du Cameroun.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Au total, 73&amp;nbsp;% des enlèvements et 92&amp;nbsp;% des prises d’otages en mer recensés par le BMI ont lieu dans cette zone, notamment au large du Nigeria, de la Guinée, du Togo, du Bénin et du Cameroun.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;A titre illustratif, début novembre, neuf marins philippins étaient enlevés par des pirates au port de Cotonou, au Bénin. Quelques jours plus tard, quatre marins d’un équipage pétrolier grec étaient enlevés au large du Togo.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les navires généralement ciblés dans la région ouest-africaine sont des tankers, transportant l’or noir, un produit dont de nombreux pays de la région sont de grands producteurs. Ces détournements de navires génèrent d’énormes flux financiers illicites qui échappent au contrôle des Etats. Pour le Nigeria seul, l’institut de recherche anglais Chatham House estime à 1 milliard de dollars par an les pertes engendrées par les actes de piraterie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Des efforts de développement et d’intégration menacés&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La pêche illégale et la piraterie maritime, même si elles ne sont pas directement liées, causent d’énormes dégâts à l’économie bleue africaine, privant les Etats d’une manne financière importante. La pêche illégale menace directement des milliers d’emplois et l’écosystème maritime africain, tandis que la piraterie maritime crée une insécurité dans les eaux du continent, entravant les échanges et rendant difficile le développement de projets de tourisme maritime et côtier.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;«&amp;nbsp;La mer est l’autoroute du commerce mondial et la volonté de l’Afrique [de créer] une zone de libre-échange continentale ne peut aboutir sans un domaine maritime sécurisé&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;De plus, ces activités pourraient s’avérer préjudiciables pour la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui prend également en compte les échanges maritimes entre les pays africains. Une situation d’autant plus catastrophique, lorsqu’on sait que plus de 90% des échanges de marchandises du continent se font par voie maritime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191209/4bateaux_attente_lomé.jpg&quot; alt=&quot;4bateaux attente lomé&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;262&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;90% des échanges de marchandises du continent se font par voie maritime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Les menaces à la sécurité et à la sûreté maritimes transcendent les frontières et affectent le commerce international. Une menace pour un pays côtier est une menace pour tous les pays, côtiers ou enclavés […] La mer est l’autoroute du commerce mondial et la volonté de l’Afrique [de créer] une zone de libre-échange continentale ne peut aboutir sans un domaine maritime sécurisé&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, déclarait à cet effet Dominic Nitiwul, cité par le journal Le Monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une prise de conscience générale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Si les politiques laxistes des Etats africains ont souvent été pointées du doigt comme les principales causes de l’expansion de ces deux fléaux, les habitudes ont commencé à changer. On observe de plus en plus d’initiatives de la part des Etats africains, pour lutter contre ces deux maux de l’économie bleue africaine. De nombreuses rencontres internationales ont été organisées, ces dernières années, pour permettre aux Etats de se pencher sur ces deux problèmes afin d’adopter des mesures adéquates.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Des résultats qui offrent de l’espoir pour l’avenir de l’économie bleue du continent, qualifiée par l’Union africaine de «&amp;nbsp;nouvelle frontière de la renaissance de l’Afrique&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Début 2017, le gouvernement nigérian a ainsi introduit une loi visant à lutter contre les actes de pirateries et autres violations maritimes dans le pays. L’organisation depuis quelques années du sommet G7++ du groupe des &lt;em&gt;«&amp;nbsp;amis du golfe de Guinée&amp;nbsp;»&lt;/em&gt; permet notamment aux pays ouest-africains d’améliorer leurs réponses collectives aux menaces qui pèsent sur l’économie bleue de la région.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191209/5filet_peche.jpg&quot; alt=&quot;5filet peche&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;400&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;L’économie bleue, «&amp;nbsp;nouvelle frontière de la renaissance de l’Afrique&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Ces initiatives concertées, qui font également appel à la coopération avec les pays occidentaux, semblent d’ailleurs porter des fruits. D’après le BMI, malgré leur nombre toujours aussi élevé, les attaques de pirates maritimes en Afrique de l’Ouest semblent en &lt;em&gt;«&amp;nbsp;nette diminution&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, en raison de la mobilisation d’un plus grand nombre de navires militaires. Le Nigeria, premier producteur de pétrole d’Afrique, a par exemple fait état de quatorze attaques de pirates au premier trimestre de cette année, contre vingt-deux pour la même période en 2018.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Des résultats qui offrent de l’espoir pour l’avenir de l’économie bleue du continent, qualifiée par l’Union africaine de &lt;em&gt;«&amp;nbsp;nouvelle frontière de la renaissance de l’Afrique&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Moutiou Adjibi Nourou&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/auteur/Moutiou_Adjibi.png&quot; alt=&quot;Moutiou Adjibi&quot; width=&quot;120&quot; height=&quot;120&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="HebdoP2" />
	</entry>
	<entry>
		<title>Accusée de tous les maux, l’huile de palme peine encore à trouver sa place sur le marché mondial, en dépit des certifications</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com/hebdop2/1811-71237-accusee-de-tous-les-maux-l-huile-de-palme-peine-encore-a-trouver-sa-place-sur-le-marche-mondial-en-depit-des-certifications"/>
		<published>2019-11-18T16:36:40+01:00</published>
		<updated>2019-11-18T16:36:40+01:00</updated>
		<id>https://www.agenceecofin.com/hebdop2/1811-71237-accusee-de-tous-les-maux-l-huile-de-palme-peine-encore-a-trouver-sa-place-sur-le-marche-mondial-en-depit-des-certifications</id>
		<author>
			<name>Ndeye Khady Gueye</name>
			<email>nkhady@agenceecofin.com</email>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Alors qu’elle demeure sans rival pour sa productivité et ses nombreuses propriétés très prisées, l’huile de palme est décriée par de nombreuses ONG, en raison des déforestations massives qui ont été pratiquées dans ce secteur, particulièrement en Asie. Si la Table ronde sur l’huile de palme durable (RSPO) a permis d’impulser un mouvement de durabilité dans la filière, elle reste confrontée à de nombreux vents contraires. Décryptage.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Lorsqu’elle a été créée en 2004, la Table ronde sur l’huile de palme (RSPO) tenait d’un pari. Celui de promouvoir la production, l’échange et la consommation d’huile de palme durable sur le marché mondial. Il s’agissait surtout, en arrière-plan, de prouver que si l’association des termes «&lt;em&gt;&amp;nbsp;développement durable&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;&lt;em&gt;huile de palme&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» n’était pas évidente, elle ne relevait pas de facto de l’oxymore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191118/1palme1.jpg&quot; alt=&quot;1palme1&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;338&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Sur le plan foncier et social, l’huile de palme faisait aussi polémique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Et pour cause, dans les années 90, l’industrie de l’huile de palme était sous le feu des critiques. Après plusieurs décennies de croissance fulgurante en Asie du Sud-Est, le palmier à l’huile est devenu la bête noire des ONG environnementales. L’Indonésie, qui possède le troisième bassin de forêts équatoriales du monde, cristallisait tout particulièrement l’attention des organisations.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Après plusieurs décennies de croissance fulgurante en Asie du Sud-Est, le palmier à l’huile est devenu la bête noire des ONG environnementales. L’Indonésie, qui possède le troisième bassin de forêts équatoriales du monde, cristallisait tout particulièrement l’attention des organisations.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans le pays, l’utilisation du feu pour préparer le terrain, avant l’installation des palmeraies, a entraîné de nombreuses organisations comme Greenpeace, l’UICN ou Les Amis de la Terre, à se pencher sur l’influence de l’expansion du palmier à huile sur la disparition de la biodiversité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Sur le plan foncier et social, l’huile de palme faisait aussi polémique avec des accusations allant de la négation des droits coutumiers traditionnels, à l’accaparement de terres en passant par les mauvaises conditions de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans ce contexte, la RSPO se voulait une plateforme basée sur la coopération et le dialogue entre les différentes catégories d’acteurs de l’industrie (producteurs, transformateurs, négociants, détaillants, ONG/environnement-nature, ONG/social).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191118/2palme_main.jpg&quot; alt=&quot;2palme main&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;338&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La RSPO revendique aujourd’hui 4000 membres provenant de 93 pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Avec une charte reposant sur un ensemble de 8 principes et 39 critères, depuis novembre 2005, la RSPO conçoit l’huile de palme durable comme celle n’étant pas issue de la déforestation&amp;nbsp;; n’engendre pas d’impacts sociaux négatifs (respect des droits des exploitations familiales) et ne participe pas au changement climatique.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;La RSPO conçoit l’huile de palme durable comme celle n’étant pas issue de la déforestation&amp;nbsp;; n’engendre pas d’impacts sociaux négatifs et ne participe pas au changement climatique.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Comprenant 485 membres en 2010, la RSPO revendique aujourd’hui, pas moins de 4000 membres provenant de 93 pays, à travers le monde.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Du côté de la certification, les chiffres ont aussi beaucoup évolué. Actuellement, 14,5 millions de tonnes d’huile de palme sont certifiées durables par la RSPO, soit environ 19% du volume mondial contre 620&amp;nbsp;000 tonnes en 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La superficie certifiée est passée de 106&amp;nbsp;000 hectares (2008) à 2,63 millions d’hectares en 2014 pour plafonner à 2,91 millions d’hectares en 2019. Aussi flatteurs qu’ils soient, ces chiffres ne devraient pas entretenir l’illusion d’une bonne santé de l’industrie. Loin de là. La machine de commercialisation connaît de réelles difficultés de fonctionnement.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un engouement mondial qui se fait attendre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Comme l’analysent nombre d’observateurs, les acheteurs de l’huile de palme durable ne se bousculent pas sur le marché mondial. Symbole de cette situation, actuellement, seulement la moitié de l’huile de palme certifiée est vendue sur le marché. Pas en raison de la méconnaissance des acteurs des avantages qu’elle offre, notamment en ce qui concerne l'amélioration de la réputation vis-à-vis de la clientèle plus sensible aux questions environnementales, l’ouverture de nouveaux segments de marchés, etc. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;C’est parce qu’il est plus cher de la produire et que presque personne ne veut payer de prime à la durabilité&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», résument les responsables du groupe malaisien Sime Darby Plantation qui dispose de la plus vaste superficie de palmeraies au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191118/3palme_bio.jpg&quot; alt=&quot;3palme bio&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;553&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Les acheteurs de l’huile de palme durable ne se bousculent pas sur le marché mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En effet, pour prétendre à la certification, les producteurs peuvent dépenser jusqu’à 20-25&amp;nbsp;$ par hectare ; des montants dissuasifs pour les exploitants qui ne sont pas ou peu organisés. Mais les coûts ne s’arrêtent pas là. Il s’agit, en outre, de prendre en charge les frais d’audits, les coûts logistiques et de renseigner les études d’impact environnemental. Résultat, sur le marché, l’huile certifiée coûte environ 30-40&amp;nbsp;$ plus cher que son équivalent non certifié, en raison de la prime à la qualité payée.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Résultat, sur le marché, l’huile certifiée coûte environ 30-40&amp;nbsp;$ plus cher que son équivalent non certifié, en raison de la prime à la qualité payée.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Certaines compagnies font déjà des pertes, en raison du coût élevé de production et des coûts supplémentaires de la certification&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», indique Oscar Tjakra, analyste en céréales et oléagineux chez Rabobank International.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191118/4cotedivoire__huiledepalme.jpg&quot; alt=&quot;4cotedivoire huiledepalme&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;399&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Les producteurs sont poussés vers plus de durabilité, mais les autres acteurs de la chaîne ne suivent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Cette situation est révélatrice du paradoxe qui règne dans le circuit de l’huile de palme durable. D’un côté, les consommateurs restent sensibles aux images d’espèces emblématiques comme les orangs-outans et gibbons, dont la disparition des habitats est associée à l’huile de palme. De l’autre, les producteurs sont poussés vers plus de durabilité, mais les autres acteurs de la chaîne ne suivent pas. Au milieu, les engagements «&amp;nbsp;&lt;em&gt;zéro déforestation&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» ou «&lt;em&gt;&amp;nbsp;zéro feu de forêts&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» des compagnies comme Unilever, Nestlé ou McDonald’s ne se reflètent que très lentement dans les pratiques des transformateurs et les distributeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Au milieu, les engagements «&lt;em&gt;&amp;nbsp;zéro déforestation&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;&lt;em&gt;zéro feu de forêts&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» des compagnies comme Unilever, Nestlé ou McDonald’s ne se reflètent que très lentement dans les pratiques des transformateurs et les distributeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;D’après le Fonds mondial pour la nature (WWF), la demande des gros consommateurs comme l’Inde, la Chine, la Malaisie et l’Indonésie reste faible. Du côté de l’Union européenne, qui reste en première ligne dans la lutte contre la déforestation liée aux produits tropicaux, les résultats restent mitigés. «&lt;em&gt;&amp;nbsp;Il faut que les industriels européens aient le courage de s'engager, car le manque de soutien décourage les cultivateurs&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», confie au Monde, Darrel Webber, le secrétaire général de la RSPO en Malaisie.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;De nombreuses insuffisances&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En dehors des questions de coûts élevés, mises en avant par plusieurs observateurs, la démarche liée à la RSPO souffre de nombreux maux.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Se voulant consensuels et applicables au plan mondial, les principes de la RSPO ne peuvent pas s’appliquer aisément dans certains pays africains où la propriété foncière reste toujours coutumière, même en présence de régimes fonciers modernes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Se voulant consensuels et applicables au plan mondial, les principes de la RSPO ne peuvent pas s’appliquer aisément dans certains pays africains où la propriété foncière reste toujours coutumière, même en présence de régimes fonciers modernes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Cette adaptation au contexte est d’autant plus difficile que les enjeux de développement économique priment sur les questions de durabilité dans certains cas.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La RSPO apparaît ainsi pour ses détracteurs comme une initiative répondant à la logique des «&amp;nbsp;pays développés&amp;nbsp;», dont les discours sur la durabilité - s’ils étaient appliqués à la lettre - pourraient mettre en danger la filière sur le continent africain.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Hormis ces critiques, d’autres considèrent que la RSPO est trop peu contraignante et insuffisante, car ces critères reposent sur une base de volontariat. Cette bonne volonté qui n’est pas acquise en raison des enjeux du marché mondial de l’huile de palme, peut conduire à des rapports de force dans les négociations et nuire à la crédibilité de l'ensemble du processus de certification.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une refonte nécessaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’avenir de l’huile de palme durable dépendra de nombreuses réformes pouvant lui permettre de capter une place sur le marché global, mais aussi de consolider dans la durée ses acquis. Au-delà des difficultés de mise en œuvre, c’est le modèle économique même du processus qui doit être revu.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En effet, si les objectifs restent vertueux, il y a encore du chemin pour permettre notamment aux petits ou moyens producteurs d’être enrôlés dans le processus. Avec les coûts actuels, un soutien financier et la négociation de meilleurs prix d’écoulement seraient salutaires.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191118/5Palm_oil_seeds.jpg&quot; alt=&quot;5Palm oil seeds&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;399&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Il faudrait une meilleure implication des investisseurs et des gouvernements dans la certification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Même si les avantages liés à la certification durable vont au-delà de l’aspect financier, certains analystes font remarquer que «&amp;nbsp;&lt;em&gt;la réussite du système de certification dépend en partie de la capacité des parties prenantes à parvenir à des prix ﬁnaux plus élevés, aﬁn de compenser les coûts engendrés par la certiﬁcation&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Certains analystes font remarquer que «&lt;em&gt;&amp;nbsp;la réussite du système de certification dépend en partie de la capacité des parties prenantes à parvenir à des prix ﬁnaux plus élevés, aﬁn de compenser les coûts engendrés par la certiﬁcation&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;D’autres observateurs soulignent la nécessité d’une meilleure implication des investisseurs et des gouvernements dans la certification. Cette dernière dimension reste cruciale, dans la mesure où il revient aux acteurs étatiques de statuer sur les lois relatives à la durabilité et de mettre la pression sur les entreprises privées.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Des changements ont été observés, ces dernières années, de la part de la RSPO qui a révisé ses statuts pour faire taire les critiques d’organisations environnementales.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;En 2018, après de longs débats et beaucoup de pression, la&amp;nbsp; RSPO a amélioré son cadre de travail, relevé ses ambitions, révisé son statut et entrepris une meilleure mise en œuvre. Le problème, jusqu’à présent, n’a pas été le prix de l’huile de palme certifiée. Le problème c’était que le système de certification était extrêmement médiocre&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», confie à l’Agence Ecofin, Etelle Higonnet, directrice de campagne de l’ONG environnementale Mighty Earth.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Le problème, jusqu’à présent, n’a pas été le prix de l’huile de palme certifiée. Le problème c’était que le système de certification était extrêmement médiocre&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;D’après la responsable, ce changement doit beaucoup aux actions de nombreuses organisations comme Greenpeace qui ont poussé certaines compagnies à renforcer la transparence sur leur traçabilité et leur approvisionnement, cartes à l’appui.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;De son côté, la RSPO a aussi pris des mesures afin de sanctionner certains de ses membres qui ne respectaient pas ses règlements. Elle a notamment suspendu, en juin 2018, Nestlé pour ne pas avoir présenté son plan d’utilisation d’huile de palme certifiée durable. Celle-ci a retrouvé son statut, un mois plus tard, après avoir renouvelé son objectif d’approvisionnement en huile de palme 100% durable, d’ici 2023.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les enjeux de l’huile de palme durable pour l’Afrique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Souvent décrite comme la «&amp;nbsp;&lt;em&gt;prochaine&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» terre d’élection de l’huile de palme, le continent africain n’a pas été en marge des questions de durabilité de l’oléagineux. Il est devenu le terrain de jeu de nombreuses compagnies qui tentent d’y implanter des palmeraies avec plus ou moins de succès. Si la vague de critiques touche aussi l’industrie régionale, de nombreux acteurs soulignent que l’avenir de l’huile de palme ne doit pas être hypothéqué à cause de ces controverses.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Et pour cause, la réalité africaine est différente de celle de l’Asie du Sud-Est. Sur le continent, sa terre d’origine, l’huile de palme contribue depuis des millénaires au régime alimentaire de nombreux pays où elle est utilisée sous sa forme brute (huile rouge).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Sur le continent, sa terre d’origine, l’huile de palme contribue depuis des millénaires au régime alimentaire de nombreux pays où elle est utilisée sous sa forme brute (huile rouge).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Leader de l’offre mondiale d’huile de palme durant l’entre-deux-guerres, le continent représente aujourd’hui moins de 10% de l’approvisionnement. En outre, les rendements à l’hectare, encore loin des standards observés en Asie, laissent des marges de progression considérable et offrent des opportunités commerciales immenses. Cela, d’autant plus que la consommation d’huile du continent progresse à grands pas et que le marché mondial ne devrait pas s’essouffler. D’après une étude de Zion Market Research, publiée en 2017, la valeur du marché mondial de l’huile de palme devrait atteindre 92,84 milliards&amp;nbsp;$, d’ici 2021, contre 65,73 milliards&amp;nbsp;$ en 2015.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;La valeur du marché mondial de l’huile de palme devrait atteindre 92,84 milliards&amp;nbsp;$, d’ici 2021, contre 65,73 milliards&amp;nbsp;$ en 2015.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans ce contexte, de nombreux acteurs soulignent la nécessité d’articuler les nécessités de développement et de sécurité alimentaire et la durabilité écologique. Les institutions de développement pourraient jouer un rôle clé en s’assurant de l’élaboration de plans d’action veillant à la mise en œuvre de meilleures options environnementales et sociales.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191118/6huile_versée.png&quot; alt=&quot;6huile versée&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;347&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La valeur du marché mondial de l’huile de palme devrait atteindre 92,84 milliards&amp;nbsp;$ d’ici 2021.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;«&lt;em&gt;&amp;nbsp;La durabilité de la production est une responsabilité partagée et requiert la collaboration entre toutes les parties prenantes. Les compagnies, les petits agriculteurs, les gouvernements en Afrique ont besoin de travailler ensemble pour inciter la production plus durable à travers les marchés et les régulations, et agir avec la plus grande urgence pour permettre au secteur d’aller de l’avant&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», a confié à l’Agence Ecofin, M. Tjakra.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Le système africain d’huile de palme pourrait apprendre des leçons de l’Asie, et aller directement au meilleur de ce que l’Asie a réussi à faire pour l’huile de palme durable&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour Etelle Higonnet, il faudra notamment tirer le meilleur profit de l’expérience de l’Asie. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Le système africain d’huile de palme pourrait apprendre des leçons de l’Asie, et aller directement au meilleur de ce que l’Asie a réussi à faire pour l’huile de palme durable. Cela est la meilleure option possible&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», souligne-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Espoir Olodo&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/auteur/Espoir_Olodo.png&quot; alt=&quot;Espoir Olodo&quot; width=&quot;120&quot; height=&quot;120&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Alors qu’elle demeure sans rival pour sa productivité et ses nombreuses propriétés très prisées, l’huile de palme est décriée par de nombreuses ONG, en raison des déforestations massives qui ont été pratiquées dans ce secteur, particulièrement en Asie. Si la Table ronde sur l’huile de palme durable (RSPO) a permis d’impulser un mouvement de durabilité dans la filière, elle reste confrontée à de nombreux vents contraires. Décryptage.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Lorsqu’elle a été créée en 2004, la Table ronde sur l’huile de palme (RSPO) tenait d’un pari. Celui de promouvoir la production, l’échange et la consommation d’huile de palme durable sur le marché mondial. Il s’agissait surtout, en arrière-plan, de prouver que si l’association des termes «&lt;em&gt;&amp;nbsp;développement durable&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;&lt;em&gt;huile de palme&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» n’était pas évidente, elle ne relevait pas de facto de l’oxymore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191118/1palme1.jpg&quot; alt=&quot;1palme1&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;338&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Sur le plan foncier et social, l’huile de palme faisait aussi polémique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Et pour cause, dans les années 90, l’industrie de l’huile de palme était sous le feu des critiques. Après plusieurs décennies de croissance fulgurante en Asie du Sud-Est, le palmier à l’huile est devenu la bête noire des ONG environnementales. L’Indonésie, qui possède le troisième bassin de forêts équatoriales du monde, cristallisait tout particulièrement l’attention des organisations.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Après plusieurs décennies de croissance fulgurante en Asie du Sud-Est, le palmier à l’huile est devenu la bête noire des ONG environnementales. L’Indonésie, qui possède le troisième bassin de forêts équatoriales du monde, cristallisait tout particulièrement l’attention des organisations.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans le pays, l’utilisation du feu pour préparer le terrain, avant l’installation des palmeraies, a entraîné de nombreuses organisations comme Greenpeace, l’UICN ou Les Amis de la Terre, à se pencher sur l’influence de l’expansion du palmier à huile sur la disparition de la biodiversité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Sur le plan foncier et social, l’huile de palme faisait aussi polémique avec des accusations allant de la négation des droits coutumiers traditionnels, à l’accaparement de terres en passant par les mauvaises conditions de travail.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans ce contexte, la RSPO se voulait une plateforme basée sur la coopération et le dialogue entre les différentes catégories d’acteurs de l’industrie (producteurs, transformateurs, négociants, détaillants, ONG/environnement-nature, ONG/social).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191118/2palme_main.jpg&quot; alt=&quot;2palme main&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;338&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La RSPO revendique aujourd’hui 4000 membres provenant de 93 pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Avec une charte reposant sur un ensemble de 8 principes et 39 critères, depuis novembre 2005, la RSPO conçoit l’huile de palme durable comme celle n’étant pas issue de la déforestation&amp;nbsp;; n’engendre pas d’impacts sociaux négatifs (respect des droits des exploitations familiales) et ne participe pas au changement climatique.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;La RSPO conçoit l’huile de palme durable comme celle n’étant pas issue de la déforestation&amp;nbsp;; n’engendre pas d’impacts sociaux négatifs et ne participe pas au changement climatique.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Comprenant 485 membres en 2010, la RSPO revendique aujourd’hui, pas moins de 4000 membres provenant de 93 pays, à travers le monde.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Du côté de la certification, les chiffres ont aussi beaucoup évolué. Actuellement, 14,5 millions de tonnes d’huile de palme sont certifiées durables par la RSPO, soit environ 19% du volume mondial contre 620&amp;nbsp;000 tonnes en 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La superficie certifiée est passée de 106&amp;nbsp;000 hectares (2008) à 2,63 millions d’hectares en 2014 pour plafonner à 2,91 millions d’hectares en 2019. Aussi flatteurs qu’ils soient, ces chiffres ne devraient pas entretenir l’illusion d’une bonne santé de l’industrie. Loin de là. La machine de commercialisation connaît de réelles difficultés de fonctionnement.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un engouement mondial qui se fait attendre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Comme l’analysent nombre d’observateurs, les acheteurs de l’huile de palme durable ne se bousculent pas sur le marché mondial. Symbole de cette situation, actuellement, seulement la moitié de l’huile de palme certifiée est vendue sur le marché. Pas en raison de la méconnaissance des acteurs des avantages qu’elle offre, notamment en ce qui concerne l'amélioration de la réputation vis-à-vis de la clientèle plus sensible aux questions environnementales, l’ouverture de nouveaux segments de marchés, etc. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;C’est parce qu’il est plus cher de la produire et que presque personne ne veut payer de prime à la durabilité&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», résument les responsables du groupe malaisien Sime Darby Plantation qui dispose de la plus vaste superficie de palmeraies au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191118/3palme_bio.jpg&quot; alt=&quot;3palme bio&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;553&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Les acheteurs de l’huile de palme durable ne se bousculent pas sur le marché mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En effet, pour prétendre à la certification, les producteurs peuvent dépenser jusqu’à 20-25&amp;nbsp;$ par hectare ; des montants dissuasifs pour les exploitants qui ne sont pas ou peu organisés. Mais les coûts ne s’arrêtent pas là. Il s’agit, en outre, de prendre en charge les frais d’audits, les coûts logistiques et de renseigner les études d’impact environnemental. Résultat, sur le marché, l’huile certifiée coûte environ 30-40&amp;nbsp;$ plus cher que son équivalent non certifié, en raison de la prime à la qualité payée.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Résultat, sur le marché, l’huile certifiée coûte environ 30-40&amp;nbsp;$ plus cher que son équivalent non certifié, en raison de la prime à la qualité payée.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Certaines compagnies font déjà des pertes, en raison du coût élevé de production et des coûts supplémentaires de la certification&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», indique Oscar Tjakra, analyste en céréales et oléagineux chez Rabobank International.