<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<!-- generator="Joomla! - Open Source Content Management" -->
<?xml-stylesheet href="/media/sourcecoast/css/sc_bootstrap.css" type="text/css"?>
<?xml-stylesheet href="/media/sourcecoast/css/common.css" type="text/css"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xml:lang="fr-fr">
	<title>Equipement</title>
	<subtitle type="text">L’agence Ecofin est une agence d’information économique africaine, créée en décembre 2010, basée à Yaoundé et à Genève. Elle rassemble une équipe de journalistes et d’experts, spécialisés dans les principaux secteurs africains de l’économie.</subtitle>
	<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com"/>
	<id>https://www.agenceecofin.com/equipement/feed/atom</id>
	<updated>2026-09-30T00:00:19+02:00</updated>
	<generator uri="https://www.joomla.org">Joomla! - Open Source Content Management</generator>
	<link rel="self" type="application/atom+xml" href="https://www.agenceecofin.com/equipement/feed/atom"/>
	<entry>
		<title>L’Afrique va-t-elle adopter le cloud computing?</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com/equipement/0210-1528-l-afrique-va-t-elle-adopter-le-cloud-computing"/>
		<published>2011-10-02T09:34:25+02:00</published>
		<updated>2011-10-02T09:34:25+02:00</updated>
		<id>https://www.agenceecofin.com/equipement/0210-1528-l-afrique-va-t-elle-adopter-le-cloud-computing</id>
		<author>
			<name>Agence Ecofin</name>
			<email>equipe.it@mediamania.pro</email>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;chapoarticle&quot;&gt;&lt;b&gt;Bien plus qu’un phénomène de mode, le &lt;i&gt;cloud computing&lt;/i&gt; s’impose, peu à peu, comme un modèle de consommation et de distribution de services informatiques. Alors qu’il gagne progressivement en notoriété et en maturité dans les pays développés, certains lui prédisent déjà un rôle majeur dans les économies émergentes ou en voie de développement, l’Afrique en particulier.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;chapoarticle&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;chapoarticle&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Dans un contexte socioéconomique aussi difficile que celui dans lequel se débat le continent africain, l’informatique dans les nuages ou le &lt;i&gt;cloud computing&lt;/i&gt; se présente comme une solution idoine pour réduire la fracture numérique et booster la modernisation et l’introduction des TIC dans les entreprises et organisations africaines. Ils sont déjà assez nombreux, entre analystes et acteurs du monde de l’informatique, à affirmer sans ambages que le Cloud représente une chance pour stimuler le développement économique et social du continent et moderniser ses structures. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;Des avantages certains&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span&gt;L’arrivée en masse des grands noms de l’industrie IT, tels que Google, Microsoft, Amazon, HP et bien d’autres, sur le marché du &lt;i&gt;cloud&lt;/i&gt; constitue un argument suffisant pour légitimer l’importance de ce composant du monde informatique. &lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Les trois composantes du &lt;i&gt;cloud computing&lt;/i&gt;, à savoir le Saas (Software as a service), l’Iaas (Infrastructure as a service) et le Paas (Plateforme as a service) sont accessibles sur la base d’un principe relativement simple. Ce dernier consiste à acquérir, par l’entreprise cliente, un login et un mot de passe qui lui permet de se connecter, via internet, au serveur du prestataire de services &lt;i&gt;cloud&lt;/i&gt;, et aux applications pour lesquels elle a souscrit et dont elle a besoin. Ce modèle présente pour le client des avantages divers, dont celui de la réduction des coûts des investissements et de l’exploitation des produits et services informatiques. Des économies considérables permises par le fait que dans le modèle du &lt;i&gt;cloud&lt;/i&gt;, le client ne paiera que pour les applications et les infrastructures utilisées et uniquement pour la durée de leur utilisation. Plus besoin donc d’investir dans des serveurs coûteux et leurs exigences en matières d’entretien et de consommation d’énergie. Comme il n’est plus nécessaire de souscrire à des contrats de licences de logiciels, utilisés périodiquement mais dont les frais de maintenance et d’évolutivité sont permanents.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;L’informatique se dématérialise et le &lt;i&gt;cloud&lt;/i&gt; devient source de flexibilité et d’indépendance, dans la mesure ou l’entreprise n’est pas liée à un éditeur de logiciel ou à un fournisseur d’équipements. De quoi susciter l’intérêt des DSI et des managers, confrontés à des problèmes de trésorerie ou à des restrictions budgétaires, comme c’est souvent le cas dans une grande partie des entreprises et organisations africaines.