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	<title>Dossier</title>
	<subtitle type="text">L’agence Ecofin est une agence d’information économique africaine, créée en décembre 2010, basée à Yaoundé et à Genève. Elle rassemble une équipe de journalistes et d’experts, spécialisés dans les principaux secteurs africains de l’économie.</subtitle>
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	<updated>2026-09-29T22:27:45+02:00</updated>
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	<entry>
		<title>L’irrésistible ascension africaine de Viettel, l’opérateur de l’armée vietnamienne</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com/dossier/1212-52797-l-irresistible-ascension-africaine-de-viettel-l-operateur-de-l-armee-vietnamienne"/>
		<published>2017-12-12T09:27:24+01:00</published>
		<updated>2017-12-12T09:27:24+01:00</updated>
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		<author>
			<name>Agence Ecofin</name>
			<email>equipe.it@mediamania.pro</email>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Au début, c’était le Mozambique, un an plus tard le Cameroun. Depuis, plus rien ne l’arrête. En quelques années, Viettel Mobile, le groupe vietnamien de téléphonie mobile, s’est fait une place sur un marché africain de la téléphonie mobile riche de plusieurs millions d’utilisateurs.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Viettel, déjà engagé dans plusieurs projets en Afrique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Créé en 2004 par le gouvernement vietnamien, Viettel Mobile est un groupe de téléphonie mobile qui opère non seulement au Vietnam, où il est le leader du secteur, mais aussi sur d’autres marchés émergents en Asie, en Amérique du Sud et en Afrique. Présent sur ce dernier continent depuis près de six ans, le groupe, qui appartient de fait à l’armée vietnamienne, intervient aujourd’hui via ses filiales, au sud, au centre et à l’est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171215/3_hotesses_viettel.jpg&quot; alt=&quot;3 hotesses viettel&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;375&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Le groupe a pour objectif d’enregistrer un milliard d’abonnés à l’horizon 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Movitel au Mozambique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;texte&quot;&gt;Le 10 janvier 2011, Viettel Mobile a acquis sa licence d’opérateur mobile pour la somme de 28 millions de dollars, après avoir remporté, le 5 octobre 2010, l’offre lancée par le gouvernement. Viettel Mobile a devancé TMM, filiale de la compagnie Portugal Telecom, et UNI-Telecom, partenariat commercial entre l’Angolais Unitel SA et le Mozambicain Energy Capital SA. Devenu ainsi le troisième opérateur mobile du pays, dans le sillage de Vodacom et de Mcel, le groupe lance ses activités sous le nom de Movitel en mai 2012.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171215/movitel_ville.jpg&quot; alt=&quot;movitel ville&quot; width=&quot;470&quot; height=&quot;270&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Viettel détient 70% de Movitel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;texte&quot;&gt;Movitel est une &lt;em&gt;joint-venture&lt;/em&gt; (entreprise commune) dans laquelle Viettel détient 70% des actifs aux côtés des sociétés mozambicaines SPI et Invespar, qui possèdent respectivement les 20% et 10% des actifs restants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;texte&quot;&gt;Pour percer sur le marché mozambicain, l’entreprise a misé sur le potentiel inexploré que représentaient les zones rurales. Cette stratégie s’est avérée payante, puisque le groupe détient, selon certaines estimations, jusqu’à 80% du marché de la téléphonie mobile dans certaines zones rurales du Mozambique. Si Movitel a pu ainsi toucher des consommateurs ruraux, jusque-là non desservis, grâce à cette méthode, selon certains experts, la compagnie a aussi attiré certains utilisateurs des opérateurs traditionnels Vodacom et Mcel en raison de sa meilleure couverture du territoire mozambicain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;texte&quot;&gt;Le groupe a en effet déployé, depuis 2012, un réseau constitué de plus de 27&amp;nbsp;000 km de câbles de fibre optique, soit 70% du réseau global de fibre optique présent au Mozambique. Par ailleurs, le groupe revendique la construction de 3400 stations de base (BTS) de téléphonie mobile 3G et 4G, soit plus de 50% du total des stations BTS du pays.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171215/Movitel_zones_rurales.jpg&quot; alt=&quot;Movitel zones rurales&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;334&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Pour percer sur le marché, Viettel a investi les zones rurales délaissées par les grands opérateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au 31 décembre 2016, selon les dernières données publiées par l’Institut national des communications de Mozambique (INCM), Movitel était le premier opérateur de téléphonie mobile au Mozambique avec 9&amp;nbsp;253&amp;nbsp;490 abonnés sur un total de 19&amp;nbsp;205&amp;nbsp;158 abonnés total que compte le pays. Soit 48% part de marché. L’opérateur couvre 80% du territoire national et 95% des villages du pays. Les revenus générés par la filiale au 3ème trimestre 2017 s’élevaient à 8&amp;nbsp;349&amp;nbsp;306 dollars US.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nexttel au Cameroun&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;texte&quot;&gt;Au Cameroun, Viettel a remporté, au début du mois de décembre 2012, l’appel d’offres pour l’établissement et l’exploitation d’un réseau de communications électroniques mobiles de troisième génération à la suite d’une compétition avec Bharti Airtel, Maroc Telecom et TSI.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171215/cameroun-nexttel.jpg&quot; alt=&quot;cameroun nexttel&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;327&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Le premier opérateur à déployer la 3G au Cameroun.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le groupe devenait ainsi le premier opérateur à déployer la technologie 3G au Cameroun. L’entreprise opère dans le pays grâce à sa filiale Nexttel, qu’elle contrôle à 70%, contre 30% pour l’entreprise camerounaise Bestcam. Ayant prévu de lancer Nexttel en janvier 2014, la filiale sera finalement inaugurée le 18 septembre 2014 à cause de problèmes logistiques et administratifs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Après neuf mois d’activités, au début de mai 2015, Nexttel comptait environ 2 millions d’abonnés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Après neuf mois d’activités, au début de mai 2015, Nexttel comptait environ 2 millions d’abonnés. Selon les estimations, le groupe aurait investi près de 200 milliards FCFA pour le développement d’un réseau aujourd’hui constitué de 2500 stations BTS et de 8000 km de fibre optique. Ces investissements lui ont permis de couvrir les dix régions du Cameroun et environ 95% des zones habitées avec son réseau mobile 3G. Viettel Mobile est devenu le troisième opérateur du pays en termes de marché (4,66%), derrière MTN Cameroun (57,04%) et Orange Cameroun (36,83%). Il réclame déjà 4,2 millions d’abonnés.