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191118/4cotedivoire__huiledepalme.jpg&quot; alt=&quot;4cotedivoire huiledepalme&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;399&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Les producteurs sont poussés vers plus de durabilité, mais les autres acteurs de la chaîne ne suivent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Cette situation est révélatrice du paradoxe qui règne dans le circuit de l’huile de palme durable. D’un côté, les consommateurs restent sensibles aux images d’espèces emblématiques comme les orangs-outans et gibbons, dont la disparition des habitats est associée à l’huile de palme. De l’autre, les producteurs sont poussés vers plus de durabilité, mais les autres acteurs de la chaîne ne suivent pas. Au milieu, les engagements «&amp;nbsp;&lt;em&gt;zéro déforestation&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» ou «&lt;em&gt;&amp;nbsp;zéro feu de forêts&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» des compagnies comme Unilever, Nestlé ou McDonald’s ne se reflètent que très lentement dans les pratiques des transformateurs et les distributeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Au milieu, les engagements «&lt;em&gt;&amp;nbsp;zéro déforestation&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;&lt;em&gt;zéro feu de forêts&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» des compagnies comme Unilever, Nestlé ou McDonald’s ne se reflètent que très lentement dans les pratiques des transformateurs et les distributeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;D’après le Fonds mondial pour la nature (WWF), la demande des gros consommateurs comme l’Inde, la Chine, la Malaisie et l’Indonésie reste faible. Du côté de l’Union européenne, qui reste en première ligne dans la lutte contre la déforestation liée aux produits tropicaux, les résultats restent mitigés. «&lt;em&gt;&amp;nbsp;Il faut que les industriels européens aient le courage de s'engager, car le manque de soutien décourage les cultivateurs&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», confie au Monde, Darrel Webber, le secrétaire général de la RSPO en Malaisie.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;De nombreuses insuffisances&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En dehors des questions de coûts élevés, mises en avant par plusieurs observateurs, la démarche liée à la RSPO souffre de nombreux maux.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Se voulant consensuels et applicables au plan mondial, les principes de la RSPO ne peuvent pas s’appliquer aisément dans certains pays africains où la propriété foncière reste toujours coutumière, même en présence de régimes fonciers modernes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Se voulant consensuels et applicables au plan mondial, les principes de la RSPO ne peuvent pas s’appliquer aisément dans certains pays africains où la propriété foncière reste toujours coutumière, même en présence de régimes fonciers modernes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Cette adaptation au contexte est d’autant plus difficile que les enjeux de développement économique priment sur les questions de durabilité dans certains cas.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La RSPO apparaît ainsi pour ses détracteurs comme une initiative répondant à la logique des «&amp;nbsp;pays développés&amp;nbsp;», dont les discours sur la durabilité - s’ils étaient appliqués à la lettre - pourraient mettre en danger la filière sur le continent africain.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Hormis ces critiques, d’autres considèrent que la RSPO est trop peu contraignante et insuffisante, car ces critères reposent sur une base de volontariat. Cette bonne volonté qui n’est pas acquise en raison des enjeux du marché mondial de l’huile de palme, peut conduire à des rapports de force dans les négociations et nuire à la crédibilité de l'ensemble du processus de certification.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une refonte nécessaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’avenir de l’huile de palme durable dépendra de nombreuses réformes pouvant lui permettre de capter une place sur le marché global, mais aussi de consolider dans la durée ses acquis. Au-delà des difficultés de mise en œuvre, c’est le modèle économique même du processus qui doit être revu.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En effet, si les objectifs restent vertueux, il y a encore du chemin pour permettre notamment aux petits ou moyens producteurs d’être enrôlés dans le processus. Avec les coûts actuels, un soutien financier et la négociation de meilleurs prix d’écoulement seraient salutaires.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191118/5Palm_oil_seeds.jpg&quot; alt=&quot;5Palm oil seeds&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;399&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Il faudrait une meilleure implication des investisseurs et des gouvernements dans la certification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Même si les avantages liés à la certification durable vont au-delà de l’aspect financier, certains analystes font remarquer que «&amp;nbsp;&lt;em&gt;la réussite du système de certification dépend en partie de la capacité des parties prenantes à parvenir à des prix ﬁnaux plus élevés, aﬁn de compenser les coûts engendrés par la certiﬁcation&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Certains analystes font remarquer que «&lt;em&gt;&amp;nbsp;la réussite du système de certification dépend en partie de la capacité des parties prenantes à parvenir à des prix ﬁnaux plus élevés, aﬁn de compenser les coûts engendrés par la certiﬁcation&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;D’autres observateurs soulignent la nécessité d’une meilleure implication des investisseurs et des gouvernements dans la certification. Cette dernière dimension reste cruciale, dans la mesure où il revient aux acteurs étatiques de statuer sur les lois relatives à la durabilité et de mettre la pression sur les entreprises privées.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Des changements ont été observés, ces dernières années, de la part de la RSPO qui a révisé ses statuts pour faire taire les critiques d’organisations environnementales.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;En 2018, après de longs débats et beaucoup de pression, la&amp;nbsp; RSPO a amélioré son cadre de travail, relevé ses ambitions, révisé son statut et entrepris une meilleure mise en œuvre. Le problème, jusqu’à présent, n’a pas été le prix de l’huile de palme certifiée. Le problème c’était que le système de certification était extrêmement médiocre&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», confie à l’Agence Ecofin, Etelle Higonnet, directrice de campagne de l’ONG environnementale Mighty Earth.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Le problème, jusqu’à présent, n’a pas été le prix de l’huile de palme certifiée. Le problème c’était que le système de certification était extrêmement médiocre&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;D’après la responsable, ce changement doit beaucoup aux actions de nombreuses organisations comme Greenpeace qui ont poussé certaines compagnies à renforcer la transparence sur leur traçabilité et leur approvisionnement, cartes à l’appui.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;De son côté, la RSPO a aussi pris des mesures afin de sanctionner certains de ses membres qui ne respectaient pas ses règlements. Elle a notamment suspendu, en juin 2018, Nestlé pour ne pas avoir présenté son plan d’utilisation d’huile de palme certifiée durable. Celle-ci a retrouvé son statut, un mois plus tard, après avoir renouvelé son objectif d’approvisionnement en huile de palme 100% durable, d’ici 2023.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les enjeux de l’huile de palme durable pour l’Afrique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Souvent décrite comme la «&amp;nbsp;&lt;em&gt;prochaine&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» terre d’élection de l’huile de palme, le continent africain n’a pas été en marge des questions de durabilité de l’oléagineux. Il est devenu le terrain de jeu de nombreuses compagnies qui tentent d’y implanter des palmeraies avec plus ou moins de succès. Si la vague de critiques touche aussi l’industrie régionale, de nombreux acteurs soulignent que l’avenir de l’huile de palme ne doit pas être hypothéqué à cause de ces controverses.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Et pour cause, la réalité africaine est différente de celle de l’Asie du Sud-Est. Sur le continent, sa terre d’origine, l’huile de palme contribue depuis des millénaires au régime alimentaire de nombreux pays où elle est utilisée sous sa forme brute (huile rouge).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Sur le continent, sa terre d’origine, l’huile de palme contribue depuis des millénaires au régime alimentaire de nombreux pays où elle est utilisée sous sa forme brute (huile rouge).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Leader de l’offre mondiale d’huile de palme durant l’entre-deux-guerres, le continent représente aujourd’hui moins de 10% de l’approvisionnement. En outre, les rendements à l’hectare, encore loin des standards observés en Asie, laissent des marges de progression considérable et offrent des opportunités commerciales immenses. Cela, d’autant plus que la consommation d’huile du continent progresse à grands pas et que le marché mondial ne devrait pas s’essouffler. D’après une étude de Zion Market Research, publiée en 2017, la valeur du marché mondial de l’huile de palme devrait atteindre 92,84 milliards&amp;nbsp;$, d’ici 2021, contre 65,73 milliards&amp;nbsp;$ en 2015.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;La valeur du marché mondial de l’huile de palme devrait atteindre 92,84 milliards&amp;nbsp;$, d’ici 2021, contre 65,73 milliards&amp;nbsp;$ en 2015.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans ce contexte, de nombreux acteurs soulignent la nécessité d’articuler les nécessités de développement et de sécurité alimentaire et la durabilité écologique. Les institutions de développement pourraient jouer un rôle clé en s’assurant de l’élaboration de plans d’action veillant à la mise en œuvre de meilleures options environnementales et sociales.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191118/6huile_versée.png&quot; alt=&quot;6huile versée&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;347&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La valeur du marché mondial de l’huile de palme devrait atteindre 92,84 milliards&amp;nbsp;$ d’ici 2021.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;«&lt;em&gt;&amp;nbsp;La durabilité de la production est une responsabilité partagée et requiert la collaboration entre toutes les parties prenantes. Les compagnies, les petits agriculteurs, les gouvernements en Afrique ont besoin de travailler ensemble pour inciter la production plus durable à travers les marchés et les régulations, et agir avec la plus grande urgence pour permettre au secteur d’aller de l’avant&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», a confié à l’Agence Ecofin, M. Tjakra.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Le système africain d’huile de palme pourrait apprendre des leçons de l’Asie, et aller directement au meilleur de ce que l’Asie a réussi à faire pour l’huile de palme durable&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour Etelle Higonnet, il faudra notamment tirer le meilleur profit de l’expérience de l’Asie. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Le système africain d’huile de palme pourrait apprendre des leçons de l’Asie, et aller directement au meilleur de ce que l’Asie a réussi à faire pour l’huile de palme durable. Cela est la meilleure option possible&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», souligne-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Espoir Olodo&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/auteur/Espoir_Olodo.png&quot; alt=&quot;Espoir Olodo&quot; width=&quot;120&quot; height=&quot;120&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="HebdoP2" />
	</entry>
	<entry>
		<title>Comment le Ghana veut bâtir sa prospérité à partir des richesses de son sous-sol</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com/hebdop2/2910-70598-comment-le-ghana-veut-batir-sa-prosperite-a-partir-des-richesses-de-son-sous-sol"/>
		<published>2019-10-29T17:26:56+01:00</published>
		<updated>2019-10-29T17:26:56+01:00</updated>
		<id>https://www.agenceecofin.com/hebdop2/2910-70598-comment-le-ghana-veut-batir-sa-prosperite-a-partir-des-richesses-de-son-sous-sol</id>
		<author>
			<name>Ndeye Khady Gueye</name>
			<email>nkhady@agenceecofin.com</email>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La Banque mondiale, dans son «&amp;nbsp;Commodity Market Outlook&amp;nbsp;» paru en mai dernier, classait le Ghana «&amp;nbsp;premier producteur d’or en Afrique&amp;nbsp;». Longtemps dauphin de l’Afrique du Sud dans ce classement, l’ex-Gold Coast ravit la vedette à la nation arc-en-ciel au bon moment, alors que l’or a établi un nouveau plancher à 1500 dollars/once. Dans sa montée en puissance, l’or ghanéen doit tirer avec lui les autres matières premières minières encore sous-exploitées que sont le diamant, le fer, le manganèse ou la bauxite. En début d’année Nana Akufo-Addo a annoncé son intention d’appuyer le développement économique du pays sur l’exploitation de ces richesses naturelles. Beaucoup ont essayé... Le Ghana y parviendra-t-il&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le secteur minier ghanéen est assez bien régulé pour permettre au pays de tirer profit de ses richesses. Depuis sa libéralisation en 1983, le régime juridique auquel est soumise l’industrie minière est assez stable. Les mines sont ainsi, depuis plusieurs années, l’une des premières sources de recettes directes collectées par la Ghana Revenue Authority (GRA), l’organe qui supervise, avec le ministère des Finances et la Banque centrale, les aspects fiscaux de cette régulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191029/1pepite.jpg&quot; alt=&quot;1pepite&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;337&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Le secteur minier est la première source de devises étrangères du Ghana.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La part qu’occupe l’industrie minière dans les recettes locales collectées par la GRA a augmenté de 0,5 point de pourcentage à 16,3% entre 2016 et 2017, faisant des mines le secteur qui rapporte le plus. Ce pourcentage a toutefois baissé à 14% en 2018. Selon les statistiques de l’organisme, tous les flux de recettes fiscales attribuables au secteur des mines et carrières se sont améliorés en 2017. Plus précisément, les recettes fiscales générées par le secteur sont passées de 1,65 milliard de cedis en 2016 à 2,16 milliards en 2017 (+31%) et 2,36 milliards de cedis en 2018 (+9,3%).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Cette croissance continue traduit l’efficacité du système de taxes en vigueur dans le pays. En effet, les rentrées d’impôt sur le revenu des sociétés ne cessent d’augmenter, tout comme les redevances minières alors que l’Etat collecte un impôt sur le revenu des employés (Pay-as-you-earn), ainsi que plusieurs autres taxes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La contribution du secteur minier à l’économie ghanéenne se remarque aussi par les recettes d’exportation. Ces dernières ont augmenté de 19&amp;nbsp;% à 6 milliards de dollars en 2017. Les produits miniers d’exportation du Ghana comprennent l’or, le diamant, la bauxite et le manganèse. Malgré la baisse des recettes en 2018, le secteur minier est toujours la première source de devises étrangères du Ghana, comparativement aux autres matières premières exportées.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Malgré la baisse des recettes en 2018, le secteur minier est toujours la première source de devises étrangères du Ghana, comparativement aux autres matières premières exportées.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La part du secteur minier dans le total des recettes d'exportation de marchandises était de 39&amp;nbsp;%, contre 31% pour le pétrole brut, 14% pour le cacao. En 2017, les mines représentaient 43% du total, contre 23% et 14% pour le pétrole brut et le cacao.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191029/Graph_1.png&quot; alt=&quot;Graph 1&quot; width=&quot;816&quot; height=&quot;397&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Répartition des recettes d’exportation en 2018 (Chambre des mines du Ghana)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au-delà des chiffres macroéconomiques, les bonnes performances du secteur minier ont également des répercussions sur le plan local. Il existe en effet des réglementations de contenu local qui obligent les opérateurs miniers à se fournir localement pour un nombre croissant de catégories de biens et services.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Il existe en effet des réglementations de contenu local qui obligent les opérateurs miniers à se fournir localement pour un nombre croissant de catégories de biens et services.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Selon les statistiques, les sociétés productrices ont rapatrié dans le pays 2,882 milliards de dollars US des 3,858 milliards de dollars de recettes d’exportations réalisées, soit 74,7%, contre 70% en 2017. Les fonds retournés au Ghana ont été dépensés pour l'achat de biens et de services, notamment d’intrants auprès de fournisseurs ou fabricants nationaux (gazole, électricité, etc.). Ils se composent aussi des paiements de salaires ainsi que le respect des obligations envers l'Etat et les communautés minières.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191029/2Newmont_ghana.jpg&quot; alt=&quot;2Newmont ghana&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;337&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Newmont Mining, Ghana.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Par ailleurs, en 2018, le nombre d’emplois directs à l’actif des compagnies minières productrices était de 10&amp;nbsp;109 personnes, dont 9950 employés ghanéens et 159 travailleurs expatriés. Il faut noter que ce chiffre, qui exclut les emplois indirects, est en baisse par rapport aux années précédentes. Malgré les plans d’extension de la mine Ahafo par Newmont Mining, qui ont augmenté la main-d’œuvre de la société, il y a eu des pertes d’emplois sur les mines de Gold Fields (qui a changé de modèle d’affaires en confiant l’exploitation de sa mine Tarkwa à un entrepreneur) et Golden Star Resources&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;La côte de l’or&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le secteur minier ghanéen est dominé par l’or qui aurait contribué en moyenne à 5,2% du PIB ghanéen entre 2006 et 2016. Des 5,77 milliards de dollars de recettes d’exportation de produits miniers générées en 2018, 5,46 milliards sont attribuables aux ventes d’or. Cette domination est à peine surprenante quand on sait que la région du golfe de Guinée devenue Ghana était connue sous le nom de Gold Coast du fait de ses «&amp;nbsp;&lt;em&gt;incroyables&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» ressources aurifères, pétrolifères et de gaz naturel.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Des 5,77 milliards de dollars de recettes d’exportation de produits miniers générées en 2018, 5,46 milliards sont attribuables aux ventes d’or.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Si le Ghana a été longtemps relégué au second plan par l’Afrique du Sud, l’épuisement progressif des réserves de la nation arc-en-ciel a changé ce rapport de force. Et la Banque mondiale et le World Gold Council sont unanimes sur le fait que le Ghana est, depuis 2018, le nouveau leader de la production africaine d’or. Selon le WGC, le pays, qui occupe actuellement la 8e place dans le classement des plus grands producteurs d’or au monde, a produit cette année-là 136,2 tonnes d’or contre 129,8 tonnes pour l’Afrique du Sud (désormais 9e).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191029/Graph_2.png&quot; alt=&quot;Graph 2&quot; width=&quot;681&quot; height=&quot;418&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Evolution de la production d’or du Ghana depuis 2010 (Banque mondiale)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Plus de 90% de la production minière ghanéenne est attribuable au sous-secteur de l’or. L’extraction aurifère se concentre dans deux grandes régions, en l’occurrence Ouest et Ashanti. Les ressources d’or du pays sont exploitées par plusieurs grandes compagnies étrangères. Par exemple, le géant américain Newmont, qui est le plus grand producteur d’or au monde depuis sa fusion cette année avec Goldcorp, opère sur les mines d’Ahafo et Akyem. Si Akyem produit à un taux annuel de 470&amp;nbsp;000 onces, Newmont Goldcorp met en œuvre un plan d’extension de l’usine d’Ahafo avec comme objectif d’accroître la production à 650&amp;nbsp;000 onces par an.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En dehors du leader mondial de l’industrie aurifère, il faut noter la présence du canadien Golden Star Resources qui exploite depuis 2017 les mines souterraines Prestea et Wassa qui produisent un total de 270&amp;nbsp;000 onces par an. C’est notamment la montée en puissance de ces deux mines qui a fait atteindre un nouveau palier de production au Ghana. Les autres compagnies canadiennes comprennent Asanko Gold (les mines Nkran et Esaase) et Kinross (Chirano). La présence sud-africaine dans le secteur aurifère ghanéen est constituée par les compagnies AngloGold Ashanti (Iduapriem et Obuasi) et Gold Fields (Tarkwa et Damang). &amp;nbsp;L’australien Perseus opère sur la mine Edikan qui produit 240&amp;nbsp;000 onces par an, tandis que le britannique Goldstone Resources opère à Akrokeri et Homase.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les «&amp;nbsp;galamseys&amp;nbsp;», une épine dont l’Etat n’arrive pas à se débarrasser&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au-delà de la contribution des grandes compagnies minières, la production d’or du Ghana est également artisanale. D’après les chiffres de l’Association nationale ghanéenne des mineurs de petite échelle, l’exploitation minière artisanale compte pour le tiers de la production ghanéenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191029/3galamseys_.jpg&quot; alt=&quot;3galamseys &quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;400&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;De nombreux orpailleurs clandestins arrivent à échapper aux mailles du filet.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Un organe public, la Precious Minerals Marketing Company, est chargé de certifier et exporter la production des petits producteurs. Toutefois, malgré les efforts du gouvernement d’Akufo-Addo pour réguler la production artisanale et à petite échelle, plusieurs orpailleurs clandestins arrivent à échapper aux mailles du filet. Connue au Ghana sous la dénomination «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Galamsey&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», l’exploitation artisanale illégale a pris de l’ampleur, ces dernières années. Pour éradiquer ce phénomène qui va jusqu’au pillage des sites des compagnies minières, le gouvernement a lancé en 2017 un moratoire de six mois sur toutes les petites activités minières artisanales dans le pays, et multiplie les sorties de dissuasion. Mais comme chez les voisins ouest-africains que sont la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger ou même le Burkina Faso, l’Etat ghanéen est encore très loin de son objectif. Lors d’une récente sortie, le ministre ivoirien des Mines, Jean-Claude Kouassi, a d’ailleurs appelé à une coopération régionale pour venir à bout de l’orpaillage clandestin qui fait perdre des milliards de dollars chaque année à ces pays, selon l’OCDE.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Lire aussi&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;https://agenceecofin.com/hebdop2/1910-61006-l-orpaillage-en-afrique-de-l-ouest-des-milliards-de-dollars-incontrolables&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;19/10/2018&amp;nbsp;- L’orpaillage&amp;nbsp;en Afrique de l’Ouest&amp;nbsp;: des milliards de dollars incontrôlables&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Insuffler la dynamique de l’or aux autres secteurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Hormis l’or, le Ghana dispose de larges réserves d’autres minerais dont le développement pourrait décupler la contribution du secteur minier à l’économie. Parmi ces minerais, les plus prometteurs pour une diversification sont pour le moment le diamant, la bauxite et le manganèse que le pays exporte déjà en faible quantité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191029/4Tarkwa_Ghana.jpg&quot; alt=&quot;4Tarkwa Ghana&quot; width=&quot;511&quot; height=&quot;287&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La mine Tarkwa de Gold Fields.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Selon les statistiques de la Chambre des Mines, les expéditions de manganèse par le seul producteur du pays, Ghana Manganese Company, sont passées de 3 millions de tonnes en 2017 à 4,55 millions de tonnes en 2018. En revanche, la quantité de bauxite expédiée par la Ghana Bauxite Company a diminué, passant de 1,477 million de tonnes à 1,011 million de tonnes, et les exportations de diamants sont passées de 0,087 million de carats à 0,058 million de carats.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Ces volumes sont minimes au vu des grandes quantités de ressources que contient le sol ghanéen. A titre d’illustration, selon les données d’un rapport publié en décembre 2018 par l’ambassade de France au Ghana, le pays abriterait l’une des dix plus grandes réserves de bauxite au monde. La majeure partie serait située sur les sites enclavés de Nyinahin et Kyebi (Région de l’Est). Les réserves de fer de l’ordre de milliards de tonnes se trouvent dans les régions du Nord et de l’Ouest.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Selon les données d’un rapport publié en décembre 2018 par l’ambassade de France au Ghana, le pays abriterait l’une des dix plus grandes réserves de bauxite au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Une chose est certaine, le gouvernement semble être conscient de ce grand potentiel de diversification, et tout porte à croire qu’il mettra en place des politiques pour le concrétiser. «&lt;em&gt; Notre pays dispose d'énormes ressources naturelles, la bauxite, le minerai de fer. Ils restent inexploités et sous-développés. Nous avons pris la décision que, quoi qu’il arrive, nous allons nous donner les moyens [de les développer, NDLR]&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», a déclaré, en début d’année, le président Nana Akufo-Addo. Et pour joindre l’acte à la parole, le dirigeant a décidé de créer cette année un organe de développement intégré de bauxite aluminium.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Louis-Nino Kansoun&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/auteur/Louis_Nino_Kansoun.jpg&quot; alt=&quot;Louis Nino Kansoun&quot; width=&quot;120&quot; height=&quot;120&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;La Banque mondiale, dans son «&amp;nbsp;Commodity Market Outlook&amp;nbsp;» paru en mai dernier, classait le Ghana «&amp;nbsp;premier producteur d’or en Afrique&amp;nbsp;». Longtemps dauphin de l’Afrique du Sud dans ce classement, l’ex-Gold Coast ravit la vedette à la nation arc-en-ciel au bon moment, alors que l’or a établi un nouveau plancher à 1500 dollars/once. Dans sa montée en puissance, l’or ghanéen doit tirer avec lui les autres matières premières minières encore sous-exploitées que sont le diamant, le fer, le manganèse ou la bauxite. En début d’année Nana Akufo-Addo a annoncé son intention d’appuyer le développement économique du pays sur l’exploitation de ces richesses naturelles. Beaucoup ont essayé... Le Ghana y parviendra-t-il&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le secteur minier ghanéen est assez bien régulé pour permettre au pays de tirer profit de ses richesses. Depuis sa libéralisation en 1983, le régime juridique auquel est soumise l’industrie minière est assez stable. Les mines sont ainsi, depuis plusieurs années, l’une des premières sources de recettes directes collectées par la Ghana Revenue Authority (GRA), l’organe qui supervise, avec le ministère des Finances et la Banque centrale, les aspects fiscaux de cette régulation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191029/1pepite.jpg&quot; alt=&quot;1pepite&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;337&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Le secteur minier est la première source de devises étrangères du Ghana.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La part qu’occupe l’industrie minière dans les recettes locales collectées par la GRA a augmenté de 0,5 point de pourcentage à 16,3% entre 2016 et 2017, faisant des mines le secteur qui rapporte le plus. Ce pourcentage a toutefois baissé à 14% en 2018. Selon les statistiques de l’organisme, tous les flux de recettes fiscales attribuables au secteur des mines et carrières se sont améliorés en 2017. Plus précisément, les recettes fiscales générées par le secteur sont passées de 1,65 milliard de cedis en 2016 à 2,16 milliards en 2017 (+31%) et 2,36 milliards de cedis en 2018 (+9,3%).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Cette croissance continue traduit l’efficacité du système de taxes en vigueur dans le pays. En effet, les rentrées d’impôt sur le revenu des sociétés ne cessent d’augmenter, tout comme les redevances minières alors que l’Etat collecte un impôt sur le revenu des employés (Pay-as-you-earn), ainsi que plusieurs autres taxes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La contribution du secteur minier à l’économie ghanéenne se remarque aussi par les recettes d’exportation. Ces dernières ont augmenté de 19&amp;nbsp;% à 6 milliards de dollars en 2017. Les produits miniers d’exportation du Ghana comprennent l’or, le diamant, la bauxite et le manganèse. Malgré la baisse des recettes en 2018, le secteur minier est toujours la première source de devises étrangères du Ghana, comparativement aux autres matières premières exportées.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Malgré la baisse des recettes en 2018, le secteur minier est toujours la première source de devises étrangères du Ghana, comparativement aux autres matières premières exportées.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La part du secteur minier dans le total des recettes d'exportation de marchandises était de 39&amp;nbsp;%, contre 31% pour le pétrole brut, 14% pour le cacao. En 2017, les mines représentaient 43% du total, contre 23% et 14% pour le pétrole brut et le cacao.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191029/Graph_1.png&quot; alt=&quot;Graph 1&quot; width=&quot;816&quot; height=&quot;397&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Répartition des recettes d’exportation en 2018 (Chambre des mines du Ghana)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au-delà des chiffres macroéconomiques, les bonnes performances du secteur minier ont également des répercussions sur le plan local. Il existe en effet des réglementations de contenu local qui obligent les opérateurs miniers à se fournir localement pour un nombre croissant de catégories de biens et services.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Il existe en effet des réglementations de contenu local qui obligent les opérateurs miniers à se fournir localement pour un nombre croissant de catégories de biens et services.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Selon les statistiques, les sociétés productrices ont rapatrié dans le pays 2,882 milliards de dollars US des 3,858 milliards de dollars de recettes d’exportations réalisées, soit 74,7%, contre 70% en 2017. Les fonds retournés au Ghana ont été dépensés pour l'achat de biens et de services, notamment d’intrants auprès de fournisseurs ou fabricants nationaux (gazole, électricité, etc.). Ils se composent aussi des paiements de salaires ainsi que le respect des obligations envers l'Etat et les communautés minières.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191029/2Newmont_ghana.jpg&quot; alt=&quot;2Newmont ghana&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;337&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Newmont Mining, Ghana.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Par ailleurs, en 2018, le nombre d’emplois directs à l’actif des compagnies minières productrices était de 10&amp;nbsp;109 personnes, dont 9950 employés ghanéens et 159 travailleurs expatriés. Il faut noter que ce chiffre, qui exclut les emplois indirects, est en baisse par rapport aux années précédentes. Malgré les plans d’extension de la mine Ahafo par Newmont Mining, qui ont augmenté la main-d’œuvre de la société, il y a eu des pertes d’emplois sur les mines de Gold Fields (qui a changé de modèle d’affaires en confiant l’exploitation de sa mine Tarkwa à un entrepreneur) et Golden Star Resources&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;La côte de l’or&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le secteur minier ghanéen est dominé par l’or qui aurait contribué en moyenne à 5,2% du PIB ghanéen entre 2006 et 2016. Des 5,77 milliards de dollars de recettes d’exportation de produits miniers générées en 2018, 5,46 milliards sont attribuables aux ventes d’or. Cette domination est à peine surprenante quand on sait que la région du golfe de Guinée devenue Ghana était connue sous le nom de Gold Coast du fait de ses «&amp;nbsp;&lt;em&gt;incroyables&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» ressources aurifères, pétrolifères et de gaz naturel.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Des 5,77 milliards de dollars de recettes d’exportation de produits miniers générées en 2018, 5,46 milliards sont attribuables aux ventes d’or.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Si le Ghana a été longtemps relégué au second plan par l’Afrique du Sud, l’épuisement progressif des réserves de la nation arc-en-ciel a changé ce rapport de force. Et la Banque mondiale et le World Gold Council sont unanimes sur le fait que le Ghana est, depuis 2018, le nouveau leader de la production africaine d’or. Selon le WGC, le pays, qui occupe actuellement la 8e place dans le classement des plus grands producteurs d’or au monde, a produit cette année-là 136,2 tonnes d’or contre 129,8 tonnes pour l’Afrique du Sud (désormais 9e).