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;…Mais avec des conditions&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span&gt;Cependant, il est une autre certitude que le &lt;i&gt;cloud computing&lt;/i&gt; ne prodigue ses bienfaits que si certaines conditions sont satisfaites. Et il ne suffit pas d’avoir un poste d’ordinateur, doté d’un navigateur internet pour en tirer profit. A ce sujet, plusieurs inquiétudes, et non des moindres, peuvent surgir dans le contexte africain. La première d’entre elles porte sur l’existence d’une bande passante, suffisamment puissante pour assurer des transferts réguliers et volumineux&amp;nbsp; de données et d’informations.&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Dans ce domaine, le continent dispose d’une importante marge de progression et les Etats africains ont une grande responsabilité pour assurer une couverture numérique, totale et fiable des territoires. Certes, des progrès ont été réalisés dans des pays comme la Tunisie, le Maroc, l’Egypte ou l’Afrique du Sud, mais de gros investissements en infrastructures et dans les réseaux de communication doivent être consentis pour garantir l’accès à internet sur l’ensemble du territoire africain. Des efforts qui appellent beaucoup d’autres dans le domaine de la sécurité et de la lutte contre le piratage des données et les différentes attaques informatiques. Un domaine dans lequel les institutions africaines pêchent par un manque d’initiative, voire de laxisme, au point d’en faire du continent le paradis des hackers, des crackers et des autres «&amp;nbsp;espèces&amp;nbsp;» de pirates.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;Des expériences à encourager&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span&gt;L’informatique dans les nuages doit également vaincre les réticences et les méfiances. Ils sont encore peu nombreux, ceux qui accepteront de mettre leurs informations stratégiques sur des serveurs qui se trouvent quelque part sur la planète terre et dont ils ignorent tout de ceux qui en on la responsabilité et en assurent la sécurité et la confidentialité. C’est probablement le défi majeur que les promoteurs de produits et services informatiques en mode &lt;i&gt;cloud&lt;/i&gt; doivent relever pour espérer s’implanter sur les marchés africains. &lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Le boom de la téléphonie mobile, durant les années 2000, sur le continent noir a de faibles chances de se reproduire pour le &lt;i&gt;cloud&lt;/i&gt;. Ce dernier doit s’appuyer sur de rares expériences lancées par des petites entreprises africaines, mais qui ont une portée géographique limitée aux frontières de leur pays. C’est le cas d’une petite SSII marocaine Ajiel, qui a lancé en 2007 le premier service Saas portant sur un logiciel de gestion comptable, financière et de RH, à l’adresse des PME–PMI du royaume. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Lors de la dernière Coupe du monde de football, en Afrique du Sud, les responsables du secteur du tourisme de ce pays ont mis en place un service &lt;i&gt;cloud&lt;/i&gt; en partenariat avec Salesforce, le leader mondial de solution de CRM&amp;nbsp; (gestion de la relation client). Destinée aux 300&amp;nbsp;000 visiteurs que le pays a accueilli pour l’événement sportif, cette solution, baptisée Service Cloud 2, a permis aux utilisateurs de Google et Twitter de bénéficier d’un service client selon leur position géographique et de trouver plus facilement les lieux de séjour, les sites touristiques et bien d’autres équipements de loisirs. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Ces expériences de &lt;i&gt;cloud computing&lt;/i&gt; sont rares sur le continent et il convient de les encourager pour espérer faire de l’informatique dématérialisée un facteur de croissance économique et de modernisation de la vie publique en Afrique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b class=&quot;auteurarticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Akim Taibi&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;i class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Article paru dans le magazine Réseau Télécom Network No 47&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;chapoarticle&quot;&gt;&lt;b&gt;Bien plus qu’un phénomène de mode, le &lt;i&gt;cloud computing&lt;/i&gt; s’impose, peu à peu, comme un modèle de consommation et de distribution de services informatiques. Alors qu’il gagne progressivement en notoriété et en maturité dans les pays développés, certains lui prédisent déjà un rôle majeur dans les économies émergentes ou en voie de développement, l’Afrique en particulier.