&lt;br /&gt;D’après les résultats financiers du 3&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; trimestre 2017 publiés par le groupe, les activités de Nexttel lui ont permis de dégager un revenu global de 8&amp;nbsp;457&amp;nbsp;592 dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Halotel en Tanzanie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;texte&quot;&gt;Autorisé à lancer ses services 3G en 2011, Viettel mobile a intégré le très concurrentiel marché tanzanien des télécoms comme septième opérateur le 15 octobre 2015. Opérant sous la marque Halotel, il y a retrouvé des concurrents comme Vodacom, Airtel, Tigo, Zantel, Smart et TTCL.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171215/Halotel_CA.jpg&quot; alt=&quot;Halotel CA&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;332&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Premier opérateur du pays à déployer son propre réseau de fibre optique dans les 26 régions que compte le&lt;br /&gt; pays.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Capitalisant sur un taux de pénétration mobile proche de 80% et fidèle à sa stratégie orientée vers les zones rurales, le groupe vietnamien est devenu le premier opérateur du pays à déployer son propre réseau de fibre optique dans les 26 régions que compte le pays. Ce réseau, d’une envergure de 18&amp;nbsp;000 km, lui a permis de toucher 95% de la population vivant aussi bien en zones urbaines qu’en zones rurales. Soit 3,5 millions d’abonnés pour 9% de part de marché.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans les zones rurales, le groupe qui est désormais quatrième du marché en termes de clients a raccordé 3000 villages autrefois sans accès mobile à son réseau, qui compte aujourd’hui plus de 5000 stations BTS. Au total, les investissements du groupe dans la construction d’infrastructures et l’installation de son réseau sont évalués à plus de 736 millions de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;D’après le groupe, ces investissements ont permis de créer 2000 emplois directs et environ 20&amp;nbsp;000 emplois indirects. Le groupe a enregistré, au cours du 3ème trimestre 2017, un revenu estimé à 10&amp;nbsp;198&amp;nbsp;287 dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;exergue&quot;&gt;Dans les zones rurales, le groupe qui est désormais quatrième du marché en termes de clients a raccordé 3000 villages autrefois sans accès mobile à son réseau, qui compte aujourd’hui plus de 5000 stations BTS.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Coté perspectives, le groupe prévoit de porter le nombre de villages couverts par son réseau à 4000 d’ici 2018, soit 70% du nombre total de villages que compte le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Lumitel au Burundi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;texte&quot;&gt;Lancé en juin 2015, Lumitel, a été le premier opérateur à offrir, à partir du 24 février 2016, la technologie 4G LTE (Long Term Evolution). Lumitel est devenu le premier opérateur téléphonique du Burundi, avec 1,3 million d'abonnés, grâce à l’installation de 1000 stations de base et d’un réseau de fibre optique de 5000 km soutenu par la transmission à fibre optique nationale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171215/Lumitel_.jpg&quot; alt=&quot;Lumitel &quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;282&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Lumitel couvre 90% de la population burundaise et six des 18 provinces que compte le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le groupe Viettel a ainsi damé le pion à certains opérateurs comme Smart Mobile, Econet, Onatel Mobile et Africa Cellulaire (TEMPO). Par ailleurs, Lumitel couvre 90% de la population burundaise et six des 18 provinces que compte le pays. Le revenu lié à ses activités dans le pays est estimé à 3&amp;nbsp;982&amp;nbsp;731 dollars pour le compte du 3ème trimestre 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Plusieurs autres pays africains dans le viseur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Porté par son succès dans ces nombreux pays, Viettel Mobile nourrit d’autres ambitions sur le continent africain. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Nous croyons que nous pouvons réussir dans les marchés africains&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, estime Tao Duc Thang, le directeur de Viettel Global, l’instrument d’investissement de Viettel. Le dirigeant explique que les pays africains disposent d’un énorme potentiel pour accroître le taux d’utilisation des TIC, d’autant plus que la densité d’utilisateurs des services de télécommunication est encore faible. Dans cette logique, Viettel s’est déjà lancé à la conquête de nouveaux marchés sur le continent.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au Burkina Faso, il serait actuellement le seul groupe télécom candidat à l’attribution de la quatrième licence mobile.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En Côte d’Ivoire, Viettel a tenté d’acquérir la quatrième licence de téléphonie mobile, mais il a été supplanté par le groupe libyen LPTIC basé à Chypre.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au Kenya, Viettel avait dévoilé son intention d’acquérir 70% de Telkom Kenya avant de se retirer au profit de la société de capital-investissement Helios Investment Partners.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La société a aussi des visées sur le Nigeria.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Par ailleurs, selon M. Thang, le groupe mènerait actuellement des études de marché dans plusieurs autres pays d’Afrique comme le Swaziland, l’Ouganda, le Rwanda, l’Ethiopie et Madagascar.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au plan mondial, Viettel ne cache pas non plus ses ambitions. Le groupe a pour objectif d’enregistrer un milliard d’abonnés à l’horizon 2020. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;L’objectif est que d’ici 2020, Viettel devienne une entreprise internationale faisant partie des plus grandes compagnies du monde&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», soutient Tong Viet Trung, vice-président de Viettel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Muriel Edjo&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/auteur/muriel-edjo.png&quot; alt=&quot;muriel edjo&quot; width=&quot;195&quot; height=&quot;195&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Au début, c’était le Mozambique, un an plus tard le Cameroun. Depuis, plus rien ne l’arrête. En quelques années, Viettel Mobile, le groupe vietnamien de téléphonie mobile, s’est fait une place sur un marché africain de la téléphonie mobile riche de plusieurs millions d’utilisateurs.