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191029/Graph_2.png&quot; alt=&quot;Graph 2&quot; width=&quot;681&quot; height=&quot;418&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Evolution de la production d’or du Ghana depuis 2010 (Banque mondiale)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Plus de 90% de la production minière ghanéenne est attribuable au sous-secteur de l’or. L’extraction aurifère se concentre dans deux grandes régions, en l’occurrence Ouest et Ashanti. Les ressources d’or du pays sont exploitées par plusieurs grandes compagnies étrangères. Par exemple, le géant américain Newmont, qui est le plus grand producteur d’or au monde depuis sa fusion cette année avec Goldcorp, opère sur les mines d’Ahafo et Akyem. Si Akyem produit à un taux annuel de 470&amp;nbsp;000 onces, Newmont Goldcorp met en œuvre un plan d’extension de l’usine d’Ahafo avec comme objectif d’accroître la production à 650&amp;nbsp;000 onces par an.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En dehors du leader mondial de l’industrie aurifère, il faut noter la présence du canadien Golden Star Resources qui exploite depuis 2017 les mines souterraines Prestea et Wassa qui produisent un total de 270&amp;nbsp;000 onces par an. C’est notamment la montée en puissance de ces deux mines qui a fait atteindre un nouveau palier de production au Ghana. Les autres compagnies canadiennes comprennent Asanko Gold (les mines Nkran et Esaase) et Kinross (Chirano). La présence sud-africaine dans le secteur aurifère ghanéen est constituée par les compagnies AngloGold Ashanti (Iduapriem et Obuasi) et Gold Fields (Tarkwa et Damang). &amp;nbsp;L’australien Perseus opère sur la mine Edikan qui produit 240&amp;nbsp;000 onces par an, tandis que le britannique Goldstone Resources opère à Akrokeri et Homase.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les «&amp;nbsp;galamseys&amp;nbsp;», une épine dont l’Etat n’arrive pas à se débarrasser&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au-delà de la contribution des grandes compagnies minières, la production d’or du Ghana est également artisanale. D’après les chiffres de l’Association nationale ghanéenne des mineurs de petite échelle, l’exploitation minière artisanale compte pour le tiers de la production ghanéenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191029/3galamseys_.jpg&quot; alt=&quot;3galamseys &quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;400&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;De nombreux orpailleurs clandestins arrivent à échapper aux mailles du filet.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Un organe public, la Precious Minerals Marketing Company, est chargé de certifier et exporter la production des petits producteurs. Toutefois, malgré les efforts du gouvernement d’Akufo-Addo pour réguler la production artisanale et à petite échelle, plusieurs orpailleurs clandestins arrivent à échapper aux mailles du filet. Connue au Ghana sous la dénomination «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Galamsey&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», l’exploitation artisanale illégale a pris de l’ampleur, ces dernières années. Pour éradiquer ce phénomène qui va jusqu’au pillage des sites des compagnies minières, le gouvernement a lancé en 2017 un moratoire de six mois sur toutes les petites activités minières artisanales dans le pays, et multiplie les sorties de dissuasion. Mais comme chez les voisins ouest-africains que sont la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger ou même le Burkina Faso, l’Etat ghanéen est encore très loin de son objectif. Lors d’une récente sortie, le ministre ivoirien des Mines, Jean-Claude Kouassi, a d’ailleurs appelé à une coopération régionale pour venir à bout de l’orpaillage clandestin qui fait perdre des milliards de dollars chaque année à ces pays, selon l’OCDE.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Lire aussi&amp;nbsp;: &lt;a href=&quot;https://agenceecofin.com/hebdop2/1910-61006-l-orpaillage-en-afrique-de-l-ouest-des-milliards-de-dollars-incontrolables&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt;19/10/2018&amp;nbsp;- L’orpaillage&amp;nbsp;en Afrique de l’Ouest&amp;nbsp;: des milliards de dollars incontrôlables&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Insuffler la dynamique de l’or aux autres secteurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Hormis l’or, le Ghana dispose de larges réserves d’autres minerais dont le développement pourrait décupler la contribution du secteur minier à l’économie. Parmi ces minerais, les plus prometteurs pour une diversification sont pour le moment le diamant, la bauxite et le manganèse que le pays exporte déjà en faible quantité.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191029/4Tarkwa_Ghana.jpg&quot; alt=&quot;4Tarkwa Ghana&quot; width=&quot;511&quot; height=&quot;287&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La mine Tarkwa de Gold Fields.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Selon les statistiques de la Chambre des Mines, les expéditions de manganèse par le seul producteur du pays, Ghana Manganese Company, sont passées de 3 millions de tonnes en 2017 à 4,55 millions de tonnes en 2018. En revanche, la quantité de bauxite expédiée par la Ghana Bauxite Company a diminué, passant de 1,477 million de tonnes à 1,011 million de tonnes, et les exportations de diamants sont passées de 0,087 million de carats à 0,058 million de carats.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Ces volumes sont minimes au vu des grandes quantités de ressources que contient le sol ghanéen. A titre d’illustration, selon les données d’un rapport publié en décembre 2018 par l’ambassade de France au Ghana, le pays abriterait l’une des dix plus grandes réserves de bauxite au monde. La majeure partie serait située sur les sites enclavés de Nyinahin et Kyebi (Région de l’Est). Les réserves de fer de l’ordre de milliards de tonnes se trouvent dans les régions du Nord et de l’Ouest.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Selon les données d’un rapport publié en décembre 2018 par l’ambassade de France au Ghana, le pays abriterait l’une des dix plus grandes réserves de bauxite au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Une chose est certaine, le gouvernement semble être conscient de ce grand potentiel de diversification, et tout porte à croire qu’il mettra en place des politiques pour le concrétiser. «&lt;em&gt; Notre pays dispose d'énormes ressources naturelles, la bauxite, le minerai de fer. Ils restent inexploités et sous-développés. Nous avons pris la décision que, quoi qu’il arrive, nous allons nous donner les moyens [de les développer, NDLR]&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», a déclaré, en début d’année, le président Nana Akufo-Addo. Et pour joindre l’acte à la parole, le dirigeant a décidé de créer cette année un organe de développement intégré de bauxite aluminium.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Louis-Nino Kansoun&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/auteur/Louis_Nino_Kansoun.jpg&quot; alt=&quot;Louis Nino Kansoun&quot; width=&quot;120&quot; height=&quot;120&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="HebdoP2" />
	</entry>
	<entry>
		<title>Le cacao certifié durable : de grosses attentes mais peu de résultats pour les producteurs</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com/hebdop2/2310-70377-le-cacao-certifie-durable-de-grosses-attentes-mais-peu-de-resultats-pour-les-producteurs"/>
		<published>2019-10-23T12:07:20+02:00</published>
		<updated>2019-10-23T12:07:20+02:00</updated>
		<id>https://www.agenceecofin.com/hebdop2/2310-70377-le-cacao-certifie-durable-de-grosses-attentes-mais-peu-de-resultats-pour-les-producteurs</id>
		<author>
			<name>Ndeye Khady Gueye</name>
			<email>nkhady@agenceecofin.com</email>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Sous le feu des critiques qui poussent vers plus de responsabilité environnementale et sociale, le secteur du cacao a vu ces dernières années, l’émergence de nombreux standards de certification durable. Si ces schémas ont suscité un engouement dans la chaîne de valeur, le bilan reste mitigé, aussi bien sur le plan de l’amélioration des conditions des producteurs que sur celui des conditions éthiques de culture du cacao.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La pression pour une plus grande durabilité dans la filière cacao s’inscrit dans la nécessaire refonte du système agricole, impulsée par les organisations environnementales. L’ambition est d’appliquer les différents principes du développement durable dans la chaîne d’approvisionnement de produits comme le café, le coton, le thé, la banane ou l’huile de palme.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans le cas du cacao, cela signifie concrètement de garantir une bonne rémunération aux producteurs et de lutter contre les deux principaux maux qui écornent l’image de la filière&amp;nbsp;: la déforestation et le travail infantile.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Dans le cas du cacao, cela signifie concrètement de garantir une bonne rémunération aux producteurs et de lutter contre les deux principaux maux qui écornent l’image de la filière&amp;nbsp;: la déforestation et le travail infantile.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour témoigner de leur prise de conscience de ces questions sociales et environnementales, les leaders mondiaux de la confiserie et de la distribution multinationale ont opté, ces dernières années, pour une plus grande utilisation de produits issus du cacao certifié durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191023/1-Rainforest_.png&quot; alt=&quot;1 Rainforest &quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;208&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Rainforest Alliance, l’un des labels de cacao durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Cette certification permet à des organismes tiers ou labels d’étiqueter le cacao produit comme répondant à des normes environnementales ou sociales. Ces schémas de certification s’appuient sur un système de cahiers des charges plus au moins étoffés. Les exigences peuvent aller de la culture du cacao dans des systèmes agro-écologiques à l’usage d’intrants organiques comme le compost, en passant par la nécessité de se regrouper en organisation, sous forme associative ou coopérative.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les systèmes de certification les plus répandus dans le monde pour le cacao, comme pour d’autres matières premières agricoles, sont Rainforest Alliance créée en 1987, Fairtrade (1997) et UTZ Certified (2002).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Si chacun de ces standards peut primer les critères sociaux ou les considérations écologiques, la promesse est de permettre à tous les acteurs de tirer leur épingle du jeu, du moins en théorie. &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour les consommateurs, l’utilisation de chocolat issu de produits de cacao certifié durable est le gage d’une qualité et d’une certaine éthique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191023/2-entreprises_cacao.jpg&quot; alt=&quot;2 entreprises cacao&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;475&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Le cacao est désormais la seconde matière première agricole la plus certifiée dans le monde, après le coton.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Du côté des entreprises, l’enjeu de la certification pour les compagnies est multiple. En effet, il reste moins coûteux et plus efficace pour celles-ci, en matière d’image, de recourir à l’expertise des organismes de la certiﬁcation durable que de développer leur propre système de certiﬁcation qui risque en outre d’être moins crédible.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans un autre registre, en commercialisant des produits durables, les entreprises peuvent cibler des consommateurs de plus en plus sensibles à ces questions et pénétrer des marchés de niche offrant des marges importantes.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;En commercialisant des produits durables, les entreprises peuvent cibler des consommateurs de plus en plus sensibles à ces questions et pénétrer des marchés de niche offrant des marges importantes.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour les producteurs et leur communauté, la principale attente est de recevoir un meilleur prix pour les fèves de cacao et d’être moins vulnérables à la pauvreté. En jouant sur la différenciation des produits, la certification offre une prime à la qualité et permet aux producteurs d’échapper à l’incertitude des marchés en leur assurant de couvrir leurs coûts de production. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une progression fulgurante&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Avec la demande croissante pour du cacao totalement traçable et certifié exempt de travail infantile, l’engouement pour la certification durable s’est fortement développé. Les standards de certification ont affiché un rythme de progression très rapide. En 2017, la superficie cumulée, certifiée par les trois entreprises de certification, a atteint 4,6 millions d’hectares, selon les données du Centre du commerce international (ITC). Le cacao est désormais la seconde matière première agricole la plus certifiée dans le monde, après le coton.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La certification UTZ arrive au premier rang avec 2,7 millions d’hectares en 2017, soit 23% des superficies mondiales. Viennent ensuite le label Fairtrade International (1,17 million d’hectares) et Rainforest Alliance (740&amp;nbsp;822 hectares).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;La certification UTZ arrive au premier rang avec 2,7 millions d’hectares en 2017, soit 23% des superficies mondiales. Viennent ensuite le label Fairtrade International (1,17 million d’hectares) et Rainforest Alliance (740&amp;nbsp;822 hectares).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;De leur côté, les volumes de cacao certifié ont plus que doublé en l’intervalle de 5 ans, passant de 691&amp;nbsp;490 tonnes en 2013 à 1,45 million de tonnes en 2017. En outre, les ventes effectuées par ces organismes sont passées de 564&amp;nbsp;769 tonnes en 2013 à 953&amp;nbsp;458 tonnes en 2016, soit 20% de l’approvisionnement mondial.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191023/3-cacao_UTZ.jpg&quot; alt=&quot;3 cacao UTZ&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;281&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Les primes reçues par les producteurs certifiés UTZ ont chuté de 122 euros en 2013 à 83 euros en 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Si ces chiffres démontrent la bonne cote du cacao certifié à travers le monde, la certification suscite de nombreuses interrogations quant à ses véritables retombées pour les producteurs.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;«&amp;nbsp;La certification ne suffit pas&amp;nbsp;»&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La certification durable est aujourd’hui décriée pour n’avoir pas contribué à l’amélioration de la situation des exploitants agricoles, malgré ses principes vertueux.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En effet, les primes perçues dans le cadre de ce programme ont pour la plupart été réduites, sur ces dernières années, en dépit de l’engouement. D’après un rapport d’UTZ, les primes reçues par les producteurs ont chuté de 122 euros en 2013 à 83 euros en 2017. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Du côté de Fairtrade, la situation n’est pas plus reluisante. Selon une étude publiée, l’année dernière, l’organisation indique que 58% des exploitations de cacao en Côte d’Ivoire, certifiés par le label, perçoivent un revenu en dessous du seuil de pauvreté.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Selon une étude publiée, l’année dernière, l’organisation indique que 58% des exploitations de cacao en Côte d’Ivoire, certifiés par le label, perçoivent un revenu en dessous du seuil de pauvreté.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Hormis la question des primes, le modèle des standards de certification semble ne plus séduire les entreprises qui se lancent de plus en plus dans leur propre initiative avec plus ou moins de succès. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;La certification ne suffit pas. Notre conviction est que nous devons adopter des normes plus strictes que les standards actuellement définis par la certification&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», confie John Ament, vice-président mondial du cacao chez Mars Wrigley Confectionery.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La compagnie qui s'était déjà engagée par le passé à ne plus acheter que du cacao certifié d'ici 2020, envisage à présent d’aller au-delà de ce seul engagement sur la certification qui n'a pas eu l'effet escompté. En outre, la compagnie dit vouloir maintenir l’approvisionnement de 50% de ce niveau de volume pour le moment, tout en disant être prêt à l'accroître s'il constate une amélioration des normes. &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191023/4Magnum_RFA_Infinity_3D.jpg&quot; alt=&quot;4Magnum RFA Infinity 3D&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;315&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La certification durable est aujourd’hui décriée pour n’avoir pas contribué à l’amélioration de la situation des exploitants agricoles, malgré ses principes vertueux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;De son côté, le géant américain de la confiserie Hershey’s a annoncé un programme visant à accroître l’utilisation de smartphones pour la diffusion des vidéos et des SMS sur les bonnes pratiques agricoles pour les producteurs de cacao. Pour sa part, Nestlé a indiqué être engagé dans un projet de renforcement de la résilience des communautés cacaoyères, en leur distribuant des plants à haut rendement ainsi que des formations sur les bonnes pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Je pense qu’il y a différentes approches pour parvenir au même résultat qui est l’amélioration des conditions de vie des producteurs&amp;nbsp;&lt;/em&gt;», souligne Susanna Zhu, responsable de l’approvisionnement chez Hershey’s.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;D’un point de vue global, il faut souligner que les standards de certification durable ont le mérite de favoriser une prise de conscience et un changement des mentalités, même s’ils sont désavoués en raison de leur inefficacité. A l’heure où ces questions cruciales restent encore vives, certains estiment que les pays producteurs de cacao comme le Ghana et la Côte d’Ivoire devraient accroître leur collaboration avec les entreprises et les organismes de certification, pour leur permettre de jouer plus efficacement leur rôle.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Espoir Olodo&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/auteur/Espoir_Olodo.png&quot; alt=&quot;Espoir Olodo&quot; width=&quot;120&quot; height=&quot;120&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Sous le feu des critiques qui poussent vers plus de responsabilité environnementale et sociale, le secteur du cacao a vu ces dernières années, l’émergence de nombreux standards de certification durable. Si ces schémas ont suscité un engouement dans la chaîne de valeur, le bilan reste mitigé, aussi bien sur le plan de l’amélioration des conditions des producteurs que sur celui des conditions éthiques de culture du cacao.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La pression pour une plus grande durabilité dans la filière cacao s’inscrit dans la nécessaire refonte du système agricole, impulsée par les organisations environnementales. L’ambition est d’appliquer les différents principes du développement durable dans la chaîne d’approvisionnement de produits comme le café, le coton, le thé, la banane ou l’huile de palme.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans le cas du cacao, cela signifie concrètement de garantir une bonne rémunération aux producteurs et de lutter contre les deux principaux maux qui écornent l’image de la filière&amp;nbsp;: la déforestation et le travail infantile.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Dans le cas du cacao, cela signifie concrètement de garantir une bonne rémunération aux producteurs et de lutter contre les deux principaux maux qui écornent l’image de la filière&amp;nbsp;: la déforestation et le travail infantile.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour témoigner de leur prise de conscience de ces questions sociales et environnementales, les leaders mondiaux de la confiserie et de la distribution multinationale ont opté, ces dernières années, pour une plus grande utilisation de produits issus du cacao certifié durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191023/1-Rainforest_.png&quot; alt=&quot;1 Rainforest &quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;208&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Rainforest Alliance, l’un des labels de cacao durable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Cette certification permet à des organismes tiers ou labels d’étiqueter le cacao produit comme répondant à des normes environnementales ou sociales. Ces schémas de certification s’appuient sur un système de cahiers des charges plus au moins étoffés. Les exigences peuvent aller de la culture du cacao dans des systèmes agro-écologiques à l’usage d’intrants organiques comme le compost, en passant par la nécessité de se regrouper en organisation, sous forme associative ou coopérative.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les systèmes de certification les plus répandus dans le monde pour le cacao, comme pour d’autres matières premières agricoles, sont Rainforest Alliance créée en 1987, Fairtrade (1997) et UTZ Certified (2002).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Si chacun de ces standards peut primer les critères sociaux ou les considérations écologiques, la promesse est de permettre à tous les acteurs de tirer leur épingle du jeu, du moins en théorie. &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour les consommateurs, l’utilisation de chocolat issu de produits de cacao certifié durable est le gage d’une qualité et d’une certaine éthique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191023/2-entreprises_cacao.jpg&quot; alt=&quot;2 entreprises cacao&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;475&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Le cacao est désormais la seconde matière première agricole la plus certifiée dans le monde, après le coton.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Du côté des entreprises, l’enjeu de la certification pour les compagnies est multiple. En effet, il reste moins coûteux et plus efficace pour celles-ci, en matière d’image, de recourir à l’expertise des organismes de la certiﬁcation durable que de développer leur propre système de certiﬁcation qui risque en outre d’être moins crédible.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans un autre registre, en commercialisant des produits durables, les entreprises peuvent cibler des consommateurs de plus en plus sensibles à ces questions et pénétrer des marchés de niche offrant des marges importantes.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;En commercialisant des produits durables, les entreprises peuvent cibler des consommateurs de plus en plus sensibles à ces questions et pénétrer des marchés de niche offrant des marges importantes.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour les producteurs et leur communauté, la principale attente est de recevoir un meilleur prix pour les fèves de cacao et d’être moins vulnérables à la pauvreté. En jouant sur la différenciation des produits, la certification offre une prime à la qualité et permet aux producteurs d’échapper à l’incertitude des marchés en leur assurant de couvrir leurs coûts de production. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une progression fulgurante&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Avec la demande croissante pour du cacao totalement traçable et certifié exempt de travail infantile, l’engouement pour la certification durable s’est fortement développé. Les standards de certification ont affiché un rythme de progression très rapide. En 2017, la superficie cumulée, certifiée par les trois entreprises de certification, a atteint 4,6 millions d’hectares, selon les données du Centre du commerce international (ITC). Le cacao est désormais la seconde matière première agricole la plus certifiée dans le monde, après le coton.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La certification UTZ arrive au premier rang avec 2,7 millions d’hectares en 2017, soit 23% des superficies mondiales. Viennent ensuite le label Fairtrade International (1,17 million d’hectares) et Rainforest Alliance (740&amp;nbsp;822 hectares).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;La certification UTZ arrive au premier rang avec 2,7 millions d’hectares en 2017, soit 23% des superficies mondiales. Viennent ensuite le label Fairtrade International (1,17 million d’hectares) et Rainforest Alliance (740&amp;nbsp;822 hectares).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;De leur côté, les volumes de cacao certifié ont plus que doublé en l’intervalle de 5 ans, passant de 691&amp;nbsp;490 tonnes en 2013 à 1,45 million de tonnes en 2017. En outre, les ventes effectuées par ces organismes sont passées de 564&amp;nbsp;769 tonnes en 2013 à 953&amp;nbsp;458 tonnes en 2016, soit 20% de l’approvisionnement mondial.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191023/3-cacao_UTZ.jpg&quot; alt=&quot;3 cacao UTZ&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;281&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Les primes reçues par les producteurs certifiés UTZ ont chuté de 122 euros en 2013 à 83 euros en 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Si ces chiffres démontrent la bonne cote du cacao certifié à travers le monde, la certification suscite de nombreuses interrogations quant à ses véritables retombées pour les producteurs.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;«&amp;nbsp;La certification ne suffit pas&amp;nbsp;»&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La certification durable est aujourd’hui décriée pour n’avoir pas contribué à l’amélioration de la situation des exploitants agricoles, malgré ses principes vertueux.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En effet, les primes perçues dans le cadre de ce programme ont pour la plupart été réduites, sur ces dernières années, en dépit de l’engouement. D’après un rapport d’UTZ, les primes reçues par les producteurs ont chuté de 122 euros en 2013 à 83 euros en 2017. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Du côté de Fairtrade, la situation n’est pas plus reluisante. Selon une étude publiée, l’année dernière, l’organisation indique que 58% des exploitations de cacao en Côte d’Ivoire, certifiés par le label, perçoivent un revenu en dessous du seuil de pauvreté.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Selon une étude publiée, l’année dernière, l’organisation indique que 58% des exploitations de cacao en Côte d’Ivoire, certifiés par le label, perçoivent un revenu en dessous du seuil de pauvreté.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Hormis la question des primes, le modèle des standards de certification semble ne plus séduire les entreprises qui se lancent de plus en plus dans leur propre initiative avec plus ou moins de succès. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;La certification ne suffit pas. Notre conviction est que nous devons adopter des normes plus strictes que les standards actuellement définis par la certification&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», confie John Ament, vice-président mondial du cacao chez Mars Wrigley Confectionery.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La compagnie qui s'était déjà engagée par le passé à ne plus acheter que du cacao certifié d'ici 2020, envisage à présent d’aller au-delà de ce seul engagement sur la certification qui n'a pas eu l'effet escompté. En outre, la compagnie dit vouloir maintenir l’approvisionnement de 50% de ce niveau de volume pour le moment, tout en disant être prêt à l'accroître s'il constate une amélioration des normes. &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191023/4Magnum_RFA_Infinity_3D.jpg&quot; alt=&quot;4Magnum RFA Infinity 3D&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;315&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La certification durable est aujourd’hui décriée pour n’avoir pas contribué à l’amélioration de la situation des exploitants agricoles, malgré ses principes vertueux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;De son côté, le géant américain de la confiserie Hershey’s a annoncé un programme visant à accroître l’utilisation de smartphones pour la diffusion des vidéos et des SMS sur les bonnes pratiques agricoles pour les producteurs de cacao. Pour sa part, Nestlé a indiqué être engagé dans un projet de renforcement de la résilience des communautés cacaoyères, en leur distribuant des plants à haut rendement ainsi que des formations sur les bonnes pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Je pense qu’il y a différentes approches pour parvenir au même résultat qui est l’amélioration des conditions de vie des producteurs&amp;nbsp;&lt;/em&gt;», souligne Susanna Zhu, responsable de l’approvisionnement chez Hershey’s.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;D’un point de vue global, il faut souligner que les standards de certification durable ont le mérite de favoriser une prise de conscience et un changement des mentalités, même s’ils sont désavoués en raison de leur inefficacité. A l’heure où ces questions cruciales restent encore vives, certains estiment que les pays producteurs de cacao comme le Ghana et la Côte d’Ivoire devraient accroître leur collaboration avec les entreprises et les organismes de certification, pour leur permettre de jouer plus efficacement leur rôle.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Espoir Olodo&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/auteur/Espoir_Olodo.png&quot; alt=&quot;Espoir Olodo&quot; width=&quot;120&quot; height=&quot;120&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="HebdoP2" />
	</entry>
	<entry>
		<title>Comment le secteur minier peut contribuer à réduire le déficit énergétique en Afrique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com/hebdop2/1610-70173-comment-le-secteur-minier-peut-contribuer-a-reduire-le-deficit-energetique-en-afrique"/>
		<published>2019-10-16T14:52:44+02:00</published>
		<updated>2019-10-16T14:52:44+02:00</updated>
		<id>https://www.agenceecofin.com/hebdop2/1610-70173-comment-le-secteur-minier-peut-contribuer-a-reduire-le-deficit-energetique-en-afrique</id>
		<author>
			<name>Ndeye Khady Gueye</name>