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;chapoarticle&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;chapoarticle&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Dans un contexte socioéconomique aussi difficile que celui dans lequel se débat le continent africain, l’informatique dans les nuages ou le &lt;i&gt;cloud computing&lt;/i&gt; se présente comme une solution idoine pour réduire la fracture numérique et booster la modernisation et l’introduction des TIC dans les entreprises et organisations africaines. Ils sont déjà assez nombreux, entre analystes et acteurs du monde de l’informatique, à affirmer sans ambages que le Cloud représente une chance pour stimuler le développement économique et social du continent et moderniser ses structures. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;Des avantages certains&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span&gt;L’arrivée en masse des grands noms de l’industrie IT, tels que Google, Microsoft, Amazon, HP et bien d’autres, sur le marché du &lt;i&gt;cloud&lt;/i&gt; constitue un argument suffisant pour légitimer l’importance de ce composant du monde informatique. &lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Les trois composantes du &lt;i&gt;cloud computing&lt;/i&gt;, à savoir le Saas (Software as a service), l’Iaas (Infrastructure as a service) et le Paas (Plateforme as a service) sont accessibles sur la base d’un principe relativement simple. Ce dernier consiste à acquérir, par l’entreprise cliente, un login et un mot de passe qui lui permet de se connecter, via internet, au serveur du prestataire de services &lt;i&gt;cloud&lt;/i&gt;, et aux applications pour lesquels elle a souscrit et dont elle a besoin. Ce modèle présente pour le client des avantages divers, dont celui de la réduction des coûts des investissements et de l’exploitation des produits et services informatiques. Des économies considérables permises par le fait que dans le modèle du &lt;i&gt;cloud&lt;/i&gt;, le client ne paiera que pour les applications et les infrastructures utilisées et uniquement pour la durée de leur utilisation. Plus besoin donc d’investir dans des serveurs coûteux et leurs exigences en matières d’entretien et de consommation d’énergie. Comme il n’est plus nécessaire de souscrire à des contrats de licences de logiciels, utilisés périodiquement mais dont les frais de maintenance et d’évolutivité sont permanents.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;L’informatique se dématérialise et le &lt;i&gt;cloud&lt;/i&gt; devient source de flexibilité et d’indépendance, dans la mesure ou l’entreprise n’est pas liée à un éditeur de logiciel ou à un fournisseur d’équipements. De quoi susciter l’intérêt des DSI et des managers, confrontés à des problèmes de trésorerie ou à des restrictions budgétaires, comme c’est souvent le cas dans une grande partie des entreprises et organisations africaines.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;…Mais avec des conditions&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span&gt;Cependant, il est une autre certitude que le &lt;i&gt;cloud computing&lt;/i&gt; ne prodigue ses bienfaits que si certaines conditions sont satisfaites. Et il ne suffit pas d’avoir un poste d’ordinateur, doté d’un navigateur internet pour en tirer profit. A ce sujet, plusieurs inquiétudes, et non des moindres, peuvent surgir dans le contexte africain. La première d’entre elles porte sur l’existence d’une bande passante, suffisamment puissante pour assurer des transferts réguliers et volumineux&amp;nbsp; de données et d’informations.&lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Dans ce domaine, le continent dispose d’une importante marge de progression et les Etats africains ont une grande responsabilité pour assurer une couverture numérique, totale et fiable des territoires. Certes, des progrès ont été réalisés dans des pays comme la Tunisie, le Maroc, l’Egypte ou l’Afrique du Sud, mais de gros investissements en infrastructures et dans les réseaux de communication doivent être consentis pour garantir l’accès à internet sur l’ensemble du territoire africain. Des efforts qui appellent beaucoup d’autres dans le domaine de la sécurité et de la lutte contre le piratage des données et les différentes attaques informatiques. Un domaine dans lequel les institutions africaines pêchent par un manque d’initiative, voire de laxisme, au point d’en faire du continent le paradis des hackers, des crackers et des autres «&amp;nbsp;espèces&amp;nbsp;» de pirates.