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	<title>Point de vue</title>
	<subtitle type="text">L’agence Ecofin est une agence d’information économique africaine, créée en décembre 2010, basée à Yaoundé et à Genève. Elle rassemble une équipe de journalistes et d’experts, spécialisés dans les principaux secteurs africains de l’économie.</subtitle>
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	<updated>2026-09-29T19:49:46+02:00</updated>
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		<title>À quand une marque globale de luxe africaine ?</title>
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		<published>2014-06-02T15:21:09+02:00</published>
		<updated>2014-06-02T15:21:09+02:00</updated>
		<id>https://www.agenceecofin.com/point-de-vue/0206-20462-a-quand-une-marque-globale-de-luxe-africaine</id>
		<author>
			<name>Par Jérôme Bourgeois, directeur LXRV, société de presse et de consulting spécialisée dans le luxe. </name>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Fin mars, un rapport intitulé «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;i&gt;Les frontières de la fortune au Nigeria&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&amp;nbsp;» est passé pratiquement inaperçu. Sans doute parce que son intitulé pouvait sembler très éloigné de la réalité de ce pays le plus peuplé d'Afrique (175 millions d'habitants, un septième de la population du continent), rendu tristement célèbre par les exactions sur son territoire des membres de la secte islamiste Boko Haram, responsables mi avril de l'enlèvement collectif de près de 300 jeunes filles.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Le document diffusé par l'institut WealthInsight reflétait une autre actualité&amp;nbsp;: l'existence d'une richesse impressionnante dans cet État premier producteur et exportateur de pétrole de l'Afrique, crédité depuis le mois d'avril du PIB le plus important du continent, devançant pour la première fois de son histoire celui de l'Afrique du Sud.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;D'après l'étude, le Nigeria en 2013 comptait 16690 millionnaires pour une fortune cumulée estimée à 90 milliards de dollars. En 2018, ils seront 18480, soit une croissance de 7%. Mais leur richesse aura augmenté de 27% à 123 milliards de dollars. La majorité d'entre eux vivent dans la capitale économique, Lagos. Les élites élisent aussi domicile sur l'île Victoria. Leurs fortunes se sont faites dans l'énergie, l'administration et les médias, le Nigeria ayant vu se développer une industrie cinématographique à l'échelle d'Hollywood ou de Bollywood, que l'on surnomme «&amp;nbsp;Nollywood&amp;nbsp;». Pas un hasard si les banquiers privés européens et américains considèrent les hommes d'affaires nigérians comme des cibles prioritaires. Pas un hasard non plus si des marques haut de gamme s'intéressent à leur pouvoir d'achat. «&amp;nbsp;Ce n'est qu'une question de temps avant de voir éclore les boutiques de luxe dans ce pays, à Lagos et Abuja&amp;nbsp;» souligne l'étude.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Il y a quelques jours, le Wall Street Journal a justement publié un long article intitulé «&amp;nbsp;Redéfinir le luxe africain à Lagos au Nigeria&amp;nbsp;» («&amp;nbsp;Redefining African Luxury in Lagos, Nigeria&amp;nbsp;») se faisant l'écho du projet à Victoria Island d'un concept store sur le modèle de celui de Colette à Paris, baptisé «Alara&amp;nbsp;» en langage Yoruba, imaginé par Reni Folawiyo et dessiné par l'architecte britannique d'origine ghanéenne, David Adjaye. Les médias locaux évoquent aussi régulièrement le succès des boutiques Temple-Muse ou Zakaa...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;On sait que les grands groupes de luxe européens ou américains examinent depuis plusieurs années la promesse de ce pays leader en Afrique sur les marchés de l'aviation d'affaires, de la consommation de champagne, de l'art... En fait, c'est tout le continent et sa croissance plus forte que la moyenne globale qui sont sur leur radar. Selon les prévisions du Fonds monétaire international, le taux y sera de +5,7% jusqu’en 2018 contre +4,7% les cinq années précédentes. D'après une étude diffusée au mois de novembre par l’institut Bain &amp;amp; Company, les dépenses de luxe y ont progressé plus rapidement&amp;nbsp;: +11% entre 2012 et 2013, +35% sur la période 2011-2013, pour atteindre les 2 milliards d'euros en 2013, moins de 1% du volume mondial, ce qu'on appelle un marché embryonnaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Jusqu'ici, les ventes avaient surtout lieu en Afrique du Sud, où l'on compte plus de 70000 millionnaires, et au Maroc. Demain, elles bénéficieront de plusieurs facteurs au niveau de tout le continent&amp;nbsp;: une urbanisation galopante, une classe moyenne qui comptera rapidement 300 millions de personnes en majorité jeunes, des habitudes de consommation parfois innovantes comme celle consistant à payer avec de l'argent mobile (mobile money) via un téléphone portable...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Pour l'institut Ledbury Research, la plus forte croissance en matière de consommation de produits de luxe passera par cinq pays africains présentant un profil favorable à une expansion des dépenses, de la richesse, de la croissance et des voyages en classes premium&amp;nbsp;: le Ghana, le Kenya, le Nigeria, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;On peut choisir aussi de parier sur les villes qui vont voir émerger le plus de multimillionnaires&amp;nbsp;: Nairobi au Kenya, Marrakech au Maroc, Johannesburg et le Cap en Afrique du Sud, d'après l'édition 2014 du rapport Knight Franck sur la richesse mondiale. La progression du nombre de UHNWI africains, acronyme de «&amp;nbsp;Ultra high net worth individuals&amp;nbsp;» ou individus très fortunés dont le patrimoine personnel dépasse les 30 millions de dollars, sera deux fois plus rapide en Afrique (+53%) que dans le monde (+28%) sur la période de la prochaine décennie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Lors d'une conférence sur le luxe organisée par le International Herald Tribune, à Rome en novembre 2012, le directeur adjoint de Hermès, Guillaume de Seynes, rappelait que le thème de l'Afrique avait déjà inspiré les créations de cette maison en 1997. Évoquant les origines tunisiennes de la directrice artistique, Leila Menchari, soulignant la collaboration avec des orfèvres touaregs fabriquant au Niger des accessoires en argent depuis les années 1980, il avait aussi confié que l'Afrique serait «&amp;nbsp;la nouvelle frontière pour la septième génération de la famille Hermès&amp;nbsp;». À condition de trouver le bon partenaire pour y développer des boutiques. La calèche de la rue du Faubourg Saint-Honoré suivra-t-elle les traces de Porsche ? Fin 2013, cette marque a clairement fait savoir qu'elle souhaitait prendre un «&amp;nbsp;tournant stratégique vers une expansion régionale en mettant un accent particulier sur l’Afrique&amp;nbsp;». Le constructeur vise précisément neuf marchés, tous subsahariens&amp;nbsp;: Cameroun, Côte d’Ivoire, Ethiopie, Gabon, Namibie, République démocratique du Congo, Sénégal, Tanzanie et Zambie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Un blog de l’institut Euromonitor International, mis en ligne en octobre 2013, se demandait justement «&amp;nbsp;Où le constructeur automobile Porsche doit-il chercher à s’implanter en Afrique ?&amp;nbsp;». L’auteur, Neil King, conseillait de s’intéresser aux pays comptant logiquement le plus de hauts salaires, c’est à dire supérieurs à 250000 dollars annuels&amp;nbsp;: l’Afrique du Sud, l’Égypte et le Nigeria, mais aussi le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, le Kenya et le Cameroun. La firme de Zuffenhausen n’est pour l’instant présente que dans les six premiers, ainsi qu’en Angola et au Ghana. Cette marque automobile a toutes les raisons d'être afro-optimiste&amp;nbsp;: d'après le rapport sur la richesse mondiale du Crédit Suisse, la population de millionnaires africains (en dollars) passera de 90000 membres aujourd'hui à 200000 en 2018. Une cible qui, selon une étude signée Capgemini et RBC Wealth Management, pèse collectivement très lourd avec un potentiel de 1300 milliards de dollars à investir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Certains d'entre eux sont déjà à l'origine de liens croisés avec l'industrie du luxe, les plus emblématiques, de longue tradition historique, étant ceux existant entre l'homme d'affaires sud-africain Johann Ruppert et le groupe suisse Richemont qu'il préside.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Plus récemment, on a aussi vu des milieux d'affaires angolais s'intéresser aux sociétés de joaillerie suisses, en particulier De Grisogono. «&amp;nbsp;Vu que l’Angola a un énorme potentiel en matières précieuses, diamants, or, etc., il semble raisonnable d'un point de vue stratégique de vouloir être présent dès la phase d’exploitation jusqu’au marché du luxe, faisant ainsi l’intégration verticale de toute la chaîne de valeurs. La plus grande difficulté est toujours de trouver une opportunité pour acheter une marque renommée, mais nous sommes au XXIe siècle et les Africains sont capables de se faire concurrence au niveau global&amp;nbsp;», déclarait ainsi au mois de décembre 2013, au média portuguais «&amp;nbsp;Jornal de Negócios&amp;nbsp;», l'entrepreneur congolais et collectionneur d'art, Sindika Dokolo, marié à avec Isabel dos Santos, fille du président de l'Angola.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Reste que, si les conditions d'une consommation haut de gamme s'organisent peu à peu sur ce continent, on n'a pas encore toujours conscience de son étendue et de sa complexité. Dans les contours de sa géographie, on peut y enfermer à la fois l'Europe, la Chine, les États-Unis et l'Inde, aiment à rappeler les spécialistes du private equity... Ces mêmes professionnels de l'investissement privé sont évidemment d'excellents connaisseurs des talents de l'Afrique, de ses richesses aussi, qu'elles soient humaines, minières, artisanales ou encore tertiaires. Qu'attendent les plus panafricains d'entre eux pour convaincre les investisseurs de développer une grande marque de luxe «&amp;nbsp;Made in Africa&amp;nbsp;» avec des produits emblématiques de ce que le continent compte de meilleur ? «&amp;nbsp;Le prix à payer pour offrir le paradis&amp;nbsp;» dirait le chanteur ivoirien de reggae Tiken Jah Fakoly.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0in; border: 1px solid #00000a; padding: 0.01in 0.06in;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Jérôme Bourgeois est directeur de la société de presse et de consulting LXRV, éditrice du site internet Luxe Revue, ancien rédacteur en chef du mensuel Am (Afrique magazine).&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.luxerevue.com&quot;&gt;www.luxerevue.com&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Fin mars, un rapport intitulé «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;i&gt;Les frontières de la fortune au Nigeria&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&amp;nbsp;» est passé pratiquement inaperçu. Sans doute parce que son intitulé pouvait sembler très éloigné de la réalité de ce pays le plus peuplé d'Afrique (175 millions d'habitants, un septième de la population du continent), rendu tristement célèbre par les exactions sur son territoire des membres de la secte islamiste Boko Haram, responsables mi avril de l'enlèvement collectif de près de 300 jeunes filles.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Le document diffusé par l'institut WealthInsight reflétait une autre actualité&amp;nbsp;: l'existence d'une richesse impressionnante dans cet État premier producteur et exportateur de pétrole de l'Afrique, crédité depuis le mois d'avril du PIB le plus important du continent, devançant pour la première fois de son histoire celui de l'Afrique du Sud.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;D'après l'étude, le Nigeria en 2013 comptait 16690 millionnaires pour une fortune cumulée estimée à 90 milliards de dollars. En 2018, ils seront 18480, soit une croissance de 7%. Mais leur richesse aura augmenté de 27% à 123 milliards de dollars. La majorité d'entre eux vivent dans la capitale économique, Lagos. Les élites élisent aussi domicile sur l'île Victoria. Leurs fortunes se sont faites dans l'énergie, l'administration et les médias, le Nigeria ayant vu se développer une industrie cinématographique à l'échelle d'Hollywood ou de Bollywood, que l'on surnomme «&amp;nbsp;Nollywood&amp;nbsp;». Pas un hasard si les banquiers privés européens et américains considèrent les hommes d'affaires nigérians comme des cibles prioritaires. Pas un hasard non plus si des marques haut de gamme s'intéressent à leur pouvoir d'achat. «&amp;nbsp;Ce n'est qu'une question de temps avant de voir éclore les boutiques de luxe dans ce pays, à Lagos et Abuja&amp;nbsp;» souligne l'étude.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Il y a quelques jours, le Wall Street Journal a justement publié un long article intitulé «&amp;nbsp;Redéfinir le luxe africain à Lagos au Nigeria&amp;nbsp;» («&amp;nbsp;Redefining African Luxury in Lagos, Nigeria&amp;nbsp;») se faisant l'écho du projet à Victoria Island d'un concept store sur le modèle de celui de Colette à Paris, baptisé «Alara&amp;nbsp;» en langage Yoruba, imaginé par Reni Folawiyo et dessiné par l'architecte britannique d'origine ghanéenne, David Adjaye. Les médias locaux évoquent aussi régulièrement le succès des boutiques Temple-Muse ou Zakaa...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;On sait que les grands groupes de luxe européens ou américains examinent depuis plusieurs années la promesse de ce pays leader en Afrique sur les marchés de l'aviation d'affaires, de la consommation de champagne, de l'art... En fait, c'est tout le continent et sa croissance plus forte que la moyenne globale qui sont sur leur radar. Selon les prévisions du Fonds monétaire international, le taux y sera de +5,7% jusqu’en 2018 contre +4,7% les cinq années précédentes. D'après une étude diffusée au mois de novembre par l’institut Bain &amp;amp; Company, les dépenses de luxe y ont progressé plus rapidement&amp;nbsp;: +11% entre 2012 et 2013, +35% sur la période 2011-2013, pour atteindre les 2 milliards d'euros en 2013, moins de 1% du volume mondial, ce qu'on appelle un marché embryonnaire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Jusqu'ici, les ventes avaient surtout lieu en Afrique du Sud, où l'on compte plus de 70000 millionnaires, et au Maroc. Demain, elles bénéficieront de plusieurs facteurs au niveau de tout le continent&amp;nbsp;: une urbanisation galopante, une classe moyenne qui comptera rapidement 300 millions de personnes en majorité jeunes, des habitudes de consommation parfois innovantes comme celle consistant à payer avec de l'argent mobile (mobile money) via un téléphone portable...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Pour l'institut Ledbury Research, la plus forte croissance en matière de consommation de produits de luxe passera par cinq pays africains présentant un profil favorable à une expansion des dépenses, de la richesse, de la croissance et des voyages en classes premium&amp;nbsp;: le Ghana, le Kenya, le Nigeria, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;On peut choisir aussi de parier sur les villes qui vont voir émerger le plus de multimillionnaires&amp;nbsp;: Nairobi au Kenya, Marrakech au Maroc, Johannesburg et le Cap en Afrique du Sud, d'après l'édition 2014 du rapport Knight Franck sur la richesse mondiale. La progression du nombre de UHNWI africains, acronyme de «&amp;nbsp;Ultra high net worth individuals&amp;nbsp;» ou individus très fortunés dont le patrimoine personnel dépasse les 30 millions de dollars, sera deux fois plus rapide en Afrique (+53%) que dans le monde (+28%) sur la période de la prochaine décennie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Lors d'une conférence sur le luxe organisée par le International Herald Tribune, à Rome en novembre 2012, le directeur adjoint de Hermès, Guillaume de Seynes, rappelait que le thème de l'Afrique avait déjà inspiré les créations de cette maison en 1997. Évoquant les origines tunisiennes de la directrice artistique, Leila Menchari, soulignant la collaboration avec des orfèvres touaregs fabriquant au Niger des accessoires en argent depuis les années 1980, il avait aussi confié que l'Afrique serait «&amp;nbsp;la nouvelle frontière pour la septième génération de la famille Hermès&amp;nbsp;». À condition de trouver le bon partenaire pour y développer des boutiques. La calèche de la rue du Faubourg Saint-Honoré suivra-t-elle les traces de Porsche ? Fin 2013, cette marque a clairement fait savoir qu'elle souhaitait prendre un «&amp;nbsp;tournant stratégique vers une expansion régionale en mettant un accent particulier sur l’Afrique&amp;nbsp;». Le constructeur vise précisément neuf marchés, tous subsahariens&amp;nbsp;: Cameroun, Côte d’Ivoire, Ethiopie, Gabon, Namibie, République démocratique du Congo, Sénégal, Tanzanie et Zambie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Un blog de l’institut Euromonitor International, mis en ligne en octobre 2013, se demandait justement «&amp;nbsp;Où le constructeur automobile Porsche doit-il chercher à s’implanter en Afrique ?