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Viettel, déjà engagé dans plusieurs projets en Afrique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Créé en 2004 par le gouvernement vietnamien, Viettel Mobile est un groupe de téléphonie mobile qui opère non seulement au Vietnam, où il est le leader du secteur, mais aussi sur d’autres marchés émergents en Asie, en Amérique du Sud et en Afrique. Présent sur ce dernier continent depuis près de six ans, le groupe, qui appartient de fait à l’armée vietnamienne, intervient aujourd’hui via ses filiales, au sud, au centre et à l’est.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171215/3_hotesses_viettel.jpg&quot; alt=&quot;3 hotesses viettel&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;375&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Le groupe a pour objectif d’enregistrer un milliard d’abonnés à l’horizon 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Movitel au Mozambique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;texte&quot;&gt;Le 10 janvier 2011, Viettel Mobile a acquis sa licence d’opérateur mobile pour la somme de 28 millions de dollars, après avoir remporté, le 5 octobre 2010, l’offre lancée par le gouvernement. Viettel Mobile a devancé TMM, filiale de la compagnie Portugal Telecom, et UNI-Telecom, partenariat commercial entre l’Angolais Unitel SA et le Mozambicain Energy Capital SA. Devenu ainsi le troisième opérateur mobile du pays, dans le sillage de Vodacom et de Mcel, le groupe lance ses activités sous le nom de Movitel en mai 2012.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171215/movitel_ville.jpg&quot; alt=&quot;movitel ville&quot; width=&quot;470&quot; height=&quot;270&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Viettel détient 70% de Movitel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;texte&quot;&gt;Movitel est une &lt;em&gt;joint-venture&lt;/em&gt; (entreprise commune) dans laquelle Viettel détient 70% des actifs aux côtés des sociétés mozambicaines SPI et Invespar, qui possèdent respectivement les 20% et 10% des actifs restants.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;texte&quot;&gt;Pour percer sur le marché mozambicain, l’entreprise a misé sur le potentiel inexploré que représentaient les zones rurales. Cette stratégie s’est avérée payante, puisque le groupe détient, selon certaines estimations, jusqu’à 80% du marché de la téléphonie mobile dans certaines zones rurales du Mozambique. Si Movitel a pu ainsi toucher des consommateurs ruraux, jusque-là non desservis, grâce à cette méthode, selon certains experts, la compagnie a aussi attiré certains utilisateurs des opérateurs traditionnels Vodacom et Mcel en raison de sa meilleure couverture du territoire mozambicain.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;texte&quot;&gt;Le groupe a en effet déployé, depuis 2012, un réseau constitué de plus de 27&amp;nbsp;000 km de câbles de fibre optique, soit 70% du réseau global de fibre optique présent au Mozambique. Par ailleurs, le groupe revendique la construction de 3400 stations de base (BTS) de téléphonie mobile 3G et 4G, soit plus de 50% du total des stations BTS du pays.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171215/Movitel_zones_rurales.jpg&quot; alt=&quot;Movitel zones rurales&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;334&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Pour percer sur le marché, Viettel a investi les zones rurales délaissées par les grands opérateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au 31 décembre 2016, selon les dernières données publiées par l’Institut national des communications de Mozambique (INCM), Movitel était le premier opérateur de téléphonie mobile au Mozambique avec 9&amp;nbsp;253&amp;nbsp;490 abonnés sur un total de 19&amp;nbsp;205&amp;nbsp;158 abonnés total que compte le pays. Soit 48% part de marché. L’opérateur couvre 80% du territoire national et 95% des villages du pays. Les revenus générés par la filiale au 3ème trimestre 2017 s’élevaient à 8&amp;nbsp;349&amp;nbsp;306 dollars US.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Nexttel au Cameroun&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;texte&quot;&gt;Au Cameroun, Viettel a remporté, au début du mois de décembre 2012, l’appel d’offres pour l’établissement et l’exploitation d’un réseau de communications électroniques mobiles de troisième génération à la suite d’une compétition avec Bharti Airtel, Maroc Telecom et TSI.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171215/cameroun-nexttel.jpg&quot; alt=&quot;cameroun nexttel&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;327&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Le premier opérateur à déployer la 3G au Cameroun.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le groupe devenait ainsi le premier opérateur à déployer la technologie 3G au Cameroun. L’entreprise opère dans le pays grâce à sa filiale Nexttel, qu’elle contrôle à 70%, contre 30% pour l’entreprise camerounaise Bestcam. Ayant prévu de lancer Nexttel en janvier 2014, la filiale sera finalement inaugurée le 18 septembre 2014 à cause de problèmes logistiques et administratifs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Après neuf mois d’activités, au début de mai 2015, Nexttel comptait environ 2 millions d’abonnés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Après neuf mois d’activités, au début de mai 2015, Nexttel comptait environ 2 millions d’abonnés. Selon les estimations, le groupe aurait investi près de 200 milliards FCFA pour le développement d’un réseau aujourd’hui constitué de 2500 stations BTS et de 8000 km de fibre optique. Ces investissements lui ont permis de couvrir les dix régions du Cameroun et environ 95% des zones habitées avec son réseau mobile 3G. Viettel Mobile est devenu le troisième opérateur du pays en termes de marché (4,66%), derrière MTN Cameroun (57,04%) et Orange Cameroun (36,83%). Il réclame déjà 4,2 millions d’abonnés.&lt;br /&gt;D’après les résultats financiers du 3&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; trimestre 2017 publiés par le groupe, les activités de Nexttel lui ont permis de dégager un revenu global de 8&amp;nbsp;457&amp;nbsp;592 dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Halotel en Tanzanie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;texte&quot;&gt;Autorisé à lancer ses services 3G en 2011, Viettel mobile a intégré le très concurrentiel marché tanzanien des télécoms comme septième opérateur le 15 octobre 2015. Opérant sous la marque Halotel, il y a retrouvé des concurrents comme Vodacom, Airtel, Tigo, Zantel, Smart et TTCL.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171215/Halotel_CA.jpg&quot; alt=&quot;Halotel CA&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;332&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Premier opérateur du pays à déployer son propre réseau de fibre optique dans les 26 régions que compte le&lt;br /&gt; pays.