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;Des expériences à encourager&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span&gt;L’informatique dans les nuages doit également vaincre les réticences et les méfiances. Ils sont encore peu nombreux, ceux qui accepteront de mettre leurs informations stratégiques sur des serveurs qui se trouvent quelque part sur la planète terre et dont ils ignorent tout de ceux qui en on la responsabilité et en assurent la sécurité et la confidentialité. C’est probablement le défi majeur que les promoteurs de produits et services informatiques en mode &lt;i&gt;cloud&lt;/i&gt; doivent relever pour espérer s’implanter sur les marchés africains. &lt;b&gt;&amp;nbsp;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Le boom de la téléphonie mobile, durant les années 2000, sur le continent noir a de faibles chances de se reproduire pour le &lt;i&gt;cloud&lt;/i&gt;. Ce dernier doit s’appuyer sur de rares expériences lancées par des petites entreprises africaines, mais qui ont une portée géographique limitée aux frontières de leur pays. C’est le cas d’une petite SSII marocaine Ajiel, qui a lancé en 2007 le premier service Saas portant sur un logiciel de gestion comptable, financière et de RH, à l’adresse des PME–PMI du royaume. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Lors de la dernière Coupe du monde de football, en Afrique du Sud, les responsables du secteur du tourisme de ce pays ont mis en place un service &lt;i&gt;cloud&lt;/i&gt; en partenariat avec Salesforce, le leader mondial de solution de CRM&amp;nbsp; (gestion de la relation client). Destinée aux 300&amp;nbsp;000 visiteurs que le pays a accueilli pour l’événement sportif, cette solution, baptisée Service Cloud 2, a permis aux utilisateurs de Google et Twitter de bénéficier d’un service client selon leur position géographique et de trouver plus facilement les lieux de séjour, les sites touristiques et bien d’autres équipements de loisirs. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Ces expériences de &lt;i&gt;cloud computing&lt;/i&gt; sont rares sur le continent et il convient de les encourager pour espérer faire de l’informatique dématérialisée un facteur de croissance économique et de modernisation de la vie publique en Afrique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b class=&quot;auteurarticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Akim Taibi&lt;br /&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;i class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Article paru dans le magazine Réseau Télécom Network No 47&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="Equipement" />
	</entry>
	<entry>
		<title>Après trente ans d’hégémonie, le PC est-il en fin de règne?</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com/equipement/1209-1224-apres-trente-ans-d-hegemonie-le-pc-est-il-en-fin-de-regne"/>
		<published>2011-09-12T15:36:54+02:00</published>
		<updated>2011-09-12T15:36:54+02:00</updated>
		<id>https://www.agenceecofin.com/equipement/1209-1224-apres-trente-ans-d-hegemonie-le-pc-est-il-en-fin-de-regne</id>
		<author>
			<name>Alain Just Coly</name>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;Le 11 août 2011, le PC a bouclé ses trente ans d’existence&amp;nbsp;! Retour sur l’histoire de cette lucarne étrange dont le couplage avec Internet a révolutionné le siècle.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;C’est depuis l’irruption du micro-ordinateur, au début des années 1980, et même avant dans les années 1970, que l’informatique a véritablement commencé à pénétrer dans les foyers auprès du citoyen lambda. Auparavant, seules les grandes entreprises et les administrations publiques intégraient l’informatique dans leurs schémas, pour diverses tâches&amp;nbsp;: calcul des salaires, comptabilité générale, gestion du personnel, suivi des stocks, documentation, etc. L’informatique avait alors des coûts de revient plutôt élevés, mais surtout exigeait des niveaux de compétence tels qu’elle ne pouvait être mise en œuvre, à quelque niveau que ce soit, que par des spécialistes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Au tout début du PC, personne n’entrevoyait un quelconque avenir de l’informatique pour les multiples tâches «&amp;nbsp;personnelles&amp;nbsp;» et privées que nous lui assignons aujourd’hui. Pour la petite histoire, au moment du lancement du micro-ordinateur&lt;span&gt; &lt;/span&gt;d’IBM, qui allait par la suite connaître un immense succès commercial, Frank Cary, alors patron de la firme informatique qui fête cette année ses cent ans, prédisait que cette nouvelle machine n’était sans doute pas destinée à devenir un produit de consommation courante et qu’elle resterait confinée à des usages professionnels. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Le moins qu’on puisse écrire est que l’histoire ne lui a pas donné raison. Déjà, en 1982, l’ordinateur est élu « &lt;/span&gt;&lt;span&gt;homme de l'année&amp;nbsp;» − ou plutôt «&amp;nbsp;machine de l’année&amp;nbsp;» − par le magazine &lt;i&gt;Time&lt;/i&gt;. &lt;span&gt;Tout le monde peut constater aujourd’hui que le monde entier se sert du micro-ordinateur, enfants comme adultes, jeunes comme moins jeunes, entreprises comme particuliers, pays développés comme pays en développement. Il y aura, en 2013 ou 2014, deux milliards de PC en service dans le monde. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;De Q-DOS à MS-DOS&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Et pourtant, le PC, nom générique de l’ordinateur personnel de type IBM, n’a que trente ans d’existence. Son histoire publique commence le 12 août 1981 quand IBM organise à New York une conférence de presse pour dévoiler à une centaine de journalistes privilégiés son tout nouveau produit, l’IBM 5150, baptisé «&amp;nbsp;Personal Computer&amp;nbsp;», en abrégé PC. L’histoire réelle du PC, avait débuté environ un an plus tôt, quand IBM prit la décision de développer, sous la houlette de son président d’alors, Franck Cary, un ordinateur individuel à un moment ou l’entreprise informatique était pourtant quelque peu &lt;/span&gt;&lt;span&gt;sceptique pour ce segment de marché qui ne semblait pas particulièrement porteur. A l’époque, IBM estime même inutile de développer elle-même le microprocesseur de sa future machine et le système d’exploitation&amp;nbsp;; ce qu’elle était pourtant capable de faire, vu son capital d’expérience en la matière. Mais la conception du processeur est confiée à la firme Intel, tandis que celle du système d’exploitation échoit à Microsoft, fondé cinq ou six ans plus tôt par un certain Bill Gates.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Pour IBM, il s’agissait de trouver rapidement un système d’exploitation fiable pour équiper l’appareil qu’il était en train de développer. Aussi extraordinaire que cela&lt;span&gt; &lt;/span&gt;puisse paraître, Bill Gates, selon certaines sources, a failli laisser échapper le marché que lui proposait IBM. En effet, n’ayant pas à l’époque un produit répondant aux spécifications du constructeur, Gates aurait conseillé à ses interlocuteurs de s’adresser à une autre société Digital Research Intergalactic (DRI). Le jour où les représentants d’IBM viennent le voir, Gary Kidall, le patron de DRI, est absent et il n’y a pas d’accord entre IBM et DRI. Le marché finit par échoir à Bill Gates. Pour l’exécuter, celui-ci rachète, pour quelques dizaines de milliers de dollars, un programme nommé, Q-DOS&lt;b&gt; (&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Quick and Dirty Operating System) &lt;/span&gt;&lt;span&gt;à un programmeur free lance, Tim Paterson. Microsoft le fait évoluer et le rebaptise MS-DOS (MicroSoft&lt;span&gt; &lt;/span&gt;Disk Operating System), non sans avoir engagé au passage Tim Paterson qui l’adaptera à l’IBM PC. Le DOS, qui connaîtra, dans les années suivantes, plusieurs versions, sera suivi plus tard de Windows, dont les différentes éditions dominent largement le monde des micro-ordinateurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;L’ère du service&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Aujourd’hui, les technologies de l’information sont à un tel degré de développement que certains commencent à penser que «&amp;nbsp;l’ère du PC&amp;nbsp;» a fait son temps et qu’elle touche à sa fin. Ainsi pense Steve Jobs, le PDG d’Apple, selon qui l’après-PC aurait débuté avec l’invention de l'iPad. Mark Dean, CTO d’IBM pour le Moyen Orient et l'Afrique, affirme pour sa part ne plus travailler avec des PC mais plutôt des tablettes. Pour lui, ce sont avant tout les services qui comptent de nos jours, et non les terminaux en soi. Nous serions ainsi à l’ère où le service est plus important que le matériel sur lequel il est utilisé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Tout le monde cependant n’est pas d’accord avec ce point de vue. Frank Shaw, le directeur de Microsoft Corporate Communications, croit encore au PC et préfère mettre l’accent sur le nombre encore important de ventes &lt;span&gt;(environ 350 millions de PC vendus en 2010&lt;/span&gt;). Selon lui, Microsoft va &lt;i&gt;« continuer à faire évoluer cette industrie pour que cette technologie atteigne un, deux ou six milliards d'individus sur la planète&lt;/i&gt; [et] &lt;i&gt;nous le ferons, comme nous l'avons toujours fait, en travaillant avec nos partenaires pour offrir de nouvelles expériences étonnantes aux individus et aux entreprises ».