&amp;nbsp;». L’auteur, Neil King, conseillait de s’intéresser aux pays comptant logiquement le plus de hauts salaires, c’est à dire supérieurs à 250000 dollars annuels&amp;nbsp;: l’Afrique du Sud, l’Égypte et le Nigeria, mais aussi le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, le Kenya et le Cameroun. La firme de Zuffenhausen n’est pour l’instant présente que dans les six premiers, ainsi qu’en Angola et au Ghana. Cette marque automobile a toutes les raisons d'être afro-optimiste&amp;nbsp;: d'après le rapport sur la richesse mondiale du Crédit Suisse, la population de millionnaires africains (en dollars) passera de 90000 membres aujourd'hui à 200000 en 2018. Une cible qui, selon une étude signée Capgemini et RBC Wealth Management, pèse collectivement très lourd avec un potentiel de 1300 milliards de dollars à investir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Certains d'entre eux sont déjà à l'origine de liens croisés avec l'industrie du luxe, les plus emblématiques, de longue tradition historique, étant ceux existant entre l'homme d'affaires sud-africain Johann Ruppert et le groupe suisse Richemont qu'il préside.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Plus récemment, on a aussi vu des milieux d'affaires angolais s'intéresser aux sociétés de joaillerie suisses, en particulier De Grisogono. «&amp;nbsp;Vu que l’Angola a un énorme potentiel en matières précieuses, diamants, or, etc., il semble raisonnable d'un point de vue stratégique de vouloir être présent dès la phase d’exploitation jusqu’au marché du luxe, faisant ainsi l’intégration verticale de toute la chaîne de valeurs. La plus grande difficulté est toujours de trouver une opportunité pour acheter une marque renommée, mais nous sommes au XXIe siècle et les Africains sont capables de se faire concurrence au niveau global&amp;nbsp;», déclarait ainsi au mois de décembre 2013, au média portuguais «&amp;nbsp;Jornal de Negócios&amp;nbsp;», l'entrepreneur congolais et collectionneur d'art, Sindika Dokolo, marié à avec Isabel dos Santos, fille du président de l'Angola.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Reste que, si les conditions d'une consommation haut de gamme s'organisent peu à peu sur ce continent, on n'a pas encore toujours conscience de son étendue et de sa complexité. Dans les contours de sa géographie, on peut y enfermer à la fois l'Europe, la Chine, les États-Unis et l'Inde, aiment à rappeler les spécialistes du private equity... Ces mêmes professionnels de l'investissement privé sont évidemment d'excellents connaisseurs des talents de l'Afrique, de ses richesses aussi, qu'elles soient humaines, minières, artisanales ou encore tertiaires. Qu'attendent les plus panafricains d'entre eux pour convaincre les investisseurs de développer une grande marque de luxe «&amp;nbsp;Made in Africa&amp;nbsp;» avec des produits emblématiques de ce que le continent compte de meilleur ? «&amp;nbsp;Le prix à payer pour offrir le paradis&amp;nbsp;» dirait le chanteur ivoirien de reggae Tiken Jah Fakoly.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p style=&quot;margin-bottom: 0in; border: 1px solid #00000a; padding: 0.01in 0.06in;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Jérôme Bourgeois est directeur de la société de presse et de consulting LXRV, éditrice du site internet Luxe Revue, ancien rédacteur en chef du mensuel Am (Afrique magazine).&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.luxerevue.com&quot;&gt;www.luxerevue.com&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="Point de vue" />
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		<title>Comment le digital transforme les médias traditionnels</title>
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		<published>2014-05-09T14:26:04+02:00</published>
		<updated>2014-05-09T14:26:04+02:00</updated>
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		<author>
			<name>Par Assongmo Necdem, Agence Ecofin</name>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Le digital est à lui tout seul un média. C’est ce nouveau média qui complète et transforme les cinq autres médias dits traditionnels. La presse écrite, la télévision, la radio, l’affichage et le cinéma ont tous pris le virage numérique. Le contenu Tv, historiquement accessible via un téléviseur, se consomme aujourd’hui sur tablette ou via d’autres supports digitaux. Surtout, cette consommation ne se fait plus seulement en direct, elle est possible en replay, et il y a la télévision à la demande. Idem pour les contenus radio présents en ligne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Les journaux ont tous gagné la toile, avec des versions numériques qui génèrent des recettes autant que les imprimés&amp;nbsp;: annonces en ligne, abonnements ou encore consultation payante des articles. En prime, il y a la vente des collections ou des archives sur Cd, Dvd, etc. Au quotidien français &lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;, la rédaction discute d’abord des sujets digitaux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Le digital est au cœur de la stratégie de TF1 pour la prochaine Coupe du monde de football au Brésil. &lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Le sport est quelque chose que l’on regarde en direct et très peu en replay. L’idée est de proposer pour la première fois des contenus sur l’écran Tv et sur le second écran en complément, comme des multi-cam, ces caméras accessibles sur une application et permettant d’avoir une vue depuis le banc des entraîneurs, un autre flux constant sur un certain joueur, etc. Ces idées créatives permettent d’offrir des choses nouvelles, ce qui est indispensable pour fédérer nos audiences&amp;nbsp;», &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;explique la chaîne de télévision.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Ces transformations s’imposent, eu égard au fait que le numérique gagne du terrain dans la vie des gens. &lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Prolonger l’expérience de nos médias sur tous ces nouveaux écrans n’est plus une opportunité, c’est une nécessité. Nous devons nous adapter aux modes de consommation de nos audiences&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;, prévient Laurent-Eric Le Lay, de TF1 publicité. Le contenu du Figaro Media s’est diversifié, offrant de nombreuses vidéos qui génèrent jusqu’à 13 millions de vues par mois sur ses chaînes en ligne.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Les réseaux sociaux ont pris une part essentielle dans les habitudes de consommation des programmes audiovisuels. Sur Facebook, Twitter et les autres, les internautes échangent ou s’expriment sur telle ou telle émission, parfois en direct. Voilà une opportunité pour les médias de maintenir la relation avec leurs audiences et, surtout, de mieux connaître leurs goûts. En réalité, le digital permet de collecter d’énormes données sur les publics.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Le rapport médias-annonceurs s’en trouve renforcé également. &lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Le média était auparavant un canal à investir pour les annonceurs, aujourd’hui ceux-ci rentrent dans une optique de co-création de contenus. La problématique des médias consiste ensuite à distribuer ces contenus sur leurs supports, mais aussi et surtout à créer un lien entre leurs lecteurs et la marque en question. En clair, les médias sont passés d’un statut de simple canal de diffusion à celui de véritables créateurs de lien social&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;, explique Vincent Puren, co-organisateur du Hub Day. L’évènement tenu le 10 avril dernier à Paris, a été l’occasion de faire le point sur la transformation digitale des médias. Ce que confirme Aurore Dumont du Figaro Media&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;i&gt; «&amp;nbsp;Nous sommes plus proches que jamais des marques.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Plus que par le passé, les annonceurs et les médias ont à faire à des personnes qui veulent consommer, mais gardent toute leur liberté face à un contenu. Pour Vincent Puren, l’enjeu devient de proposer une expérience supplémentaire au-delà du simple fait de visionner un&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #522527;&quot; color=&quot;#522527&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;e&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt; vidéo ou de lire un article. En effet si les&lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;audiences sont prêtes à consacrer du temps, il faut en profiter pour leur offrir un contenu de marque inspirant et stimulant, et non promotionnel ou sans grand intérêt.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Le digital est à lui tout seul un média. C’est ce nouveau média qui complète et transforme les cinq autres médias dits traditionnels. La presse écrite, la télévision, la radio, l’affichage et le cinéma ont tous pris le virage numérique. Le contenu Tv, historiquement accessible via un téléviseur, se consomme aujourd’hui sur tablette ou via d’autres supports digitaux. Surtout, cette consommation ne se fait plus seulement en direct, elle est possible en replay, et il y a la télévision à la demande. Idem pour les contenus radio présents en ligne.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Les journaux ont tous gagné la toile, avec des versions numériques qui génèrent des recettes autant que les imprimés&amp;nbsp;: annonces en ligne, abonnements ou encore consultation payante des articles. En prime, il y a la vente des collections ou des archives sur Cd, Dvd, etc. Au quotidien français &lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;i&gt;Le Figaro&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;, la rédaction discute d’abord des sujets digitaux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Le digital est au cœur de la stratégie de TF1 pour la prochaine Coupe du monde de football au Brésil. &lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Le sport est quelque chose que l’on regarde en direct et très peu en replay. L’idée est de proposer pour la première fois des contenus sur l’écran Tv et sur le second écran en complément, comme des multi-cam, ces caméras accessibles sur une application et permettant d’avoir une vue depuis le banc des entraîneurs, un autre flux constant sur un certain joueur, etc. Ces idées créatives permettent d’offrir des choses nouvelles, ce qui est indispensable pour fédérer nos audiences&amp;nbsp;», &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;explique la chaîne de télévision.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Ces transformations s’imposent, eu égard au fait que le numérique gagne du terrain dans la vie des gens. &lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Prolonger l’expérience de nos médias sur tous ces nouveaux écrans n’est plus une opportunité, c’est une nécessité. Nous devons nous adapter aux modes de consommation de nos audiences&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;, prévient Laurent-Eric Le Lay, de TF1 publicité. Le contenu du Figaro Media s’est diversifié, offrant de nombreuses vidéos qui génèrent jusqu’à 13 millions de vues par mois sur ses chaînes en ligne.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Les réseaux sociaux ont pris une part essentielle dans les habitudes de consommation des programmes audiovisuels. Sur Facebook, Twitter et les autres, les internautes échangent ou s’expriment sur telle ou telle émission, parfois en direct. Voilà une opportunité pour les médias de maintenir la relation avec leurs audiences et, surtout, de mieux connaître leurs goûts. En réalité, le digital permet de collecter d’énormes données sur les publics.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Le rapport médias-annonceurs s’en trouve renforcé également. &lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;i&gt;«&amp;nbsp;Le média était auparavant un canal à investir pour les annonceurs, aujourd’hui ceux-ci rentrent dans une optique de co-création de contenus. La problématique des médias consiste ensuite à distribuer ces contenus sur leurs supports, mais aussi et surtout à créer un lien entre leurs lecteurs et la marque en question. En clair, les médias sont passés d’un statut de simple canal de diffusion à celui de véritables créateurs de lien social&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;, explique Vincent Puren, co-organisateur du Hub Day. L’évènement tenu le 10 avril dernier à Paris, a été l’occasion de faire le point sur la transformation digitale des médias. Ce que confirme Aurore Dumont du Figaro Media&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;i&gt; «&amp;nbsp;Nous sommes plus proches que jamais des marques.&amp;nbsp;»&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Plus que par le passé, les annonceurs et les médias ont à faire à des personnes qui veulent consommer, mais gardent toute leur liberté face à un contenu. Pour Vincent Puren, l’enjeu devient de proposer une expérience supplémentaire au-delà du simple fait de visionner un&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #522527;&quot; color=&quot;#522527&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;e&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt; vidéo ou de lire un article. En effet si les&lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;audiences sont prêtes à consacrer du temps, il faut en profiter pour leur offrir un contenu de marque inspirant et stimulant, et non promotionnel ou sans grand intérêt.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="Point de vue" />
	</entry>
	<entry>
		<title>Le journalisme et la presse vont survivre</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com/point-de-vue/3003-18788-le-journalisme-et-la-presse-vont-survivre"/>
		<published>2014-03-30T17:34:14+02:00</published>
		<updated>2014-03-30T17:34:14+02:00</updated>
		<id>https://www.agenceecofin.com/point-de-vue/3003-18788-le-journalisme-et-la-presse-vont-survivre</id>
		<author>
			<name> Par Denis Nkwebo, journaliste, vice-président du Syndicat national des journalistes du Cameroun (Snjc). </name>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;Les nouvelles qui viennent d’Occident ne sont visiblement pas bonnes. Progressivement, le journal papier disparaît. Il laisse place aux nouveaux médias. Le cliché est trop clair. Mais il n’explique pas un long processus, du tambour des premiers âges, de la presse écrite à la tablette numérique, en passant par les rotatives. Il n’explique pasles succès centenaires des grands titres américains, japonais, français ou britanniques. Il montre uniquement la migration sans transition, qui s’opère en raison de l’invasion des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Nous sommes là en pleine conquête de notre espace informationnel vital, par les faiseurs de modèles. Le gong africain, notre tam-tam et notre tambour, continuent, dans nos villages, à porter les messages aux destinataires, sans se fier à la percée remarquable du téléphone et de l’internet. Ces instruments traditionnels n’ont pas péri sous la multiplication des chaines de radio, de télévision, et la presse écrite. Pourquoi la presse écrite ne survivrait-elle pas au nouveaux medias ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;Avant-même d’avoir construit un socle professionnel solide, les médias africains se sont arrimés à la concurrence internationale. C’est dire que c’est sur la transgression de l’ordre naturel du progrès et du succès que se tisse notre raisonnement. Par notre raisonnement, nous entendons l’argumentaire présenté par ceux qui prédisent une fin, la mort de la presse écrite chez nous. Or, notre presse ne peut mourir avant de naître, dans un environnement où son objet, ses procédés et son fonctionnement doivent être souverains. En 1996, nous présentions un mémoire sur le flux d’information Nord-Sud, et le flux contraire, Sud-Nord, pour arriver à la conclusion selon laquelle le déséquilibre était patent, et de nature à produire une culture de dominés, à côté d’une culture de domination. Le rééquilibrage du rapport de forces, en matière d’information, passait, selon notre entendement, par la conception et la mise en route d’un modèle africain de la presse. Bien entendu que les journalistes se devaient en conséquence de cause, d’inscrire leur démarche professionnelle, dans la construction et la conduite d’une telle dynamique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;Sur le terrain de la pratique professionnelle du journalisme en Afrique, la consolidation d’un exercice souverain, ainsi que le développement d’une culture homogène doivent s’imposer à tous. Cela dit, on peut explorer l’existant, avant de se projeter dans ce qu’Umberto Eco appelle «&amp;nbsp;retour sur le futur&amp;nbsp;» du journalisme.