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Capitalisant sur un taux de pénétration mobile proche de 80% et fidèle à sa stratégie orientée vers les zones rurales, le groupe vietnamien est devenu le premier opérateur du pays à déployer son propre réseau de fibre optique dans les 26 régions que compte le pays. Ce réseau, d’une envergure de 18&amp;nbsp;000 km, lui a permis de toucher 95% de la population vivant aussi bien en zones urbaines qu’en zones rurales. Soit 3,5 millions d’abonnés pour 9% de part de marché.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans les zones rurales, le groupe qui est désormais quatrième du marché en termes de clients a raccordé 3000 villages autrefois sans accès mobile à son réseau, qui compte aujourd’hui plus de 5000 stations BTS. Au total, les investissements du groupe dans la construction d’infrastructures et l’installation de son réseau sont évalués à plus de 736 millions de dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;D’après le groupe, ces investissements ont permis de créer 2000 emplois directs et environ 20&amp;nbsp;000 emplois indirects. Le groupe a enregistré, au cours du 3ème trimestre 2017, un revenu estimé à 10&amp;nbsp;198&amp;nbsp;287 dollars.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;exergue&quot;&gt;Dans les zones rurales, le groupe qui est désormais quatrième du marché en termes de clients a raccordé 3000 villages autrefois sans accès mobile à son réseau, qui compte aujourd’hui plus de 5000 stations BTS.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Coté perspectives, le groupe prévoit de porter le nombre de villages couverts par son réseau à 4000 d’ici 2018, soit 70% du nombre total de villages que compte le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Lumitel au Burundi&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;texte&quot;&gt;Lancé en juin 2015, Lumitel, a été le premier opérateur à offrir, à partir du 24 février 2016, la technologie 4G LTE (Long Term Evolution). Lumitel est devenu le premier opérateur téléphonique du Burundi, avec 1,3 million d'abonnés, grâce à l’installation de 1000 stations de base et d’un réseau de fibre optique de 5000 km soutenu par la transmission à fibre optique nationale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171215/Lumitel_.jpg&quot; alt=&quot;Lumitel &quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;282&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Lumitel couvre 90% de la population burundaise et six des 18 provinces que compte le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le groupe Viettel a ainsi damé le pion à certains opérateurs comme Smart Mobile, Econet, Onatel Mobile et Africa Cellulaire (TEMPO). Par ailleurs, Lumitel couvre 90% de la population burundaise et six des 18 provinces que compte le pays. Le revenu lié à ses activités dans le pays est estimé à 3&amp;nbsp;982&amp;nbsp;731 dollars pour le compte du 3ème trimestre 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Plusieurs autres pays africains dans le viseur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Porté par son succès dans ces nombreux pays, Viettel Mobile nourrit d’autres ambitions sur le continent africain. &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Nous croyons que nous pouvons réussir dans les marchés africains&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;, estime Tao Duc Thang, le directeur de Viettel Global, l’instrument d’investissement de Viettel. Le dirigeant explique que les pays africains disposent d’un énorme potentiel pour accroître le taux d’utilisation des TIC, d’autant plus que la densité d’utilisateurs des services de télécommunication est encore faible. Dans cette logique, Viettel s’est déjà lancé à la conquête de nouveaux marchés sur le continent.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au Burkina Faso, il serait actuellement le seul groupe télécom candidat à l’attribution de la quatrième licence mobile.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En Côte d’Ivoire, Viettel a tenté d’acquérir la quatrième licence de téléphonie mobile, mais il a été supplanté par le groupe libyen LPTIC basé à Chypre.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au Kenya, Viettel avait dévoilé son intention d’acquérir 70% de Telkom Kenya avant de se retirer au profit de la société de capital-investissement Helios Investment Partners.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La société a aussi des visées sur le Nigeria.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Par ailleurs, selon M. Thang, le groupe mènerait actuellement des études de marché dans plusieurs autres pays d’Afrique comme le Swaziland, l’Ouganda, le Rwanda, l’Ethiopie et Madagascar.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au plan mondial, Viettel ne cache pas non plus ses ambitions. Le groupe a pour objectif d’enregistrer un milliard d’abonnés à l’horizon 2020. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;L’objectif est que d’ici 2020, Viettel devienne une entreprise internationale faisant partie des plus grandes compagnies du monde&lt;/em&gt;&amp;nbsp;», soutient Tong Viet Trung, vice-président de Viettel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Muriel Edjo&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/auteur/muriel-edjo.png&quot; alt=&quot;muriel edjo&quot; width=&quot;195&quot; height=&quot;195&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="Dossier" />
	</entry>
	<entry>
		<title>La Côte d’Ivoire n’en finit pas de découvrir les richesses de son sous-sol</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com/dossier/0112-52525-la-cote-d-ivoire-n-en-finit-pas-de-decouvrir-les-richesses-de-son-sous-sol"/>
		<published>2017-12-01T16:30:00+01:00</published>
		<updated>2017-12-01T16:30:00+01:00</updated>
		<id>https://www.agenceecofin.com/dossier/0112-52525-la-cote-d-ivoire-n-en-finit-pas-de-decouvrir-les-richesses-de-son-sous-sol</id>
		<author>
			<name>Agence Ecofin</name>