			<email>nkhady@agenceecofin.com</email>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Pour investir en Afrique subsaharienne, l’un des plus grands problèmes qui se posent aux compagnies minières est l’accès à l’électricité. Dans cette région, la plupart des pays n’arrivent déjà pas à satisfaire les besoins des ménages. Cette situation a souvent contraint les sociétés minières à choisir l’option la moins risquée mais la plus coûteuse&amp;nbsp;: installer leurs propres sources d’approvisionnement. Dans ce contexte, la Banque mondiale préconise, pour certains pays, une intégration des compagnies minières dans la mise en œuvre des politiques nationales de développement énergétique. Arguments.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Des besoins gigantesques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En Afrique du Sud, deuxième économie du continent derrière le Nigeria, l’un des secteurs les plus affectés par la crise que traverse depuis plusieurs mois la compagnie nationale d’électricité, l’Eskom, est l’industrie minière. Pour cause, les mines consomment près du tiers de l’énergie distribuée dans le pays par la société nationale qui figure pourtant dans le top 7 mondial des compagnies électriques en matière de production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191015/1Eskom_power.jpg&quot; alt=&quot;1Eskom power&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;339&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Eskom, 7e producteur mondial d’électricité, peine a satisfaire le demande des miniers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Ainsi, lorsque l’Eskom a proposé en début d’année d’augmenter les prix de l’électricité, les acteurs miniers sont montés au créneau pour montrer à quel point cela compromettrait l’avenir du secteur, déjà incertain. Baisse de production et perte de 150&amp;nbsp;000 emplois étaient les principaux arguments avancés par l’industrie minière pour justifier sa prise de position.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Pour cause, les mines consomment près du tiers de l’énergie distribuée dans le pays par la société nationale qui figure pourtant dans le top 7 mondial des compagnies électriques en matière de production.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le même cas de figure s’est produit en 2017 en Zambie lorsque l’Etat a décidé d’augmenter les prix de l’électricité. Certaines compagnies minières, y compris des géants comme Glencore ou First Quantum Minerals, ont refusé de s’y conformer. Il s’en est suivi un bras de fer entre le gouvernement et l’industrie minière qui a abouti à la suspension de plusieurs opérations. Le différend a finalement été réglé au cas par cas, au bout de plusieurs jours de négociations, mais les quelques semaines de restrictions énergétiques dont ont été victimes les compagnies minières n’ont pas manqué d’affecter le volume total de cuivre produit par le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Selon des prévisions de la Banque mondiale datant de 2015, les besoins énergétiques des mines en Afrique subsaharienne continueront d’augmenter pour atteindre les 23 GW, à l’horizon 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Ces deux cas, loin d’être des exemples isolés, démontrent le caractère sensible de la question de l’accès à l’électricité pour les compagnies minières. D’une manière générale, le coût énergétique compte pour 10 à 35% du coût de développement d’un projet minier. Selon des prévisions de la Banque mondiale datant de 2015, les besoins énergétiques des mines en Afrique subsaharienne continueront d’augmenter pour atteindre les 23 GW, à l’horizon 2020. La demande viendra essentiellement de l’Afrique du Sud, mais également de pays comme la Zambie et le Mozambique, suivis des pays d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest. Mieux, dans certains pays, la demande d’électricité de l’industrie minière dominera celle de tous les autres secteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un contexte de déficit énergétique chronique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour les pays africains au sud du Sahara, l’accès à l’électricité est un problème épineux qui ne date pas d’aujourd’hui. Entre capacité de production insuffisante, faible connectivité, manque de fiabilité et coûts élevés, ces nations doivent faire face à des problèmes chroniques. Pourtant, le potentiel énergétique de la région a déjà été démontré par plusieurs études et recherches. Par exemple, seulement 8% du potentiel hydroélectrique du continent (environ 400 GW) ont été exploités. Les ressources gazières peuvent permettre à l’Afrique subsaharienne de produire chaque année 100 GW durant plus de 70 ans. Il faut ajouter à cela les vastes ressources de charbon, mais également les autres sources d’électricité, y compris les énergies renouvelables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191015/2mining-excavator.jpg&quot; alt=&quot;2mining excavator&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;400&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Dans certains pays africains, l’industrie minière demandera plus d’électricité que tous les autres secteurs réunis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Malgré ce grand potentiel, quelque 600 millions d’Africains manquent encore d’une connexion électrique, selon les données d’un rapport de la BAD paru en septembre 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Dans certains pays d’Afrique subsaharienne, le nombre de personnes ayant accès à l’électricité ne dépasse pas les 10% de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Si l’on se base sur de plus anciennes prévisions de l’Agence internationale de l’énergie, citées par l’ONG britannique Oxfam, dans une étude réalisée en 2017, 489 millions de personnes n’auront toujours pas accès à l’électricité en 2040. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Il est important de se rappeler que les moyennes régionales et nationales peuvent occulter de vastes disparités dans les niveaux d’accès à l’énergie entre les pays et en leur sein&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», précise l'organisation qui note que dans certains pays d’Afrique subsaharienne, le nombre de personnes ayant accès à l’électricité ne dépasse pas les 10% de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La capacité de production énergétique installée actuellement en Afrique subsaharienne dépasserait à peine les 80 GW, dont plus de 40 GW en Afrique du Sud. Le Nigeria, dont la population représente plus du triple de celle de l’Afrique du Sud, dispose seulement du dixième de sa capacité de production installée. De plus, dans des pays particulièrement riches en minerais comme la Guinée, la Mauritanie, le Mozambique, la RDC, la Tanzanie et la Zambie, les taux d'électrification dépassent à peine les 20-30%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les modes d’approvisionnement en électricité des mines&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour satisfaire leurs besoins énergétiques, plusieurs options s’offrent aux compagnies minières. D’une manière générale, elles optent pour le raccordement au réseau. Cependant, ce mode d’approvisionnement présente plusieurs limites, notamment la sécurité et les tarifs élevés quand le réseau est alimenté par une coûteuse production à base de carburant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191015/3Power_Plant_at_Sierra_Rutiles_Mining_Plant.jpg&quot; alt=&quot;3Power Plant at Sierra Rutiles Mining Plant&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;338&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;L’auto-approvisionnement reste une solution coûteuse mais sûre (ici Sierra Rutile en Sierra Leone)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans un contexte où les réseaux n’arrivent même pas à satisfaire les besoins des populations, les compagnies minières commencent de plus en plus à opter pour l’auto-approvisionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Dans un contexte où les réseaux n’arrivent même pas à satisfaire les besoins des populations, les compagnies minières commencent de plus en plus à opter pour l’auto-approvisionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Cette option, en plus d’éliminer les risques de fiabilité, leur permet d’installer leur propre usine de production, selon les besoins de leurs projets. De 6% de projets miniers ayant recours à l’auto-approvisionnement, avant 2000 en Afrique subsaharienne, on devrait passer à 18% en 2020, malgré les coûts relativement très élevés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Il faut noter que les mines accordent au moins autant d'importance à la sécurité de l'approvisionnement qu'au coût. Elles investissent dans l'auto-approvisionnement, même lorsque le coût du kilowatt livré est beaucoup plus élevé, afin de conserver le contrôle de leur approvisionnement en électricité et d'en assurer la continuité&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», explique une recherche de la Banque mondiale sur le sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Entre le raccordement aux réseaux nationaux et l’auto-approvisionnement, on retrouve plusieurs options intermédiaires, selon la typologie réalisée par l’institution. Si elles sont encore utilisées à petite échelle, certaines de ces options intermédiaires offrent l’avantage de prendre en compte les populations locales (voir Tableau). En effet, sur la base d’accords, souvent privés, les compagnies minières investissent dans les réseaux nationaux ou cèdent le reste de la capacité de leurs propres infrastructures de production aux réseaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191015/4-tableau.png&quot; alt=&quot;4 tableau&quot; width=&quot;910&quot; height=&quot;445&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Source&amp;nbsp;: Banque mondiale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Comment les mines peuvent contribuer au développement du secteur énergétique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans son rapport intitulé «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Le potentiel transformateur de l’industrie minière&amp;nbsp;: une opportunité pour l’électrification de l’Afrique subsaharienne &lt;/em&gt;», la Banque mondiale indique que l’auto-approvisionnement représente des pertes pour l’économie, les entreprises énergétiques publiques, mais également pour les mines. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Si les mines délaissent l'auto-approvisionnement, les services d'utilité publique et la population en tireront aussi des avantages, et de nouvelles opportunités émergeront également pour le secteur privé&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», peut-on lire dans le document.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Lire aussi&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;https://www.agenceecofin.com/hebdop2/1709-69288-l-industrie-miniere-africaine-se-convertit-progressivement-a-l-energie-renouvelable&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt; 17/09/2019&amp;nbsp;- L’industrie minière africaine se convertit progressivement à l’énergie renouvelable&lt;span id=&quot;mce_50_start&quot;&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’institution propose ainsi que le secteur minier serve de point d’ancrage de la demande dans des projets locaux d’électrification des pays riches en minerais. Les compagnies minières sont ainsi encouragées à investir avec les gouvernements, directement dans la production et le transport de l’électricité ou dans des sociétés de production indépendantes pour lesquelles ils serviront d’acheteurs principaux. Ce cas de figure leur permettrait d’économiser des centaines de millions de dollars et permettrait d’approvisionner les communautés locales.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Les compagnies minières sont ainsi encouragées à investir avec les gouvernements, directement dans la production et le transport de l’électricité ou dans des sociétés de production indépendantes.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En Guinée ou en Mauritanie, par exemple, où plusieurs scénarios ont été simulés, il s’avère que l’approvisionnement partagé par plusieurs mines et l’approvisionnement partagé par les mines et les communautés avoisinantes sont les options les plus rentables et bénéfiques pour toutes les parties prenantes. Dans le cas de la Guinée, l’intégration énergie-exploitation minière a la capacité de raccorder environ 5% de la population au réseau d’électrification. Ce taux s'élève à 4% pour la Mauritanie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Dans le cas de la Guinée, l’intégration énergie-exploitation minière a la capacité de raccorder environ 5% de la population au réseau d’électrification. Ce taux s'élève à 4% pour la Mauritanie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Toutefois, cette intégration présente plusieurs contraintes techniques et financières. En premier lieu, le grand risque que représente une coopération étroite avec des sociétés publiques pour les compagnies minières. En effet, plusieurs entreprises énergétiques publiques traversent régulièrement des difficultés financières. C’est le cas de la Tanesco (Tanzanie), de l’Eskom (Afrique du Sud), mais également dans des pays comme la RDC ou la Zambie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une volonté politique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Il ne fait aucun doute qu’une coopération plus étroite entre l’industrie minière et le secteur public, sur le plan énergétique, malgré les risques, a un énorme potentiel pour les pays d’Afrique subsaharienne. Le potentiel est d’autant plus grand quand on sait que la région héberge une partie importante des réserves mondiales de matières premières stratégiques. A titre d’illustration, dans les 48 pays d’Afrique subsaharienne, plusieurs font partie des plus grands producteurs mondiaux d’or (le Ghana, le Soudan, l’Afrique du Sud, le Mali, la Tanzanie, la Côte d’Ivoire ou encore le Burkina Faso). La RDC est le premier producteur de cobalt au monde, et avec la Zambie, l’un des plus grands producteurs de cuivre. Ajoutons à cela la concentration des réserves mondiales de métaux du groupe du platine en Afrique du Sud, mais également les grandes richesses en uranium, en bauxite, en charbon du continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191015/5Mining-renewable-energy-systems.jpg&quot; alt=&quot;5Mining renewable energy systems&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;322&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La compétitivité du solaire devrait favoriser l’intégration des besoins miniers dans l’élaboration des politiques nationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans la plupart des pays susmentionnés, l’industrie minière est l'un des plus importants contributeurs aux exportations, recettes fiscales et produit intérieur brut (PIB), mais profite très peu aux populations elles-mêmes. Les populations de ces nations sont parmi les plus pauvres au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour renverser cette tendance et concrétiser le potentiel de cette richesse minérale pour l’électrification, il faudrait déjà que les Etats africains manifestent de la volonté en commençant par intégrer les besoins du secteur minier à leurs feuilles de route énergétiques. Actuellement, la Tanzanie est l’un des rares pays à le faire sur le continent. Ensuite, l’instauration d’un cadre de dialogue et de travail sur la question permettrait de rassurer les compagnies minières et les encourager à investir directement dans la production et le transport d'électricité ou devenir des clients de référence pour des producteurs indépendants privés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;L’instauration d’un cadre de dialogue et de travail sur la question permettrait de rassurer les compagnies minières et les encourager à investir directement dans la production et le transport d'électricité ou devenir des clients de référence pour des producteurs indépendants privés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Une chose est certaine, pour relever le défi énergétique, l’Afrique subsaharienne doit mobiliser toutes les ressources qui s’offrent à elle. Faute de quoi, des centaines de millions de personnes n’auront pas accès encore à l’électricité dans les prochaines décennies, et les économies africaines ne parviendront toujours pas à se faire leur place sur l’échiquier mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Louis-Nino Kansoun&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/auteur/Louis_Nino_Kansoun.jpg&quot; alt=&quot;Louis Nino Kansoun&quot; width=&quot;120&quot; height=&quot;120&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Pour investir en Afrique subsaharienne, l’un des plus grands problèmes qui se posent aux compagnies minières est l’accès à l’électricité. Dans cette région, la plupart des pays n’arrivent déjà pas à satisfaire les besoins des ménages. Cette situation a souvent contraint les sociétés minières à choisir l’option la moins risquée mais la plus coûteuse&amp;nbsp;: installer leurs propres sources d’approvisionnement. Dans ce contexte, la Banque mondiale préconise, pour certains pays, une intégration des compagnies minières dans la mise en œuvre des politiques nationales de développement énergétique. Arguments.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Des besoins gigantesques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En Afrique du Sud, deuxième économie du continent derrière le Nigeria, l’un des secteurs les plus affectés par la crise que traverse depuis plusieurs mois la compagnie nationale d’électricité, l’Eskom, est l’industrie minière. Pour cause, les mines consomment près du tiers de l’énergie distribuée dans le pays par la société nationale qui figure pourtant dans le top 7 mondial des compagnies électriques en matière de production.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191015/1Eskom_power.jpg&quot; alt=&quot;1Eskom power&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;339&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Eskom, 7e producteur mondial d’électricité, peine a satisfaire le demande des miniers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Ainsi, lorsque l’Eskom a proposé en début d’année d’augmenter les prix de l’électricité, les acteurs miniers sont montés au créneau pour montrer à quel point cela compromettrait l’avenir du secteur, déjà incertain. Baisse de production et perte de 150&amp;nbsp;000 emplois étaient les principaux arguments avancés par l’industrie minière pour justifier sa prise de position.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Pour cause, les mines consomment près du tiers de l’énergie distribuée dans le pays par la société nationale qui figure pourtant dans le top 7 mondial des compagnies électriques en matière de production.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le même cas de figure s’est produit en 2017 en Zambie lorsque l’Etat a décidé d’augmenter les prix de l’électricité. Certaines compagnies minières, y compris des géants comme Glencore ou First Quantum Minerals, ont refusé de s’y conformer. Il s’en est suivi un bras de fer entre le gouvernement et l’industrie minière qui a abouti à la suspension de plusieurs opérations. Le différend a finalement été réglé au cas par cas, au bout de plusieurs jours de négociations, mais les quelques semaines de restrictions énergétiques dont ont été victimes les compagnies minières n’ont pas manqué d’affecter le volume total de cuivre produit par le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Selon des prévisions de la Banque mondiale datant de 2015, les besoins énergétiques des mines en Afrique subsaharienne continueront d’augmenter pour atteindre les 23 GW, à l’horizon 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Ces deux cas, loin d’être des exemples isolés, démontrent le caractère sensible de la question de l’accès à l’électricité pour les compagnies minières. D’une manière générale, le coût énergétique compte pour 10 à 35% du coût de développement d’un projet minier. Selon des prévisions de la Banque mondiale datant de 2015, les besoins énergétiques des mines en Afrique subsaharienne continueront d’augmenter pour atteindre les 23 GW, à l’horizon 2020. La demande viendra essentiellement de l’Afrique du Sud, mais également de pays comme la Zambie et le Mozambique, suivis des pays d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest. Mieux, dans certains pays, la demande d’électricité de l’industrie minière dominera celle de tous les autres secteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un contexte de déficit énergétique chronique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour les pays africains au sud du Sahara, l’accès à l’électricité est un problème épineux qui ne date pas d’aujourd’hui. Entre capacité de production insuffisante, faible connectivité, manque de fiabilité et coûts élevés, ces nations doivent faire face à des problèmes chroniques. Pourtant, le potentiel énergétique de la région a déjà été démontré par plusieurs études et recherches. Par exemple, seulement 8% du potentiel hydroélectrique du continent (environ 400 GW) ont été exploités. Les ressources gazières peuvent permettre à l’Afrique subsaharienne de produire chaque année 100 GW durant plus de 70 ans. Il faut ajouter à cela les vastes ressources de charbon, mais également les autres sources d’électricité, y compris les énergies renouvelables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191015/2mining-excavator.jpg&quot; alt=&quot;2mining excavator&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;400&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Dans certains pays africains, l’industrie minière demandera plus d’électricité que tous les autres secteurs réunis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Malgré ce grand potentiel, quelque 600 millions d’Africains manquent encore d’une connexion électrique, selon les données d’un rapport de la BAD paru en septembre 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Dans certains pays d’Afrique subsaharienne, le nombre de personnes ayant accès à l’électricité ne dépasse pas les 10% de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Si l’on se base sur de plus anciennes prévisions de l’Agence internationale de l’énergie, citées par l’ONG britannique Oxfam, dans une étude réalisée en 2017, 489 millions de personnes n’auront toujours pas accès à l’électricité en 2040. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Il est important de se rappeler que les moyennes régionales et nationales peuvent occulter de vastes disparités dans les niveaux d’accès à l’énergie entre les pays et en leur sein&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», précise l'organisation qui note que dans certains pays d’Afrique subsaharienne, le nombre de personnes ayant accès à l’électricité ne dépasse pas les 10% de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La capacité de production énergétique installée actuellement en Afrique subsaharienne dépasserait à peine les 80 GW, dont plus de 40 GW en Afrique du Sud. Le Nigeria, dont la population représente plus du triple de celle de l’Afrique du Sud, dispose seulement du dixième de sa capacité de production installée. De plus, dans des pays particulièrement riches en minerais comme la Guinée, la Mauritanie, le Mozambique, la RDC, la Tanzanie et la Zambie, les taux d'électrification dépassent à peine les 20-30%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les modes d’approvisionnement en électricité des mines&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour satisfaire leurs besoins énergétiques, plusieurs options s’offrent aux compagnies minières. D’une manière générale, elles optent pour le raccordement au réseau. Cependant, ce mode d’approvisionnement présente plusieurs limites, notamment la sécurité et les tarifs élevés quand le réseau est alimenté par une coûteuse production à base de carburant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191015/3Power_Plant_at_Sierra_Rutiles_Mining_Plant.jpg&quot; alt=&quot;3Power Plant at Sierra Rutiles Mining Plant&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;338&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;L’auto-approvisionnement reste une solution coûteuse mais sûre (ici Sierra Rutile en Sierra Leone)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans un contexte où les réseaux n’arrivent même pas à satisfaire les besoins des populations, les compagnies minières commencent de plus en plus à opter pour l’auto-approvisionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Dans un contexte où les réseaux n’arrivent même pas à satisfaire les besoins des populations, les compagnies minières commencent de plus en plus à opter pour l’auto-approvisionnement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Cette option, en plus d’éliminer les risques de fiabilité, leur permet d’installer leur propre usine de production, selon les besoins de leurs projets. De 6% de projets miniers ayant recours à l’auto-approvisionnement, avant 2000 en Afrique subsaharienne, on devrait passer à 18% en 2020, malgré les coûts relativement très élevés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Il faut noter que les mines accordent au moins autant d'importance à la sécurité de l'approvisionnement qu'au coût. Elles investissent dans l'auto-approvisionnement, même lorsque le coût du kilowatt livré est beaucoup plus élevé, afin de conserver le contrôle de leur approvisionnement en électricité et d'en assurer la continuité&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», explique une recherche de la Banque mondiale sur le sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Entre le raccordement aux réseaux nationaux et l’auto-approvisionnement, on retrouve plusieurs options intermédiaires, selon la typologie réalisée par l’institution. Si elles sont encore utilisées à petite échelle, certaines de ces options intermédiaires offrent l’avantage de prendre en compte les populations locales (voir Tableau). En effet, sur la base d’accords, souvent privés, les compagnies minières investissent dans les réseaux nationaux ou cèdent le reste de la capacité de leurs propres infrastructures de production aux réseaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191015/4-tableau.png&quot; alt=&quot;4 tableau&quot; width=&quot;910&quot; height=&quot;445&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Source&amp;nbsp;: Banque mondiale&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Comment les mines peuvent contribuer au développement du secteur énergétique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans son rapport intitulé «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Le potentiel transformateur de l’industrie minière&amp;nbsp;: une opportunité pour l’électrification de l’Afrique subsaharienne &lt;/em&gt;», la Banque mondiale indique que l’auto-approvisionnement représente des pertes pour l’économie, les entreprises énergétiques publiques, mais également pour les mines. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Si les mines délaissent l'auto-approvisionnement, les services d'utilité publique et la population en tireront aussi des avantages, et de nouvelles opportunités émergeront également pour le secteur privé&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», peut-on lire dans le document.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Lire aussi&amp;nbsp;:&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;https://www.agenceecofin.com/hebdop2/1709-69288-l-industrie-miniere-africaine-se-convertit-progressivement-a-l-energie-renouvelable&quot; target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;noopener&quot;&gt; 17/09/2019&amp;nbsp;- L’industrie minière africaine se convertit progressivement à l’énergie renouvelable&lt;span id=&quot;mce_50_start&quot;&gt;&lt;/span&gt;&amp;nbsp;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’institution propose ainsi que le secteur minier serve de point d’ancrage de la demande dans des projets locaux d’électrification des pays riches en minerais. Les compagnies minières sont ainsi encouragées à investir avec les gouvernements, directement dans la production et le transport de l’électricité ou dans des sociétés de production indépendantes pour lesquelles ils serviront d’acheteurs principaux. Ce cas de figure leur permettrait d’économiser des centaines de millions de dollars et permettrait d’approvisionner les communautés locales.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Les compagnies minières sont ainsi encouragées à investir avec les gouvernements, directement dans la production et le transport de l’électricité ou dans des sociétés de production indépendantes.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En Guinée ou en Mauritanie, par exemple, où plusieurs scénarios ont été simulés, il s’avère que l’approvisionnement partagé par plusieurs mines et l’approvisionnement partagé par les mines et les communautés avoisinantes sont les options les plus rentables et bénéfiques pour toutes les parties prenantes. Dans le cas de la Guinée, l’intégration énergie-exploitation minière a la capacité de raccorder environ 5% de la population au réseau d’électrification. Ce taux s'élève à 4% pour la Mauritanie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Dans le cas de la Guinée, l’intégration énergie-exploitation minière a la capacité de raccorder environ 5% de la population au réseau d’électrification. Ce taux s'élève à 4% pour la Mauritanie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Toutefois, cette intégration présente plusieurs contraintes techniques et financières. En premier lieu, le grand risque que représente une coopération étroite avec des sociétés publiques pour les compagnies minières. En effet, plusieurs entreprises énergétiques publiques traversent régulièrement des difficultés financières. C’est le cas de la Tanesco (Tanzanie), de l’Eskom (Afrique du Sud), mais également dans des pays comme la RDC ou la Zambie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une volonté politique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Il ne fait aucun doute qu’une coopération plus étroite entre l’industrie minière et le secteur public, sur le plan énergétique, malgré les risques, a un énorme potentiel pour les pays d’Afrique subsaharienne. Le potentiel est d’autant plus grand quand on sait que la région héberge une partie importante des réserves mondiales de matières premières stratégiques. A titre d’illustration, dans les 48 pays d’Afrique subsaharienne, plusieurs font partie des plus grands producteurs mondiaux d’or (le Ghana, le Soudan, l’Afrique du Sud, le Mali, la Tanzanie, la Côte d’Ivoire ou encore le Burkina Faso). La RDC est le premier producteur de cobalt au monde, et avec la Zambie, l’un des plus grands producteurs de cuivre. Ajoutons à cela la concentration des réserves mondiales de métaux du groupe du platine en Afrique du Sud, mais également les grandes richesses en uranium, en bauxite, en charbon du continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191015/5Mining-renewable-energy-systems.jpg&quot; alt=&quot;5Mining renewable energy systems&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;322&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La compétitivité du solaire devrait favoriser l’intégration des besoins miniers dans l’élaboration des politiques nationales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans la plupart des pays susmentionnés, l’industrie minière est l'un des plus importants contributeurs aux exportations, recettes fiscales et produit intérieur brut (PIB), mais profite très peu aux populations elles-mêmes. Les populations de ces nations sont parmi les plus pauvres au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour renverser cette tendance et concrétiser le potentiel de cette richesse minérale pour l’électrification, il faudrait déjà que les Etats africains manifestent de la volonté en commençant par intégrer les besoins du secteur minier à leurs feuilles de route énergétiques. Actuellement, la Tanzanie est l’un des rares pays à le faire sur le continent. Ensuite, l’instauration d’un cadre de dialogue et de travail sur la question permettrait de rassurer les compagnies minières et les encourager à investir directement dans la production et le transport d'électricité ou devenir des clients de référence pour des producteurs indépendants privés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;L’instauration d’un cadre de dialogue et de travail sur la question permettrait de rassurer les compagnies minières et les encourager à investir directement dans la production et le transport d'électricité ou devenir des clients de référence pour des producteurs indépendants privés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Une chose est certaine, pour relever le défi énergétique, l’Afrique subsaharienne doit mobiliser toutes les ressources qui s’offrent à elle. Faute de quoi, des centaines de millions de personnes n’auront pas accès encore à l’électricité dans les prochaines décennies, et les économies africaines ne parviendront toujours pas à se faire leur place sur l’échiquier mondial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Louis-Nino Kansoun&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/auteur/Louis_Nino_Kansoun.jpg&quot; alt=&quot;Louis Nino Kansoun&quot; width=&quot;120&quot; height=&quot;120&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="HebdoP2" />
	</entry>
	<entry>
		<title>L’histoire de Fortuna FLNG ou comment le grand projet gazier de la Guinée Equatoriale s’est crashé</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com/hebdop2/0810-69901-l-histoire-de-fortuna-flng-ou-comment-le-grand-projet-gazier-de-la-guinee-equatoriale-s-est-crashe"/>
		<published>2019-10-08T14:09:01+02:00</published>
		<updated>2019-10-08T14:09:01+02:00</updated>
		<id>https://www.agenceecofin.com/hebdop2/0810-69901-l-histoire-de-fortuna-flng-ou-comment-le-grand-projet-gazier-de-la-guinee-equatoriale-s-est-crashe</id>
		<author>
			<name>Ndeye Khady Gueye</name>