&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dictature des rédactions&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;Les certitudes personnelles ne vont pas remplacer les vérités historiques. Aujourd’hui ou demain, les journalistes en Afrique en général, et au Cameroun en particulier, souffriront de savoir que la prééminence de leur rôle dans la circulation de l’information ne doit pas produire que des arguments d’autorité. Ce privilège qui ne peut être absolu, parce qu’il est plutôt relatif, porte essentiellement sur l’exercice libre de la collecte des éléments factuels, la relation de l’histoire présente de la société, de notre société dans tous ses aspects, et la mise en relation des causes et des effets desdites causes. C’est un exercice difficile, qui mérite que ceux qui s’y aventurent aient à la fois les outils d’analyse et l’expérience de l’analyse. A l’école anglo-saxonne, le journaliste se trouve essentiellement à gauche, pour défendre les faibles face aux puissants, les pauvres contre les riches, les bons contre les méchants. Rosendahl est le promoteur et le défenseur de cette théorie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;Le journaliste et la presse ne doivent en aucun cas constituer un piédestal, sur lequel, de haut, les hommes et les femmes de médias regardent la société pour en rire, ou pour en tirer le seul profit personnel. Le journaliste est donc dans un champ et une position de devoirs pressants, où un service permanent est rendu au public, par la recherche et la publication des informations. En aucun cas, il ne s’agira de faire du champ professionnel, le champ de la recherche de la reconnaissance sociale, le champ de la construction des alliances égoïstes, le champ de l’entassement des privilèges personnels. Le journalisme n’est donc pas l’élaboration des clichés instruits par nos seuls calculs, que nous chercherions à imposer à notre public, par subterfuges interposés.&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Montrer la lumière&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #37404e; background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;Nous sommes allés chercher dans les textes historiques, le leitmotiv du célèbre journal West Africain Pilot. C’était une publication du Docteur Nnamdi Azikiwe, premier président du Nigéria indépendant, ayant fait carrière en journalisme dans les anciennes colonies de Gold Coast (actuel Ghana) et en Sierra Leone, avant de retourner dans son pays natal, après avoir essuyé une condamnation à mort pour ses écrits. «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Montrez la lumière et le peuple suivra&lt;/i&gt;&amp;nbsp;», avait-il inscrit à l’œillet de une de son journal. Là, se résume une mission historique, et nous pensons, la mission essentielle du journaliste et de la presse. Cela veut dire que si la flamme est tenue par un aveugle ou un méchant, le peuple se retrouvera soit au pied de la falaise, soit au fond de l’abîme.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e; background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;Les citoyens du monde, qui scrutent la presse chaque jour, recherchent la lumière des faits, ils recherchent la vérité, ainsi que l’explication des faits. Les journalistes ont alors vocation à les accompagner en leur tenant la main, au moyen de divers éclairages, dans leur quête. En aucun cas, nous ne serions, dans nos rédactions, les instruments de falsification des faits, de la manipulation des esprits, et les marchepieds des groupes à la recherche des positions dominantes. Si nous le faisons, nous serions comptables des tares congénitales d’une société humaine traversée par le mal et le vice, en même temps que, devant le tribunal de l’histoire, nous aurions à répondre de manquements graves à l’accomplissement d’une mission noble. Nous serions également là à écrire notre avenir et celui de notre propre société en pointillés.&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e; background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Retour au futur&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e; background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;Lorsque cette réflexion m’a traversé l’esprit, j’ai naturellement pensé à la réaction des praticiens du journalisme chez nous. La question du retour à l’orthodoxie professionnelle divise notre corporation où chacun est entré comme il voulait, par ses propres moyens, et avec des intentions bienveillantes ou non. En soutenant que demain le journalisme doit se pratiquer comme au début de cet art, nous avions bien sûr l’intention de croire que le changement doit être radical. Il s’agit, en effet, d’aller à la racine d’un métier qui a une histoire, et qui attire la convoitise de tous. Il s’agit aussi d’insister sur le fait que ce changement-là se fait aujourd’hui et non demain, pour sauver ce qui peut encore l’être.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e; background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;En regardant les journalistes, tous les gens de la presse en face, je parle du nez, des oreilles et des yeux que les professionnels doivent avoir pour l'information. Sans compter le sixième sens qu'il faut développer pour l'investigation. Il n’y aura pas de place pour les narrations gigantesques, alliant le beau à la piqure du style, pour éviter l’incontournable épaisseur factuelle. La culture du beau dans l’écriture journalistique étant associable à un simple exotisme intellectuel. Une énorme contradiction d’avec l’énoncé narratif et l’agencement chronologique des faits. L’avenir, notre avenir se trouve dans la reprise en main de l’agenda social que nous nous devons de fixer pour l’intérêt général. Notre avenir se trouve également dans une appropriation totale des principes de base fondés autour de la mise ensemble des six questions fondamentales, la culture de l’agencement chronologique des faits sous la forme de la pyramide inversée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e; background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;Facile à dire, difficile à faire. Mais le journalisme n’est ni humour ni humeur, encore moins une composition spirituelle au conditionnel. Le journalisme n’est pas un exercice verbal à interprétation multiple, comme l’illustrent si malheureusement des gens de la presse qui confondent leurs volontés, leurs visées, leurs idées avec des matières factuelles visibles, évidentes ou cachées. Le journalisme n’est pas surtout un jeu de rôle, où les journalistes mettraient en jeu des forces en opposition, tout en ayant un parti pris sous le manteau. Les journalistes ont une conscience qu’ils ne doivent jamais vendre, parce que la défense de sa propre conscience est un acte d’intelligence et une preuve de dignité. Les problèmes de la presse ne sont liés ni à l’invasion de l’internet, ni à la vulgarisation des tablettes numériques, encore moins à la faiblesse du pouvoir d’achat des membres du public. Ils sont liés à une crise profonde de confiance, une crise de conscience et une crise de dignité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e; background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’investigation&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e; background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;Naturellement, on dirait que nous voulions en venir à l’essence même de la presse. Quand on scrute le travail abattu par les membres de Ire (Investigative Reporters and Editors), lorsqu’on voit le travail fait par les membres du Forum africain des journalistes d’investigation, on comprend bien que l’avenir de la presse est assurée par les hommes et les femmes des médias, qui recherchent pour mettre à la lumière du public, les informations parmi les plus cachées. Ce travail d’investigation exige un dépassement de soi, une vision transversale sur les faits comme étant la matière du progrès ou de la régression des sociétés. Les enquêtes de presse ont comme force principale, leur capacité à extirper du tissu social, les pourritures, les gangrènes et les saletés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e; background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;Les enquêtes de presse, comme le reportage, ont également l’avantage, non seulement de présenter la société telle qu’elle est mais aussi de détecter l’anti-modèle, construit par la seule volonté des puissants. Ici et ailleurs, les scandales ont toujours porté sur les tares et les manigances des puissants, des forts, au détriment des faibles. Si nous choisissons cette voie, l’assurance c’est que nous allons finalement nous libérer des chaînes de l’arriération, de l’aliénation, de la manipulation, pour comprendre notre société. Nous pourrions aussi, au moins, soigner le lavage de cerveaux occasionné par les discours superficiels, les versions officielles, les premières versions. Nous pourrions également redonner espoir aux lecteurs, aux auditeurs et aux téléspectateurs.&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;Les nouvelles qui viennent d’Occident ne sont visiblement pas bonnes. Progressivement, le journal papier disparaît. Il laisse place aux nouveaux médias. Le cliché est trop clair. Mais il n’explique pas un long processus, du tambour des premiers âges, de la presse écrite à la tablette numérique, en passant par les rotatives. Il n’explique pasles succès centenaires des grands titres américains, japonais, français ou britanniques. Il montre uniquement la migration sans transition, qui s’opère en raison de l’invasion des nouvelles technologies de l’information et de la communication. Nous sommes là en pleine conquête de notre espace informationnel vital, par les faiseurs de modèles. Le gong africain, notre tam-tam et notre tambour, continuent, dans nos villages, à porter les messages aux destinataires, sans se fier à la percée remarquable du téléphone et de l’internet. Ces instruments traditionnels n’ont pas péri sous la multiplication des chaines de radio, de télévision, et la presse écrite. Pourquoi la presse écrite ne survivrait-elle pas au nouveaux medias ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;Avant-même d’avoir construit un socle professionnel solide, les médias africains se sont arrimés à la concurrence internationale. C’est dire que c’est sur la transgression de l’ordre naturel du progrès et du succès que se tisse notre raisonnement. Par notre raisonnement, nous entendons l’argumentaire présenté par ceux qui prédisent une fin, la mort de la presse écrite chez nous. Or, notre presse ne peut mourir avant de naître, dans un environnement où son objet, ses procédés et son fonctionnement doivent être souverains. En 1996, nous présentions un mémoire sur le flux d’information Nord-Sud, et le flux contraire, Sud-Nord, pour arriver à la conclusion selon laquelle le déséquilibre était patent, et de nature à produire une culture de dominés, à côté d’une culture de domination. Le rééquilibrage du rapport de forces, en matière d’information, passait, selon notre entendement, par la conception et la mise en route d’un modèle africain de la presse. Bien entendu que les journalistes se devaient en conséquence de cause, d’inscrire leur démarche professionnelle, dans la construction et la conduite d’une telle dynamique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;Sur le terrain de la pratique professionnelle du journalisme en Afrique, la consolidation d’un exercice souverain, ainsi que le développement d’une culture homogène doivent s’imposer à tous. Cela dit, on peut explorer l’existant, avant de se projeter dans ce qu’Umberto Eco appelle «&amp;nbsp;retour sur le futur&amp;nbsp;» du journalisme.&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dictature des rédactions&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;Les certitudes personnelles ne vont pas remplacer les vérités historiques. Aujourd’hui ou demain, les journalistes en Afrique en général, et au Cameroun en particulier, souffriront de savoir que la prééminence de leur rôle dans la circulation de l’information ne doit pas produire que des arguments d’autorité. Ce privilège qui ne peut être absolu, parce qu’il est plutôt relatif, porte essentiellement sur l’exercice libre de la collecte des éléments factuels, la relation de l’histoire présente de la société, de notre société dans tous ses aspects, et la mise en relation des causes et des effets desdites causes. C’est un exercice difficile, qui mérite que ceux qui s’y aventurent aient à la fois les outils d’analyse et l’expérience de l’analyse. A l’école anglo-saxonne, le journaliste se trouve essentiellement à gauche, pour défendre les faibles face aux puissants, les pauvres contre les riches, les bons contre les méchants. Rosendahl est le promoteur et le défenseur de cette théorie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;Le journaliste et la presse ne doivent en aucun cas constituer un piédestal, sur lequel, de haut, les hommes et les femmes de médias regardent la société pour en rire, ou pour en tirer le seul profit personnel. Le journaliste est donc dans un champ et une position de devoirs pressants, où un service permanent est rendu au public, par la recherche et la publication des informations. En aucun cas, il ne s’agira de faire du champ professionnel, le champ de la recherche de la reconnaissance sociale, le champ de la construction des alliances égoïstes, le champ de l’entassement des privilèges personnels. Le journalisme n’est donc pas l’élaboration des clichés instruits par nos seuls calculs, que nous chercherions à imposer à notre public, par subterfuges interposés.&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Montrer la lumière&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #37404e; background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;Nous sommes allés chercher dans les textes historiques, le leitmotiv du célèbre journal West Africain Pilot. C’était une publication du Docteur Nnamdi Azikiwe, premier président du Nigéria indépendant, ayant fait carrière en journalisme dans les anciennes colonies de Gold Coast (actuel Ghana) et en Sierra Leone, avant de retourner dans son pays natal, après avoir essuyé une condamnation à mort pour ses écrits. «&amp;nbsp;&lt;i&gt;Montrez la lumière et le peuple suivra&lt;/i&gt;&amp;nbsp;», avait-il inscrit à l’œillet de une de son journal. Là, se résume une mission historique, et nous pensons, la mission essentielle du journaliste et de la presse. Cela veut dire que si la flamme est tenue par un aveugle ou un méchant, le peuple se retrouvera soit au pied de la falaise, soit au fond de l’abîme.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e; background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;Les citoyens du monde, qui scrutent la presse chaque jour, recherchent la lumière des faits, ils recherchent la vérité, ainsi que l’explication des faits. Les journalistes ont alors vocation à les accompagner en leur tenant la main, au moyen de divers éclairages, dans leur quête. En aucun cas, nous ne serions, dans nos rédactions, les instruments de falsification des faits, de la manipulation des esprits, et les marchepieds des groupes à la recherche des positions dominantes. Si nous le faisons, nous serions comptables des tares congénitales d’une société humaine traversée par le mal et le vice, en même temps que, devant le tribunal de l’histoire, nous aurions à répondre de manquements graves à l’accomplissement d’une mission noble. Nous serions également là à écrire notre avenir et celui de notre propre société en pointillés.&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e; background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Retour au futur&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e; background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;Lorsque cette réflexion m’a traversé l’esprit, j’ai naturellement pensé à la réaction des praticiens du journalisme chez nous. La question du retour à l’orthodoxie professionnelle divise notre corporation où chacun est entré comme il voulait, par ses propres moyens, et avec des intentions bienveillantes ou non. En soutenant que demain le journalisme doit se pratiquer comme au début de cet art, nous avions bien sûr l’intention de croire que le changement doit être radical. Il s’agit, en effet, d’aller à la racine d’un métier qui a une histoire, et qui attire la convoitise de tous. Il s’agit aussi d’insister sur le fait que ce changement-là se fait aujourd’hui et non demain, pour sauver ce qui peut encore l’être.