			<email>equipe.it@mediamania.pro</email>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;background-color: initial;&quot;&gt;&lt;em&gt;Depuis quelques années, la Côte d’Ivoire s’est donnée pour ambition de diversifier son économie principalement dominée par l’agriculture. L’un des secteurs sur lesquels peut compter le pays est celui des Mines, les chercheurs ayant confirmé la grande richesse en matières premières du sous-sol ivoirien. Si ce secteur est encore très jeune, et loin du niveau des leaders miniers de la région (Ghana, Mali, Burkina-Faso), la Côte d’Ivoire a de quoi espérer, car elle est dans une bonne dynamique.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La bonne santé du secteur minier ivoirien se manifeste par les derniers chiffres publiés par le gouvernement, et qui datent de 2016. Au cours de cette année, le pays a produit 25 tonnes d’or, sa principale ressource minière. Cette performance, faut-il le souligner, représente des hausses de 6,4% par rapport à la production aurifère de 2015 (23,5 t), de 25% par rapport à celle de 2014 (20t) et de 92% par rapport aux 13 t produites en 2013. En cinq ans, la Côte d’Ivoire a réussi à doubler sa production d’or.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans le même temps, la production de manganèse (deuxième produit minier exploité dans le pays) était de 263&amp;nbsp;178 tonnes en 2015, ce qui constitue une baisse de 25% par rapport aux 362&amp;nbsp;000 t produites en 2014 (en 2013 la production était de 120&amp;nbsp;496 t). Cette baisse n’est toutefois pas surprenante à cause de la chute mondiale des prix du manganèse. En outre, le pays a exporté en 2015, 13&amp;nbsp;936 carats de diamants, extraits de manière artisanale. Ce secteur n’a repris ses activités qu’en avril 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Côté financier, la chute vertigineuse des prix des matières premières n’a aucunement affecté les résultats de la Côte d’Ivoire en 2015. Les revenus miniers pour cette année ont été évalués à 730 millions d’euros (479 milliards FCFA), soit une hausse de 24% par rapport à 2014. En 2016 l’industrie minière mondiale s’est un peu stabilisée, le chiffre d’affaires&amp;nbsp; déclaré par le secteur minier&amp;nbsp; ivoirien a été évalué à 483,69 milliards de F CFA en 2016.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le secteur minier a permis cette année de créer 6600 emplois directs et 18&amp;nbsp;000 emplois indirects.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre-centre&quot;&gt;Les projets miniers en cours et les opérateurs présents&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’or&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le secteur aurifère est celui qui compte le plus grand nombre de projets en développement. Si la Côte d’Ivoire ambitionne d’avoir 17 mines opérationnelles en 2020, elle en compte actuellement moins d’une dizaine.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans le nord, Randgold Resources (30e plus grande compagnie minière au monde selon PwC) opère sur la mine Tongon, dans laquelle elle détient une participation de 89%. Cette mine, la plus importante du pays en phase d’exploitation (depuis 2010), a produit en 2016&amp;nbsp;260&amp;nbsp;556 onces d’or et l’objectif de la compagnie est de produire 285&amp;nbsp;000 onces en 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171201/04904-Tongon-Sunset-.jpg&quot; alt=&quot;04904 Tongon Sunset &quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;374&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La mine d'or Tongon, détenue à 89&amp;nbsp;% par Randgold Resources.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au sud, un autre géant minier, Newcrest Mining (20e plus grande compagnie minière au monde selon PwC) détient le projet Bonikro, via une participation de 89,9% dans la société LGL Mines CI SA. Cette mine a produit au cours de l’exercice 2016 de la compagnie, terminé en juin, 137&amp;nbsp;696 onces d’or.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Hormis ces deux projets, il faut également citer la mine Agbaou sur laquelle la compagnie canadienne Endeavour Mining a produit en 2016, 181&amp;nbsp;365 onces. Endeavour a acquis il y a quelques années la mine d’or Ity qui a produits ses premières onces d’or en 1991. La société qui est en partenariat avec l’Etat et le Groupe Didier Drogba, souhaite y utiliser la technologie de traitement de minerai carbon-in-leach (CIL). Elle prévoit de commencer la production à mi-2019 à un taux annuel de 235&amp;nbsp;000 onces sur les cinq premières années.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Sur le projet Sissingué, la compagnie minière Perseus Mining prévoit de démarrer la production en décembre 2017. Elle est également présente sur le projet Yaouré. Ce projet est né en 2015, de la découverte d’un gisement de 6,8 millions d’onces, considéré comme le plus grand gisement aurifère du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le manganèse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En ce qui concerne le manganèse, la compagnie minière Dharni Sampda (ex Taurian) détient deux permis miniers sur le projet Bondoukou. La société a suspendu en juillet 2015 les opérations sur la mine. Dharni est également présent sur le projet Kaniasso.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Outre Bondoukou et Kaniasso, on peut également citer comme projet de manganèse celui de Lauzoua, repris en 2009 par le groupe China Geological and Mining Corporation (CGM), est rentré en production en avril 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171201/04904-Lauzoua.jpg&quot; alt=&quot;04904 Lauzoua&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;400&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Mine de manganèse de Lauzoua.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En septembre 2016, l’Etat a signé une convention avec la société Shiloh Manganese, pour développement d’une quatrième mine de manganèse dans la région de Poro. Cette mine hébergerait des réserves de 4 millions de tonnes avec une durée d’exploitation estimée à 15 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le diamant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour ce qui est du diamant, l’exploitation est faite de manière artisanale. Après la levée de l’embargo sur son diamant en avril 2014, le pays a repris les activités d’extraction notamment dans le district du Woroba. Un projet dénommé «Droits de propriété et développement du diamant artisanal (DPDDA II)», a permis de délimiter une quinzaine de villages pour l’exploitation de cette pierre précieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171201/04904-diamant-CI.jpg&quot; alt=&quot;04904 diamant CI&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;422&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Des chercheurs de diamants à Tortiya.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En outre, plusieurs autres sites de production de diamant opèrent dans le pays, en l’occurrence celui de Djawara, géré par la compagnie coopérative Bobi, et le camp minier de la SODEMI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le nickel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En novembre 2016, la compagnie ivoirienne NOCI, a déclaré vouloir investir jusqu’à 365 millions&amp;nbsp;$ pour le développement d’un projet de nickel situé à l’ouest du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171201/04904-Nickel.jpg&quot; alt=&quot;04904 Nickel&quot; width=&quot;799&quot; height=&quot;606&quot; class=&quot;illustration-sans-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le projet hébergerait des réserves de 60 millions de tonnes de minerai avec une teneur en nickel de 1,74%. Les ressources de nickel latéritique de la Côte d’Ivoire sont estimées au total à environ 298 millions de tonnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Et d’autres secteurs prometteurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Hormis l’or, le manganèse, le nickel et le diamant, les recherches ont également prouvé que le sous-sol ivoirien est riche en bauxite, en cuivre, du coltan, ou encore en minerai de fer.