&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Il faut cependant se rendre à une certaine évidence. Avec l’arrivée du &lt;i&gt;cloud computing&lt;/i&gt;, la puissance de calcul brute a moins d'importance et les opérations ont de plus en plus tendance à se faire sur les serveurs distants. Le phénomène va sans doute s’amplifier et la convergence de l’informatique avec les télécommunications va faire le reste, avec l’omniprésence de plus en plus réelle des tablettes et des smartphones dont on se sert aujourd’hui pour faire plein de choses autrefois exclusivement dévolues aux ordinateurs de bureau ou aux ordinateurs portables.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;textearticle&quot;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;span color=&quot;#000000&quot; style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span color=&quot;#000000&quot; style=&quot;color: #000000;&quot; class=&quot;encadrearticle&quot;&gt;&lt;span class=&quot;titreencadrearticle&quot;&gt;Les précurseurs du micro-ordinateur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le micro-ordinateur a aussi ses pionniers, que l’histoire relègue parfois aux oubliettes. Historiquement, et dans l’absolu, le premier micro-ordinateur est né en 1973, huit ans avant le PC d’IBM. C’est le fruit du travail de François Grenelle et André Truong. En 1972, ces ingénieurs français répondent à un appel d’offres de l’INRA (Institut national de la recherche scientifique) qui demandait la conception de « systèmes micro-informatiques programmables peux coûteux, appliqués à des relevés hygrométriques en agronomie ». L’équipe de Grenelle et Truong conçut ainsi le Micral qui, parce qu’il utilisait un microprocesseur, fut très logiquement baptisé par ses créateurs micro-ordinateur. Auparavant, André Truong, séduit par la visite qu’il fit à la société Intel, en Californie, créa son entreprise de services informatiques, R2E. Le Micral utilisait un processeur intel 8008 et gérait les entrées et sorties vers les périphériques (clavier, moniteur, unité de disque, imprimante). Il n’avait pas de souris (ce sont les Macintosh qui vont populariser cet outil au début des années 1980) ni de système d’exploitation standard. Malheureusement confiné presque exclusivement à des ventes dans l’Administration française, le Micral n’a pas réussi à s’imposer mondialement en tant que modèle industriel, comme le feront quelques années plus tard le micro ordinateur d’IBM et le système d’exploitation de Microsoft.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Mentionnons tout de même qu’il y a eu, de la part d’IBM, deux autres tentatives − et autant d’échecs − de lancer un micro-ordinateur, entre 1975 et 1980. Mais c’était à une période où les idées étaient encore acquises aux gros ordinateurs. Ainsi, l’IBM 5110 et l’IBM Datamaster, qui sont des précurseurs du PC, furent des échecs commerciaux.  Un an environ après le Micral, l’Altair est développé en 1974 par la société MITS Electronics. Ce fut le premier micro-ordinateur grand public commercialisé aux Etats-Unis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Pour que l’histoire soit encore plus complète, il faut rappeler également qu’avant le PC d’IBM, Steve Wozniack avait, en 1977, conçu l’Apple I, une sorte de micro-ordinateur qui deviendra plus tard l’Apple II, devancier des micro-ordinateurs Mac de la firme Apple, c'est-à-dire des modèles d’ordinateurs personnels fonctionnant avec leur propre système d’exploitation, le Mac OS, développé par le même Apple. Si ces ordinateurs ne constituent aujourd’hui qu’une part relativement réduite du marché mondial des micro-ordinateurs, ils sont cependant largement utilisés dans les arts graphiques, la presse écrite et le traitement du son et des images.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, le Micral, l’Altair, l’Apple I et l’Apple II ont tous été des précurseurs de la micro-informatique.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;Le 11 août 2011, le PC a bouclé ses trente ans d’existence&amp;nbsp;! Retour sur l’histoire de cette lucarne étrange dont le couplage avec Internet a révolutionné le siècle.&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;C’est depuis l’irruption du micro-ordinateur, au début des années 1980, et même avant dans les années 1970, que l’informatique a véritablement commencé à pénétrer dans les foyers auprès du citoyen lambda. Auparavant, seules les grandes entreprises et les administrations publiques intégraient l’informatique dans leurs schémas, pour diverses tâches&amp;nbsp;: calcul des salaires, comptabilité générale, gestion du personnel, suivi des stocks, documentation, etc. L’informatique avait alors des coûts de revient plutôt élevés, mais surtout exigeait des niveaux de compétence tels qu’elle ne pouvait être mise en œuvre, à quelque niveau que ce soit, que par des spécialistes.