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e; background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;En regardant les journalistes, tous les gens de la presse en face, je parle du nez, des oreilles et des yeux que les professionnels doivent avoir pour l'information. Sans compter le sixième sens qu'il faut développer pour l'investigation. Il n’y aura pas de place pour les narrations gigantesques, alliant le beau à la piqure du style, pour éviter l’incontournable épaisseur factuelle. La culture du beau dans l’écriture journalistique étant associable à un simple exotisme intellectuel. Une énorme contradiction d’avec l’énoncé narratif et l’agencement chronologique des faits. L’avenir, notre avenir se trouve dans la reprise en main de l’agenda social que nous nous devons de fixer pour l’intérêt général. Notre avenir se trouve également dans une appropriation totale des principes de base fondés autour de la mise ensemble des six questions fondamentales, la culture de l’agencement chronologique des faits sous la forme de la pyramide inversée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e; background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;Facile à dire, difficile à faire. Mais le journalisme n’est ni humour ni humeur, encore moins une composition spirituelle au conditionnel. Le journalisme n’est pas un exercice verbal à interprétation multiple, comme l’illustrent si malheureusement des gens de la presse qui confondent leurs volontés, leurs visées, leurs idées avec des matières factuelles visibles, évidentes ou cachées. Le journalisme n’est pas surtout un jeu de rôle, où les journalistes mettraient en jeu des forces en opposition, tout en ayant un parti pris sous le manteau. Les journalistes ont une conscience qu’ils ne doivent jamais vendre, parce que la défense de sa propre conscience est un acte d’intelligence et une preuve de dignité. Les problèmes de la presse ne sont liés ni à l’invasion de l’internet, ni à la vulgarisation des tablettes numériques, encore moins à la faiblesse du pouvoir d’achat des membres du public. Ils sont liés à une crise profonde de confiance, une crise de conscience et une crise de dignité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e; background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’investigation&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e; background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;Naturellement, on dirait que nous voulions en venir à l’essence même de la presse. Quand on scrute le travail abattu par les membres de Ire (Investigative Reporters and Editors), lorsqu’on voit le travail fait par les membres du Forum africain des journalistes d’investigation, on comprend bien que l’avenir de la presse est assurée par les hommes et les femmes des médias, qui recherchent pour mettre à la lumière du public, les informations parmi les plus cachées. Ce travail d’investigation exige un dépassement de soi, une vision transversale sur les faits comme étant la matière du progrès ou de la régression des sociétés. Les enquêtes de presse ont comme force principale, leur capacité à extirper du tissu social, les pourritures, les gangrènes et les saletés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%; color: #37404e; background: none repeat scroll 0% 0% white;&quot;&gt;Les enquêtes de presse, comme le reportage, ont également l’avantage, non seulement de présenter la société telle qu’elle est mais aussi de détecter l’anti-modèle, construit par la seule volonté des puissants. Ici et ailleurs, les scandales ont toujours porté sur les tares et les manigances des puissants, des forts, au détriment des faibles. Si nous choisissons cette voie, l’assurance c’est que nous allons finalement nous libérer des chaînes de l’arriération, de l’aliénation, de la manipulation, pour comprendre notre société. Nous pourrions aussi, au moins, soigner le lavage de cerveaux occasionné par les discours superficiels, les versions officielles, les premières versions. Nous pourrions également redonner espoir aux lecteurs, aux auditeurs et aux téléspectateurs.&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="Point de vue" />
	</entry>
	<entry>
		<title>«Lorsqu’il y a une campagne de dénigrement, il faut chercher à qui elle profite!»</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com/point-de-vue/2502-18298-richard-attias-lorsqu-il-y-a-une-campagne-de-denigrement-il-faut-chercher-a-qui-elle-profite"/>
		<published>2014-03-12T10:46:10+01:00</published>
		<updated>2014-03-12T10:46:10+01:00</updated>
		<id>https://www.agenceecofin.com/point-de-vue/2502-18298-richard-attias-lorsqu-il-y-a-une-campagne-de-denigrement-il-faut-chercher-a-qui-elle-profite</id>
		<author>
			<name>Interview de Richard Attias, président de Richard Attias &amp; Associates</name>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #101010; font-family: Arial, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Mis en cause par une partie de la presse africaine, sénégalaise en particulier, concernant la percée fulgurante de sa société sur le marché africain de la communication événementielle, Richard Attias a accepté de répondre aux questions quelque peu directes de l’agence Ecofin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;Agence Ecofin&amp;nbsp;: Après le brouhaha provoqué par votre contrat sur la Francophonie, la presse sénégalaise, emmenée par &lt;i&gt;DakarActu&lt;/i&gt;, vous attribue un second contrat, négocié de gré à gré, pour la promotion du &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Plan Sénégal émergent&lt;span style=&quot;color: #101010;&quot;&gt;. Que répondez-vous&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;Richard Attias&amp;nbsp;: Comme vous l’avez peut-être lu ce matin chez l’un de vos confrères (&lt;i&gt;Les Afriques &lt;/i&gt;NDLR), nous ne sommes en rien concernés par cette affaire. C’est une autre entreprise qui a signé le contrat évoqué. Il faut vraiment que chacun prenne ses responsabilités, y compris ceux qui ont le pouvoir d’écrire dans les médias. On ne peut pas laisser dire tout et n’importe quoi dans les médias, sans mesurer les dégâts collatéraux que peuvent provoquer des informations fausses, dans le monde entier. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;Nous savons parfaitement que ce que vous appelez le «&amp;nbsp;brouhaha sur la Francophonie&amp;nbsp;» a été alimenté par des concurrents qui ont été déboutés. Car ce qu’on a appelé «&amp;nbsp;un marché attribué de gré à gré&amp;nbsp;» a été, en réalité attribué, après qu’il y ait eu une consultation entre différentes agences professionnelles reconnues sur la place, tant au Sénégal qu’à Paris.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;AE&amp;nbsp;: Pouvez-vous nous dire avec quelles agences vous étiez en concurrence&amp;nbsp;sur ce dossier&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;RA&amp;nbsp;: Non, c’est au Sénégalais de le dire. Je n’ai pas l’habitude de faire de la délation. Je respecte la confidentialité des affaires. Si les médias font leur travail, ils trouveront eux mêmes l’information. Vous savez, lorsqu’il y a une campagne de dénigrement, il faut toujours se demander à qui elle profite… Creusez, vous finirez par trouver. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;AE&amp;nbsp;: Sur quels critères avez-vous remporté ce marché&amp;nbsp;de la Francophonie ? &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;RA&amp;nbsp;: Si les autorités sénégalaises nous ont sélectionnés pour les accompagner dans un projet aussi complexe, c’est parce que nous avons fait la preuve de notre savoir-faire et que nous avons certaines références qui justifient ce choix.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;AE&amp;nbsp;: Alors ne serait-il pas plus simple, pour les autorités sénégalaises, de dire clairement, comme dans d’autres secteurs d’activité telles que la gestion portuaire ou les licences minières, qui était en concours et qui a gagné, plutôt que de laisser courir les rumeurs&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;RA&amp;nbsp;: Ce sont certains médias qui faussent l’information. Si on pose les bonnes questions aux bonnes personnes, on obtient les bonnes réponses. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;Ceci dit, dans les secteurs que vous citez, il y a aussi des marchés qui s’attribuent de gré à gré, lorsque l’on estime que l’on a le meilleur interlocuteur possible ou que la procédure est urgente… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;Mais en l’occurrence, lorsque l’on parle d’organiser un Sommet en moins de quelques mois, d’une immense complexité, dans une ville dont il faut bien connaître les infrastructures, d’accueillir 70 chefs d’Etats, de mettre en place la centrale de réservation, de gérer l’exploitation d’un Palais des Congrès qui n’est pas encore sorti de terre, etc., c’est une mission très difficile et il y a très peu d’acteurs dans le monde qui soient compétents. Nous maitrisons tous ces paramètres et c’est sans doute ce critère qui a prévalu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;AE&amp;nbsp;: Puisqu’on évoque les araignées qui restent en suspens dans la presse sénégalaise, que répondez-vous concernant les soupçons de mauvaise gestion du dossier de la Conférence de l’OCI à Dakar en 2008&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;RA&amp;nbsp;: Là aussi certains médias sénégalais ont nagé en plein délire, et même en diffamation totale, puisque l’OCI s’est fait dans le cadre d’un appel d’offres que nous avons gagné en totale transparence avec beaucoup d’audits des comptes. Nous n’avons, ni de près, ni de loin, été interrogés, ni même sollicités sur quelques malversation que ce soit. Nous n’avons aucune implication dans la location des bateaux dont j’ai pu lire ça et là qu’ils avaient été affrétés pour héberger des participants. Et je suis très fier de ce que nos équipes ont accompli sur un dossier très complexe, très difficile.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;AE&amp;nbsp;: Qu’est-ce qui justifierait selon vous cette désinformation&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;RA&amp;nbsp;: Il y a deux raisons à la désinformation. Parfois il s’agit simplement d’un manque de rigueur de la part de journalistes qui racontent tout et n’importe quoi, sans rien vérifier. Parfois, la désinformation est mal intentionnée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;AE&amp;nbsp;: Pensez-vous qu’il y ait une hostilité particulière à votre égard&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;RA&amp;nbsp;: Je ne me pose pas cette question. Je suis très attaché à mon métier et je suis vigilant sur la confiance que me font mes clients. C’est tout ce qui compte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;AE&amp;nbsp;: Reconnaissez vous que le marché de la communication en Afrique est pour le moins opaque&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;RA&amp;nbsp;: C’est un marché qui, comme les autres en Afrique, est en train de se professionnaliser. Regardez par exemple, les Assemblées de la BAD (Banque africaine de développement, NDLR). Il y a eu un appel d’offres. Nous avons eu le temps pour répondre. Il y a eu plusieurs candidatures. Nous avons été retenus dans le cadre de critères très précis. Donc, il ne faut pas généraliser.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;AE&amp;nbsp;: Dans ce cas précis, en effet, mais sur bien d’autres dossiers comme, par exemple, Investir en Côte d’Ivoire, ou bien sur des budgets de communication attribués à la fille, la cousine ou la sœur de chefs d’Etat, on ne peut pas vraiment parler de transparence… &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;RA&amp;nbsp;: Ça évolue dans le bon sens car le secteur se professionnalise. Mais il faut que chacun prenne ses responsabilités sur ses véritables compétences et son cœur de métier. Je pense que vous savez à quoi je fais allusion. Il faut éviter les conflits d’intérêts et je crois que les gouvernements sont de plus en plus sensibles à la nécessité de ne pas tout mélanger et, surtout, de distinguer les vraies compétences des uns et des autres. L’Afrique a été trop longtemps polluée par des histoires de publi-reportages vendus par des armadas d’individus sans éthique. Ce temps est révolu, les choses sont en train de changer. Les business-models doivent être réinventés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;AE&amp;nbsp;: Comprenez vous le ressentiment de certains acteurs africains des médias ou de la communication qui voient les principaux marchés leur échapper sans cesse au profit de sociétés étrangères&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;RA&amp;nbsp;: Je suis moi-même un Africain du Nord. J’ai lancé mon entreprise il y a 20 ans avec 5000 francs français en poche. Je me suis battu pour gagner des marchés. Je souhaite que tous les professionnels frustrés auxquels vous faites allusion se battent avec la même énergie et, d’ailleurs, nous les aiderons. Nous avons déjà réalisé énormément de transferts de connaissance et de technologie. Par exemple, nous avons largement contribué à développer à Marrakech un vrai marché de la communication événementielle. Il n’y avait à l’époque qu’une nébuleuse de petites agences. Elles ont grandi, elles ont appris à nos côtés, elles ont acquis du professionnalisme. Aujourd’hui, nous invitons les entreprises africaines de communication à relever ce même défi avec nous. Il n’y a pas un projet que nous organisons en Afrique, au Gabon, au Congo ou ailleurs, où nous n’avons pas intégré dans nos équipes un grand nombre de professionnels locaux. 70% de ce que nous produisons revient à l’économie locale. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;AE&amp;nbsp;: A propos du Gabon, où en est le fonds &lt;i&gt;Train My Generation&amp;nbsp;&lt;/i&gt;? &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;RA&amp;nbsp;: Il est en ce moment entre les mains des chefs d’Etats de la région CEMAC. C’est un processus beaucoup plus long et complexe que ce que nous avions imaginé, d’autant plus que cette région, comme vous le savez, a d’autres priorités, avec les problèmes de la Centrafrique. Il y a tout un circuit administratif à parcourir avant que les fonds de chaque pays ne soient libérés. Ceci fait, le secteur privé répondra et nous pourrons mettre ce projet en œuvre. Quoi qu’il en soit, je pense que ça se fera en 2014.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;auteurarticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;&amp;nbsp;Propos recueillis par Dominique Flaux&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #101010; font-family: Arial, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Mis en cause par une partie de la presse africaine, sénégalaise en particulier, concernant la percée fulgurante de sa société sur le marché africain de la communication événementielle, Richard Attias a accepté de répondre aux questions quelque peu directes de l’agence Ecofin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;Agence Ecofin&amp;nbsp;: Après le brouhaha provoqué par votre contrat sur la Francophonie, la presse sénégalaise, emmenée par &lt;i&gt;DakarActu&lt;/i&gt;, vous attribue un second contrat, négocié de gré à gré, pour la promotion du &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Plan Sénégal émergent&lt;span style=&quot;color: #101010;&quot;&gt;. Que répondez-vous&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;Richard Attias&amp;nbsp;: Comme vous l’avez peut-être lu ce matin chez l’un de vos confrères (&lt;i&gt;Les Afriques &lt;/i&gt;NDLR), nous ne sommes en rien concernés par cette affaire. C’est une autre entreprise qui a signé le contrat évoqué. Il faut vraiment que chacun prenne ses responsabilités, y compris ceux qui ont le pouvoir d’écrire dans les médias. On ne peut pas laisser dire tout et n’importe quoi dans les médias, sans mesurer les dégâts collatéraux que peuvent provoquer des informations fausses, dans le monde entier. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;Nous savons parfaitement que ce que vous appelez le «&amp;nbsp;brouhaha sur la Francophonie&amp;nbsp;» a été alimenté par des concurrents qui ont été déboutés. Car ce qu’on a appelé «&amp;nbsp;un marché attribué de gré à gré&amp;nbsp;» a été, en réalité attribué, après qu’il y ait eu une consultation entre différentes agences professionnelles reconnues sur la place, tant au Sénégal qu’à Paris.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;AE&amp;nbsp;: Pouvez-vous nous dire avec quelles agences vous étiez en concurrence&amp;nbsp;sur ce dossier&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;RA&amp;nbsp;: Non, c’est au Sénégalais de le dire. Je n’ai pas l’habitude de faire de la délation. Je respecte la confidentialité des affaires. Si les médias font leur travail, ils trouveront eux mêmes l’information. Vous savez, lorsqu’il y a une campagne de dénigrement, il faut toujours se demander à qui elle profite… Creusez, vous finirez par trouver. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;AE&amp;nbsp;: Sur quels critères avez-vous remporté ce marché&amp;nbsp;de la Francophonie ? &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;RA&amp;nbsp;: Si les autorités sénégalaises nous ont sélectionnés pour les accompagner dans un projet aussi complexe, c’est parce que nous avons fait la preuve de notre savoir-faire et que nous avons certaines références qui justifient ce choix.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;AE&amp;nbsp;: Alors ne serait-il pas plus simple, pour les autorités sénégalaises, de dire clairement, comme dans d’autres secteurs d’activité telles que la gestion portuaire ou les licences minières, qui était en concours et qui a gagné, plutôt que de laisser courir les rumeurs&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;RA&amp;nbsp;: Ce sont certains médias qui faussent l’information. Si on pose les bonnes questions aux bonnes personnes, on obtient les bonnes réponses. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;Ceci dit, dans les secteurs que vous citez, il y a aussi des marchés qui s’attribuent de gré à gré, lorsque l’on estime que l’on a le meilleur interlocuteur possible ou que la procédure est urgente… &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;Mais en l’occurrence, lorsque l’on parle d’organiser un Sommet en moins de quelques mois, d’une immense complexité, dans une ville dont il faut bien connaître les infrastructures, d’accueillir 70 chefs d’Etats, de mettre en place la centrale de réservation, de gérer l’exploitation d’un Palais des Congrès qui n’est pas encore sorti de terre, etc., c’est une mission très difficile et il y a très peu d’acteurs dans le monde qui soient compétents. Nous maitrisons tous ces paramètres et c’est sans doute ce critère qui a prévalu.