			<email>nkhady@agenceecofin.com</email>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;LE PITCH&amp;nbsp;: Le projet Fortuna FLNG était prévu pour devenir le premier en eaux profondes en Afrique. Il était d’une importance capitale pour Ophir Energy, la Guinée Equatoriale et la clientèle, notamment européenne. Pour Ophir, Fortuna était le meilleur moyen de participer à la satisfaction de la demande globale sans cesse croissante, d’améliorer ses revenus et de se présenter comme un acteur majeur de la chaîne de fourniture de GNL sur le marché. Pour la Guinée équatoriale, il devait constituer une importante source de revenus pour les caisses publiques, mais également un moyen d’ériger le pays en l’un des leaders africains de production de GNL. Pour le marché, Fortuna LNG était le bienvenu. La demande globale ne cesse de grimper et la volonté des Etats de consommer moins d’énergies polluantes entraîne un mouvement de fond du pétrole ou du charbon vers le gaz naturel.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Avril 2006&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;C’est parti&amp;nbsp;! la Guinée équatoriale attribue le bloc R à Ophir Energy&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En avril 2006, le gouvernement équato-guinéen attribue à Ophir Energy et la société publique locale du pétrole GEPetrol le contrôle du bloc R, sous la forme d’un contrat de partage de production. Selon l’accord signé entre les trois parties, la société britannique contrôlera 80% du périmètre ainsi que le statut d’opérateur, tandis que la société locale détiendra le reste des parts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191007/1Ophir-Energy-Block-R.jpg&quot; alt=&quot;1Ophir Energy Block R&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;342&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La société britannique contrôlera 80% du périmètre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le bloc R qui couvre une superficie de 2450 km², est situé dans le Delta du Niger, à environ 140 km au large des côtes de l'île de Bioko, à des profondeurs d'eau allant de 600 à 1950 m.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Novembre 2008&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Cascade de découvertes de gaz naturel sur le bloc&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans un communiqué qui sera relayé et commenté pendant plusieurs jours dans le pays, Ophir et son partenaire annoncent la découverte d’un «&amp;nbsp;important gisement&amp;nbsp;» de gaz naturel sur le périmètre, «&amp;nbsp;&lt;em&gt;le premier d’une longue série&amp;nbsp;&lt;/em&gt;», assurent-ils.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Selon le communiqué, le gisement est logé dans le puits Fortuna-1 à une profondeur d'eau de 1691 m. Le puits a été foré jusqu’à 3400 m et a permis de mettre au jour un réservoir de plus de 40 mètres de gaz.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les premières analyses suggèrent un potentiel plus important dans les environs de la découverte. Quelques mois plus tard, Ophir et GEPetrol commandent une nouvelle étude 3D couvrant 1000 km² pour confirmer cette information. Les travaux permettent de mettre la main, en août 2012, sur le gisement Fortuna East-1 (R5) à une profondeur d'eau de 1853 m et à une profondeur totale de 3465 m. Le puits a entrecoupé une colonne de 55 m de long dans les sables du Miocène, dans la partie est du contrat de partage de production.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Un mois plus tard, le puits Fortuna West-1 (R6) est foré à une profondeur d'eau de 1758 m et à une profondeur totale de 3178 m. Cette fois, la colonne de gaz est longue de 60 m.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Entre septembre 2012 et novembre 2014, sept grandes découvertes de classe mondiale sont enregistrées sur place. Les partenaires envisagent de produire du gaz naturel liquéfié sur place.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Entre septembre 2012 et novembre 2014, sept grandes découvertes de classe mondiale sont enregistrées sur place. Les partenaires envisagent de produire du gaz naturel liquéfié sur place.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les conditions fiscales pour le contrat de partage de production, ainsi que le cadre financier, sont rapidement convenus par les partenaires avec le ministère des Mines, de l'Industrie et de l'Energie. Au même moment, Ophir annonce que la décision finale d’investissement sur le projet devrait être prise en 2016 pour le début de la production en 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191007/2ophir-equatorial-guinea.jpg&quot; alt=&quot;2ophir equatorial guinea&quot; width=&quot;530&quot; height=&quot;353&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;L’explorarion est un succès. Les réserves de gaz sont gigantesques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le projet Fortuna LNG sera alors le premier projet de liquéfaction de gaz naturel en eaux profondes d’Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Décembre 2015&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Des acteurs du marché frappent déjà à la porte de l’offre équato-guinéenne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Six acquéreurs, actifs sur les marchés asiatique et européen du GNL, veulent s’approvisionner auprès d’Ophir. Des protocoles d’accord d’off-take sont signés entre ces entités et la compagnie britannique.&amp;nbsp; Ces accords sont conclus suivant différents plans tarifaires et portent sur un volume global supérieur aux 2,2 millions de tonnes de GNL que doit générer le projet sur une base annuelle. Une information qui montre l’intérêt des grands distributeurs de GNL pour le gaz équato-guinéen et qui prouve que le projet est viable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191007/3Nick_Cooper.jpg&quot; alt=&quot;3Nick Cooper&quot; width=&quot;480&quot; height=&quot;255&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Tout va bien pour Nick Cooper, le CEO d’Ophir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;C’est aussi un pas de géant pour Ophir Energy dans le processus menant à l’arrivée d’un partenaire et à la prise, dans les meilleurs délais, d’une décision finale d’investissement. «&lt;em&gt;&amp;nbsp;Le projet Fortuna de GNL continue d’avancer suivant le calendrier prévu, vu la signature formelle aujourd’hui des protocoles d’accord pour les off-take sur le gaz avec un groupe principal d’acquéreurs de GNL&amp;nbsp;&lt;/em&gt;», déclare Nick Cooper, CEO d’Ophir Energy, à la suite de la conclusion de l’accord.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour rappel, on estime à 3,4 Tcf les ressources brutes éventuelles et prospectives du bloc R qui doit accueillir le projet. Ophir prévoit de produire sur le bloc R, 330 millions pieds cubes standards par jour sur 30 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Septembre 2016&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Priorité au marché européen pour vendre le GNL de Fortuna&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour le gouvernement équato-guinéen, le marché européen est la meilleure destination pour vendre le produit. C’est ce qu’exprime Obiang Lima, le ministre équato-guinéen en charge de l’Energie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Pour le gouvernement équato-guinéen, le marché européen est la meilleure destination pour vendre le produit.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Interrogé sur la raison de ce choix, alors que l’Asie est un marché tout aussi intéressant, le responsable dit ne pas vouloir positionner le GNL de Fortuna sur le marché asiatique, car la rivalité y est déjà trop forte. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Il existe déjà une panoplie d’offres sur ce marché&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», affirme-t-il. Cependant, il explique que le marché européen est caractérisé par une forte demande et des opportunités d’autant plus attrayantes que certains pays de l’Union européenne envisagent de tourner le dos aux approvisionnements russes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191007/4Gabriel-Obiang-Nguema-Lima.jpg&quot; alt=&quot;4Gabriel Obiang Nguema Lima&quot; width=&quot;552&quot; height=&quot;363&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Pour Obiang Lima, ce gaz doit être vendu aux Européens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En outre, Obiang Lima révèle d’autres arguments étayant ce choix porté sur l’Europe&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Nous visons un coût de rentabilité de 6 à 7&amp;nbsp;$ par million de Btu alors qu’en Asie, le marché affiche actuellement 5,50&amp;nbsp;$ par million de Btu.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mai 2017&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Des institutions financières chinoises prêtes à financer le développement du projet Fortuna LNG (FLNG)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le 9 mai 2017, Ophir Energy annonce qu’il devrait bientôt bénéficier d’un accompagnement financier de 1,2 milliard de dollars pour son projet de liquéfaction de gaz naturel au large des côtes équato-guinéennes. Ce montant a, selon un communiqué de l’entreprise, été négocié avec des institutions financières chinoises et devrait conduire «&amp;nbsp;&lt;em&gt;à la signature d’un accord en juin 2017&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191007/5-yuan.jpg&quot; alt=&quot;5 yuan&quot; width=&quot;678&quot; height=&quot;381&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Les capitaux chinois s’invitent dans ce grand projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour Nick Cooper, le choix des partenaires chinois est motivé par la réticence des Occidentaux. Une situation qui paraît paradoxale puisque les autorités équato-guinéennes ont émis le souhait d’écouler leur gaz naturel liquéfié en Europe où les prix sont plus intéressants, plutôt que sur les marchés asiatiques, notamment le Japon ou la Corée du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Pour Nick Cooper, le choix des partenaires chinois est motivé par la réticence des Occidentaux. Une situation qui paraît paradoxale puisque les autorités équato-guinéennes ont émis le souhait d’écouler leur gaz naturel liquéfié en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les dépenses en capital pour le projet sont prévues pour être de 2 milliards de dollars. Le projet, quant à lui, devrait permettre la production de 2 à 2,5 millions de tonnes par an (Mtpa) pour une durée comprise entre 15 et 20 ans. Les réserves totales du bloc sont estimées à 3 Tcf. Les partenaires poursuivent les négociations pour parvenir à une décision finale d’investissement dans les meilleurs délais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Août 2017&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Gunvor choisi comme off-taker exclusif de Fortuna FLNG&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Deux mois après avoir présélectionné Shell, Gunvor et Vitol, pour racheter la production de la future usine, le gouvernement équato-guinéen et la coentreprise engagée dans le projet choisissent le trader suisse Gunvor pour racheter le GNL. Selon la partie gouvernementale, cette option marquera un changement significatif sur le marché, car «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gunvor détient une expertise avérée dans la détermination des niches et la livraison de pétrole et de gaz au plan global.»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Selon les termes de l’accord, Gunvor achètera la moitié de la production du site, soit 1,1 Mtpa de GNL, sur une période de 10 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191007/5gunvor.jpg&quot; alt=&quot;5gunvor&quot; width=&quot;480&quot; height=&quot;281&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Le trader suisse Gunvor remporte le marché.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Selon&amp;nbsp;la presse spécialisée, c’est aussi une façon pour le gouvernement de ne pas répéter les mêmes erreurs que par le passé. Il faut savoir que Malabo vend déjà 3,4 Mtpa de GNL à faible coût à BG (désormais Shell) qui le revend très cher sur des marchés fortement demandeurs comme celui de l’Asie. Ce contrat d’une durée de 17 ans s'étendra jusqu'en 2023.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le gouvernement envisage de vendre la production restante aux pays de la sous-région qui ont exprimé une réelle demande, afin de participer à la résolution des problèmes liés à l’accès à l’énergie dans la région.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Septembre 2017&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le Burkina Faso souhaite bénéficier du GNL de Fortuna&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le 17 septembre 2017, la Guinée équatoriale et le Burkina Faso signent un protocole d’accord de coopération dont l’objectif est d’aboutir, dans les trois années qui suivront, à la livraison de GNL équato-guinéen. Le document oblige les deux parties&amp;nbsp;à négocier et à exécuter un contrat de vente et d'achat de GNL (SPA), ainsi qu’un accord d'utilisation de terminal (TUA) qui servira de base à leur première transaction de GNL.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Le gouvernement envisage de vendre la production restante aux pays de la sous-région qui ont exprimé une réelle demande, afin de participer à la résolution des problèmes liés à l’accès à l’énergie dans la région.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les deux pays ont également prévu de travailler étroitement à la construction des infrastructures essentielles pour importer, stocker et transporter du GNL. Le Burkina Faso compte s’appuyer sur ce GNL pour produire de l’électricité afin de combler son déficit énergétique. «&lt;em&gt;&amp;nbsp;Nous sommes ravis de la signature d’un tel accord avec nos frères du Burkina Faso pour leur fournir des ressources énergétiques cruciales.&amp;nbsp;Cette collaboration avec le Burkina Faso, fait partie de notre initiative Afrique GNL 2 qui mettra en exergue la coopération des pays africains dans le secteur de l’énergie. Elle permettra aussi de construire l'infrastructure nécessaire pour renforcer nos économies&lt;/em&gt;&amp;nbsp;»,&amp;nbsp;déclare Gabriel Mbaga Obiang Lima, le ministre équato-guinéen de l’Energie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Janvier 2018&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les négociations pour le financement du projet n’avancent plus&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Ophir a besoin de sécuriser des financements importants avant la prise de la décision finale d’investissement. Après le report en novembre 2017 de cette décision, Ophir et GEPetrol peinent toujours à lever des financements auprès des investisseurs chinois et il apparait clairement que le bouclage financier, reporté au premier trimestre de 2018, risque de manquer le rendez-vous. Si les partenaires donnent très peu d’informations sur la situation, le site spécialisé NGW révèle que les investisseurs chinois se sont retirés pour des motifs «&lt;em&gt;&amp;nbsp;non précisés&lt;/em&gt;&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Le site spécialisé NGW révèle que les investisseurs chinois se sont retirés pour des motifs «&amp;nbsp;&lt;em&gt;non précisés&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans une note à ses investisseurs, la société a simplement indiqué que les pourparlers «&amp;nbsp;&lt;em&gt;prennent plus de temps que prévu&lt;/em&gt;&amp;nbsp;». Certains analystes pensent que le retrait des investisseurs chinois se justifie, car «&amp;nbsp;&lt;em&gt;le projet est mal ficelé&lt;/em&gt;&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mars 2018&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Fortuna FLNG reporte son entrée en service en 2022&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Après un énième report de la date du bouclage financier de Fortuna FLNG, Ophir a déclaré qu’il reporte le début de la production sur le bloc R à 2022. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Nous travaillons actuellement à atteindre la première production de GNL en 2022&amp;nbsp;&lt;/em&gt;», a expliqué la société dans un communiqué, avant de préciser que «&amp;nbsp;&lt;em&gt;le trio de banques chinoises qui devrait fournir les 60% des 2 milliards de dollars nécessaires au bouclage financier du projet, s’est récemment désisté&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191007/6Nick_Cooper_après.png&quot; alt=&quot;6Nick Cooper après&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;311&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Lâché par les investisseurs chinois, Nick Cooper se trouve en difficulté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Ophir a également affirmé que, parallèlement à la recherche de financements, elle investira dans l’exploration de ses surfaces récemment acquises au Mexique. Une annonce mal accueillie par le gouvernement équato-guinéen qui, dans les coulisses, avait à maintes reprises fait part de son mécontentement lorsque le closing financier était chaque fois reporté.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Malabo comptait sur les recettes du projet pour financer immédiatement de nouveaux projets de développement, mais aussi pour participer à la construction d’un hub énergétique régional à travers les livraisons de GNL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mai 2018&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Malabo tape du poing sur la table&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Quelques semaines plus tard, en mai, Gabriel Obiang Lima&amp;nbsp;déclare que si Ophir ne prend pas sa décision finale d’investissement sur le projet Fortuna FLNG, avant fin 2018, le statut d’opérateur lui sera retiré. «&lt;em&gt;&amp;nbsp;En tant que ministère, nous soutenons Ophir et ses partenaires. Mais nous sommes conscients que la patience a ses limites. Cette année est définitivement la dernière. C'est à l'opérateur de décider des options. Mais cela doit être fait le plus tôt possible, car à la fin de ce délai, nous devons réfléchir à une alternative&amp;nbsp;&lt;/em&gt;», a-t-il prévenu.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Gabriel Obiang Lima&amp;nbsp;déclare que si Ophir ne prend pas sa décision finale d’investissement sur le projet Fortuna FLNG, avant fin 2018, le statut d’opérateur lui sera retiré.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le coup de gueule du dirigeant a le mérite de clarifier les ambitions et les attentes du pays hôte concernant le projet. Etant donné que les financements ne sont pas au rendez-vous et qu’une date limite est désormais en vigueur, un premier partenaire du projet décide de se retirer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191007/7-Gabriel_Obiang_Lima_.png&quot; alt=&quot;7 Gabriel Obiang Lima &quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;357&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Gabriel Obiang Lima&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;La patience a ses limites.»&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La multinationale de services pétroliers Schlumberger se retire donc de la coentreprise OneLNG, fondée en 2016 avec Golar pour développer, aux côtés d’Ophir Energy, la première installation de liquéfaction en eaux profondes d’Afrique. Schlumberger explique ce retrait par les reports répétés dans la prise de la décision finale d’investissement du projet. Cette situation vient renforcer les doutes sur la réalisation du projet qui devrait être l’un des moteurs de la croissance équato-guinéenne, d’ici les cinq prochaines années.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Septembre 2018&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dos au mur, Ophir Energy se dirige vers la sortie du projet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Ophir Energy réduit de 300 millions de dollars, la valeur comptable de son actif Fortuna LNG, suite à l’incertitude entourant le projet. Elle fait aussi savoir qu’elle recherche un acheteur ou un partenaire pour tout ou partie de ses actifs sur le projet de liquéfaction de gaz naturel. D’ailleurs, des négociations avec&amp;nbsp;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;des acteurs crédibles&amp;nbsp;&lt;/em&gt;»&amp;nbsp;seraient en cours pour sauver le projet. Par ailleurs, Ophir envisage de prioriser ses actifs asiatiques, son portefeuille étant désormais axé sur la production et les flux de trésorerie asiatiques.&amp;nbsp;Ses bureaux seront installés sur ce continent, car elle compte désormais devenir une société d’exploration et de production stable et autofinancée axée sur l’Asie du Sud-Est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Janvier 2019&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le projet de liquéfaction tombe à l’eau et le bloc retourne dans le portefeuille de l’Etat équato-guinéen. Retour à la case départ, avant 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Avril 2019&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le bloc est rouvert au marché et Malabo garde espoir de développer, à partir de ses ressources, le premier projet de liquéfaction de gaz en eaux profondes d’Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Olivier de Souza&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/auteur/olivierdesouza.png&quot; alt=&quot;olivierdesouza&quot; width=&quot;120&quot; height=&quot;120&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;LE PITCH&amp;nbsp;: Le projet Fortuna FLNG était prévu pour devenir le premier en eaux profondes en Afrique. Il était d’une importance capitale pour Ophir Energy, la Guinée Equatoriale et la clientèle, notamment européenne. Pour Ophir, Fortuna était le meilleur moyen de participer à la satisfaction de la demande globale sans cesse croissante, d’améliorer ses revenus et de se présenter comme un acteur majeur de la chaîne de fourniture de GNL sur le marché. Pour la Guinée équatoriale, il devait constituer une importante source de revenus pour les caisses publiques, mais également un moyen d’ériger le pays en l’un des leaders africains de production de GNL. Pour le marché, Fortuna LNG était le bienvenu. La demande globale ne cesse de grimper et la volonté des Etats de consommer moins d’énergies polluantes entraîne un mouvement de fond du pétrole ou du charbon vers le gaz naturel.&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Avril 2006&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;C’est parti&amp;nbsp;! la Guinée équatoriale attribue le bloc R à Ophir Energy&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En avril 2006, le gouvernement équato-guinéen attribue à Ophir Energy et la société publique locale du pétrole GEPetrol le contrôle du bloc R, sous la forme d’un contrat de partage de production. Selon l’accord signé entre les trois parties, la société britannique contrôlera 80% du périmètre ainsi que le statut d’opérateur, tandis que la société locale détiendra le reste des parts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191007/1Ophir-Energy-Block-R.jpg&quot; alt=&quot;1Ophir Energy Block R&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;342&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La société britannique contrôlera 80% du périmètre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le bloc R qui couvre une superficie de 2450 km², est situé dans le Delta du Niger, à environ 140 km au large des côtes de l'île de Bioko, à des profondeurs d'eau allant de 600 à 1950 m.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Novembre 2008&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Cascade de découvertes de gaz naturel sur le bloc&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans un communiqué qui sera relayé et commenté pendant plusieurs jours dans le pays, Ophir et son partenaire annoncent la découverte d’un «&amp;nbsp;important gisement&amp;nbsp;» de gaz naturel sur le périmètre, «&amp;nbsp;&lt;em&gt;le premier d’une longue série&amp;nbsp;&lt;/em&gt;», assurent-ils.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Selon le communiqué, le gisement est logé dans le puits Fortuna-1 à une profondeur d'eau de 1691 m. Le puits a été foré jusqu’à 3400 m et a permis de mettre au jour un réservoir de plus de 40 mètres de gaz.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les premières analyses suggèrent un potentiel plus important dans les environs de la découverte. Quelques mois plus tard, Ophir et GEPetrol commandent une nouvelle étude 3D couvrant 1000 km² pour confirmer cette information. Les travaux permettent de mettre la main, en août 2012, sur le gisement Fortuna East-1 (R5) à une profondeur d'eau de 1853 m et à une profondeur totale de 3465 m. Le puits a entrecoupé une colonne de 55 m de long dans les sables du Miocène, dans la partie est du contrat de partage de production.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Un mois plus tard, le puits Fortuna West-1 (R6) est foré à une profondeur d'eau de 1758 m et à une profondeur totale de 3178 m. Cette fois, la colonne de gaz est longue de 60 m.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Entre septembre 2012 et novembre 2014, sept grandes découvertes de classe mondiale sont enregistrées sur place. Les partenaires envisagent de produire du gaz naturel liquéfié sur place.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Entre septembre 2012 et novembre 2014, sept grandes découvertes de classe mondiale sont enregistrées sur place. Les partenaires envisagent de produire du gaz naturel liquéfié sur place.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les conditions fiscales pour le contrat de partage de production, ainsi que le cadre financier, sont rapidement convenus par les partenaires avec le ministère des Mines, de l'Industrie et de l'Energie. Au même moment, Ophir annonce que la décision finale d’investissement sur le projet devrait être prise en 2016 pour le début de la production en 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191007/2ophir-equatorial-guinea.jpg&quot; alt=&quot;2ophir equatorial guinea&quot; width=&quot;530&quot; height=&quot;353&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;L’explorarion est un succès. Les réserves de gaz sont gigantesques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le projet Fortuna LNG sera alors le premier projet de liquéfaction de gaz naturel en eaux profondes d’Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Décembre 2015&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Des acteurs du marché frappent déjà à la porte de l’offre équato-guinéenne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Six acquéreurs, actifs sur les marchés asiatique et européen du GNL, veulent s’approvisionner auprès d’Ophir. Des protocoles d’accord d’off-take sont signés entre ces entités et la compagnie britannique.&amp;nbsp; Ces accords sont conclus suivant différents plans tarifaires et portent sur un volume global supérieur aux 2,2 millions de tonnes de GNL que doit générer le projet sur une base annuelle. Une information qui montre l’intérêt des grands distributeurs de GNL pour le gaz équato-guinéen et qui prouve que le projet est viable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191007/3Nick_Cooper.jpg&quot; alt=&quot;3Nick Cooper&quot; width=&quot;480&quot; height=&quot;255&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Tout va bien pour Nick Cooper, le CEO d’Ophir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;C’est aussi un pas de géant pour Ophir Energy dans le processus menant à l’arrivée d’un partenaire et à la prise, dans les meilleurs délais, d’une décision finale d’investissement. «&lt;em&gt;&amp;nbsp;Le projet Fortuna de GNL continue d’avancer suivant le calendrier prévu, vu la signature formelle aujourd’hui des protocoles d’accord pour les off-take sur le gaz avec un groupe principal d’acquéreurs de GNL&amp;nbsp;&lt;/em&gt;», déclare Nick Cooper, CEO d’Ophir Energy, à la suite de la conclusion de l’accord.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour rappel, on estime à 3,4 Tcf les ressources brutes éventuelles et prospectives du bloc R qui doit accueillir le projet. Ophir prévoit de produire sur le bloc R, 330 millions pieds cubes standards par jour sur 30 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Septembre 2016&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Priorité au marché européen pour vendre le GNL de Fortuna&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour le gouvernement équato-guinéen, le marché européen est la meilleure destination pour vendre le produit. C’est ce qu’exprime Obiang Lima, le ministre équato-guinéen en charge de l’Energie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Pour le gouvernement équato-guinéen, le marché européen est la meilleure destination pour vendre le produit.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Interrogé sur la raison de ce choix, alors que l’Asie est un marché tout aussi intéressant, le responsable dit ne pas vouloir positionner le GNL de Fortuna sur le marché asiatique, car la rivalité y est déjà trop forte. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Il existe déjà une panoplie d’offres sur ce marché&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», affirme-t-il. Cependant, il explique que le marché européen est caractérisé par une forte demande et des opportunités d’autant plus attrayantes que certains pays de l’Union européenne envisagent de tourner le dos aux approvisionnements russes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191007/4Gabriel-Obiang-Nguema-Lima.jpg&quot; alt=&quot;4Gabriel Obiang Nguema Lima&quot; width=&quot;552&quot; height=&quot;363&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Pour Obiang Lima, ce gaz doit être vendu aux Européens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En outre, Obiang Lima révèle d’autres arguments étayant ce choix porté sur l’Europe&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Nous visons un coût de rentabilité de 6 à 7&amp;nbsp;$ par million de Btu alors qu’en Asie, le marché affiche actuellement 5,50&amp;nbsp;$ par million de Btu.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mai 2017&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Des institutions financières chinoises prêtes à financer le développement du projet Fortuna LNG (FLNG)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le 9 mai 2017, Ophir Energy annonce qu’il devrait bientôt bénéficier d’un accompagnement financier de 1,2 milliard de dollars pour son projet de liquéfaction de gaz naturel au large des côtes équato-guinéennes. Ce montant a, selon un communiqué de l’entreprise, été négocié avec des institutions financières chinoises et devrait conduire «&amp;nbsp;&lt;em&gt;à la signature d’un accord en juin 2017&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191007/5-yuan.jpg&quot; alt=&quot;5 yuan&quot; width=&quot;678&quot; height=&quot;381&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Les capitaux chinois s’invitent dans ce grand projet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour Nick Cooper, le choix des partenaires chinois est motivé par la réticence des Occidentaux. Une situation qui paraît paradoxale puisque les autorités équato-guinéennes ont émis le souhait d’écouler leur gaz naturel liquéfié en Europe où les prix sont plus intéressants, plutôt que sur les marchés asiatiques, notamment le Japon ou la Corée du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Pour Nick Cooper, le choix des partenaires chinois est motivé par la réticence des Occidentaux. Une situation qui paraît paradoxale puisque les autorités équato-guinéennes ont émis le souhait d’écouler leur gaz naturel liquéfié en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les dépenses en capital pour le projet sont prévues pour être de 2 milliards de dollars. Le projet, quant à lui, devrait permettre la production de 2 à 2,5 millions de tonnes par an (Mtpa) pour une durée comprise entre 15 et 20 ans. Les réserves totales du bloc sont estimées à 3 Tcf. Les partenaires poursuivent les négociations pour parvenir à une décision finale d’investissement dans les meilleurs délais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Août 2017&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Gunvor choisi comme off-taker exclusif de Fortuna FLNG&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Deux mois après avoir présélectionné Shell, Gunvor et Vitol, pour racheter la production de la future usine, le gouvernement équato-guinéen et la coentreprise engagée dans le projet choisissent le trader suisse Gunvor pour racheter le GNL. Selon la partie gouvernementale, cette option marquera un changement significatif sur le marché, car «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Gunvor détient une expertise avérée dans la détermination des niches et la livraison de pétrole et de gaz au plan global.»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Selon les termes de l’accord, Gunvor achètera la moitié de la production du site, soit 1,1 Mtpa de GNL, sur une période de 10 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191007/5gunvor.jpg&quot; alt=&quot;5gunvor&quot; width=&quot;480&quot; height=&quot;281&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Le trader suisse Gunvor remporte le marché.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Selon&amp;nbsp;la presse spécialisée, c’est aussi une façon pour le gouvernement de ne pas répéter les mêmes erreurs que par le passé. Il faut savoir que Malabo vend déjà 3,4 Mtpa de GNL à faible coût à BG (désormais Shell) qui le revend très cher sur des marchés fortement demandeurs comme celui de l’Asie. Ce contrat d’une durée de 17 ans s'étendra jusqu'en 2023.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le gouvernement envisage de vendre la production restante aux pays de la sous-région qui ont exprimé une réelle demande, afin de participer à la résolution des problèmes liés à l’accès à l’énergie dans la région.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Septembre 2017&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le Burkina Faso souhaite bénéficier du GNL de Fortuna&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le 17 septembre 2017, la Guinée équatoriale et le Burkina Faso signent un protocole d’accord de coopération dont l’objectif est d’aboutir, dans les trois années qui suivront, à la livraison de GNL équato-guinéen. Le document oblige les deux parties&amp;nbsp;à négocier et à exécuter un contrat de vente et d'achat de GNL (SPA), ainsi qu’un accord d'utilisation de terminal (TUA) qui servira de base à leur première transaction de GNL.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Le gouvernement envisage de vendre la production restante aux pays de la sous-région qui ont exprimé une réelle demande, afin de participer à la résolution des problèmes liés à l’accès à l’énergie dans la région.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les deux pays ont également prévu de travailler étroitement à la construction des infrastructures essentielles pour importer, stocker et transporter du GNL. Le Burkina Faso compte s’appuyer sur ce GNL pour produire de l’électricité afin de combler son déficit énergétique. «&lt;em&gt;&amp;nbsp;Nous sommes ravis de la signature d’un tel accord avec nos frères du Burkina Faso pour leur fournir des ressources énergétiques cruciales.&amp;nbsp;Cette collaboration avec le Burkina Faso, fait partie de notre initiative Afrique GNL 2 qui mettra en exergue la coopération des pays africains dans le secteur de l’énergie. Elle permettra aussi de construire l'infrastructure nécessaire pour renforcer nos économies&lt;/em&gt;&amp;nbsp;»,&amp;nbsp;déclare Gabriel Mbaga Obiang Lima, le ministre équato-guinéen de l’Energie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Janvier 2018&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les négociations pour le financement du projet n’avancent plus&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Ophir a besoin de sécuriser des financements importants avant la prise de la décision finale d’investissement. Après le report en novembre 2017 de cette décision, Ophir et GEPetrol peinent toujours à lever des financements auprès des investisseurs chinois et il apparait clairement que le bouclage financier, reporté au premier trimestre de 2018, risque de manquer le rendez-vous. Si les partenaires donnent très peu d’informations sur la situation, le site spécialisé NGW révèle que les investisseurs chinois se sont retirés pour des motifs «&lt;em&gt;&amp;nbsp;non précisés&lt;/em&gt;&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Le site spécialisé NGW révèle que les investisseurs chinois se sont retirés pour des motifs «&amp;nbsp;&lt;em&gt;non précisés&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans une note à ses investisseurs, la société a simplement indiqué que les pourparlers «&amp;nbsp;&lt;em&gt;prennent plus de temps que prévu&lt;/em&gt;&amp;nbsp;». Certains analystes pensent que le retrait des investisseurs chinois se justifie, car «&amp;nbsp;&lt;em&gt;le projet est mal ficelé&lt;/em&gt;&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mars 2018&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Fortuna FLNG reporte son entrée en service en 2022&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Après un énième report de la date du bouclage financier de Fortuna FLNG, Ophir a déclaré qu’il reporte le début de la production sur le bloc R à 2022. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Nous travaillons actuellement à atteindre la première production de GNL en 2022&amp;nbsp;&lt;/em&gt;», a expliqué la société dans un communiqué, avant de préciser que «&amp;nbsp;&lt;em&gt;le trio de banques chinoises qui devrait fournir les 60% des 2 milliards de dollars nécessaires au bouclage financier du projet, s’est récemment désisté&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191007/6Nick_Cooper_après.png&quot; alt=&quot;6Nick Cooper après&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;311&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Lâché par les investisseurs chinois, Nick Cooper se trouve en difficulté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Ophir a également affirmé que, parallèlement à la recherche de financements, elle investira dans l’exploration de ses surfaces récemment acquises au Mexique. Une annonce mal accueillie par le gouvernement équato-guinéen qui, dans les coulisses, avait à maintes reprises fait part de son mécontentement lorsque le closing financier était chaque fois reporté.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Malabo comptait sur les recettes du projet pour financer immédiatement de nouveaux projets de développement, mais aussi pour participer à la construction d’un hub énergétique régional à travers les livraisons de GNL.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Mai 2018&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Malabo tape du poing sur la table&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Quelques semaines plus tard, en mai, Gabriel Obiang Lima&amp;nbsp;déclare que si Ophir ne prend pas sa décision finale d’investissement sur le projet Fortuna FLNG, avant fin 2018, le statut d’opérateur lui sera retiré. «&lt;em&gt;&amp;nbsp;En tant que ministère, nous soutenons Ophir et ses partenaires. Mais nous sommes conscients que la patience a ses limites. Cette année est définitivement la dernière. C'est à l'opérateur de décider des options. Mais cela doit être fait le plus tôt possible, car à la fin de ce délai, nous devons réfléchir à une alternative&amp;nbsp;&lt;/em&gt;», a-t-il prévenu.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Gabriel Obiang Lima&amp;nbsp;déclare que si Ophir ne prend pas sa décision finale d’investissement sur le projet Fortuna FLNG, avant fin 2018, le statut d’opérateur lui sera retiré.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le coup de gueule du dirigeant a le mérite de clarifier les ambitions et les attentes du pays hôte concernant le projet. Etant donné que les financements ne sont pas au rendez-vous et qu’une date limite est désormais en vigueur, un premier partenaire du projet décide de se retirer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191007/7-Gabriel_Obiang_Lima_.png&quot; alt=&quot;7 Gabriel Obiang Lima &quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;357&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Gabriel Obiang Lima&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;La patience a ses limites.»&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La multinationale de services pétroliers Schlumberger se retire donc de la coentreprise OneLNG, fondée en 2016 avec Golar pour développer, aux côtés d’Ophir Energy, la première installation de liquéfaction en eaux profondes d’Afrique. Schlumberger explique ce retrait par les reports répétés dans la prise de la décision finale d’investissement du projet. Cette situation vient renforcer les doutes sur la réalisation du projet qui devrait être l’un des moteurs de la croissance équato-guinéenne, d’ici les cinq prochaines années.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Septembre 2018&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dos au mur, Ophir Energy se dirige vers la sortie du projet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Ophir Energy réduit de 300 millions de dollars, la valeur comptable de son actif Fortuna LNG, suite à l’incertitude entourant le projet. Elle fait aussi savoir qu’elle recherche un acheteur ou un partenaire pour tout ou partie de ses actifs sur le projet de liquéfaction de gaz naturel. D’ailleurs, des négociations avec&amp;nbsp;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;des acteurs crédibles&amp;nbsp;&lt;/em&gt;»&amp;nbsp;seraient en cours pour sauver le projet. Par ailleurs, Ophir envisage de prioriser ses actifs asiatiques, son portefeuille étant désormais axé sur la production et les flux de trésorerie asiatiques.&amp;nbsp;Ses bureaux seront installés sur ce continent, car elle compte désormais devenir une société d’exploration et de production stable et autofinancée axée sur l’Asie du Sud-Est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Janvier 2019&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le projet de liquéfaction tombe à l’eau et le bloc retourne dans le portefeuille de l’Etat équato-guinéen. Retour à la case départ, avant 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Avril 2019&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le bloc est rouvert au marché et Malabo garde espoir de développer, à partir de ses ressources, le premier projet de liquéfaction de gaz en eaux profondes d’Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Olivier de Souza&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/auteur/olivierdesouza.png&quot; alt=&quot;olivierdesouza&quot; width=&quot;120&quot; height=&quot;120&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="HebdoP2" />
	</entry>
	<entry>
		<title>Afrique Centrale et de l’Ouest : 9272 écoles déjà fermées à cause des conflits</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com/hebdop2/0210-69728-afrique-centrale-et-de-l-ouest-9272-ecoles-deja-fermees-a-cause-des-conflits"/>
		<published>2019-10-02T14:53:57+02:00</published>
		<updated>2019-10-02T14:53:57+02:00</updated>
		<id>https://www.agenceecofin.com/hebdop2/0210-69728-afrique-centrale-et-de-l-ouest-9272-ecoles-deja-fermees-a-cause-des-conflits</id>
		<author>
			<name>Ndeye Khady Gueye</name>
			<email>nkhady@agenceecofin.com</email>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;D’après le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, la situation sécuritaire précaire dans certaine zones du Nigeria, du Cameroun, de la Centrafrique, du Tchad, du Niger, du Mali, du Burkina Faso et de la République démocratique du Congo a déjà affecté plus de 40 millions d’enfants. L’organisation internationale appelle les Etats à plus d’engagement pour résoudre cette situation, qui résulte du terrorisme ou de tensions sociales. Elle laisse entrevoir l’impact que sa persistance aura sur le développement humain dans les deux sous-régions, entravant à long terme leurs efforts de croissance future.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Entre fin 2017 et juin 2019, le nombre d'écoles forcées de fermer en raison de l'insécurité croissante dans les zones touchées par les conflits en Afrique Centrale et de l'Ouest a triplé.&amp;nbsp; Dans sa note d’alerte publiée en août 2019, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) souligne qu’au premier semestre 2019, 9272 écoles avaient déjà fermé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191002/1ecole5.jpg&quot; alt=&quot;1ecole5&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;368&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;40,6 millions d’enfants privés d’école à cause des violences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le nombre d’enfants du primaire et du premier cycle du secondaire forcés de quitter l’école à cause de la violence atteignait déjà un total de 40,6 millions. Selon l’Unicef «&amp;nbsp;&lt;em&gt;environ un enfant sur quatre dans le monde qui a besoin de l’aide humanitaire - y compris l’éducation et d’autres services essentiels à l’apprentissage - vit justement dans l’un des pays d'Afrique Centrale et de l’Ouest abritant des zones d’insécurité&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Selon l’Unicef &lt;em&gt;«&amp;nbsp;environ un enfant sur quatre dans le monde qui a besoin de l’aide humanitaire vit justement dans l’un des pays d'Afrique Centrale et de l’Ouest abritant des zones d’insécurité.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En Afrique Centrale, il s’agit du Cameroun, de la Centrafrique, de la République démocratique du Congo et du Tchad. Pour l’Afrique de l’Ouest, le Nigeria, le Niger, le Mali et le Burkina Faso sont concernés. Si pour certains de ces pays, les tensions sécuritaires ou sociales qui nuisent actuellement à leur stabilité politique et économiques sont assez récentes, pour d’autres elles datent de plusieurs années déjà. C’est le cas de la RDC où les groupes rebelles multiplient les exactions dans le Nord-Kivu. Au Nigeria, c’est Boko Haram qui terrorise les populations dans le Nord-Est du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;La déscolarisation avance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au Cameroun, le nombre d’écoles fermées du fait de conflits ne cesse d’augmenter. En raison d'attaques, de menaces d'attaques et d'une violence croissante dans ses zones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, le pays a enregistré à lui seul près de la moitié du nombre total d’écoles fermées en Afrique Centrale et de l’Ouest. En juin 2019, 4437 écoles avaient déjà fermé leurs portes, poussant plus de 609&amp;nbsp;000 enfants à ne plus être scolarisés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Au Cameroun, en juin 2019, 4437 écoles avaient déjà fermé leurs portes, poussant plus de 609&amp;nbsp;000 enfants à ne plus être scolarisés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au Burkina Faso, c’est plus de 2000 écoles qui ont été contraintes de fermer à cause des attaques terroristes. Au Mali, c’est plus de 900 écoles. Le nombre d'écoles fermées en raison de la violence dans les quatre pays touchés par la crise terroriste dans le bassin du lac Tchad - Cameroun, Tchad, Niger et Nigéria - est resté à peu près au même niveau, variant seulement de 981 à 1&amp;nbsp;054, entre fin 2017 et juin 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Au Burkina Faso, c’est plus de 2000 écoles qui ont été contraintes de fermer à cause des attaques terroristes. Au Mali, c’est plus de 900 écoles.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Entre avril 2017 et juin 2019, les pays du Sahel central - Burkina Faso, Mali et Niger - ont vu leur fermeture d’école multipliée par six en raison de la recrudescence de violence. Elles sont passées de 512 à 3&amp;nbsp;005, selon Unicef.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191002/2ecole4.jpg&quot; alt=&quot;2ecole4&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;393&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Les conflits d’aujourd’hui compromettent le développement économique de demain.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Ces conflits qui tardent à prendre fin, ils suscitent au fil du temps des défis sur le développement humain des deux sous-régions, entravant une partie de la force active dont auront besoin ces deux régions pour mener à bien leur future transformation socioéconomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Croissance menacée&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour le groupe de la Banque Mondiale, «&lt;em&gt;&amp;nbsp;l'éducation est essentielle à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté. Des systèmes éducatifs de qualité produisent les travailleurs de l’économie mondiale et élargissent les connaissances. La scolarisation permet aux élèves d’acquérir les compétences nécessaires à la productivité individuelle du travail. La scolarisation produit également une foule d'avantages sociaux et non commerciaux, notamment l'amélioration du bien-être des enfants, de l'état de santé, de l'efficacité des choix de consommation et du capital social. La contribution individuelle de la scolarité a souvent été mesurée par les gains du marché du travail&lt;/em&gt;&amp;nbsp;». Dans son rapport 2018 «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Apprendre pour réaliser la promesse de l’éducation&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», le groupe de la Banque Mondiale notait déjà des faiblesses dans le système éducatif d’Afrique Centrale et de l’Ouest. L’institution internationale, se basant sur les données du Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la Confemen (PASEC), indiquait que «&amp;nbsp;&lt;em&gt;la plupart des élèves de sixième année du primaire, en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, ne possèdent pas les connaissances requises en lecture ou en calcul&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;La plupart des élèves de sixième année du primaire, en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, ne possèdent pas les connaissances requises en lecture ou en calcul&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Ces faiblesses, additionnées à un nombre de plus en plus important d’enfants qui prendront un sérieux retard dans l’acquisition d’une éducation de base, vient réduire davantage le volume de la ressource humaine qualifiée dont auront besoin l’Afrique Centrale et de l’Ouest pour asseoir leur développement économique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191002/3OpenSchool_1.jpeg&quot; alt=&quot;3OpenSchool 1&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;407&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Une campagne pour la réouverture des écoles dans le Cameroun anglophone, malmené par des séparatistes armés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En clair, ce sont de nombreux jeunes, privés d’éducation et de formation qui, sans véritables qualifications, ne contribueront pas à la croissance nationale mais risquent d’accentuer le taux de sous-emploi et de chômage dans les deux sous-régions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Muriel Edjo&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/auteur/muriel-edjo.png&quot; alt=&quot;muriel edjo&quot; width=&quot;120&quot; height=&quot;120&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;D’après le Fonds des Nations Unies pour l’enfance, la situation sécuritaire précaire dans certaine zones du Nigeria, du Cameroun, de la Centrafrique, du Tchad, du Niger, du Mali, du Burkina Faso et de la République démocratique du Congo a déjà affecté plus de 40 millions d’enfants. L’organisation internationale appelle les Etats à plus d’engagement pour résoudre cette situation, qui résulte du terrorisme ou de tensions sociales. Elle laisse entrevoir l’impact que sa persistance aura sur le développement humain dans les deux sous-régions, entravant à long terme leurs efforts de croissance future.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Entre fin 2017 et juin 2019, le nombre d'écoles forcées de fermer en raison de l'insécurité croissante dans les zones touchées par les conflits en Afrique Centrale et de l'Ouest a triplé.&amp;nbsp; Dans sa note d’alerte publiée en août 2019, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) souligne qu’au premier semestre 2019, 9272 écoles avaient déjà fermé.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191002/1ecole5.jpg&quot; alt=&quot;1ecole5&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;368&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;40,6 millions d’enfants privés d’école à cause des violences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le nombre d’enfants du primaire et du premier cycle du secondaire forcés de quitter l’école à cause de la violence atteignait déjà un total de 40,6 millions. Selon l’Unicef «&amp;nbsp;&lt;em&gt;environ un enfant sur quatre dans le monde qui a besoin de l’aide humanitaire - y compris l’éducation et d’autres services essentiels à l’apprentissage - vit justement dans l’un des pays d'Afrique Centrale et de l’Ouest abritant des zones d’insécurité&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Selon l’Unicef &lt;em&gt;«&amp;nbsp;environ un enfant sur quatre dans le monde qui a besoin de l’aide humanitaire vit justement dans l’un des pays d'Afrique Centrale et de l’Ouest abritant des zones d’insécurité.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En Afrique Centrale, il s’agit du Cameroun, de la Centrafrique, de la République démocratique du Congo et du Tchad. Pour l’Afrique de l’Ouest, le Nigeria, le Niger, le Mali et le Burkina Faso sont concernés. Si pour certains de ces pays, les tensions sécuritaires ou sociales qui nuisent actuellement à leur stabilité politique et économiques sont assez récentes, pour d’autres elles datent de plusieurs années déjà. C’est le cas de la RDC où les groupes rebelles multiplient les exactions dans le Nord-Kivu. Au Nigeria, c’est Boko Haram qui terrorise les populations dans le Nord-Est du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;La déscolarisation avance&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au Cameroun, le nombre d’écoles fermées du fait de conflits ne cesse d’augmenter. En raison d'attaques, de menaces d'attaques et d'une violence croissante dans ses zones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, le pays a enregistré à lui seul près de la moitié du nombre total d’écoles fermées en Afrique Centrale et de l’Ouest. En juin 2019, 4437 écoles avaient déjà fermé leurs portes, poussant plus de 609&amp;nbsp;000 enfants à ne plus être scolarisés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Au Cameroun, en juin 2019, 4437 écoles avaient déjà fermé leurs portes, poussant plus de 609&amp;nbsp;000 enfants à ne plus être scolarisés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au Burkina Faso, c’est plus de 2000 écoles qui ont été contraintes de fermer à cause des attaques terroristes. Au Mali, c’est plus de 900 écoles. Le nombre d'écoles fermées en raison de la violence dans les quatre pays touchés par la crise terroriste dans le bassin du lac Tchad - Cameroun, Tchad, Niger et Nigéria - est resté à peu près au même niveau, variant seulement de 981 à 1&amp;nbsp;054, entre fin 2017 et juin 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Au Burkina Faso, c’est plus de 2000 écoles qui ont été contraintes de fermer à cause des attaques terroristes. Au Mali, c’est plus de 900 écoles.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Entre avril 2017 et juin 2019, les pays du Sahel central - Burkina Faso, Mali et Niger - ont vu leur fermeture d’école multipliée par six en raison de la recrudescence de violence. Elles sont passées de 512 à 3&amp;nbsp;005, selon Unicef.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191002/2ecole4.jpg&quot; alt=&quot;2ecole4&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;393&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Les conflits d’aujourd’hui compromettent le développement économique de demain.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Ces conflits qui tardent à prendre fin, ils suscitent au fil du temps des défis sur le développement humain des deux sous-régions, entravant une partie de la force active dont auront besoin ces deux régions pour mener à bien leur future transformation socioéconomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Croissance menacée&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour le groupe de la Banque Mondiale, «&lt;em&gt;&amp;nbsp;l'éducation est essentielle à la croissance économique et à la réduction de la pauvreté. Des systèmes éducatifs de qualité produisent les travailleurs de l’économie mondiale et élargissent les connaissances. La scolarisation permet aux élèves d’acquérir les compétences nécessaires à la productivité individuelle du travail. La scolarisation produit également une foule d'avantages sociaux et non commerciaux, notamment l'amélioration du bien-être des enfants, de l'état de santé, de l'efficacité des choix de consommation et du capital social. La contribution individuelle de la scolarité a souvent été mesurée par les gains du marché du travail&lt;/em&gt;&amp;nbsp;». Dans son rapport 2018 «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Apprendre pour réaliser la promesse de l’éducation&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», le groupe de la Banque Mondiale notait déjà des faiblesses dans le système éducatif d’Afrique Centrale et de l’Ouest. L’institution internationale, se basant sur les données du Programme d’analyse des systèmes éducatifs de la Confemen (PASEC), indiquait que «&amp;nbsp;&lt;em&gt;la plupart des élèves de sixième année du primaire, en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, ne possèdent pas les connaissances requises en lecture ou en calcul&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;La plupart des élèves de sixième année du primaire, en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, ne possèdent pas les connaissances requises en lecture ou en calcul&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Ces faiblesses, additionnées à un nombre de plus en plus important d’enfants qui prendront un sérieux retard dans l’acquisition d’une éducation de base, vient réduire davantage le volume de la ressource humaine qualifiée dont auront besoin l’Afrique Centrale et de l’Ouest pour asseoir leur développement économique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20191002/3OpenSchool_1.jpeg&quot; alt=&quot;3OpenSchool 1&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;407&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Une campagne pour la réouverture des écoles dans le Cameroun anglophone, malmené par des séparatistes armés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En clair, ce sont de nombreux jeunes, privés d’éducation et de formation qui, sans véritables qualifications, ne contribueront pas à la croissance nationale mais risquent d’accentuer le taux de sous-emploi et de chômage dans les deux sous-régions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Muriel Edjo&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/auteur/muriel-edjo.png&quot; alt=&quot;muriel edjo&quot; width=&quot;120&quot; height=&quot;120&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="HebdoP2" />
	</entry>
	<entry>
		<title>Mafia d’Etat, armes, corruption… le Soudan du Sud se noie dans son pétrole</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com/hebdop2/2409-69470-mafia-d-etat-armes-corruption-le-soudan-du-sud-se-noie-dans-son-petrole"/>
		<published>2019-09-24T12:17:39+02:00</published>
		<updated>2019-09-24T12:17:39+02:00</updated>
		<id>https://www.agenceecofin.com/hebdop2/2409-69470-mafia-d-etat-armes-corruption-le-soudan-du-sud-se-noie-dans-son-petrole</id>
		<author>
			<name>Ndeye Khady Gueye</name>
			<email>nkhady@agenceecofin.com</email>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le 17 septembre, le Soudan du Sud a obtenu un prêt de 600 millions de dollars auprès de la Chine. D’après les autorités, cet appui servira à «&amp;nbsp;couvrir les frais de paiement des salaires des fonctionnaires&amp;nbsp;pour les six prochains mois&amp;nbsp;». Une situation jugée honteuse par l’opinion publique locale quand on sait que ce pays possède de vastes réserves de pétrole et un potentiel économique parmi les plus importants du continent. Malheureusement, la plus jeune démocratie du monde croule sous le poids de la mauvaise gestion et de la grande corruption. Plongée au cœur d’un système où le pétrole qui coule à flots emporte les rêves de développement de 13 millions de Sud-soudanais.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En 2011, date de la création de la nouvelle fédération née de la sécession avec le Soudan, ses 12 millions d’habitants nourrissaient l’espoir d’une nation unie et prospère qui profitera pleinement de ses immenses réserves de pétrole dans un climat de paix. On estime les gisements prêts à être exploités à plus de 4 milliards de barils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20190923/1youngest_nation_juba.jpg&quot; alt=&quot;1youngest nation juba&quot; width=&quot;350&quot; height=&quot;466&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;L’espoir d’une nation unie et prospère.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Mais très vite, en 2013, le président Salva Kiir et son vice-président Rieck Machar tombent en désaccord sur la date d’une conférence portant sur la réconciliation nationale. Un évènement censé apaiser les tensions entre leurs différentes ethnies, préalable pour construire une nation. Le premier accuse le second d’avoir tenté un coup d’Etat et le limoge, lui et tout le gouvernement. Le second en retour, accuse le premier d’avoir des «&lt;em&gt;&amp;nbsp;tendances dictatoriales&amp;nbsp;&lt;/em&gt;». S’en suivra une rixe sans fin entre forces gouvernementales et rébellion commandée par Machar. Les affrontements feront plus de 400&amp;nbsp;000 morts et 4 millions de déplacés en cinq ans. Ceci, avant qu’un accord de paix ne vienne enfin siffler la fin des combats.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Les affrontements feront plus de 400&amp;nbsp;000 morts et 4 millions de déplacés en cinq ans. Ceci, avant qu’un accord de paix ne vienne enfin siffler la fin des combats.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au milieu de ce chaos, le pouvoir exécutif a été géré dans le plus grand désordre et l’opacité, entrainant l’instauration de l’un des systèmes les plus corrompus du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20190923/2map.png&quot; alt=&quot;2map&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;313&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;L’un des systèmes les plus corrompus du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans son rapport 2018, Transparency International, a d’ailleurs, placé le pays au 178e rang dans le classement des pays les plus corrompus du monde. 180 pays ont été étudiés dans ce cadre. Et ce ne sont pas les scandales qui manquent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’argent du pétrole nourrit la violence&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Début 2017, un rapport des Nations Unies a montré que les recettes pétrolières qui ont affiché 243 millions de dollars entre mars et octobre 2016, ont quasiment été réinjectés dans l’achat d’armement pour lutter contre la rébellion de Machar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20190923/3civil_war.jpg&quot; alt=&quot;3civil war&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;376&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Un PIB par habitant de près de 240 dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Ce système qui perdure depuis 2013, malgré un embargo européen sur les armes, a permis au pays de constituer une armée qui compte parmi les plus puissantes du continent. Paradoxal pour l’un des pays les plus pauvres du monde avec un PIB par habitant de près de 240 dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Début 2017, un rapport des Nations Unies a montré que les recettes pétrolières qui ont affiché 243 millions de dollars entre mars et octobre 2016, ont quasiment été réinjectés dans l’achat d’armement pour lutter contre la rébellion de Machar.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans son classement 2019 des puissances militaires africaines, l’Organisation Global Fire Power (GFP)&amp;nbsp;classe le Soudan du Sud à la 24e position en matière de défense.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En ce qui concerne l’embargo, il aurait été contourné en complicité avec l’Ouganda voisin selon le groupe d’investigation basé au Royaume-Uni Conflict Armament Research (CAR). Plus précisément, les enquêtes de la CAR lui ont permis de révéler que Juba a demandé l’aide du gouvernement ougandais pour acheminer dans le pays, des armes en provenance de la Bulgarie, de la Roumanie et de la Slovaquie. Or, l’Union européenne (UE) a étendu au Soudan du Sud l’embargo sur les armes qu’il avait imposé au Soudan en 1994.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Plus précisément, les enquêtes de la CAR lui ont permis de révéler que Juba a demandé l’aide du gouvernement ougandais pour acheminer dans le pays, des armes en provenance de la Bulgarie, de la Roumanie et de la Slovaquie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Nous avons des traces écrites depuis le lieu de fabrication, en passant par l'exportation vers l'Ouganda, le détournement vers le Soudan du Sud et la récupération des armes sur les champs de bataille (…) Ces armes sont arrivées à Kampala entre 2014 et 2015&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», a indiqué James Bevan, directeur de la CAR.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20190923/4kid_.jpg&quot; alt=&quot;4kid &quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;398&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Enfant soldat (photo New-York Times).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Mais pendant que Juba fait son shopping, 5,5 millions de Sud-soudanais meurent de faim au Darfour et des pays donateurs se mobilisent pour lever des fonds afin de venir en aide à ces populations. Cette famine faut-il le rappeler, est l’une des nombreuses conséquences de la spirale de la violence dans laquelle est plongé le pays depuis 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Mais pendant que Juba fait son shopping, 5,5 millions de Sud-soudanais meurent de faim au Darfour et des pays donateurs se mobilisent pour lever des fonds afin de venir en aide à ces populations.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Il faut souligner que le pays tire 98% de ses revenus de la vente de l’or noir. D’ailleurs, la société publique du pétrole (Nilepet) a été accusée par Sentry, un groupe d’enquêtes piloté par l’acteur américain Georges Clooney et l’ONG Global Witness, d’être la principale source de financement de la guerre. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Depuis 2013, des millions de dollars de revenus pétroliers de la société publique ont été versés sur les comptes des services de sécurité, de politiciens pro-régime, de responsables militaires, d’agences gouvernementales et à des entreprises appartenant à des politiciens et à des membres de leur famille pour nourrir la crise. L’argent aurait également servi à financer une milice fidèle à Juba, qui est accusée de violations des droits de l'Homme&amp;nbsp;&lt;/em&gt;», lit-on dans un rapport cosigné par les deux organisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20190923/5power_to_forgive.jpg&quot; alt=&quot;5power to forgive&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;356&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Des millions de dollars de revenus pétroliers détournés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Sur ces décaissements, il y en a eu un de 80 millions de dollars qui a particulièrement retenu l’attention. Selon les documents obtenus par Sentry, cette somme a été versée à une milice avec pour motif&amp;nbsp;le «&amp;nbsp;&lt;em&gt;maintien de la sécurité&amp;nbsp;&lt;/em&gt;». Alors que l’affaire fait grand bruit auprès des partenaires financiers du pays, Yiey Puoch Lur, directeur des relations publiques de Nilepet, a dénoncé «&amp;nbsp;&lt;em&gt;des propos mensongers&lt;/em&gt;&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au Soudan du Sud, l’état du réseau routier est tel qu’il faut 3 jours à un pick-up pour parcourir 1&amp;nbsp;000 km entre Juba et Bentiu, au Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Lur a également accusé les deux entités d’avoir falsifié le registre de paie de l’entreprise. S’il n’a pas formellement nié l’existence de ces 80 millions de dollars, le responsable a fait remarquer que cette somme a plutôt été mobilisée pour la réalisation de projets communautaires tels que les routes, les écoles et les hôpitaux. Et de conclure&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;nous ne pouvons pas financer la milice, cela ne fait pas partie de notre travail&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un circuit opaque des pétrodollars&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;«Nous avons découvert que les revenus provenant du pétrole ne sont pas déposés dans la banque du Sud-Soudan. Nous avons été surpris en tant que représentants du peuple à la lecture des conclusions de l’enquête. Cela signifie qu’il n’y a rien dans la banque et qu’elle ne sert à rien sinon quelques fonds provenant d’organisations internationales et des banques&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». Ces déclarations sont celles d’un membre&amp;nbsp; du Comité parlementaire responsable de la planification financière et économique du Soudan du Sud, en date du 30 août 2017 au quotidien local Sudan Tribe. Il a souhaité garder l’anonymat pour éviter d’éventuelles représailles.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;&lt;em&gt;«Nous avons découvert que les revenus provenant du pétrole ne sont pas déposés dans la banque du Sud-Soudan&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’intervention a choqué l’opinion nationale. Les dirigeants ont même été interpellés pour réagir sur la question mais rien n’y fit.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le 24 mars 2019, une source confidentielle des services de renseignement sud-soudanais a confié à l’agence de presse SSNA de la Syrie que la commercialisation du pétrole est gérée par un groupe de trois personnes proches du président Kiir. Selon ses explications, les hommes qui bénéficient de la confiance absolue du dirigeant, sont ceux qui dirigent le processus de vente du brut sur les marchés. Il leur a aussi été donné des pouvoirs illimités pour agir dans ce sens, ce qui fait du ministre et des responsables de Nilepet des marionnettes qui exécutent les consignes des trois hommes. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Ce sont eux qui négocient et paraphent les accords de vente du brut avec les firmes internationales et les gouvernements étrangers. Ils disent au ministère du Pétrole quoi faire. Ces gens fonctionnent comme une mafia&amp;nbsp;&lt;/em&gt;», a expliqué la source dans une interview choc.