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le pays hébergerait selon les estimations 2,740 milliards de tonnes de ressources de fer réparties à Mont Klayo-Tia, Gao et Monogaga. Et les ressources de bauxite sont évaluées à 1,214 milliard de tonnes (Divo, Bénéné, Toumodi) et celles de coltan à 145 tonnes (Issia, Touvré).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre-centre&quot;&gt;Un code minier parmi les plus attractifs au monde&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans sa volonté d’attirer de nouveaux investisseurs, la Côte d’Ivoire a adopté en mars 2014 un nouveau code minier, en remplacement de l’ancien qui date de 1995.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171201/04904-signature.jpg&quot; alt=&quot;04904 signature&quot; width=&quot;917&quot; height=&quot;424&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Le code minier ivoirien est exceptionnellement favorable aux investisseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Ce nouveau code est très favorable aux investisseurs, et ce, en plusieurs points. Il limite dorénavant les superficies des permis d’exploration à 400 km2, comparativement aux 1000 km2 prévus par l’ancien code. La durée de validité des permis passe de 7 ans à 10 ans renouvelables deux fois, parce que certains métaux de base nécessitent des périodes de recherche très longues. En outre, les procédures de délivrance de permis dureront désormais au plus 60 jours.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Côté financier, il faut souligner que le nouveau code accorde aux investisseurs un certain nombre d’exonérations fiscales et douanières en phases de recherche et d’exploitation. Les deux seuls mécanismes de taxation prévus sont ceux recommandés au niveau international, la taxation sur le chiffre d’affaires et l’impôt sur le bénéfice.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;«C’est un projet dont l’objectif est de dynamiser l’activité minière en Côte d’Ivoire. Il va permettre d’attirer beaucoup d’investisseurs, et donc de développer plus fortement l’activité minière en Côte d’Ivoire»,&lt;/em&gt; commentait un porte-parole du gouvernement, Koné Bruno.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Si ces nombreuses modifications ont permis à la Côte d’Ivoire de remporter le «prix du meilleur code minier du monde» lors de la conférence Mines and Money de Londres, en décembre 2014, devant la Finlande et le Pérou, le pays ne compte pas s’arrêter là. &lt;em&gt;«Nous poursuivrons les initiatives pour rendre le secteur encore plus attractif. Nous nous attaquerons notamment aux clandestins et aux orpailleurs pour démanteler les exploitations illégales et permettre au secteur formel d’opérer»,&lt;/em&gt; expliquait Jean-Claude Brou, alors ministre des Mines et de l’Industrie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le dernier sondage annuel de l’Institut Fraser auprès des sociétés minières, classe le secteur minier ivoirien comme le plus attractif en Afrique (devant le Botswana et le Ghana) et le 17&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; au monde en 2016. L’attractivité du secteur minier est d’autant plus palpable quand on sait que le pays a octroyé à fin 2015, 171 permis d’exploration miniers, dont 136 pour l’or.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;pitch&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Quelles perspectives&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Déjà sept années d’essor ininterrompu pour le secteur le secteur minier ivoirien. Cette dynamique n’est pas près de s’arrêter du fait de multiples investissements en voie de se concrétiser. D’autant plus qu’avec l’environnement minier actuel, de nouveaux investisseurs étrangers devraient arriver. Tant pour l’or, le manganèse que pour le nickel, plusieurs projets devraient bientôt entrer en phase d’exploitation, et cela boostera encore plus la contribution du secteur dans l’économie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Toutefois, il faudra compter avec la volatilité des prix des matières premières. L’industrie minière se remet de la grande crise qu’elle a vécue en 2015, mais le futur reste indécis.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La Banque mondiale prévoit une légère baisse de 1% du prix de l’or (1280&amp;nbsp;$/oz en novembre) en 2017 alors que selon le Conseil mondial de l’or (WGC), la demande du métal précieux a baissé durant les trois premiers trimestres de l’année.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Si les prévisions à moyen terme du marché du manganèse sont plutôt bonnes, ce marché est également très instable, car dépendant de la production mondiale d’acier.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Si le secteur minier ivoirien, du fait de sa jeunesse, a pu échapper à la chute des prix en 2015, nul ne peut attester que ce sera le cas si nouvelle crise il y a. Mais en attendant, le pays peut garder le sourire, il réussit pour le moment son pari, celui de diversifier son économie en tirant profit de ses ressources minières.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;texte&quot;&gt;Dossier réalisé par Louis-Nino Kansoun&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171201/nclbdjeigdaebfpe.png&quot; alt=&quot;nclbdjeigdaebfpe&quot; width=&quot;147&quot; height=&quot;147&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;background-color: initial;&quot;&gt;&lt;em&gt;Depuis quelques années, la Côte d’Ivoire s’est donnée pour ambition de diversifier son économie principalement dominée par l’agriculture. L’un des secteurs sur lesquels peut compter le pays est celui des Mines, les chercheurs ayant confirmé la grande richesse en matières premières du sous-sol ivoirien. Si ce secteur est encore très jeune, et loin du niveau des leaders miniers de la région (Ghana, Mali, Burkina-Faso), la Côte d’Ivoire a de quoi espérer, car elle est dans une bonne dynamique.&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La bonne santé du secteur minier ivoirien se manifeste par les derniers chiffres publiés par le gouvernement, et qui datent de 2016. Au cours de cette année, le pays a produit 25 tonnes d’or, sa principale ressource minière. Cette performance, faut-il le souligner, représente des hausses de 6,4% par rapport à la production aurifère de 2015 (23,5 t), de 25% par rapport à celle de 2014 (20t) et de 92% par rapport aux 13 t produites en 2013. En cinq ans, la Côte d’Ivoire a réussi à doubler sa production d’or.