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;AE&amp;nbsp;: Puisqu’on évoque les araignées qui restent en suspens dans la presse sénégalaise, que répondez-vous concernant les soupçons de mauvaise gestion du dossier de la Conférence de l’OCI à Dakar en 2008&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;RA&amp;nbsp;: Là aussi certains médias sénégalais ont nagé en plein délire, et même en diffamation totale, puisque l’OCI s’est fait dans le cadre d’un appel d’offres que nous avons gagné en totale transparence avec beaucoup d’audits des comptes. Nous n’avons, ni de près, ni de loin, été interrogés, ni même sollicités sur quelques malversation que ce soit. Nous n’avons aucune implication dans la location des bateaux dont j’ai pu lire ça et là qu’ils avaient été affrétés pour héberger des participants. Et je suis très fier de ce que nos équipes ont accompli sur un dossier très complexe, très difficile.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;AE&amp;nbsp;: Qu’est-ce qui justifierait selon vous cette désinformation&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;RA&amp;nbsp;: Il y a deux raisons à la désinformation. Parfois il s’agit simplement d’un manque de rigueur de la part de journalistes qui racontent tout et n’importe quoi, sans rien vérifier. Parfois, la désinformation est mal intentionnée.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;AE&amp;nbsp;: Pensez-vous qu’il y ait une hostilité particulière à votre égard&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;RA&amp;nbsp;: Je ne me pose pas cette question. Je suis très attaché à mon métier et je suis vigilant sur la confiance que me font mes clients. C’est tout ce qui compte.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;AE&amp;nbsp;: Reconnaissez vous que le marché de la communication en Afrique est pour le moins opaque&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;RA&amp;nbsp;: C’est un marché qui, comme les autres en Afrique, est en train de se professionnaliser. Regardez par exemple, les Assemblées de la BAD (Banque africaine de développement, NDLR). Il y a eu un appel d’offres. Nous avons eu le temps pour répondre. Il y a eu plusieurs candidatures. Nous avons été retenus dans le cadre de critères très précis. Donc, il ne faut pas généraliser.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;AE&amp;nbsp;: Dans ce cas précis, en effet, mais sur bien d’autres dossiers comme, par exemple, Investir en Côte d’Ivoire, ou bien sur des budgets de communication attribués à la fille, la cousine ou la sœur de chefs d’Etat, on ne peut pas vraiment parler de transparence… &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;RA&amp;nbsp;: Ça évolue dans le bon sens car le secteur se professionnalise. Mais il faut que chacun prenne ses responsabilités sur ses véritables compétences et son cœur de métier. Je pense que vous savez à quoi je fais allusion. Il faut éviter les conflits d’intérêts et je crois que les gouvernements sont de plus en plus sensibles à la nécessité de ne pas tout mélanger et, surtout, de distinguer les vraies compétences des uns et des autres. L’Afrique a été trop longtemps polluée par des histoires de publi-reportages vendus par des armadas d’individus sans éthique. Ce temps est révolu, les choses sont en train de changer. Les business-models doivent être réinventés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;AE&amp;nbsp;: Comprenez vous le ressentiment de certains acteurs africains des médias ou de la communication qui voient les principaux marchés leur échapper sans cesse au profit de sociétés étrangères&amp;nbsp;? &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;RA&amp;nbsp;: Je suis moi-même un Africain du Nord. J’ai lancé mon entreprise il y a 20 ans avec 5000 francs français en poche. Je me suis battu pour gagner des marchés. Je souhaite que tous les professionnels frustrés auxquels vous faites allusion se battent avec la même énergie et, d’ailleurs, nous les aiderons. Nous avons déjà réalisé énormément de transferts de connaissance et de technologie. Par exemple, nous avons largement contribué à développer à Marrakech un vrai marché de la communication événementielle. Il n’y avait à l’époque qu’une nébuleuse de petites agences. Elles ont grandi, elles ont appris à nos côtés, elles ont acquis du professionnalisme. Aujourd’hui, nous invitons les entreprises africaines de communication à relever ce même défi avec nous. Il n’y a pas un projet que nous organisons en Afrique, au Gabon, au Congo ou ailleurs, où nous n’avons pas intégré dans nos équipes un grand nombre de professionnels locaux. 70% de ce que nous produisons revient à l’économie locale. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;AE&amp;nbsp;: A propos du Gabon, où en est le fonds &lt;i&gt;Train My Generation&amp;nbsp;&lt;/i&gt;? &lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;RA&amp;nbsp;: Il est en ce moment entre les mains des chefs d’Etats de la région CEMAC. C’est un processus beaucoup plus long et complexe que ce que nous avions imaginé, d’autant plus que cette région, comme vous le savez, a d’autres priorités, avec les problèmes de la Centrafrique. Il y a tout un circuit administratif à parcourir avant que les fonds de chaque pays ne soient libérés. Ceci fait, le secteur privé répondra et nous pourrons mettre ce projet en œuvre. Quoi qu’il en soit, je pense que ça se fera en 2014.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;auteurarticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif; color: #101010;&quot;&gt;&amp;nbsp;Propos recueillis par Dominique Flaux&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="Point de vue" />
	</entry>
	<entry>
		<title>Encore à ce jour, toute publication panafricaine doit obligatoirement s’imprimer en Europe</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com/point-de-vue/2511-15395-encore-a-ce-jour-toute-publication-panafricaine-doit-obligatoirement-s-imprimer-en-europe"/>
		<published>2013-11-25T14:05:50+01:00</published>
		<updated>2013-11-25T14:05:50+01:00</updated>
		<id>https://www.agenceecofin.com/point-de-vue/2511-15395-encore-a-ce-jour-toute-publication-panafricaine-doit-obligatoirement-s-imprimer-en-europe</id>
		<author>
			<name>Dominique Flaux, agence Ecofin</name>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Plus d’un demi-siècle après les indépendances africaines, il n’est toujours pas possible d’éditer un journal ou un magazine panafricain depuis un pays d’Afrique. Les seuls circuits de diffusion de presse capables de desservir les messageries de presse de plusieurs pays africains partent de Paris, pour les publications francophones, ou de Londres, pour les publications anglophones. Ce déficit de logistique fait qu’il n’est même pas possible de développer une presse africaine sous-régionale, à l’exception notable de quelques pays d’Afrique de l’Est desservis quotidiennement depuis Nairobi par le circuit de diffusion du groupe &lt;i&gt;The Nation&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Ainsi, en Afrique, tout éditeur qui souhaite dépasser les limites de son marché national est condamné à imprimer en Europe et à supporter des coûts de fret aérien long courrier prohibitifs. Sur le marché panafricain francophone, où les grands annonceurs privés se comptent sur les doigts d’une main, sauf à bénéficier des largesses d’un ou plusieurs gouvernements, la charge est écrasante, sinon rédhibitoire, pour toute entreprise de presse papier indépendante. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Les nombreux colloques, conférences ou rapports subventionnés qui traitent de la liberté de la presse en Afrique ou du rôle primordial du journalisme en démocratie, resteront vains tout le temps que les éditeurs seront contraints de payer jusqu’à 6000&amp;nbsp;€ pour distribuer une tonne de papier en Afrique. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Pour dépasser cet obstacle majeur au développement de groupes de presse africains francophones, il suffirait qu’un site dispose de deux atouts&amp;nbsp;: un parc d’imprimeries de bonne capacité et un hub logistique qui desservirait chaque jour les capitales d’Afrique francophone. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Techniquement, ce site pourrait être Casablanca. Le parc d’imprimeries y est suffisamment développé et le hub de la RAM permet de rejoindre quotidiennement presque toutes les capitales d’Afrique francophone. Reste à savoir si le gouvernement marocain laisserait imprimer et diffuser librement depuis son territoire toute la diversité africaine d’opinions politiques, économiques et culturelles. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Une alternative pourrait naître prochainement à Lomé si Asky et son partenaire Ethiopian Airlines développent &lt;a href=&quot;https://www.agenceecofin.com/investissement/2708-13168-ethiopian-ouvre-au-togo-un-hub-de-fret-aerien-sur-25-villes-d-afrique-de-l-ouest-et-centrale&quot;&gt;le hub logistique annoncé récemment&lt;/a&gt;, qui devrait desservir quotidiennement 25 villes d’Afrique de l’Ouest et centrale. Même si Lomé n’est pas particulièrement équipée en imprimeries, la proximité d’Accra (170 km) pourrait, dans un premier temps, faire l’affaire. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Bien sûr, la fibre optique et l’internet mobile permettront sans doute, d’ici quelques années, de développer une information régionale et continentale grand public par delà ces contraintes industrielles et&amp;nbsp; logistiques. Mais ce serait un pari bien risqué pour l’Afrique que de négliger le rôle indispensable d’une presse papier. Pas plus que le développement de &amp;nbsp;la radio et de la télévision, celui du web ne condamnera le papier. Les pays où la presse papier connait ses plus gros tirages sont également ceux où le web est le plus accessible.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Plus d’un demi-siècle après les indépendances africaines, il n’est toujours pas possible d’éditer un journal ou un magazine panafricain depuis un pays d’Afrique. Les seuls circuits de diffusion de presse capables de desservir les messageries de presse de plusieurs pays africains partent de Paris, pour les publications francophones, ou de Londres, pour les publications anglophones. Ce déficit de logistique fait qu’il n’est même pas possible de développer une presse africaine sous-régionale, à l’exception notable de quelques pays d’Afrique de l’Est desservis quotidiennement depuis Nairobi par le circuit de diffusion du groupe &lt;i&gt;The Nation&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Ainsi, en Afrique, tout éditeur qui souhaite dépasser les limites de son marché national est condamné à imprimer en Europe et à supporter des coûts de fret aérien long courrier prohibitifs. Sur le marché panafricain francophone, où les grands annonceurs privés se comptent sur les doigts d’une main, sauf à bénéficier des largesses d’un ou plusieurs gouvernements, la charge est écrasante, sinon rédhibitoire, pour toute entreprise de presse papier indépendante. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Les nombreux colloques, conférences ou rapports subventionnés qui traitent de la liberté de la presse en Afrique ou du rôle primordial du journalisme en démocratie, resteront vains tout le temps que les éditeurs seront contraints de payer jusqu’à 6000&amp;nbsp;€ pour distribuer une tonne de papier en Afrique. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Pour dépasser cet obstacle majeur au développement de groupes de presse africains francophones, il suffirait qu’un site dispose de deux atouts&amp;nbsp;: un parc d’imprimeries de bonne capacité et un hub logistique qui desservirait chaque jour les capitales d’Afrique francophone. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Techniquement, ce site pourrait être Casablanca. Le parc d’imprimeries y est suffisamment développé et le hub de la RAM permet de rejoindre quotidiennement presque toutes les capitales d’Afrique francophone. Reste à savoir si le gouvernement marocain laisserait imprimer et diffuser librement depuis son territoire toute la diversité africaine d’opinions politiques, économiques et culturelles. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Une alternative pourrait naître prochainement à Lomé si Asky et son partenaire Ethiopian Airlines développent &lt;a href=&quot;https://www.agenceecofin.com/investissement/2708-13168-ethiopian-ouvre-au-togo-un-hub-de-fret-aerien-sur-25-villes-d-afrique-de-l-ouest-et-centrale&quot;&gt;le hub logistique annoncé récemment&lt;/a&gt;, qui devrait desservir quotidiennement 25 villes d’Afrique de l’Ouest et centrale. Même si Lomé n’est pas particulièrement équipée en imprimeries, la proximité d’Accra (170 km) pourrait, dans un premier temps, faire l’affaire. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Bien sûr, la fibre optique et l’internet mobile permettront sans doute, d’ici quelques années, de développer une information régionale et continentale grand public par delà ces contraintes industrielles et&amp;nbsp; logistiques. Mais ce serait un pari bien risqué pour l’Afrique que de négliger le rôle indispensable d’une presse papier. Pas plus que le développement de &amp;nbsp;la radio et de la télévision, celui du web ne condamnera le papier. Les pays où la presse papier connait ses plus gros tirages sont également ceux où le web est le plus accessible.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="Point de vue" />
	</entry>
	<entry>
		<title>«La communication doit être au centre de la vie politique»</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com/avis-dexpert/1008-814-la-communication-doit-etre-au-centre-de-la-vie-politique"/>
		<published>2011-08-10T12:04:52+02:00</published>
		<updated>2011-08-10T12:04:52+02:00</updated>
		<id>https://www.agenceecofin.com/avis-dexpert/1008-814-la-communication-doit-etre-au-centre-de-la-vie-politique</id>
		<author>
			<name>Dr. Ibrahima Silla : Communiquer en politique. L’art de coudre et d’en découdre, Editions Les Trois Fleuves, 2011</name>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: 13px; font-weight: bold;&quot;&gt;Pourquoi écrire un ouvrage sur la communication politique&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;On écrit quelque chose quand on l’a fortement usé dans sa tête. Ce livre n’est donc pas le résultat d’un processus spontané dicté par les récents événements politiques. L’inspiration ne tombe pas du ciel. La vérité non plus. Ecrire, c’est affranchir la pensée de ce qu’elle pense silencieusement et lui permettre de s’incarner autrement. Ce livre est en effet le condensé d’un séminaire que j’anime à l’Université Gaston Berger dans le cadre du DEA de science politique. Je l’ai écrit en m’effaçant derrière le message mis en avant. Je l’ai écrit pour diffuser et partager le fruit de mes investigations scientifiques. Ce livre est le produit d’un effort. Il est autant le résultat de mes rencontres avec les livres, les êtres et les choses que de mes coïncidences méditatives dans la solitude et l’isolement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;soustitrearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;Pourquoi écrivez-vous&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;Je n’écris pas pour devenir un homme célèbre mais pour rester anonyme. J’écris pour devenir au mieux un code barre. J’écris pour ne plus avoir de visage. J’écris pour que le message détrône le visage. Ecrire m’est devenu une raison de vivre. Lire aussi. Se construire par la lecture et l’écriture. L’homme est un chantier sans fin ni congé. Tout congé se paie cher. Le savoir a le pouvoir de nous transformer. Le savoir vaut une prière. Aussi, je pourrais dire que j’écris pour donner autant, voire plus que je n’ai reçu et que je ne cesse de recevoir. J’écris parce que je dois beaucoup aux hommes. Ce que je sais, ce que je pense et ce que j’écris, je le dois à mes semblables qui animent mes pensées et inspirent mon imaginaire. Ecrire est un acte posé non pas pour être connu et reconnu mais fondamentalement comme un moyen de s’oublier. Telle est la philosophie et la spiritualité qui m’animent. Ce livre est enfin le point de rencontre entre des certitudes communes et des convictions intimes. L’écrire m’a placé dans une posture dans laquelle j’ai pris le monde et la politique avec humour et sérieux. J’ai voulu œuvrer pour le Bien, le Beau et le Vrai. La vérité, c’est ce qui est utile. Ainsi le choix de l’écriture me dicte de mépriser le dérisoire, le futile et l’éphémère. Ecrire exige une unité de conception, de direction et de responsabilité. Le but n’étant pas d’être admiré ou vénéré mais visité, critiqué et donc aidé pour cheminer vers la perfection.