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Ce sont eux qui négocient et paraphent les accords de vente du brut avec les firmes internationales et les gouvernements étrangers. Ils disent au ministère du Pétrole quoi faire. Ces gens fonctionnent comme une mafia&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans cette configuration, la question se pose de savoir quel est le rôle des compagnies productrices. A cette interrogation, la source répond «&amp;nbsp;&lt;em&gt;toutes les compagnies pétrolières étrangères font plus confiance à ces trois personnes qu'à notre ministère du Pétrole. Ce qui est troublant, c'est le fait qu'ils collectent généralement d'énormes prêts auprès des compagnies pétrolières en échange de la vente de pétrole&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’endettement frôle les sommets&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les informations sur le circuit des recettes pétrolières surviennent dans un contexte où une semaine plutôt, le FMI a averti Juba que l’accumulation des prêts garantis par le pétrole menace les efforts&amp;nbsp;de relance économique et de retour à la paix. L’institution a indiqué que ces prêts sont généralement conclus&amp;nbsp;«&amp;nbsp;sans transparence&amp;nbsp;»,&amp;nbsp;ce qui empêche le gouvernement d’effectuer les dépenses nécessaires pour maintenir l’économie à flot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20190923/6reconciling2.jpg&quot; alt=&quot;6reconciling2&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;385&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Salva Kiir et Rieck Machar, les deux protagonistes du désastre, appellent à la réconciliation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Une enquête isolée d’Associated Press montre, pour sa part que le Comité chargé de superviser la mise en œuvre de la paix a approuvé au moins 185 millions de dollars de prêts pétroliers sur les dernières années. De l’argent essentiellement dépensé en achats de voitures, ajoute l’agence de presse américaine.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Un mois plus tard en avril, la société pétrolière Sahara Energy&amp;nbsp;qui exploite quelques gisements dans le pays a déclaré avoir accordé un prêt de 600 millions de dollars au gouvernement pour l’aider à financer les efforts de relance du processus de paix. Les deux parties sont en négociation depuis plusieurs mois pour l’installation d’une centrale thermique de 530&amp;nbsp;MW.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Quelques mois plutôt, en janvier, le ministre adjoint&amp;nbsp;des Affaires Etrangères, Deng Dau Deng a exprimé un besoin de près de 20 millions de dollars pour mettre en application l’accord de paix. Ces investissements sont prévus pour la construction d’infrastructures routières, sociocommunautaires, l’autonomisation des femmes etc.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En avril 2019, la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) a laissé entendre qu’elle accordera un nouveau financement de 500 millions de dollars au Soudan du Sud. Une enveloppe qui à mettre en place des projets de transmission d’énergie électrique, d'infrastructures et d'agriculture. Pour rappel, le pays avait déjà empoché un financement de 200 millions&amp;nbsp;de dollars de ce même partenaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;En 2017, la dette publique affichait environ 8 milliards de dollars. C’est plus de 80% du PIB. En 2013, avant le début de la guerre civile, la dette publique était d’environ 2 milliards de dollars. En quatre ans, la dette a donc été multipliée par 4.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En 2017, la dette publique affichait environ 8 milliards de dollars. C’est plus de 80% du PIB. En 2013, avant le début de la guerre civile, la dette publique était d’environ 2 milliards de dollars. En quatre ans, la dette a donc été multipliée par 4.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une mauvaise gestion des ressources pétro-gazières&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le Soudan du Sud qui peine à fournir de l’électricité à sa population, a signé en juillet 2019 avec le Kenya, un protocole d’accord d’échange de gaz naturel extrait de ses bassins pétrolifères contre de l’électricité. Le gouvernement est aussi à la base de l’accord avec la Banque chinoise d’import-export (Eximbank China) pour livrer 10&amp;nbsp;000 barils de pétrole par jour contre la construction de deux grands axes routiers&amp;nbsp;: Nadapal-Torit-Juba et Juba-Rumbek-Wau. Cette gestion des ressources énergétiques vient donner du crédit aux derniers classements de l’Indice de gouvernance des ressources naturelles qui place le pays parmi les plus mauvais élèves africains.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Cette gestion des ressources énergétiques vient donner du crédit aux derniers classements de l’Indice de gouvernance des ressources naturelles qui place le pays parmi les plus mauvais élèves africains.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les plus mauvais élèves africains en matière de gouvernance des ressources en hydrocarbures sont l'Ouganda, le Nigéria, le Congo, l’Egypte, le Gabon, l’Angola, le Tchad, l’Algérie et le Soudan du Sud. Selon l’Institut, leur gouvernance dans ce domaine est médiocre. Pour ces pays, explique le document,&amp;nbsp;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;des procédures et pratiques sélectives et minimales sont en place pour gérer les ressources naturelles, mais il manque la plupart des éléments nécessaires pour que les citoyens puissent profiter de la richesse dérivée des ressources extractives&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Curieusement, en août dernier, le président Salva Kiir&amp;nbsp;a mis en garde les compagnies pétrolières opérant dans le secteur pétrolier au Soudan du Sud contre la mauvaise gestion. «&lt;em&gt; Je ne tolérerai aucune activité irresponsable des compagnies pétrolières au Soudan du Sud &lt;/em&gt;», a-t-il proféré...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Olivier de Souza&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/auteur/olivierdesouza.png&quot; alt=&quot;olivierdesouza&quot; width=&quot;120&quot; height=&quot;120&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Le 17 septembre, le Soudan du Sud a obtenu un prêt de 600 millions de dollars auprès de la Chine. D’après les autorités, cet appui servira à «&amp;nbsp;couvrir les frais de paiement des salaires des fonctionnaires&amp;nbsp;pour les six prochains mois&amp;nbsp;». Une situation jugée honteuse par l’opinion publique locale quand on sait que ce pays possède de vastes réserves de pétrole et un potentiel économique parmi les plus importants du continent. Malheureusement, la plus jeune démocratie du monde croule sous le poids de la mauvaise gestion et de la grande corruption. Plongée au cœur d’un système où le pétrole qui coule à flots emporte les rêves de développement de 13 millions de Sud-soudanais.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En 2011, date de la création de la nouvelle fédération née de la sécession avec le Soudan, ses 12 millions d’habitants nourrissaient l’espoir d’une nation unie et prospère qui profitera pleinement de ses immenses réserves de pétrole dans un climat de paix. On estime les gisements prêts à être exploités à plus de 4 milliards de barils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20190923/1youngest_nation_juba.jpg&quot; alt=&quot;1youngest nation juba&quot; width=&quot;350&quot; height=&quot;466&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;L’espoir d’une nation unie et prospère.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Mais très vite, en 2013, le président Salva Kiir et son vice-président Rieck Machar tombent en désaccord sur la date d’une conférence portant sur la réconciliation nationale. Un évènement censé apaiser les tensions entre leurs différentes ethnies, préalable pour construire une nation. Le premier accuse le second d’avoir tenté un coup d’Etat et le limoge, lui et tout le gouvernement. Le second en retour, accuse le premier d’avoir des «&lt;em&gt;&amp;nbsp;tendances dictatoriales&amp;nbsp;&lt;/em&gt;». S’en suivra une rixe sans fin entre forces gouvernementales et rébellion commandée par Machar. Les affrontements feront plus de 400&amp;nbsp;000 morts et 4 millions de déplacés en cinq ans. Ceci, avant qu’un accord de paix ne vienne enfin siffler la fin des combats.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Les affrontements feront plus de 400&amp;nbsp;000 morts et 4 millions de déplacés en cinq ans. Ceci, avant qu’un accord de paix ne vienne enfin siffler la fin des combats.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au milieu de ce chaos, le pouvoir exécutif a été géré dans le plus grand désordre et l’opacité, entrainant l’instauration de l’un des systèmes les plus corrompus du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20190923/2map.png&quot; alt=&quot;2map&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;313&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;L’un des systèmes les plus corrompus du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans son rapport 2018, Transparency International, a d’ailleurs, placé le pays au 178e rang dans le classement des pays les plus corrompus du monde. 180 pays ont été étudiés dans ce cadre. Et ce ne sont pas les scandales qui manquent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’argent du pétrole nourrit la violence&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Début 2017, un rapport des Nations Unies a montré que les recettes pétrolières qui ont affiché 243 millions de dollars entre mars et octobre 2016, ont quasiment été réinjectés dans l’achat d’armement pour lutter contre la rébellion de Machar.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20190923/3civil_war.jpg&quot; alt=&quot;3civil war&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;376&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Un PIB par habitant de près de 240 dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Ce système qui perdure depuis 2013, malgré un embargo européen sur les armes, a permis au pays de constituer une armée qui compte parmi les plus puissantes du continent. Paradoxal pour l’un des pays les plus pauvres du monde avec un PIB par habitant de près de 240 dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Début 2017, un rapport des Nations Unies a montré que les recettes pétrolières qui ont affiché 243 millions de dollars entre mars et octobre 2016, ont quasiment été réinjectés dans l’achat d’armement pour lutter contre la rébellion de Machar.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans son classement 2019 des puissances militaires africaines, l’Organisation Global Fire Power (GFP)&amp;nbsp;classe le Soudan du Sud à la 24e position en matière de défense.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En ce qui concerne l’embargo, il aurait été contourné en complicité avec l’Ouganda voisin selon le groupe d’investigation basé au Royaume-Uni Conflict Armament Research (CAR). Plus précisément, les enquêtes de la CAR lui ont permis de révéler que Juba a demandé l’aide du gouvernement ougandais pour acheminer dans le pays, des armes en provenance de la Bulgarie, de la Roumanie et de la Slovaquie. Or, l’Union européenne (UE) a étendu au Soudan du Sud l’embargo sur les armes qu’il avait imposé au Soudan en 1994.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Plus précisément, les enquêtes de la CAR lui ont permis de révéler que Juba a demandé l’aide du gouvernement ougandais pour acheminer dans le pays, des armes en provenance de la Bulgarie, de la Roumanie et de la Slovaquie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Nous avons des traces écrites depuis le lieu de fabrication, en passant par l'exportation vers l'Ouganda, le détournement vers le Soudan du Sud et la récupération des armes sur les champs de bataille (…) Ces armes sont arrivées à Kampala entre 2014 et 2015&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», a indiqué James Bevan, directeur de la CAR.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20190923/4kid_.jpg&quot; alt=&quot;4kid &quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;398&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Enfant soldat (photo New-York Times).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Mais pendant que Juba fait son shopping, 5,5 millions de Sud-soudanais meurent de faim au Darfour et des pays donateurs se mobilisent pour lever des fonds afin de venir en aide à ces populations. Cette famine faut-il le rappeler, est l’une des nombreuses conséquences de la spirale de la violence dans laquelle est plongé le pays depuis 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Mais pendant que Juba fait son shopping, 5,5 millions de Sud-soudanais meurent de faim au Darfour et des pays donateurs se mobilisent pour lever des fonds afin de venir en aide à ces populations.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Il faut souligner que le pays tire 98% de ses revenus de la vente de l’or noir. D’ailleurs, la société publique du pétrole (Nilepet) a été accusée par Sentry, un groupe d’enquêtes piloté par l’acteur américain Georges Clooney et l’ONG Global Witness, d’être la principale source de financement de la guerre. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Depuis 2013, des millions de dollars de revenus pétroliers de la société publique ont été versés sur les comptes des services de sécurité, de politiciens pro-régime, de responsables militaires, d’agences gouvernementales et à des entreprises appartenant à des politiciens et à des membres de leur famille pour nourrir la crise. L’argent aurait également servi à financer une milice fidèle à Juba, qui est accusée de violations des droits de l'Homme&amp;nbsp;&lt;/em&gt;», lit-on dans un rapport cosigné par les deux organisations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20190923/5power_to_forgive.jpg&quot; alt=&quot;5power to forgive&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;356&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Des millions de dollars de revenus pétroliers détournés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Sur ces décaissements, il y en a eu un de 80 millions de dollars qui a particulièrement retenu l’attention. Selon les documents obtenus par Sentry, cette somme a été versée à une milice avec pour motif&amp;nbsp;le «&amp;nbsp;&lt;em&gt;maintien de la sécurité&amp;nbsp;&lt;/em&gt;». Alors que l’affaire fait grand bruit auprès des partenaires financiers du pays, Yiey Puoch Lur, directeur des relations publiques de Nilepet, a dénoncé «&amp;nbsp;&lt;em&gt;des propos mensongers&lt;/em&gt;&amp;nbsp;».&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au Soudan du Sud, l’état du réseau routier est tel qu’il faut 3 jours à un pick-up pour parcourir 1&amp;nbsp;000 km entre Juba et Bentiu, au Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Lur a également accusé les deux entités d’avoir falsifié le registre de paie de l’entreprise. S’il n’a pas formellement nié l’existence de ces 80 millions de dollars, le responsable a fait remarquer que cette somme a plutôt été mobilisée pour la réalisation de projets communautaires tels que les routes, les écoles et les hôpitaux. Et de conclure&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;nous ne pouvons pas financer la milice, cela ne fait pas partie de notre travail&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un circuit opaque des pétrodollars&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;«Nous avons découvert que les revenus provenant du pétrole ne sont pas déposés dans la banque du Sud-Soudan. Nous avons été surpris en tant que représentants du peuple à la lecture des conclusions de l’enquête. Cela signifie qu’il n’y a rien dans la banque et qu’elle ne sert à rien sinon quelques fonds provenant d’organisations internationales et des banques&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;». Ces déclarations sont celles d’un membre&amp;nbsp; du Comité parlementaire responsable de la planification financière et économique du Soudan du Sud, en date du 30 août 2017 au quotidien local Sudan Tribe. Il a souhaité garder l’anonymat pour éviter d’éventuelles représailles.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;&lt;em&gt;«Nous avons découvert que les revenus provenant du pétrole ne sont pas déposés dans la banque du Sud-Soudan&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’intervention a choqué l’opinion nationale. Les dirigeants ont même été interpellés pour réagir sur la question mais rien n’y fit.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le 24 mars 2019, une source confidentielle des services de renseignement sud-soudanais a confié à l’agence de presse SSNA de la Syrie que la commercialisation du pétrole est gérée par un groupe de trois personnes proches du président Kiir. Selon ses explications, les hommes qui bénéficient de la confiance absolue du dirigeant, sont ceux qui dirigent le processus de vente du brut sur les marchés. Il leur a aussi été donné des pouvoirs illimités pour agir dans ce sens, ce qui fait du ministre et des responsables de Nilepet des marionnettes qui exécutent les consignes des trois hommes. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Ce sont eux qui négocient et paraphent les accords de vente du brut avec les firmes internationales et les gouvernements étrangers. Ils disent au ministère du Pétrole quoi faire. Ces gens fonctionnent comme une mafia&amp;nbsp;&lt;/em&gt;», a expliqué la source dans une interview choc.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;Ce sont eux qui négocient et paraphent les accords de vente du brut avec les firmes internationales et les gouvernements étrangers. Ils disent au ministère du Pétrole quoi faire. Ces gens fonctionnent comme une mafia&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans cette configuration, la question se pose de savoir quel est le rôle des compagnies productrices. A cette interrogation, la source répond «&amp;nbsp;&lt;em&gt;toutes les compagnies pétrolières étrangères font plus confiance à ces trois personnes qu'à notre ministère du Pétrole. Ce qui est troublant, c'est le fait qu'ils collectent généralement d'énormes prêts auprès des compagnies pétrolières en échange de la vente de pétrole&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’endettement frôle les sommets&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les informations sur le circuit des recettes pétrolières surviennent dans un contexte où une semaine plutôt, le FMI a averti Juba que l’accumulation des prêts garantis par le pétrole menace les efforts&amp;nbsp;de relance économique et de retour à la paix. L’institution a indiqué que ces prêts sont généralement conclus&amp;nbsp;«&amp;nbsp;sans transparence&amp;nbsp;»,&amp;nbsp;ce qui empêche le gouvernement d’effectuer les dépenses nécessaires pour maintenir l’économie à flot.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20190923/6reconciling2.jpg&quot; alt=&quot;6reconciling2&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;385&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Salva Kiir et Rieck Machar, les deux protagonistes du désastre, appellent à la réconciliation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Une enquête isolée d’Associated Press montre, pour sa part que le Comité chargé de superviser la mise en œuvre de la paix a approuvé au moins 185 millions de dollars de prêts pétroliers sur les dernières années. De l’argent essentiellement dépensé en achats de voitures, ajoute l’agence de presse américaine.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Un mois plus tard en avril, la société pétrolière Sahara Energy&amp;nbsp;qui exploite quelques gisements dans le pays a déclaré avoir accordé un prêt de 600 millions de dollars au gouvernement pour l’aider à financer les efforts de relance du processus de paix. Les deux parties sont en négociation depuis plusieurs mois pour l’installation d’une centrale thermique de 530&amp;nbsp;MW.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Quelques mois plutôt, en janvier, le ministre adjoint&amp;nbsp;des Affaires Etrangères, Deng Dau Deng a exprimé un besoin de près de 20 millions de dollars pour mettre en application l’accord de paix. Ces investissements sont prévus pour la construction d’infrastructures routières, sociocommunautaires, l’autonomisation des femmes etc.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En avril 2019, la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) a laissé entendre qu’elle accordera un nouveau financement de 500 millions de dollars au Soudan du Sud. Une enveloppe qui à mettre en place des projets de transmission d’énergie électrique, d'infrastructures et d'agriculture. Pour rappel, le pays avait déjà empoché un financement de 200 millions&amp;nbsp;de dollars de ce même partenaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;En 2017, la dette publique affichait environ 8 milliards de dollars. C’est plus de 80% du PIB. En 2013, avant le début de la guerre civile, la dette publique était d’environ 2 milliards de dollars. En quatre ans, la dette a donc été multipliée par 4.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En 2017, la dette publique affichait environ 8 milliards de dollars. C’est plus de 80% du PIB. En 2013, avant le début de la guerre civile, la dette publique était d’environ 2 milliards de dollars. En quatre ans, la dette a donc été multipliée par 4.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une mauvaise gestion des ressources pétro-gazières&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le Soudan du Sud qui peine à fournir de l’électricité à sa population, a signé en juillet 2019 avec le Kenya, un protocole d’accord d’échange de gaz naturel extrait de ses bassins pétrolifères contre de l’électricité. Le gouvernement est aussi à la base de l’accord avec la Banque chinoise d’import-export (Eximbank China) pour livrer 10&amp;nbsp;000 barils de pétrole par jour contre la construction de deux grands axes routiers&amp;nbsp;: Nadapal-Torit-Juba et Juba-Rumbek-Wau. Cette gestion des ressources énergétiques vient donner du crédit aux derniers classements de l’Indice de gouvernance des ressources naturelles qui place le pays parmi les plus mauvais élèves africains.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Cette gestion des ressources énergétiques vient donner du crédit aux derniers classements de l’Indice de gouvernance des ressources naturelles qui place le pays parmi les plus mauvais élèves africains.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les plus mauvais élèves africains en matière de gouvernance des ressources en hydrocarbures sont l'Ouganda, le Nigéria, le Congo, l’Egypte, le Gabon, l’Angola, le Tchad, l’Algérie et le Soudan du Sud. Selon l’Institut, leur gouvernance dans ce domaine est médiocre. Pour ces pays, explique le document,&amp;nbsp;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;des procédures et pratiques sélectives et minimales sont en place pour gérer les ressources naturelles, mais il manque la plupart des éléments nécessaires pour que les citoyens puissent profiter de la richesse dérivée des ressources extractives&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Curieusement, en août dernier, le président Salva Kiir&amp;nbsp;a mis en garde les compagnies pétrolières opérant dans le secteur pétrolier au Soudan du Sud contre la mauvaise gestion. «&lt;em&gt; Je ne tolérerai aucune activité irresponsable des compagnies pétrolières au Soudan du Sud &lt;/em&gt;», a-t-il proféré...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Olivier de Souza&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/auteur/olivierdesouza.png&quot; alt=&quot;olivierdesouza&quot; width=&quot;120&quot; height=&quot;120&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="HebdoP2" />
	</entry>
	<entry>
		<title>L’industrie minière africaine se convertit progressivement à l’énergie renouvelable</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com/hebdop2/1709-69288-l-industrie-miniere-africaine-se-convertit-progressivement-a-l-energie-renouvelable"/>
		<published>2019-09-17T17:34:27+02:00</published>
		<updated>2019-09-17T17:34:27+02:00</updated>
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		<author>
			<name>Ndeye Khady Gueye</name>
			<email>nkhady@agenceecofin.com</email>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les entreprises minières ont fait preuve au cours des dernières années, d’un appétit croissant pour les énergies renouvelables. La capacité installée par an de centrales d’énergie propre par ces entreprises est passée de moins de 100 MW avant 2011 à 1800 MW par an en 2018. Une hausse à laquelle ont également participé les entreprises implantées en Afrique. Avec le progrès technologique, les différents changements en matière de politique environnementale et les exigences de rendement, les énergies renouvelables sont progressivement devenues une alternative solide pour les industries minières.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En 2016, Shanta Gold a annoncé la deuxième phase de développement de la centrale solaire destinée à sa mine d’or de New Luika en Tanzanie. La première avait permis l’inauguration en 2014 d’une centrale de 63 KW. Deux ans plus tard, après le succès de l’expérience, la phase deux permettrait l’implantation d’une centrale de 609 KW. Elle projetait avec cette nouvelle infrastructure de réaliser une économie de 250&amp;nbsp;000 litres de carburant par an.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Deux ans plus tard, après le succès de l’expérience, la phase deux permettrait l’implantation d’une centrale de 609 KW. Elle projetait avec cette nouvelle infrastructure de réaliser une économie de 250&amp;nbsp;000 litres de carburant par an.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En 2017, Nevsun Resources, le propriétaire de la mine de cuivre de Bisha en Erythrée, a annoncé avoir signé un accord avec Aggreko, pour la construction d’une centrale hybride de 29,5 MW, avec une capacité solaire de 7,5 MW.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20190916/1-Shanta_Gold.jpg&quot; alt=&quot;1 Shanta Gold&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;438&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La centrale solaire de la mine d’or de New Luika en Tanzanie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Une année plus tard, Resolute Mining, entamait, en collaboration avec Ignite Energy Project, la construction d’une centrale hybride de 40 MW pour sa mine d’or de Syama au Mali. L’infrastructure fonctionnant au mazout lourd et au solaire, et dotée d’une capacité de stockage, entrera en service en 2020. Elle remplacera une centrale au diesel de 28 MW qui alimente actuellement la mine.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Toujours en 2018, Iamgold inaugura une centrale solaire de 15 MW dans sa mine d’Essakane au Burkina Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Une autre centrale de 7 MW a également été mise en service par B2Gold en Namibie pour l’alimentation de sa mine d’or de la région d’Otjozondjupa.La même compagnie a annoncé en 2019, la construction prochaine d’une centrale de 30 MW pour alimenter sa mine de Fekola au Mali.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’infrastructure devrait coûter 38 millions&amp;nbsp;$. Un coût d’investissement prévu pour être récupéré en 4 ans.&amp;nbsp; «&amp;nbsp;&lt;em&gt;On s’attend à ce que la centrale permette l’arrêt de trois générateurs de mazout lourd au lever du jour, ce qui permettra d’économiser environ 13,1 millions de litres de mazout lourd par année.&lt;/em&gt;», a déclaré à cette occasion la compagnie dans un communiqué.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;On s’attend à ce que la centrale permette l’arrêt de trois générateurs de mazout lourd au lever du jour, ce qui permettra d’économiser environ 13,1 millions de litres de mazout lourd par année.»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;C’est une centrale hybride, fonctionnant au solaire et à l’éolienne que prévoit de construire, pour sa part, Orion Minerals dans sa mine de cuivre et de zinc de Prieska en Afrique du Sud. La centrale aura une capacité de 35 MW.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20190916/2-essakane-solar-sas---burkina-faso.jpg&quot; alt=&quot;2 essakane solar sas burkina faso&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;302&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La centrale solaire de la mine d’or d’Essakane au Burkina Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La compagnie minière Barrick a décidé pour sa part de construire une centrale solaire hybride de 24 MW dans sa mine d’or de Loulo au Mali pour venir en appui à sa centrale thermique de 63 MW.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Tous ces projets ont fait l’objet d’études de faisabilité minutieuses qui ont prouvé leur intérêt à plusieurs niveaux pour les compagnies minières. En voici quelques-uns.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un choix avant tout économique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’adoption progressive des énergies renouvelables par l’industrie minière est d’abord une question de rentabilité commerciale. En effet, les chaînes de valeur du secteur sont très énergivores. Pour illustration, la facture électrique représente entre 30 et 40&amp;nbsp;% des coûts d’exploitation totaux de la plupart des mines. Un coût que peuvent encore alourdir les situations particulières telles que les déficits énergétiques des fournisseurs d’électricité du continent. Lorsque cette éventualité survient, elle augmente significativement le coût de l’électricité en obligeant les mines à s’alimenter avec des générateurs électriques dont la production est encore plus chère.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;La facture électrique représente entre 30 et 40&amp;nbsp;% des coûts d’exploitation totaux de la plupart des mines. Un coût que peuvent encore alourdir les situations particulières telles que les déficits énergétiques des fournisseurs d’électricité du continent.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En outre, selon le CRU Groupe, certains autres facteurs moins aléatoires contribueront à une hausse progressive et constante de la consommation énergétique des mines. L’un d’entre eux est la baisse des teneurs en minerai. Les teneurs en cuivre ont par exemple chuté de 18% entre 2007 et 2017&amp;nbsp;; et selon les analystes, cette tendance devrait se poursuivre. En outre, les formations de gisements sont à des profondeurs de plus en plus éloignées, et la production dans les mines gagne en automatisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20190916/3-B2Gold.jpg&quot; alt=&quot;3 B2Gold&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;338&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La centrale de B2Gold en Namibie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Cette facture énergétique élevée et en hausse, contraste avec la baisse drastique du coût des technologies d’énergie renouvelable au cours des dernières années. En 2018 par exemple, les technologies solaire photovoltaïque et éolienne ont renforcé leur supériorité en terme de rentabilité face aux énergies fossiles avec une baisse de 13&amp;nbsp;% de leur coût par rapport à 2017.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;En 2018 par exemple, les technologies solaire photovoltaïque et éolienne ont renforcé leur supériorité en terme de rentabilité face aux énergies fossiles avec une baisse de 13&amp;nbsp;% de leur coût par rapport à 2017.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;A défaut de pouvoir réduire leur consommation électrique, les entreprises minières voient dans ces technologies d’énergie renouvelable, la capacité d’optimiser leurs factures, et par conséquent leurs rendements.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;C’est à juste titre que John Welborn, le PDG de Resolute Mining affirmait à propos de la construction de la centrale solaire de la mine de Syama&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Ce projet s’inscrit dans le cadre de nos efforts continus visant à utiliser l’innovation et la technologie pour optimiser et améliorer nos opérations de Syama et obtenir des résultats exceptionnels pour nos actionnaires.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une réduction de l’exposition aux risques du marché et des politiques bas carbone&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En produisant elle-même leur énergie à un coût abordable grâce au renouvelable, l’industrie minière africaine renforce sa résilience à deux facteurs externes que sont le cours des combustibles fossiles et les aléas politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20190916/4John_Welborn2.jpg&quot; alt=&quot;4John Welborn2&quot; width=&quot;575&quot; height=&quot;320&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;John Welborn, PDG de Resolute Mining&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Des résultats exceptionnels pour nos actionnaires.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les cours du pétrole, l’une des principales sources énergétiques, ont grandement fluctué au cours des dernières années. Ils ont atteint le plafond des 145&amp;nbsp;$ le baril de Brent en juillet 2008, avant de plonger à moins de 30&amp;nbsp;$ le baril en 2016. Et même si ces cours sont remontés (61&amp;nbsp;$ en septembre 2019), l’incertitude demeure. Elle est alimentée entre autres, par l’imprédictibilité de la production à long terme du pétrole non-conventionnel, de la stabilité de certains gros producteurs et des effets de la concurrence des énergies renouvelables. Des centrales d’énergies renouvelables s’appuyant sur des technologies de stockage pour une fourniture régulière permettent aux miniers de réduire leur exposition à cette volatilité du coût.