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans le même temps, la production de manganèse (deuxième produit minier exploité dans le pays) était de 263&amp;nbsp;178 tonnes en 2015, ce qui constitue une baisse de 25% par rapport aux 362&amp;nbsp;000 t produites en 2014 (en 2013 la production était de 120&amp;nbsp;496 t). Cette baisse n’est toutefois pas surprenante à cause de la chute mondiale des prix du manganèse. En outre, le pays a exporté en 2015, 13&amp;nbsp;936 carats de diamants, extraits de manière artisanale. Ce secteur n’a repris ses activités qu’en avril 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Côté financier, la chute vertigineuse des prix des matières premières n’a aucunement affecté les résultats de la Côte d’Ivoire en 2015. Les revenus miniers pour cette année ont été évalués à 730 millions d’euros (479 milliards FCFA), soit une hausse de 24% par rapport à 2014. En 2016 l’industrie minière mondiale s’est un peu stabilisée, le chiffre d’affaires&amp;nbsp; déclaré par le secteur minier&amp;nbsp; ivoirien a été évalué à 483,69 milliards de F CFA en 2016.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le secteur minier a permis cette année de créer 6600 emplois directs et 18&amp;nbsp;000 emplois indirects.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre-centre&quot;&gt;Les projets miniers en cours et les opérateurs présents&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’or&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le secteur aurifère est celui qui compte le plus grand nombre de projets en développement. Si la Côte d’Ivoire ambitionne d’avoir 17 mines opérationnelles en 2020, elle en compte actuellement moins d’une dizaine.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans le nord, Randgold Resources (30e plus grande compagnie minière au monde selon PwC) opère sur la mine Tongon, dans laquelle elle détient une participation de 89%. Cette mine, la plus importante du pays en phase d’exploitation (depuis 2010), a produit en 2016&amp;nbsp;260&amp;nbsp;556 onces d’or et l’objectif de la compagnie est de produire 285&amp;nbsp;000 onces en 2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171201/04904-Tongon-Sunset-.jpg&quot; alt=&quot;04904 Tongon Sunset &quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;374&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La mine d'or Tongon, détenue à 89&amp;nbsp;% par Randgold Resources.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au sud, un autre géant minier, Newcrest Mining (20e plus grande compagnie minière au monde selon PwC) détient le projet Bonikro, via une participation de 89,9% dans la société LGL Mines CI SA. Cette mine a produit au cours de l’exercice 2016 de la compagnie, terminé en juin, 137&amp;nbsp;696 onces d’or.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Hormis ces deux projets, il faut également citer la mine Agbaou sur laquelle la compagnie canadienne Endeavour Mining a produit en 2016, 181&amp;nbsp;365 onces. Endeavour a acquis il y a quelques années la mine d’or Ity qui a produits ses premières onces d’or en 1991. La société qui est en partenariat avec l’Etat et le Groupe Didier Drogba, souhaite y utiliser la technologie de traitement de minerai carbon-in-leach (CIL). Elle prévoit de commencer la production à mi-2019 à un taux annuel de 235&amp;nbsp;000 onces sur les cinq premières années.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Sur le projet Sissingué, la compagnie minière Perseus Mining prévoit de démarrer la production en décembre 2017. Elle est également présente sur le projet Yaouré. Ce projet est né en 2015, de la découverte d’un gisement de 6,8 millions d’onces, considéré comme le plus grand gisement aurifère du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le manganèse&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En ce qui concerne le manganèse, la compagnie minière Dharni Sampda (ex Taurian) détient deux permis miniers sur le projet Bondoukou. La société a suspendu en juillet 2015 les opérations sur la mine. Dharni est également présent sur le projet Kaniasso.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Outre Bondoukou et Kaniasso, on peut également citer comme projet de manganèse celui de Lauzoua, repris en 2009 par le groupe China Geological and Mining Corporation (CGM), est rentré en production en avril 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171201/04904-Lauzoua.jpg&quot; alt=&quot;04904 Lauzoua&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;400&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Mine de manganèse de Lauzoua.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En septembre 2016, l’Etat a signé une convention avec la société Shiloh Manganese, pour développement d’une quatrième mine de manganèse dans la région de Poro. Cette mine hébergerait des réserves de 4 millions de tonnes avec une durée d’exploitation estimée à 15 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le diamant&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour ce qui est du diamant, l’exploitation est faite de manière artisanale. Après la levée de l’embargo sur son diamant en avril 2014, le pays a repris les activités d’extraction notamment dans le district du Woroba. Un projet dénommé «Droits de propriété et développement du diamant artisanal (DPDDA II)», a permis de délimiter une quinzaine de villages pour l’exploitation de cette pierre précieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171201/04904-diamant-CI.jpg&quot; alt=&quot;04904 diamant CI&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;422&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Des chercheurs de diamants à Tortiya.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En outre, plusieurs autres sites de production de diamant opèrent dans le pays, en l’occurrence celui de Djawara, géré par la compagnie coopérative Bobi, et le camp minier de la SODEMI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le nickel&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En novembre 2016, la compagnie ivoirienne NOCI, a déclaré vouloir investir jusqu’à 365 millions&amp;nbsp;$ pour le développement d’un projet de nickel situé à l’ouest du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171201/04904-Nickel.jpg&quot; alt=&quot;04904 Nickel&quot; width=&quot;799&quot; height=&quot;606&quot; class=&quot;illustration-sans-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le projet hébergerait des réserves de 60 millions de tonnes de minerai avec une teneur en nickel de 1,74%. Les ressources de nickel latéritique de la Côte d’Ivoire sont estimées au total à environ 298 millions de tonnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Et d’autres secteurs prometteurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Hormis l’or, le manganèse, le nickel et le diamant, les recherches ont également prouvé que le sous-sol ivoirien est riche en bauxite, en cuivre, du coltan, ou encore en minerai de fer.