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Au tout début du PC, personne n’entrevoyait un quelconque avenir de l’informatique pour les multiples tâches «&amp;nbsp;personnelles&amp;nbsp;» et privées que nous lui assignons aujourd’hui. Pour la petite histoire, au moment du lancement du micro-ordinateur&lt;span&gt; &lt;/span&gt;d’IBM, qui allait par la suite connaître un immense succès commercial, Frank Cary, alors patron de la firme informatique qui fête cette année ses cent ans, prédisait que cette nouvelle machine n’était sans doute pas destinée à devenir un produit de consommation courante et qu’elle resterait confinée à des usages professionnels. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Le moins qu’on puisse écrire est que l’histoire ne lui a pas donné raison. Déjà, en 1982, l’ordinateur est élu « &lt;/span&gt;&lt;span&gt;homme de l'année&amp;nbsp;» − ou plutôt «&amp;nbsp;machine de l’année&amp;nbsp;» − par le magazine &lt;i&gt;Time&lt;/i&gt;. &lt;span&gt;Tout le monde peut constater aujourd’hui que le monde entier se sert du micro-ordinateur, enfants comme adultes, jeunes comme moins jeunes, entreprises comme particuliers, pays développés comme pays en développement. Il y aura, en 2013 ou 2014, deux milliards de PC en service dans le monde. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;De Q-DOS à MS-DOS&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Et pourtant, le PC, nom générique de l’ordinateur personnel de type IBM, n’a que trente ans d’existence. Son histoire publique commence le 12 août 1981 quand IBM organise à New York une conférence de presse pour dévoiler à une centaine de journalistes privilégiés son tout nouveau produit, l’IBM 5150, baptisé «&amp;nbsp;Personal Computer&amp;nbsp;», en abrégé PC. L’histoire réelle du PC, avait débuté environ un an plus tôt, quand IBM prit la décision de développer, sous la houlette de son président d’alors, Franck Cary, un ordinateur individuel à un moment ou l’entreprise informatique était pourtant quelque peu &lt;/span&gt;&lt;span&gt;sceptique pour ce segment de marché qui ne semblait pas particulièrement porteur. A l’époque, IBM estime même inutile de développer elle-même le microprocesseur de sa future machine et le système d’exploitation&amp;nbsp;; ce qu’elle était pourtant capable de faire, vu son capital d’expérience en la matière. Mais la conception du processeur est confiée à la firme Intel, tandis que celle du système d’exploitation échoit à Microsoft, fondé cinq ou six ans plus tôt par un certain Bill Gates.&lt;span&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Pour IBM, il s’agissait de trouver rapidement un système d’exploitation fiable pour équiper l’appareil qu’il était en train de développer. Aussi extraordinaire que cela&lt;span&gt; &lt;/span&gt;puisse paraître, Bill Gates, selon certaines sources, a failli laisser échapper le marché que lui proposait IBM. En effet, n’ayant pas à l’époque un produit répondant aux spécifications du constructeur, Gates aurait conseillé à ses interlocuteurs de s’adresser à une autre société Digital Research Intergalactic (DRI). Le jour où les représentants d’IBM viennent le voir, Gary Kidall, le patron de DRI, est absent et il n’y a pas d’accord entre IBM et DRI. Le marché finit par échoir à Bill Gates. Pour l’exécuter, celui-ci rachète, pour quelques dizaines de milliers de dollars, un programme nommé, Q-DOS&lt;b&gt; (&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Quick and Dirty Operating System) &lt;/span&gt;&lt;span&gt;à un programmeur free lance, Tim Paterson. Microsoft le fait évoluer et le rebaptise MS-DOS (MicroSoft&lt;span&gt; &lt;/span&gt;Disk Operating System), non sans avoir engagé au passage Tim Paterson qui l’adaptera à l’IBM PC. Le DOS, qui connaîtra, dans les années suivantes, plusieurs versions, sera suivi plus tard de Windows, dont les différentes éditions dominent largement le monde des micro-ordinateurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt;L’ère du service&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Aujourd’hui, les technologies de l’information sont à un tel degré de développement que certains commencent à penser que «&amp;nbsp;l’ère du PC&amp;nbsp;» a fait son temps et qu’elle touche à sa fin. Ainsi pense Steve Jobs, le PDG d’Apple, selon qui l’après-PC aurait débuté avec l’invention de l'iPad. Mark Dean, CTO d’IBM pour le Moyen Orient et l'Afrique, affirme pour sa part ne plus travailler avec des PC mais plutôt des tablettes. Pour lui, ce sont avant tout les services qui comptent de nos jours, et non les terminaux en soi. Nous serions ainsi à l’ère où le service est plus important que le matériel sur lequel il est utilisé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Tout le monde cependant n’est pas d’accord avec ce point de vue. Frank Shaw, le directeur de Microsoft Corporate Communications, croit encore au PC et préfère mettre l’accent sur le nombre encore important de ventes &lt;span&gt;(environ 350 millions de PC vendus en 2010&lt;/span&gt;). Selon lui, Microsoft va &lt;i&gt;« continuer à faire évoluer cette industrie pour que cette technologie atteigne un, deux ou six milliards d'individus sur la planète&lt;/i&gt; [et] &lt;i&gt;nous le ferons, comme nous l'avons toujours fait, en travaillant avec nos partenaires pour offrir de nouvelles expériences étonnantes aux individus et aux entreprises ».