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;soustitrearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;De quoi parle ce livre&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;Ce livre ne prétend pas découvrir une vérité totale sur l’art et la science de gouverner. Il ne prétend pas non plus donner naissance à une pensée qui n’aurait pas déjà vu le jour. Depuis l’œuvre de Machiavel, Le Prince, il y a la publication d’une floraison de livres portant sur l’art de communiquer, la science du gouvernement des hommes et de l’administration des choses. J’ai écrit donc ce livre pour rajouter mon grain de sel à une sauce piquante, la politique. J’observe une distance par rapport aux soubresauts de la politique au ras du quotidien pour réfléchir froidement sur cet exercice indispensable que constitue la communication politique. L’objectif étant de démontrer en quoi la communication politique est autant une valeur démocratique qu’une méthode politique. Ce livre est donc une invitation dans les cuisines de la politique où il faut absolument communiquer pour que la mayonnaise prenne. Il se présente comme une «&amp;nbsp;boîte à outils&amp;nbsp;» qui, je l’espère, sans fausse modestie,  contient des trésors. Non pas des trésors que j’aurais personnellement découverts puis offerts, mais des trésors légués par la sagesse des anciens et par les savants du politique. Ce livre n’est pas un «&amp;nbsp;magasin d’arguments&amp;nbsp;» à mijoter, ni de recettes prêtes à l’emploi qui aideraient à réussir sa cuisine politique. Il ne renferme pas, non plus, une typologie toute prête de conduites politiques auxquelles il faudrait se conformer pour espérer réussir en politique. Mais raconter, c’est déjà suggérer une photographie verbale et écrite des choses. Ce livre a pour objectif d’éclairer le lecteur sur la pédagogie politique et sociale de la communication politique, sur sa portée, ses retombées, enjeux et ressorts.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;soustitrearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;On note une certaine musicalité dans le style. Qu’est-ce qui explique ce choix&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;Quand j’écris, je crains les mauvaises lectures. Aussi, je m’efforce de recourir à une rhétorique de la simplicité pour ne pas rendre le texte inaccessible parce que totalement hermétique. Cela sans faillir aux exigences de la rigueur scientifique. Souci de la clarté sans oublier l’exigence de la scientificité. Dans cet ouvrage, l’ambition de l’exhaustivité est  laissée de côté au profit de celle de la cohérence. Une cohérence de l’ensemble qui fait que chaque chapitre peut être lu séparément des autres. Donc des séparations qui permettent, une fois lu dans son intégralité, d’en saisir l’intelligible unité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;On relève en effet dans ce livre une certaine musicalité du verbe qui veut accrocher et tenir en éveil. Ceci ne trahit pas un esthétisme léger de ma part. Quand j’écris, je m’exerce à suggérer une rhétorique non silencieuse de l’écriture. Une écriture qui parle. Une écriture qui chante. Donc un style qui cherche à élever le tonus vital, et donc l’intérêt du lecteur. J’essaye d’écrire &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;a capella&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt; sans me départir du souci constant de la vérité à conquérir et des démonstrations à faire. L’ouvrage est orienté vers des aspects non pas seulement institutionnels, juridiques ou normatifs mais aussi vers des concepts philosophiques, littéraires, politiques, historiques, sociologiques, anthropologiques en raison du caractère transversal de la problématique qui nous dicte cette posture. Ce parti pris nous impose plusieurs défis. Visiter et revisiter nos cultures politiques pour proposer une acception non pas subjective mais objective des phénomènes analysés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;L’objectif ultime a été d’écrire un ouvrage qui puisse servir utilement&amp;nbsp;; qui puisse être accessible et lu&amp;nbsp;par un grand de personnes qui s’intéressent à la politique de manière générale et à la communication politique plus particulièrement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;soustitrearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;Pourquoi est-il important de communiquer en politique&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;L’homme politique ne peut pas compter exclusivement sur le recours à la force en tant que détenteur du monopole de la violence politique légitime, pour parler comme Max Weber. Il ne peut pas, non plus, compter uniquement sur l’ensorcellement des masses ainsi envoûtées à l’admirer et à le chérir par la magie du verbe. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;L’homme politique doit recourir à d’autres ressources, notamment non verbales, pour que son commandement ne soit pas perçu comme une domination à perpétuité insupportable. L’image, le vestimentaire, le silence, l’écoute, la musique, le renseignement, le marquage symbolique des espaces sont, à ce titre, autant de ressources qu’il investit pour bien communiquer. En effet, il ne s’agit point en politique de mieux informer pour bien communiquer&amp;nbsp;; mais de bien communiquer pour mieux informer. Sur soi et contre les autres&amp;nbsp;; pour que la maille sociale soit parfaite&amp;nbsp;; pour que le filet social ne s’effiloche pas. Communiquer, c’est l’art d’effacer les mécontentements, mais surtout l’art de les anticiper pour qu’ils ne surviennent que de manière marginale. La politique est en effet une activité constamment en incandescence. L’Etat à ce titre, par le biais de ces représentants et garants, ne peut pas se permettre, sans courir le risque de se brûler les ailes, de rester l’indispensable monstre froid en insultant plus qu’en communiquant. Ce qui requiert une élévation de la température de l’âme de l’homme politique qui doit apprendre, non à faire peur et à se faire peur, mais bien à s’évertuer d’inspirer respect, confiance et admiration.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;On entre en politique comme on monte sur le ring&amp;nbsp;; prêt à recevoir des coups et à en donner. C’est la raison pour laquelle, la politique peut être appréhendée comme l’activité suprême mais aussi extrême de la société. Entrer en politique, c’est faire à la fois une déclaration d’amour et une déclaration de guerre. Le succès ou l’échec dépend largement du pouvoir de certains savoirs et du savoir de certains pouvoirs. Gouverner est devenu une science. Il y a une division du travail politique qui exige beaucoup de tact, de ruses et d’astuces d’une grande subtilité. C’est en cela que la communication doit être au centre de la vie politique. Je pense que tous les gouvernements en ont saisi l’importance et s’évertuent à s’y conformer le plus efficacement possible pour ne pas avoir à s’excuser et donc à s’accuser pour les occasions manquées ou décalées d’avoir pu communiquer à temps.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;soustitrearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;Quelle est la qualité fondamentale que doit avoir homme politique ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;Je me garderai bien de dicter aux hommes politiques l’attitude à observer. Par souci de sincérité, je ne peux que suggérer ce qu’on pourrait appeler une «&amp;nbsp;spiritualité politique&amp;nbsp;». Par cette spiritualité politique, l’homme politique apprendrait ainsi à se dédoubler voire à se démultiplier pour essayer de ressentir ce que vivent ceux qu’il administre. Cette spiritualité politique devrait lui apprendre à s’efforcer de se placer en esprit hors de son temps, de son corps et de son parti pour avoir une vue juste des situations et des conditions de vie réelles des populations qu’il administre. Etre l’esclave de ses compatriotes et non leur maître. Servir à la faveur d’une extinction de l’ego pour s’illuminer davantage de l’alter. Se dépersonnaliser. Méditer. Devenir un pur esprit et non un dur aigri. Un exercice donc de haute voltige spirituelle et existentielle pour devenir un être actif, cognitif et affectif. Abolir son individualité. Œuvrer en faveur des intérêts de la collectivité. Atteindre un état d’indifférence par rapport à son ego. Avoir une indépendance du regard. Vivre comme un mort en sursis. Passer d’un moi sans qualités à un surmoi maîtrisant les défauts. Jeter sur les erreurs, leurres et illusions une clarté susceptible de les tuer. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;Tout cela pour dire qu’une spiritualité politique, qui reste à définir davantage, est possible. Une spiritualité qui donne le goût, la capacité et la possibilité d’un sacrifice absolu, sans qu’on puisse soupçonner en cela la moindre ambition ou le moindre désir de pouvoir, de profit, de folie ou de perversion. En fin de compte un bon chef d’Etat doit être quelqu’un qui, au fond de lui, n’a d’autre ambition que celui de vouloir le bonheur de ses compatriotes et œuvre en cela pour une politique qui ne compromet pas les chances, la dignité, l’honneur et l’épanouissement des générations futures. Abdiquer est une manière d’être grand.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;soustitrearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;Qu’est-ce qui justifie le choix du titre et des métaphores utilisés&amp;nbsp;: coudre et en découdre&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;Je suis parti du concret pour élever la réflexion vers un degré d’abstraction et de conceptualisation. Il est fréquent dans notre société de considérer ceux qui, comme certains communicateurs traditionnels, participent à nouer les liens entre les individus comme de véritables «&amp;nbsp;aiguilles&amp;nbsp;» (pousso bouy rab). D’où le choix du mot «&amp;nbsp;coudre&amp;nbsp;». A l’inverse les hommes politiques pour sortir victorieux des duels oratoires dans les débats, doivent apprendre à manier l’épée. La langue, le mot, le silence, l’écoute, l’image, la démarche, la gestuelle sont ces «&amp;nbsp;épées&amp;nbsp;» qui lui permettent donc d’en découdre. Je propose donc de définir la communication politique comme l’art de coudre et d’en découdre&amp;nbsp;; d’autant plus qu’il y a une tendance à penser la communication politique que sous son angle normatif et idéaliste. Communiquer c’est apprendre à coudre et à en découdre pour arriver à faire vivre des hommes en paix entre eux. Une paix qui se prépare malheureusement dans le duel. L’homme politique est un couturier et un samouraï. Il recourt à l’aiguille, à la plume comme au sabre et à l’épée. J’ai réservé à chaque chapitre un aspect de ces outils et armes communicationnels.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;textearticle&quot;&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;La 	grâce de la solitude et les revers de la proximité&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;le 	pouvoir des mots et les mots du pouvoir&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;les 	vertus de l’écoute et du silence&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;le 	gouvernement de l’image et l’image du gouvernement&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;le 	parler de la gestuelle.&amp;nbsp;La vérité emphatique du geste&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;la 	politique en chansons. La campagne des décibels&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;la 	politique des petites choses&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;le 	marquage symbolique des espaces&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;l’écologie 	politique du renseignement&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;Toutefois, nous ne pouvons malgré la multitude de sujets traités et de questions abordées affirmer avoir épuisé l’objet communication politique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;soustitrearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;Le choix de faire préfacer le livre par votre frère, Mactar Silla&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;Le choix de celui qui fait la préface d’un ouvrage n’est jamais, pour l’auteur, anodin. En ce qui me concerne c’est autant le choix du cœur que celui de la raison. Le cœur pour les liens de parenté qui, parfaitement entretenus, créent une certaine affection qui peut inconsciemment aboutir à une affinité de tempérament. La gratitude pour le frère qui s’est illustré très tôt, par l’exemplarité, comme un phare illuminant par son sérieux, sa rigueur et son intelligence, la voie à suivre. L’observer a été pour moi une leçon de vie. La raison pour le grand esprit. La raison pour l’homme d’expérience. La raison pour la compétence de l’homme dans le domaine de la communication, tant au niveau national qu’international. Je m’inspire de son itinéraire pour ne pas faire fausse route au risque de porter le coup de grâce à l’honneur, à la dignité et à la respectabilité des siens, au sens le plus large. Ses parents mais aussi ses compatriotes. Pour cela, il faut avoir de la foi, du courage, de l’humilité, de la générosité et une certaine spiritualité pour s’élever et élever, éclairer et s’éclairer, s’effacer après avoir œuvré de tous ses neurones à écrire de belles pages dans le livre de sa vie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;soustitrearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;L’avenir politique&amp;nbsp;du Sénégal ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;La modestie et la prudence interdisent au chercheur de faire état de ses espoirs comme de ses désespoirs. J’évite, dans ce livre, de dire aux hommes politiques ce qu’ils doivent faire. Je ne me conduis pas non plus en prophète. Donc aucune subjectivité investie d’une quelconque mission. Pas de commandements ni d’injonctions susceptibles de susciter des indignations. J’évite donc de prêcher et de blâmer. Il m’arrive souvent, malgré tout, de sortir de ma réserve, de la neutralité axiologique du chercheur pour dire tout le mal que je pense de nos gouvernants. Je reste convaincu que le monde que l’on pense n’est pas forcément celui dans lequel ils vivent. Mais la banalité du présent ne doit pas faire oublier la solennité du devenir. Il arrive un moment où l’on se retrouve dans une situation dans laquelle on peut lucidement entrevoir sinon ce qu’on est, du moins ce qu’on doit cesser d’être. Préférer le bon savoir au mauvais pouvoir. Privilégier une esthétique de l’existence et non une existence dans l’esthétique. Le pouvoir est un aphrodisiaque mais aussi une cellule. Les hommes politiques ne changent pas les choses quand ils n’ont aucune raison de le faire. Mais quand c’est insupportable, les citoyens ne supportent plus. Le rôle de l’intellectuel est de ruiner les évidences, de tirer sur la sonnette d’alarme. A moins de considérer que fuir est une manière de se révolter.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-size: 13px; font-weight: bold;&quot;&gt;Pourquoi écrire un ouvrage sur la communication politique&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;On écrit quelque chose quand on l’a fortement usé dans sa tête. Ce livre n’est donc pas le résultat d’un processus spontané dicté par les récents événements politiques. L’inspiration ne tombe pas du ciel. La vérité non plus. Ecrire, c’est affranchir la pensée de ce qu’elle pense silencieusement et lui permettre de s’incarner autrement. Ce livre est en effet le condensé d’un séminaire que j’anime à l’Université Gaston Berger dans le cadre du DEA de science politique. Je l’ai écrit en m’effaçant derrière le message mis en avant. Je l’ai écrit pour diffuser et partager le fruit de mes investigations scientifiques. Ce livre est le produit d’un effort. Il est autant le résultat de mes rencontres avec les livres, les êtres et les choses que de mes coïncidences méditatives dans la solitude et l’isolement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;soustitrearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;Pourquoi écrivez-vous&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;Je n’écris pas pour devenir un homme célèbre mais pour rester anonyme. J’écris pour devenir au mieux un code barre. J’écris pour ne plus avoir de visage. J’écris pour que le message détrône le visage. Ecrire m’est devenu une raison de vivre. Lire aussi. Se construire par la lecture et l’écriture. L’homme est un chantier sans fin ni congé. Tout congé se paie cher. Le savoir a le pouvoir de nous transformer. Le savoir vaut une prière. Aussi, je pourrais dire que j’écris pour donner autant, voire plus que je n’ai reçu et que je ne cesse de recevoir. J’écris parce que je dois beaucoup aux hommes. Ce que je sais, ce que je pense et ce que j’écris, je le dois à mes semblables qui animent mes pensées et inspirent mon imaginaire. Ecrire est un acte posé non pas pour être connu et reconnu mais fondamentalement comme un moyen de s’oublier. Telle est la philosophie et la spiritualité qui m’animent. Ce livre est enfin le point de rencontre entre des certitudes communes et des convictions intimes. L’écrire m’a placé dans une posture dans laquelle j’ai pris le monde et la politique avec humour et sérieux. J’ai voulu œuvrer pour le Bien, le Beau et le Vrai. La vérité, c’est ce qui est utile. Ainsi le choix de l’écriture me dicte de mépriser le dérisoire, le futile et l’éphémère. Ecrire exige une unité de conception, de direction et de responsabilité. Le but n’étant pas d’être admiré ou vénéré mais visité, critiqué et donc aidé pour cheminer vers la perfection.