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le recours au renouvelable permet également de se mettre à l’abri des risques grandissant que pourrait faire peser sur elles les politiques de réduction du risque climatique. Les politiques de taxe carbone sont déjà appliquées dans de nombreuses régions du monde telles que l’Europe, l’Amérique du Nord et progressivement la Chine. En Afrique, l’Afrique du Sud a récemment adopté sa taxe carbone. Un changement qui, même s’il prend du temps à se mettre en place, sera irrépressible afin de permettre l’atteinte des objectifs climats globaux.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;L’Afrique du Sud a récemment adopté sa taxe carbone. Un changement qui, même s’il prend du temps à se mettre en place, sera irrépressible afin de permettre l’atteinte des objectifs climats globaux.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans ce sens, l’alimentation en énergie renouvelable diminue déjà l’empreinte carbone des entreprises, leur permettant de réaliser une double économie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un gage de responsabilité sociale et un meilleur positionnement pour les produits&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La construction d’une centrale d’énergie renouvelable dont une partie de la production serait destinée aux populations alentour représente un bon moyen pour les entreprises minières de s’acquitter de leur responsabilité sociale. Cet aspect prend une place grandissante dans les conditions d’exploitation des mines par les industriels. Au Liberia, par exemple, la licence d’exploitation octroyée à Putu Mining stipulait l’obligation pour la compagnie d’électrifier les communautés vivant dans un rayon de 10 km de la mine. De tels types d’actions sociales pourraient se multiplier à l’avenir afin de permettre le développement des communautés locales.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Au Liberia, par exemple, la licence d’exploitation octroyée à Putu Mining stipulait l’obligation pour la compagnie d’électrifier les communautés vivant dans un rayon de 10 km de la mine.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Enfin, l’exploitation minière avec une énergie plus écologique est un facteur qui pourrait permettre une différenciation de la production des industries, augmenter la valeur de leur production et améliorer leurs relations avec leurs clients. Certains grands producteurs d’aluminium tels que Norsk Hydro par exemple ont déjà entamé une valorisation à la hausse de leurs productions bas carbone. Ce type de minerai est en outre plus prisé par les gros consommateurs, soucieux de minimiser autant que possible leur empreinte écologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Gwladys Johnson Akinocho&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/auteur/Gwladys_Johnson.jpg&quot; alt=&quot;Gwladys Johnson&quot; width=&quot;120&quot; height=&quot;120&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Les entreprises minières ont fait preuve au cours des dernières années, d’un appétit croissant pour les énergies renouvelables. La capacité installée par an de centrales d’énergie propre par ces entreprises est passée de moins de 100 MW avant 2011 à 1800 MW par an en 2018. Une hausse à laquelle ont également participé les entreprises implantées en Afrique. Avec le progrès technologique, les différents changements en matière de politique environnementale et les exigences de rendement, les énergies renouvelables sont progressivement devenues une alternative solide pour les industries minières.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En 2016, Shanta Gold a annoncé la deuxième phase de développement de la centrale solaire destinée à sa mine d’or de New Luika en Tanzanie. La première avait permis l’inauguration en 2014 d’une centrale de 63 KW. Deux ans plus tard, après le succès de l’expérience, la phase deux permettrait l’implantation d’une centrale de 609 KW. Elle projetait avec cette nouvelle infrastructure de réaliser une économie de 250&amp;nbsp;000 litres de carburant par an.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Deux ans plus tard, après le succès de l’expérience, la phase deux permettrait l’implantation d’une centrale de 609 KW. Elle projetait avec cette nouvelle infrastructure de réaliser une économie de 250&amp;nbsp;000 litres de carburant par an.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En 2017, Nevsun Resources, le propriétaire de la mine de cuivre de Bisha en Erythrée, a annoncé avoir signé un accord avec Aggreko, pour la construction d’une centrale hybride de 29,5 MW, avec une capacité solaire de 7,5 MW.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20190916/1-Shanta_Gold.jpg&quot; alt=&quot;1 Shanta Gold&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;438&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La centrale solaire de la mine d’or de New Luika en Tanzanie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Une année plus tard, Resolute Mining, entamait, en collaboration avec Ignite Energy Project, la construction d’une centrale hybride de 40 MW pour sa mine d’or de Syama au Mali. L’infrastructure fonctionnant au mazout lourd et au solaire, et dotée d’une capacité de stockage, entrera en service en 2020. Elle remplacera une centrale au diesel de 28 MW qui alimente actuellement la mine.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Toujours en 2018, Iamgold inaugura une centrale solaire de 15 MW dans sa mine d’Essakane au Burkina Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Une autre centrale de 7 MW a également été mise en service par B2Gold en Namibie pour l’alimentation de sa mine d’or de la région d’Otjozondjupa.La même compagnie a annoncé en 2019, la construction prochaine d’une centrale de 30 MW pour alimenter sa mine de Fekola au Mali.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’infrastructure devrait coûter 38 millions&amp;nbsp;$. Un coût d’investissement prévu pour être récupéré en 4 ans.&amp;nbsp; «&amp;nbsp;&lt;em&gt;On s’attend à ce que la centrale permette l’arrêt de trois générateurs de mazout lourd au lever du jour, ce qui permettra d’économiser environ 13,1 millions de litres de mazout lourd par année.&lt;/em&gt;», a déclaré à cette occasion la compagnie dans un communiqué.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;&lt;em&gt;«&amp;nbsp;On s’attend à ce que la centrale permette l’arrêt de trois générateurs de mazout lourd au lever du jour, ce qui permettra d’économiser environ 13,1 millions de litres de mazout lourd par année.»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;C’est une centrale hybride, fonctionnant au solaire et à l’éolienne que prévoit de construire, pour sa part, Orion Minerals dans sa mine de cuivre et de zinc de Prieska en Afrique du Sud. La centrale aura une capacité de 35 MW.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20190916/2-essakane-solar-sas---burkina-faso.jpg&quot; alt=&quot;2 essakane solar sas burkina faso&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;302&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La centrale solaire de la mine d’or d’Essakane au Burkina Faso.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La compagnie minière Barrick a décidé pour sa part de construire une centrale solaire hybride de 24 MW dans sa mine d’or de Loulo au Mali pour venir en appui à sa centrale thermique de 63 MW.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Tous ces projets ont fait l’objet d’études de faisabilité minutieuses qui ont prouvé leur intérêt à plusieurs niveaux pour les compagnies minières. En voici quelques-uns.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un choix avant tout économique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’adoption progressive des énergies renouvelables par l’industrie minière est d’abord une question de rentabilité commerciale. En effet, les chaînes de valeur du secteur sont très énergivores. Pour illustration, la facture électrique représente entre 30 et 40&amp;nbsp;% des coûts d’exploitation totaux de la plupart des mines. Un coût que peuvent encore alourdir les situations particulières telles que les déficits énergétiques des fournisseurs d’électricité du continent. Lorsque cette éventualité survient, elle augmente significativement le coût de l’électricité en obligeant les mines à s’alimenter avec des générateurs électriques dont la production est encore plus chère.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;La facture électrique représente entre 30 et 40&amp;nbsp;% des coûts d’exploitation totaux de la plupart des mines. Un coût que peuvent encore alourdir les situations particulières telles que les déficits énergétiques des fournisseurs d’électricité du continent.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En outre, selon le CRU Groupe, certains autres facteurs moins aléatoires contribueront à une hausse progressive et constante de la consommation énergétique des mines. L’un d’entre eux est la baisse des teneurs en minerai. Les teneurs en cuivre ont par exemple chuté de 18% entre 2007 et 2017&amp;nbsp;; et selon les analystes, cette tendance devrait se poursuivre. En outre, les formations de gisements sont à des profondeurs de plus en plus éloignées, et la production dans les mines gagne en automatisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20190916/3-B2Gold.jpg&quot; alt=&quot;3 B2Gold&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;338&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La centrale de B2Gold en Namibie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Cette facture énergétique élevée et en hausse, contraste avec la baisse drastique du coût des technologies d’énergie renouvelable au cours des dernières années. En 2018 par exemple, les technologies solaire photovoltaïque et éolienne ont renforcé leur supériorité en terme de rentabilité face aux énergies fossiles avec une baisse de 13&amp;nbsp;% de leur coût par rapport à 2017.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;En 2018 par exemple, les technologies solaire photovoltaïque et éolienne ont renforcé leur supériorité en terme de rentabilité face aux énergies fossiles avec une baisse de 13&amp;nbsp;% de leur coût par rapport à 2017.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;A défaut de pouvoir réduire leur consommation électrique, les entreprises minières voient dans ces technologies d’énergie renouvelable, la capacité d’optimiser leurs factures, et par conséquent leurs rendements.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;C’est à juste titre que John Welborn, le PDG de Resolute Mining affirmait à propos de la construction de la centrale solaire de la mine de Syama&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Ce projet s’inscrit dans le cadre de nos efforts continus visant à utiliser l’innovation et la technologie pour optimiser et améliorer nos opérations de Syama et obtenir des résultats exceptionnels pour nos actionnaires.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Une réduction de l’exposition aux risques du marché et des politiques bas carbone&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En produisant elle-même leur énergie à un coût abordable grâce au renouvelable, l’industrie minière africaine renforce sa résilience à deux facteurs externes que sont le cours des combustibles fossiles et les aléas politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20190916/4John_Welborn2.jpg&quot; alt=&quot;4John Welborn2&quot; width=&quot;575&quot; height=&quot;320&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;John Welborn, PDG de Resolute Mining&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Des résultats exceptionnels pour nos actionnaires.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les cours du pétrole, l’une des principales sources énergétiques, ont grandement fluctué au cours des dernières années. Ils ont atteint le plafond des 145&amp;nbsp;$ le baril de Brent en juillet 2008, avant de plonger à moins de 30&amp;nbsp;$ le baril en 2016. Et même si ces cours sont remontés (61&amp;nbsp;$ en septembre 2019), l’incertitude demeure. Elle est alimentée entre autres, par l’imprédictibilité de la production à long terme du pétrole non-conventionnel, de la stabilité de certains gros producteurs et des effets de la concurrence des énergies renouvelables. Des centrales d’énergies renouvelables s’appuyant sur des technologies de stockage pour une fourniture régulière permettent aux miniers de réduire leur exposition à cette volatilité du coût.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le recours au renouvelable permet également de se mettre à l’abri des risques grandissant que pourrait faire peser sur elles les politiques de réduction du risque climatique. Les politiques de taxe carbone sont déjà appliquées dans de nombreuses régions du monde telles que l’Europe, l’Amérique du Nord et progressivement la Chine. En Afrique, l’Afrique du Sud a récemment adopté sa taxe carbone. Un changement qui, même s’il prend du temps à se mettre en place, sera irrépressible afin de permettre l’atteinte des objectifs climats globaux.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;L’Afrique du Sud a récemment adopté sa taxe carbone. Un changement qui, même s’il prend du temps à se mettre en place, sera irrépressible afin de permettre l’atteinte des objectifs climats globaux.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans ce sens, l’alimentation en énergie renouvelable diminue déjà l’empreinte carbone des entreprises, leur permettant de réaliser une double économie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un gage de responsabilité sociale et un meilleur positionnement pour les produits&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La construction d’une centrale d’énergie renouvelable dont une partie de la production serait destinée aux populations alentour représente un bon moyen pour les entreprises minières de s’acquitter de leur responsabilité sociale. Cet aspect prend une place grandissante dans les conditions d’exploitation des mines par les industriels. Au Liberia, par exemple, la licence d’exploitation octroyée à Putu Mining stipulait l’obligation pour la compagnie d’électrifier les communautés vivant dans un rayon de 10 km de la mine. De tels types d’actions sociales pourraient se multiplier à l’avenir afin de permettre le développement des communautés locales.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Au Liberia, par exemple, la licence d’exploitation octroyée à Putu Mining stipulait l’obligation pour la compagnie d’électrifier les communautés vivant dans un rayon de 10 km de la mine.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Enfin, l’exploitation minière avec une énergie plus écologique est un facteur qui pourrait permettre une différenciation de la production des industries, augmenter la valeur de leur production et améliorer leurs relations avec leurs clients. Certains grands producteurs d’aluminium tels que Norsk Hydro par exemple ont déjà entamé une valorisation à la hausse de leurs productions bas carbone. Ce type de minerai est en outre plus prisé par les gros consommateurs, soucieux de minimiser autant que possible leur empreinte écologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Gwladys Johnson Akinocho&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/auteur/Gwladys_Johnson.jpg&quot; alt=&quot;Gwladys Johnson&quot; width=&quot;120&quot; height=&quot;120&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="HebdoP2" />
	</entry>
	<entry>
		<title>Comment le libre échange africain va créer de nombreuses opportunités de développement dans l’agriculture</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com/hebdop2/1109-69115-comment-le-libre-echange-africain-va-creer-de-nombreuses-opportunites-de-developpement-dans-l-agriculture"/>
		<published>2019-09-11T12:06:29+02:00</published>
		<updated>2019-09-11T12:06:29+02:00</updated>
		<id>https://www.agenceecofin.com/hebdop2/1109-69115-comment-le-libre-echange-africain-va-creer-de-nombreuses-opportunites-de-developpement-dans-l-agriculture</id>
		<author>
			<name>Ndeye Khady Gueye</name>
			<email>nkhady@agenceecofin.com</email>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le commerce intra-africain est porteur de grandes promesses en ce qui concerne la création d’emplois et de dynamisation de l’investissement dans nombre de secteurs économiques en Afrique. Dans l’agriculture qui fournit 25% du PIB du continent, la zone de libre-échange continentale offre de nombreuses possibilités, de la réduction des importations en provenance d’autres régions, au développement de l’activité manufacturière. Démonstration.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;Un potentiel énorme encore inexploité.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le commerce des produits agricoles entre pays africains reste encore timide malgré des besoins importants et un fort potentiel de croissance. D’après les estimations du Centre de droit commercial pour l'Afrique australe (Tralac), la valeur des échanges agricoles intra-africain a atteint 24,4 milliards&amp;nbsp;$ en 2017, soit 19% du commerce de marchandises sur le continent (128 milliards&amp;nbsp;$).&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La plupart des pays ne se sont pas encore détachés du mode d’intégration dans l’économie mondiale héritée du colonialisme. La majorité des efforts reste consacrée aux cultures de rente qui sont exportées le plus souvent sous forme brute ou semi-transformée. Il s’agit notamment du coton, les épices, le thé, le café, le cacao, les fruits tropicaux, la noix de cajou et le caoutchouc. &amp;nbsp;De leur côté, les importations couvrent les besoins en denrées de base (riz, maïs et blé) et divers articles comme les graisses alimentaires, les huiles comestibles, les produits laitiers et de confiserie.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;L’urbanisation rapide, l’augmentation des revenus et de la taille de la classe moyenne devraient générer d’ici 2030, un marché alimentaire d’une valeur de 1000 milliards&amp;nbsp;$, selon les prévisions de la Banque mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En dépit de ce contexte peu reluisant, il faut souligner que le continent n’a pas encore épuisé son potentiel commercial compte tenu de son stade de développement et de sa dotation en facteurs de production. &amp;nbsp;Le continent africain dispose en effet de 27% des terres arables du monde d’après la CNUCED.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20190911/1elevage.jpg&quot; alt=&quot;1elevage&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;390&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Des pays africains d’une même région pouront s’intégrer à l’étape de la chaîne de valeur d’un produit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En outre, l’urbanisation rapide, l’augmentation des revenus et de la taille de la classe moyenne devraient générer d’ici 2030, un marché alimentaire d’une valeur de 1000 milliards&amp;nbsp;$, selon les prévisions de la Banque mondiale. Ces différentes tendances représentent une formidable opportunité pour les investisseurs et laissent entrevoir de nombreux gains liées au développement des échanges intra-africains de produits agricoles.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class=&quot;texte&quot;&gt;Un rééquilibrage de marchés entre l’Est et l’Ouest&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’un des avantages les plus importants offerts par les échanges intra-africains est de parvenir à une meilleure communication entre les zones d’excédent et de déficit du continent. Ce rééquilibrage permettra à de nombreux pays de s’approvisionner chez leurs homologues africains, sous réserve de la présence d’infrastructures de transport et de la levée des barrières douanières.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les flux commerciaux de nombreux produits de base pourront ainsi être réorientés vers le continent. Lorsqu’on considère le sucre par exemple, l’Afrique subsaharienne est importatrice nette alors même qu’elle abrite des pays qui compte parmi les producteurs les plus efficaces de la planète.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Lorsqu’on considère le sucre par exemple, l’Afrique subsaharienne est importatrice nette alors même qu’elle abrite des pays qui compte parmi les producteurs les plus efficaces de la planète.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’explication est que la majorité de ces nations est répartie au sein de deux zones à savoir l’Afrique australe et orientale qui comptent pour près de 90% de la production. Ces régions excédentaires pourront notamment se tourner vers les nombreux marchés déficitaires se situant notamment en Afrique de l’Ouest et centrale, &amp;nbsp;qui abritent de gros importateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20190911/2sugarrefinery.jpg&quot; alt=&quot;2sugarrefinery&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;400&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Les régions excédentaires pourront se tourner vers les nombreux marchés déficitaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Ce constat pour le sucre vaut aussi pour de nombreux produits comme le maïs ou le lait dont les producteurs principaux sont aussi localisés dans la zone Afrique australe-orientale.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un développement des chaînes de valeur agricoles régionales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le renforcement des échanges des produits agricoles sur le continent pourrait faire naître des véritables chaînes de valeur agricole à l’échelle régionale. Le concept de chaîne de valeur prend en compte les différentes activités qui permettent de créer de la valeur au sein d’une chaîne depuis la fourniture d’intrants à la production en passant par la transformation, l’emballage, le transport et la distribution.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Concrètement, cela signifie que des pays africains d’une même région peuvent s’intégrer à l’étape de la chaîne de valeur d’un produit dans laquelle ils sont les plus compétitifs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;A titre d’exemple, une entreprise peut s’approvisionner en matières premières au Kenya mais délocaliser ses activités de transformation en Ethiopie en raison de conditions fiscales plus avantageuse pour les industries manufacturières.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;A titre d’exemple, une entreprise peut s’approvisionner en matières premières au Kenya mais délocaliser ses activités de transformation en Ethiopie en raison de conditions fiscales plus avantageuse pour les industries manufacturières.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Une telle flexibilité est possible lorsqu’il y a une logistique efficace, des réglementations favorables, des faibles obstacles à l’importation de biens et services ainsi qu’une bonne disponibilité de travailleurs compétents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20190911/3agrobusiness.jpg&quot; alt=&quot;3agrobusiness&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;333&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Le commerce intra-africain de produits agricoles peut favoriser la diversification économique de nombreux pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Cela suppose aussi des investissements dans les entreprises privées impliquées dans les chaînes de valeur, notamment en terme de fourniture de d’information commerciale sur les débouchés.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;La réduction de la vulnérabilité aux chocs extérieurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le commerce intra-africain de produits agricoles peut favoriser la diversification économique de nombreux pays. L’abolition des obstacles au commerce entre partenaires à l’intérieur du continent, pourrait permettre aux exportateurs de cibler de nouveaux débouchés pour leurs produits, sur place, au-delà des marchés traditionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte exergue&quot;&gt;Le commerce intra-africain de produits agricoles peut favoriser la diversification économique de nombreux pays.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans l’autre sens, les importateurs diversifieront leurs sources d’approvisionnement. Cette situation favorisera une réduction de la vulnérabilité face aux soubresauts du marché des produits agricoles, scénario déjà expérimenté par la majorité des pays africains durant la crise de 2008/2009.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Avec ces différentes opportunités, un enjeu clé résidera dans la capacité des gouvernements à passer d’un modèle de l’intégration basé sur la simple élimination des barrières douanières vers un nouveau paradigme privilégiant le développement de l’offre en produits agricoles, et un rôle plus actif du privé dans l’intégration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Espoir Olodo&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/auteur/Espoir_Olodo.png&quot; alt=&quot;Espoir Olodo&quot; width=&quot;120&quot; height=&quot;120&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Le commerce intra-africain est porteur de grandes promesses en ce qui concerne la création d’emplois et de dynamisation de l’investissement dans nombre de secteurs économiques en Afrique. Dans l’agriculture qui fournit 25% du PIB du continent, la zone de libre-échange continentale offre de nombreuses possibilités, de la réduction des importations en provenance d’autres régions, au développement de l’activité manufacturière. Démonstration.&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;Un potentiel énorme encore inexploité.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le commerce des produits agricoles entre pays africains reste encore timide malgré des besoins importants et un fort potentiel de croissance. D’après les estimations du Centre de droit commercial pour l'Afrique australe (Tralac), la valeur des échanges agricoles intra-africain a atteint 24,4 milliards&amp;nbsp;$ en 2017, soit 19% du commerce de marchandises sur le continent (128 milliards&amp;nbsp;$).&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La plupart des pays ne se sont pas encore détachés du mode d’intégration dans l’économie mondiale héritée du colonialisme. La majorité des efforts reste consacrée aux cultures de rente qui sont exportées le plus souvent sous forme brute ou semi-transformée. Il s’agit notamment du coton, les épices, le thé, le café, le cacao, les fruits tropicaux, la noix de cajou et le caoutchouc. &amp;nbsp;De leur côté, les importations couvrent les besoins en denrées de base (riz, maïs et blé) et divers articles comme les graisses alimentaires, les huiles comestibles, les produits laitiers et de confiserie.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;L’urbanisation rapide, l’augmentation des revenus et de la taille de la classe moyenne devraient générer d’ici 2030, un marché alimentaire d’une valeur de 1000 milliards&amp;nbsp;$, selon les prévisions de la Banque mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En dépit de ce contexte peu reluisant, il faut souligner que le continent n’a pas encore épuisé son potentiel commercial compte tenu de son stade de développement et de sa dotation en facteurs de production. &amp;nbsp;Le continent africain dispose en effet de 27% des terres arables du monde d’après la CNUCED.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20190911/1elevage.jpg&quot; alt=&quot;1elevage&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;390&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Des pays africains d’une même région pouront s’intégrer à l’étape de la chaîne de valeur d’un produit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En outre, l’urbanisation rapide, l’augmentation des revenus et de la taille de la classe moyenne devraient générer d’ici 2030, un marché alimentaire d’une valeur de 1000 milliards&amp;nbsp;$, selon les prévisions de la Banque mondiale. Ces différentes tendances représentent une formidable opportunité pour les investisseurs et laissent entrevoir de nombreux gains liées au développement des échanges intra-africains de produits agricoles.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class=&quot;texte&quot;&gt;Un rééquilibrage de marchés entre l’Est et l’Ouest&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’un des avantages les plus importants offerts par les échanges intra-africains est de parvenir à une meilleure communication entre les zones d’excédent et de déficit du continent. Ce rééquilibrage permettra à de nombreux pays de s’approvisionner chez leurs homologues africains, sous réserve de la présence d’infrastructures de transport et de la levée des barrières douanières.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les flux commerciaux de nombreux produits de base pourront ainsi être réorientés vers le continent. Lorsqu’on considère le sucre par exemple, l’Afrique subsaharienne est importatrice nette alors même qu’elle abrite des pays qui compte parmi les producteurs les plus efficaces de la planète.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Lorsqu’on considère le sucre par exemple, l’Afrique subsaharienne est importatrice nette alors même qu’elle abrite des pays qui compte parmi les producteurs les plus efficaces de la planète.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’explication est que la majorité de ces nations est répartie au sein de deux zones à savoir l’Afrique australe et orientale qui comptent pour près de 90% de la production. Ces régions excédentaires pourront notamment se tourner vers les nombreux marchés déficitaires se situant notamment en Afrique de l’Ouest et centrale, &amp;nbsp;qui abritent de gros importateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20190911/2sugarrefinery.jpg&quot; alt=&quot;2sugarrefinery&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;400&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Les régions excédentaires pourront se tourner vers les nombreux marchés déficitaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Ce constat pour le sucre vaut aussi pour de nombreux produits comme le maïs ou le lait dont les producteurs principaux sont aussi localisés dans la zone Afrique australe-orientale.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Un développement des chaînes de valeur agricoles régionales&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le renforcement des échanges des produits agricoles sur le continent pourrait faire naître des véritables chaînes de valeur agricole à l’échelle régionale. Le concept de chaîne de valeur prend en compte les différentes activités qui permettent de créer de la valeur au sein d’une chaîne depuis la fourniture d’intrants à la production en passant par la transformation, l’emballage, le transport et la distribution.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Concrètement, cela signifie que des pays africains d’une même région peuvent s’intégrer à l’étape de la chaîne de valeur d’un produit dans laquelle ils sont les plus compétitifs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;A titre d’exemple, une entreprise peut s’approvisionner en matières premières au Kenya mais délocaliser ses activités de transformation en Ethiopie en raison de conditions fiscales plus avantageuse pour les industries manufacturières.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;A titre d’exemple, une entreprise peut s’approvisionner en matières premières au Kenya mais délocaliser ses activités de transformation en Ethiopie en raison de conditions fiscales plus avantageuse pour les industries manufacturières.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Une telle flexibilité est possible lorsqu’il y a une logistique efficace, des réglementations favorables, des faibles obstacles à l’importation de biens et services ainsi qu’une bonne disponibilité de travailleurs compétents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;img style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20190911/3agrobusiness.jpg&quot; alt=&quot;3agrobusiness&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;333&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Le commerce intra-africain de produits agricoles peut favoriser la diversification économique de nombreux pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Cela suppose aussi des investissements dans les entreprises privées impliquées dans les chaînes de valeur, notamment en terme de fourniture de d’information commerciale sur les débouchés.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;La réduction de la vulnérabilité aux chocs extérieurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le commerce intra-africain de produits agricoles peut favoriser la diversification économique de nombreux pays. L’abolition des obstacles au commerce entre partenaires à l’intérieur du continent, pourrait permettre aux exportateurs de cibler de nouveaux débouchés pour leurs produits, sur place, au-delà des marchés traditionnels.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte exergue&quot;&gt;Le commerce intra-africain de produits agricoles peut favoriser la diversification économique de nombreux pays.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans l’autre sens, les importateurs diversifieront leurs sources d’approvisionnement. Cette situation favorisera une réduction de la vulnérabilité face aux soubresauts du marché des produits agricoles, scénario déjà expérimenté par la majorité des pays africains durant la crise de 2008/2009.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Avec ces différentes opportunités, un enjeu clé résidera dans la capacité des gouvernements à passer d’un modèle de l’intégration basé sur la simple élimination des barrières douanières vers un nouveau paradigme privilégiant le développement de l’offre en produits agricoles, et un rôle plus actif du privé dans l’intégration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;strong&gt;Espoir Olodo&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/auteur/Espoir_Olodo.png&quot; alt=&quot;Espoir Olodo&quot; width=&quot;120&quot; height=&quot;120&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
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