&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span&gt;Il faut cependant se rendre à une certaine évidence. Avec l’arrivée du &lt;i&gt;cloud computing&lt;/i&gt;, la puissance de calcul brute a moins d'importance et les opérations ont de plus en plus tendance à se faire sur les serveurs distants. Le phénomène va sans doute s’amplifier et la convergence de l’informatique avec les télécommunications va faire le reste, avec l’omniprésence de plus en plus réelle des tablettes et des smartphones dont on se sert aujourd’hui pour faire plein de choses autrefois exclusivement dévolues aux ordinateurs de bureau ou aux ordinateurs portables.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;textearticle&quot;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;span color=&quot;#000000&quot; style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;b&gt; &lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span color=&quot;#000000&quot; style=&quot;color: #000000;&quot; class=&quot;encadrearticle&quot;&gt;&lt;span class=&quot;titreencadrearticle&quot;&gt;Les précurseurs du micro-ordinateur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le micro-ordinateur a aussi ses pionniers, que l’histoire relègue parfois aux oubliettes. Historiquement, et dans l’absolu, le premier micro-ordinateur est né en 1973, huit ans avant le PC d’IBM. C’est le fruit du travail de François Grenelle et André Truong. En 1972, ces ingénieurs français répondent à un appel d’offres de l’INRA (Institut national de la recherche scientifique) qui demandait la conception de « systèmes micro-informatiques programmables peux coûteux, appliqués à des relevés hygrométriques en agronomie ». L’équipe de Grenelle et Truong conçut ainsi le Micral qui, parce qu’il utilisait un microprocesseur, fut très logiquement baptisé par ses créateurs micro-ordinateur. Auparavant, André Truong, séduit par la visite qu’il fit à la société Intel, en Californie, créa son entreprise de services informatiques, R2E. Le Micral utilisait un processeur intel 8008 et gérait les entrées et sorties vers les périphériques (clavier, moniteur, unité de disque, imprimante). Il n’avait pas de souris (ce sont les Macintosh qui vont populariser cet outil au début des années 1980) ni de système d’exploitation standard. Malheureusement confiné presque exclusivement à des ventes dans l’Administration française, le Micral n’a pas réussi à s’imposer mondialement en tant que modèle industriel, comme le feront quelques années plus tard le micro ordinateur d’IBM et le système d’exploitation de Microsoft.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Mentionnons tout de même qu’il y a eu, de la part d’IBM, deux autres tentatives − et autant d’échecs − de lancer un micro-ordinateur, entre 1975 et 1980. Mais c’était à une période où les idées étaient encore acquises aux gros ordinateurs. Ainsi, l’IBM 5110 et l’IBM Datamaster, qui sont des précurseurs du PC, furent des échecs commerciaux.  Un an environ après le Micral, l’Altair est développé en 1974 par la société MITS Electronics. Ce fut le premier micro-ordinateur grand public commercialisé aux Etats-Unis. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Pour que l’histoire soit encore plus complète, il faut rappeler également qu’avant le PC d’IBM, Steve Wozniack avait, en 1977, conçu l’Apple I, une sorte de micro-ordinateur qui deviendra plus tard l’Apple II, devancier des micro-ordinateurs Mac de la firme Apple, c'est-à-dire des modèles d’ordinateurs personnels fonctionnant avec leur propre système d’exploitation, le Mac OS, développé par le même Apple. Si ces ordinateurs ne constituent aujourd’hui qu’une part relativement réduite du marché mondial des micro-ordinateurs, ils sont cependant largement utilisés dans les arts graphiques, la presse écrite et le traitement du son et des images.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, le Micral, l’Altair, l’Apple I et l’Apple II ont tous été des précurseurs de la micro-informatique.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;span&gt; &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="Equipement" />
	</entry>
</feed>