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;soustitrearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;De quoi parle ce livre&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;Ce livre ne prétend pas découvrir une vérité totale sur l’art et la science de gouverner. Il ne prétend pas non plus donner naissance à une pensée qui n’aurait pas déjà vu le jour. Depuis l’œuvre de Machiavel, Le Prince, il y a la publication d’une floraison de livres portant sur l’art de communiquer, la science du gouvernement des hommes et de l’administration des choses. J’ai écrit donc ce livre pour rajouter mon grain de sel à une sauce piquante, la politique. J’observe une distance par rapport aux soubresauts de la politique au ras du quotidien pour réfléchir froidement sur cet exercice indispensable que constitue la communication politique. L’objectif étant de démontrer en quoi la communication politique est autant une valeur démocratique qu’une méthode politique. Ce livre est donc une invitation dans les cuisines de la politique où il faut absolument communiquer pour que la mayonnaise prenne. Il se présente comme une «&amp;nbsp;boîte à outils&amp;nbsp;» qui, je l’espère, sans fausse modestie,  contient des trésors. Non pas des trésors que j’aurais personnellement découverts puis offerts, mais des trésors légués par la sagesse des anciens et par les savants du politique. Ce livre n’est pas un «&amp;nbsp;magasin d’arguments&amp;nbsp;» à mijoter, ni de recettes prêtes à l’emploi qui aideraient à réussir sa cuisine politique. Il ne renferme pas, non plus, une typologie toute prête de conduites politiques auxquelles il faudrait se conformer pour espérer réussir en politique. Mais raconter, c’est déjà suggérer une photographie verbale et écrite des choses. Ce livre a pour objectif d’éclairer le lecteur sur la pédagogie politique et sociale de la communication politique, sur sa portée, ses retombées, enjeux et ressorts.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;soustitrearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;On note une certaine musicalité dans le style. Qu’est-ce qui explique ce choix&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;Quand j’écris, je crains les mauvaises lectures. Aussi, je m’efforce de recourir à une rhétorique de la simplicité pour ne pas rendre le texte inaccessible parce que totalement hermétique. Cela sans faillir aux exigences de la rigueur scientifique. Souci de la clarté sans oublier l’exigence de la scientificité. Dans cet ouvrage, l’ambition de l’exhaustivité est  laissée de côté au profit de celle de la cohérence. Une cohérence de l’ensemble qui fait que chaque chapitre peut être lu séparément des autres. Donc des séparations qui permettent, une fois lu dans son intégralité, d’en saisir l’intelligible unité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;On relève en effet dans ce livre une certaine musicalité du verbe qui veut accrocher et tenir en éveil. Ceci ne trahit pas un esthétisme léger de ma part. Quand j’écris, je m’exerce à suggérer une rhétorique non silencieuse de l’écriture. Une écriture qui parle. Une écriture qui chante. Donc un style qui cherche à élever le tonus vital, et donc l’intérêt du lecteur. J’essaye d’écrire &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;a capella&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt; sans me départir du souci constant de la vérité à conquérir et des démonstrations à faire. L’ouvrage est orienté vers des aspects non pas seulement institutionnels, juridiques ou normatifs mais aussi vers des concepts philosophiques, littéraires, politiques, historiques, sociologiques, anthropologiques en raison du caractère transversal de la problématique qui nous dicte cette posture. Ce parti pris nous impose plusieurs défis. Visiter et revisiter nos cultures politiques pour proposer une acception non pas subjective mais objective des phénomènes analysés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;L’objectif ultime a été d’écrire un ouvrage qui puisse servir utilement&amp;nbsp;; qui puisse être accessible et lu&amp;nbsp;par un grand de personnes qui s’intéressent à la politique de manière générale et à la communication politique plus particulièrement.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;soustitrearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;Pourquoi est-il important de communiquer en politique&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;L’homme politique ne peut pas compter exclusivement sur le recours à la force en tant que détenteur du monopole de la violence politique légitime, pour parler comme Max Weber. Il ne peut pas, non plus, compter uniquement sur l’ensorcellement des masses ainsi envoûtées à l’admirer et à le chérir par la magie du verbe. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;L’homme politique doit recourir à d’autres ressources, notamment non verbales, pour que son commandement ne soit pas perçu comme une domination à perpétuité insupportable. L’image, le vestimentaire, le silence, l’écoute, la musique, le renseignement, le marquage symbolique des espaces sont, à ce titre, autant de ressources qu’il investit pour bien communiquer. En effet, il ne s’agit point en politique de mieux informer pour bien communiquer&amp;nbsp;; mais de bien communiquer pour mieux informer. Sur soi et contre les autres&amp;nbsp;; pour que la maille sociale soit parfaite&amp;nbsp;; pour que le filet social ne s’effiloche pas. Communiquer, c’est l’art d’effacer les mécontentements, mais surtout l’art de les anticiper pour qu’ils ne surviennent que de manière marginale. La politique est en effet une activité constamment en incandescence. L’Etat à ce titre, par le biais de ces représentants et garants, ne peut pas se permettre, sans courir le risque de se brûler les ailes, de rester l’indispensable monstre froid en insultant plus qu’en communiquant. Ce qui requiert une élévation de la température de l’âme de l’homme politique qui doit apprendre, non à faire peur et à se faire peur, mais bien à s’évertuer d’inspirer respect, confiance et admiration.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;On entre en politique comme on monte sur le ring&amp;nbsp;; prêt à recevoir des coups et à en donner. C’est la raison pour laquelle, la politique peut être appréhendée comme l’activité suprême mais aussi extrême de la société. Entrer en politique, c’est faire à la fois une déclaration d’amour et une déclaration de guerre. Le succès ou l’échec dépend largement du pouvoir de certains savoirs et du savoir de certains pouvoirs. Gouverner est devenu une science. Il y a une division du travail politique qui exige beaucoup de tact, de ruses et d’astuces d’une grande subtilité. C’est en cela que la communication doit être au centre de la vie politique. Je pense que tous les gouvernements en ont saisi l’importance et s’évertuent à s’y conformer le plus efficacement possible pour ne pas avoir à s’excuser et donc à s’accuser pour les occasions manquées ou décalées d’avoir pu communiquer à temps.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;soustitrearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;Quelle est la qualité fondamentale que doit avoir homme politique ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;Je me garderai bien de dicter aux hommes politiques l’attitude à observer. Par souci de sincérité, je ne peux que suggérer ce qu’on pourrait appeler une «&amp;nbsp;spiritualité politique&amp;nbsp;». Par cette spiritualité politique, l’homme politique apprendrait ainsi à se dédoubler voire à se démultiplier pour essayer de ressentir ce que vivent ceux qu’il administre. Cette spiritualité politique devrait lui apprendre à s’efforcer de se placer en esprit hors de son temps, de son corps et de son parti pour avoir une vue juste des situations et des conditions de vie réelles des populations qu’il administre. Etre l’esclave de ses compatriotes et non leur maître. Servir à la faveur d’une extinction de l’ego pour s’illuminer davantage de l’alter. Se dépersonnaliser. Méditer. Devenir un pur esprit et non un dur aigri. Un exercice donc de haute voltige spirituelle et existentielle pour devenir un être actif, cognitif et affectif. Abolir son individualité. Œuvrer en faveur des intérêts de la collectivité. Atteindre un état d’indifférence par rapport à son ego. Avoir une indépendance du regard. Vivre comme un mort en sursis. Passer d’un moi sans qualités à un surmoi maîtrisant les défauts. Jeter sur les erreurs, leurres et illusions une clarté susceptible de les tuer. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;Tout cela pour dire qu’une spiritualité politique, qui reste à définir davantage, est possible. Une spiritualité qui donne le goût, la capacité et la possibilité d’un sacrifice absolu, sans qu’on puisse soupçonner en cela la moindre ambition ou le moindre désir de pouvoir, de profit, de folie ou de perversion. En fin de compte un bon chef d’Etat doit être quelqu’un qui, au fond de lui, n’a d’autre ambition que celui de vouloir le bonheur de ses compatriotes et œuvre en cela pour une politique qui ne compromet pas les chances, la dignité, l’honneur et l’épanouissement des générations futures. Abdiquer est une manière d’être grand.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;soustitrearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;Qu’est-ce qui justifie le choix du titre et des métaphores utilisés&amp;nbsp;: coudre et en découdre&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;Je suis parti du concret pour élever la réflexion vers un degré d’abstraction et de conceptualisation. Il est fréquent dans notre société de considérer ceux qui, comme certains communicateurs traditionnels, participent à nouer les liens entre les individus comme de véritables «&amp;nbsp;aiguilles&amp;nbsp;» (pousso bouy rab). D’où le choix du mot «&amp;nbsp;coudre&amp;nbsp;». A l’inverse les hommes politiques pour sortir victorieux des duels oratoires dans les débats, doivent apprendre à manier l’épée. La langue, le mot, le silence, l’écoute, l’image, la démarche, la gestuelle sont ces «&amp;nbsp;épées&amp;nbsp;» qui lui permettent donc d’en découdre. Je propose donc de définir la communication politique comme l’art de coudre et d’en découdre&amp;nbsp;; d’autant plus qu’il y a une tendance à penser la communication politique que sous son angle normatif et idéaliste. Communiquer c’est apprendre à coudre et à en découdre pour arriver à faire vivre des hommes en paix entre eux. Une paix qui se prépare malheureusement dans le duel. L’homme politique est un couturier et un samouraï. Il recourt à l’aiguille, à la plume comme au sabre et à l’épée. J’ai réservé à chaque chapitre un aspect de ces outils et armes communicationnels.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&quot;textearticle&quot;&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;La 	grâce de la solitude et les revers de la proximité&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;le 	pouvoir des mots et les mots du pouvoir&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;les 	vertus de l’écoute et du silence&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;le 	gouvernement de l’image et l’image du gouvernement&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;le 	parler de la gestuelle.&amp;nbsp;La vérité emphatique du geste&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;la 	politique en chansons. La campagne des décibels&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;la 	politique des petites choses&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;le 	marquage symbolique des espaces&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;l’écologie 	politique du renseignement&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;Toutefois, nous ne pouvons malgré la multitude de sujets traités et de questions abordées affirmer avoir épuisé l’objet communication politique.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;soustitrearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;Le choix de faire préfacer le livre par votre frère, Mactar Silla&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;Le choix de celui qui fait la préface d’un ouvrage n’est jamais, pour l’auteur, anodin. En ce qui me concerne c’est autant le choix du cœur que celui de la raison. Le cœur pour les liens de parenté qui, parfaitement entretenus, créent une certaine affection qui peut inconsciemment aboutir à une affinité de tempérament. La gratitude pour le frère qui s’est illustré très tôt, par l’exemplarité, comme un phare illuminant par son sérieux, sa rigueur et son intelligence, la voie à suivre. L’observer a été pour moi une leçon de vie. La raison pour le grand esprit. La raison pour l’homme d’expérience. La raison pour la compétence de l’homme dans le domaine de la communication, tant au niveau national qu’international. Je m’inspire de son itinéraire pour ne pas faire fausse route au risque de porter le coup de grâce à l’honneur, à la dignité et à la respectabilité des siens, au sens le plus large. Ses parents mais aussi ses compatriotes. Pour cela, il faut avoir de la foi, du courage, de l’humilité, de la générosité et une certaine spiritualité pour s’élever et élever, éclairer et s’éclairer, s’effacer après avoir œuvré de tous ses neurones à écrire de belles pages dans le livre de sa vie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;soustitrearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;L’avenir politique&amp;nbsp;du Sénégal ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p align=&quot;JUSTIFY&quot; class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Bookman Old Style, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;2&quot;&gt;La modestie et la prudence interdisent au chercheur de faire état de ses espoirs comme de ses désespoirs. J’évite, dans ce livre, de dire aux hommes politiques ce qu’ils doivent faire. Je ne me conduis pas non plus en prophète. Donc aucune subjectivité investie d’une quelconque mission. Pas de commandements ni d’injonctions susceptibles de susciter des indignations. J’évite donc de prêcher et de blâmer. Il m’arrive souvent, malgré tout, de sortir de ma réserve, de la neutralité axiologique du chercheur pour dire tout le mal que je pense de nos gouvernants. Je reste convaincu que le monde que l’on pense n’est pas forcément celui dans lequel ils vivent. Mais la banalité du présent ne doit pas faire oublier la solennité du devenir. Il arrive un moment où l’on se retrouve dans une situation dans laquelle on peut lucidement entrevoir sinon ce qu’on est, du moins ce qu’on doit cesser d’être. Préférer le bon savoir au mauvais pouvoir. Privilégier une esthétique de l’existence et non une existence dans l’esthétique. Le pouvoir est un aphrodisiaque mais aussi une cellule. Les hommes politiques ne changent pas les choses quand ils n’ont aucune raison de le faire. Mais quand c’est insupportable, les citoyens ne supportent plus. Le rôle de l’intellectuel est de ruiner les évidences, de tirer sur la sonnette d’alarme. A moins de considérer que fuir est une manière de se révolter.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="Point de vue" />
	</entry>
	<entry>
		<title>L’Afrique est la mémoire de l’avenir</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com/avis-dexpert/1805-109-l-afrique-est-la-memoire-de-l-avenir"/>
		<published>2011-05-18T14:45:17+02:00</published>
		<updated>2011-05-18T14:45:17+02:00</updated>
		<id>https://www.agenceecofin.com/avis-dexpert/1805-109-l-afrique-est-la-memoire-de-l-avenir</id>
		<author>
			<name>Federico Mayor, ex-directeur général de l’Unesco</name>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;chapoarticle&quot;&gt;Aujourd’hui, comme depuis longtemps, on dit « qui veut la paix, prépare la guerre ». Et on est toujours en train de préparer la guerre, mais c’est pour le seul bénéfice des producteurs d’armements.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;auteurarticle&quot;&gt;Propos recueillis par Chérif Elvalide Seye, pour le journal Les Afriques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt;Aujourd’hui, la guerre coûte chaque jour 4 milliards de dollars, alors que des personnes meurent de faim, que des personnes vivent dans la pauvreté la plus absolue. C’est un problème de conscience collective. C’est une honte que nous ne pouvons plus accepter. Il y a là un génocide permanent de plus de 60 000 personnes dont 35 000 enfants, chaque jour. Qu’est-ce que cela ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt;Ce qui a aussi été terrible pour nous tous, c’est en 2008, la grande crise financière américaine. Pour sauver les financiers qui étaient responsables en plus grande partie de la crise, on a trouvé 700 milliards de dollars aux Etats-Unis, et en Europe, 400 milliards ! Mais, pour le sida, pour les maladies de la femme, de l’enfant, pour la lutte contre la pauvreté, il n’y avait pas d’argent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt;C’est la grande guerre dans laquelle, je suis engagé désormais. Comme professeur de biologie moléculaire, j’ai beaucoup travaillé sur le cerveau de l’enfant et fait un grand plan national pour la prévention des enfants handicapés. Mais, maintenant, je vais me consacrer à la paix. Je suis aujourd’hui dans cette mission d’essayer de convaincre tout le monde que le temps du silence est fini. Que nous ne pouvons plus être des spectateurs et laisser faire les gouvernements, les oppositions.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt;Nous pouvons, nous les citoyens, nous exprimer maintenant. Voyez ce qui s’est passé en Iran, en Chine, en Tunisie, en Egypte. Maintenant, les citoyens peuvent s’exprimer. Ils ne sont des spectateurs, des récepteurs de ce qu’on leur dit, de ce qu’il faut faire. Les moments que nous vivons sont fascinants. Vous vous rappelez que la charte des Nations Unies commence d’une façon très belle. C’est le groupe de Roosevelt qui avait écrit « &lt;/span&gt;&lt;em class=&quot;textearticle&quot;&gt;Nous le peuple, nous avons décidé d’éviter à nos enfants l’horreur de la guerre&lt;/em&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt; ». Peut être à ce moment était-ce trop tôt. Maintenant, le moment est arrivé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt;J’ai une fondation qui s’appelle « Culture de Paix » parce que je pense qu’il faut passer d’une culture de guerre à une culture de paix, tout simplement. Et c’est par l’éducation, par la démocratie, par les droits de l’homme, par l’égalité, l’équité entre hommes et femmes, par le développement soutenable. Nous consommons chaque jour plus de pétrole. Ce qui est en train de se passer est horrible parce que, nous pouvons arriver à des dommages irréversibles dans l’environnement. Comment pouvons-nous jouer avec la qualité de vie de nos descendants ? Comment ? C’est le néolibéralisme de M. Reagan et Mme Thatcher qui nous a amenés à un énorme piège. En 1981 déjà,  j’avais annoncé l’effondrement de l’Union soviétique parce que ce système, basé sur l’égalité, avait oublié la liberté. Je dis maintenant que l’alternative aussi va s’effondrer parce que, basée sur la liberté, elle oublie l’égalité. C’était clair. Vous ne pouvez pas dire, « &lt;/span&gt;&lt;em class=&quot;textearticle&quot;&gt;pas de justice sociale, pas de solidarité. Maintenant, le marché !&lt;/em&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt; » Et que le marché va s’autoréguler, éliminer les paradis fiscaux. Ils savaient que ce n’était pas vrai du tout. C’était précisément tout le contraire. Il s’agissait au contraire de voir comment gagner davantage, d’y convertir même les pays communistes. Nous avons fait de la Chine, avec la délocalisation productive, l’envers de ce que tout le monde peut imaginer de ce qu’un grand pays communiste devrait être. Quelles sont toutes ces incohérences ?  Incohérences environnementales ? Ces délocalisations productives ? Ces incohérences de régulation des finances ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt;L’hégémonie américaine, avec le Royaume Uni, s’est substitué au système des Nations Unies qui représente toutes les nations, le G6 des 6 pays les plus riches du monde, puis des 8 en ajoutant le Canada, la Russie. Maintenant, M. Obama a trouvé le G20, mais, c’est toujours être dirigé par les riches. Tout cela va contre l’essentiel de l’être humain, l’égalité, la dignité. Nous ne pouvons pas accepter être dirigés par les riches qui nous ont mis dans une crise multiple.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt;C’est une crise systémique parce que c’est le système tout entier, dans ses dimensions éthique, démocratique, politique qui est en cause. Le marché est en train de secouer la politique. Les politiques sont comme des feuilles au vent du marché. Les agences de qualification, quelle histoire ! Ils ont décidé qu’il faut dégrader des pays comme la Grèce, le Portugal, l’Irlande. Qu’est-ce que cette histoire ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt;La crise n’est pas seulement financière. Elle est aussi environnementale, alimentaire. Grâce précisément en partie à l’Unesco, le taux de croissance démographique a diminué, en Inde, en Chine…  Le monde est en train d’équilibrer un peu sa croissance, mais en même temps, il y a une plus grande longévité et donc, beaucoup de besoins alimentaires, pétroliers. Mais le paradoxe est que, au lieu de diminuer, le prix du pétrole augmente quand la production augmente. Et quand on fait recours au biocombustible, les prix des aliments augmentent. Maintenant, il faut un changement radical. Il faut refonder les Nations Unies. Il faut des Nations Unies qui soient unies, parce que les Nations Unies maintenant sont désunies. C’est pourquoi, le conseil de sécurité peut prendre les décisions qu’il a prises contre la Libye. Nous ne pouvons pas accepter qu’on nous dise tout à coup que Kadhafi est un dictateur, et qu’il faut geler son argent en Suisse. La honte, c’est qu’il a beaucoup d’argent en Suisse et dans d’autres pays européens ! Ils l’ont aidé à garder cet argent dans des paradis fiscaux. Il n’était pas moins dictateur qu’aujourd’hui !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt;Nous vivons un moment fascinant, à la fois de grande confusion, avec des problèmes de délocalisation productive, de financements du marché qui empêchent l’action politique. Mais, en même temps, pour la première fois, le citoyen peut s’exprimer. Pour la première fois, il peut dire, « &lt;/span&gt;&lt;em class=&quot;textearticle&quot;&gt;C’est fini. Nous n’acceptons plus tout cela&lt;/em&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt; ». La vague qui a commencé en Tunisie ne va pas s’arrêter. En Italie, un million de femmes  se sont levées contre M. Berlusconi. Au Royaume-Uni, les étudiants ont mené une grande action contre les mesures prises pour les universités par M. Cameron.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt;Quand l’Europe a eu besoin des immigrants, en Espagne par exemple pour construire des bâtiments, le Premier ministre disait « &lt;/span&gt;&lt;em class=&quot;textearticle&quot;&gt;voyez ce nous faisons !&lt;/em&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt; ». C’était un appel migratoire énorme. Après, vous ne pouvez pas dire « &lt;/span&gt;&lt;em class=&quot;textearticle&quot;&gt;ah ! maintenant, c’est fini&lt;/em&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt; » parce que la bulle immobilière a explosé. Chaque être humain a la même dignité. Cela est essentiel pour un ancien directeur général de l’UNESCO et pour un citoyen du monde comme moi, et pour mon prédécesseur Amadou Mahtar Mbow, à l’anniversaire duquel, je suis venu à Dakar.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt;A mon avis l’Afrique a un grand rôle à jouer parce que vous êtes le seul témoin de toute l’histoire du monde. Vous êtes le continent qui a le plus été exploité, vexé, humilié. Vous nous donnez dans plusieurs pays des exemples. Vous nous donnez une sagesse concernant l’éducation, la façon d’administrer, surtout à l’échelle locale, municipale. Vous nous donnez tellement d’exemples que je pense qu’aujourd’hui, nous avons besoin de vous, plus que jamais. Mais là, à nouveau, il faut commencer par un changement de l’attitude occidentale. Nous ne pouvons plus vous exploiter. Et vous savez ce qui se passe avec votre coltan. Et vous savez la façon dont on exploite votre or, votre bauxite, etc. C’est pour cela que je pense que nous sommes dans un moment fascinant parce que l’Afrique peut dire « &lt;/span&gt;&lt;em class=&quot;textearticle&quot;&gt;Halte ! Ce que vous faites avec nous est absolument  inacceptable&lt;/em&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt; ». Mais, nous devons être tous ensemble, maintenant, dans le monde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt;J’étais tellement heureux le jour où un noir est devenu président des Etats-Unis. Moi, j’ai vécu le Ku Klux Klan. J’ai vu les inscriptions « &lt;/span&gt;&lt;em class=&quot;textearticle&quot;&gt;No blacks, no dogs&lt;/em&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt; ». Il faut avoir bonne mémoire. Il faut apprendre des leçons de l’histoire et l’Afrique a une grande leçon à nous donner. Mais surtout, ensemble, nous devons dire que ce qui nous intéresse, c’est la mémoire de l’avenir. L’avenir c’est la seule chose vraiment importante parce que le passé, vous pouvez le décrire, l’analyser, il est déjà passé. Par contre, nous pouvons ensemble bâtir maintenant, faire un nouveau dessin de l’avenir. Et pour ce dessin, nous avons besoin de l’Afrique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;chapoarticle&quot;&gt;Aujourd’hui, comme depuis longtemps, on dit « qui veut la paix, prépare la guerre ». Et on est toujours en train de préparer la guerre, mais c’est pour le seul bénéfice des producteurs d’armements.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;auteurarticle&quot;&gt;Propos recueillis par Chérif Elvalide Seye, pour le journal Les Afriques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt;Aujourd’hui, la guerre coûte chaque jour 4 milliards de dollars, alors que des personnes meurent de faim, que des personnes vivent dans la pauvreté la plus absolue. C’est un problème de conscience collective. C’est une honte que nous ne pouvons plus accepter. Il y a là un génocide permanent de plus de 60 000 personnes dont 35 000 enfants, chaque jour. Qu’est-ce que cela ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt;Ce qui a aussi été terrible pour nous tous, c’est en 2008, la grande crise financière américaine. Pour sauver les financiers qui étaient responsables en plus grande partie de la crise, on a trouvé 700 milliards de dollars aux Etats-Unis, et en Europe, 400 milliards ! Mais, pour le sida, pour les maladies de la femme, de l’enfant, pour la lutte contre la pauvreté, il n’y avait pas d’argent.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt;C’est la grande guerre dans laquelle, je suis engagé désormais. Comme professeur de biologie moléculaire, j’ai beaucoup travaillé sur le cerveau de l’enfant et fait un grand plan national pour la prévention des enfants handicapés. Mais, maintenant, je vais me consacrer à la paix. Je suis aujourd’hui dans cette mission d’essayer de convaincre tout le monde que le temps du silence est fini. Que nous ne pouvons plus être des spectateurs et laisser faire les gouvernements, les oppositions.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt;Nous pouvons, nous les citoyens, nous exprimer maintenant. Voyez ce qui s’est passé en Iran, en Chine, en Tunisie, en Egypte. Maintenant, les citoyens peuvent s’exprimer. Ils ne sont des spectateurs, des récepteurs de ce qu’on leur dit, de ce qu’il faut faire. Les moments que nous vivons sont fascinants. Vous vous rappelez que la charte des Nations Unies commence d’une façon très belle. C’est le groupe de Roosevelt qui avait écrit « &lt;/span&gt;&lt;em class=&quot;textearticle&quot;&gt;Nous le peuple, nous avons décidé d’éviter à nos enfants l’horreur de la guerre&lt;/em&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt; ». Peut être à ce moment était-ce trop tôt. Maintenant, le moment est arrivé.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt;J’ai une fondation qui s’appelle « Culture de Paix » parce que je pense qu’il faut passer d’une culture de guerre à une culture de paix, tout simplement. Et c’est par l’éducation, par la démocratie, par les droits de l’homme, par l’égalité, l’équité entre hommes et femmes, par le développement soutenable. Nous consommons chaque jour plus de pétrole. Ce qui est en train de se passer est horrible parce que, nous pouvons arriver à des dommages irréversibles dans l’environnement. Comment pouvons-nous jouer avec la qualité de vie de nos descendants ? Comment ? C’est le néolibéralisme de M. Reagan et Mme Thatcher qui nous a amenés à un énorme piège. En 1981 déjà,  j’avais annoncé l’effondrement de l’Union soviétique parce que ce système, basé sur l’égalité, avait oublié la liberté. Je dis maintenant que l’alternative aussi va s’effondrer parce que, basée sur la liberté, elle oublie l’égalité. C’était clair. Vous ne pouvez pas dire, « &lt;/span&gt;&lt;em class=&quot;textearticle&quot;&gt;pas de justice sociale, pas de solidarité. Maintenant, le marché !&lt;/em&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt; » Et que le marché va s’autoréguler, éliminer les paradis fiscaux. Ils savaient que ce n’était pas vrai du tout. C’était précisément tout le contraire. Il s’agissait au contraire de voir comment gagner davantage, d’y convertir même les pays communistes. Nous avons fait de la Chine, avec la délocalisation productive, l’envers de ce que tout le monde peut imaginer de ce qu’un grand pays communiste devrait être. Quelles sont toutes ces incohérences ?  Incohérences environnementales ? Ces délocalisations productives ? Ces incohérences de régulation des finances ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt;L’hégémonie américaine, avec le Royaume Uni, s’est substitué au système des Nations Unies qui représente toutes les nations, le G6 des 6 pays les plus riches du monde, puis des 8 en ajoutant le Canada, la Russie. Maintenant, M. Obama a trouvé le G20, mais, c’est toujours être dirigé par les riches. Tout cela va contre l’essentiel de l’être humain, l’égalité, la dignité. Nous ne pouvons pas accepter être dirigés par les riches qui nous ont mis dans une crise multiple.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt;C’est une crise systémique parce que c’est le système tout entier, dans ses dimensions éthique, démocratique, politique qui est en cause. Le marché est en train de secouer la politique. Les politiques sont comme des feuilles au vent du marché. Les agences de qualification, quelle histoire ! Ils ont décidé qu’il faut dégrader des pays comme la Grèce, le Portugal, l’Irlande. Qu’est-ce que cette histoire ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt;La crise n’est pas seulement financière. Elle est aussi environnementale, alimentaire. Grâce précisément en partie à l’Unesco, le taux de croissance démographique a diminué, en Inde, en Chine…  Le monde est en train d’équilibrer un peu sa croissance, mais en même temps, il y a une plus grande longévité et donc, beaucoup de besoins alimentaires, pétroliers. Mais le paradoxe est que, au lieu de diminuer, le prix du pétrole augmente quand la production augmente. Et quand on fait recours au biocombustible, les prix des aliments augmentent. Maintenant, il faut un changement radical. Il faut refonder les Nations Unies. Il faut des Nations Unies qui soient unies, parce que les Nations Unies maintenant sont désunies. C’est pourquoi, le conseil de sécurité peut prendre les décisions qu’il a prises contre la Libye. Nous ne pouvons pas accepter qu’on nous dise tout à coup que Kadhafi est un dictateur, et qu’il faut geler son argent en Suisse. La honte, c’est qu’il a beaucoup d’argent en Suisse et dans d’autres pays européens ! Ils l’ont aidé à garder cet argent dans des paradis fiscaux. Il n’était pas moins dictateur qu’aujourd’hui !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt;Nous vivons un moment fascinant, à la fois de grande confusion, avec des problèmes de délocalisation productive, de financements du marché qui empêchent l’action politique. Mais, en même temps, pour la première fois, le citoyen peut s’exprimer. Pour la première fois, il peut dire, « &lt;/span&gt;&lt;em class=&quot;textearticle&quot;&gt;C’est fini. Nous n’acceptons plus tout cela&lt;/em&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt; ». La vague qui a commencé en Tunisie ne va pas s’arrêter. En Italie, un million de femmes  se sont levées contre M. Berlusconi. Au Royaume-Uni, les étudiants ont mené une grande action contre les mesures prises pour les universités par M. Cameron.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt;Quand l’Europe a eu besoin des immigrants, en Espagne par exemple pour construire des bâtiments, le Premier ministre disait « &lt;/span&gt;&lt;em class=&quot;textearticle&quot;&gt;voyez ce nous faisons !&lt;/em&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt; ». C’était un appel migratoire énorme. Après, vous ne pouvez pas dire « &lt;/span&gt;&lt;em class=&quot;textearticle&quot;&gt;ah ! maintenant, c’est fini&lt;/em&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt; » parce que la bulle immobilière a explosé. Chaque être humain a la même dignité. Cela est essentiel pour un ancien directeur général de l’UNESCO et pour un citoyen du monde comme moi, et pour mon prédécesseur Amadou Mahtar Mbow, à l’anniversaire duquel, je suis venu à Dakar.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt;A mon avis l’Afrique a un grand rôle à jouer parce que vous êtes le seul témoin de toute l’histoire du monde. Vous êtes le continent qui a le plus été exploité, vexé, humilié. Vous nous donnez dans plusieurs pays des exemples. Vous nous donnez une sagesse concernant l’éducation, la façon d’administrer, surtout à l’échelle locale, municipale. Vous nous donnez tellement d’exemples que je pense qu’aujourd’hui, nous avons besoin de vous, plus que jamais. Mais là, à nouveau, il faut commencer par un changement de l’attitude occidentale. Nous ne pouvons plus vous exploiter. Et vous savez ce qui se passe avec votre coltan. Et vous savez la façon dont on exploite votre or, votre bauxite, etc. C’est pour cela que je pense que nous sommes dans un moment fascinant parce que l’Afrique peut dire « &lt;/span&gt;&lt;em class=&quot;textearticle&quot;&gt;Halte ! Ce que vous faites avec nous est absolument  inacceptable&lt;/em&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt; ». Mais, nous devons être tous ensemble, maintenant, dans le monde.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt;J’étais tellement heureux le jour où un noir est devenu président des Etats-Unis. Moi, j’ai vécu le Ku Klux Klan. J’ai vu les inscriptions « &lt;/span&gt;&lt;em class=&quot;textearticle&quot;&gt;No blacks, no dogs&lt;/em&gt;&lt;span class=&quot;textearticle&quot;&gt; ». Il faut avoir bonne mémoire. Il faut apprendre des leçons de l’histoire et l’Afrique a une grande leçon à nous donner. Mais surtout, ensemble, nous devons dire que ce qui nous intéresse, c’est la mémoire de l’avenir. L’avenir c’est la seule chose vraiment importante parce que le passé, vous pouvez le décrire, l’analyser, il est déjà passé. Par contre, nous pouvons ensemble bâtir maintenant, faire un nouveau dessin de l’avenir. Et pour ce dessin, nous avons besoin de l’Afrique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
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