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le pays hébergerait selon les estimations 2,740 milliards de tonnes de ressources de fer réparties à Mont Klayo-Tia, Gao et Monogaga. Et les ressources de bauxite sont évaluées à 1,214 milliard de tonnes (Divo, Bénéné, Toumodi) et celles de coltan à 145 tonnes (Issia, Touvré).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre-centre&quot;&gt;Un code minier parmi les plus attractifs au monde&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans sa volonté d’attirer de nouveaux investisseurs, la Côte d’Ivoire a adopté en mars 2014 un nouveau code minier, en remplacement de l’ancien qui date de 1995.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171201/04904-signature.jpg&quot; alt=&quot;04904 signature&quot; width=&quot;917&quot; height=&quot;424&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Le code minier ivoirien est exceptionnellement favorable aux investisseurs.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Ce nouveau code est très favorable aux investisseurs, et ce, en plusieurs points. Il limite dorénavant les superficies des permis d’exploration à 400 km2, comparativement aux 1000 km2 prévus par l’ancien code. La durée de validité des permis passe de 7 ans à 10 ans renouvelables deux fois, parce que certains métaux de base nécessitent des périodes de recherche très longues. En outre, les procédures de délivrance de permis dureront désormais au plus 60 jours.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Côté financier, il faut souligner que le nouveau code accorde aux investisseurs un certain nombre d’exonérations fiscales et douanières en phases de recherche et d’exploitation. Les deux seuls mécanismes de taxation prévus sont ceux recommandés au niveau international, la taxation sur le chiffre d’affaires et l’impôt sur le bénéfice.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;em&gt;«C’est un projet dont l’objectif est de dynamiser l’activité minière en Côte d’Ivoire. Il va permettre d’attirer beaucoup d’investisseurs, et donc de développer plus fortement l’activité minière en Côte d’Ivoire»,&lt;/em&gt; commentait un porte-parole du gouvernement, Koné Bruno.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Si ces nombreuses modifications ont permis à la Côte d’Ivoire de remporter le «prix du meilleur code minier du monde» lors de la conférence Mines and Money de Londres, en décembre 2014, devant la Finlande et le Pérou, le pays ne compte pas s’arrêter là. &lt;em&gt;«Nous poursuivrons les initiatives pour rendre le secteur encore plus attractif. Nous nous attaquerons notamment aux clandestins et aux orpailleurs pour démanteler les exploitations illégales et permettre au secteur formel d’opérer»,&lt;/em&gt; expliquait Jean-Claude Brou, alors ministre des Mines et de l’Industrie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le dernier sondage annuel de l’Institut Fraser auprès des sociétés minières, classe le secteur minier ivoirien comme le plus attractif en Afrique (devant le Botswana et le Ghana) et le 17&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; au monde en 2016. L’attractivité du secteur minier est d’autant plus palpable quand on sait que le pays a octroyé à fin 2015, 171 permis d’exploration miniers, dont 136 pour l’or.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;div class=&quot;pitch&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Quelles perspectives&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Déjà sept années d’essor ininterrompu pour le secteur le secteur minier ivoirien. Cette dynamique n’est pas près de s’arrêter du fait de multiples investissements en voie de se concrétiser. D’autant plus qu’avec l’environnement minier actuel, de nouveaux investisseurs étrangers devraient arriver. Tant pour l’or, le manganèse que pour le nickel, plusieurs projets devraient bientôt entrer en phase d’exploitation, et cela boostera encore plus la contribution du secteur dans l’économie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Toutefois, il faudra compter avec la volatilité des prix des matières premières. L’industrie minière se remet de la grande crise qu’elle a vécue en 2015, mais le futur reste indécis.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La Banque mondiale prévoit une légère baisse de 1% du prix de l’or (1280&amp;nbsp;$/oz en novembre) en 2017 alors que selon le Conseil mondial de l’or (WGC), la demande du métal précieux a baissé durant les trois premiers trimestres de l’année.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Si les prévisions à moyen terme du marché du manganèse sont plutôt bonnes, ce marché est également très instable, car dépendant de la production mondiale d’acier.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Si le secteur minier ivoirien, du fait de sa jeunesse, a pu échapper à la chute des prix en 2015, nul ne peut attester que ce sera le cas si nouvelle crise il y a. Mais en attendant, le pays peut garder le sourire, il réussit pour le moment son pari, celui de diversifier son économie en tirant profit de ses ressources minières.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;texte&quot;&gt;Dossier réalisé par Louis-Nino Kansoun&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171201/nclbdjeigdaebfpe.png&quot; alt=&quot;nclbdjeigdaebfpe&quot; width=&quot;147&quot; height=&quot;147&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="Dossier" />
	</entry>
	<entry>
		<title>Radiographie d’Azur Telecom, l’opérateur en danger au Gabon, au Congo et en Centrafrique</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com/dossier/2311-52310-radiographie-d-azur-telecom-l-operateur-en-danger-au-gabon-au-congo-et-en-centrafrique"/>
		<published>2017-11-24T13:26:00+01:00</published>
		<updated>2017-11-24T13:26:00+01:00</updated>
		<id>https://www.agenceecofin.com/dossier/2311-52310-radiographie-d-azur-telecom-l-operateur-en-danger-au-gabon-au-congo-et-en-centrafrique</id>
		<author>
			<name>Agence Ecofin</name>
			<email>equipe.it@mediamania.pro</email>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: initial;&quot;&gt;Le groupe Azur Telecom, ancienne filiale de la Holding Binladen, présente au Gabon, au Congo, en Centrafrique, et tout récemment en France rencontre des difficultés financières depuis 2014. De nombreuses indiscrétions situent actuellement la société dans le rouge. Mais résilient, l’opérateur qui rêve toujours de lendemains prospères ne lâche rien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En 2016, de nombreuses indiscrétions ont fait état de la mauvaise santé financière du groupe Azur Telecom. Certaines présageaient même une faillite prochaine de l’opérateur télécoms en Afrique. Que nenni, avait alors démenti Souleymane Diallo, le directeur de la communication du groupe. Bien qu’il reconnaisse que la société traverse «&amp;nbsp;&lt;em&gt;un contexte difficile&amp;nbsp;&lt;/em&gt;», le porte-parole déroulait une série de projets d’envergure couvée par la société télécoms. Cependant, il ne fournissait aucune information précise sur la santé financière réelle du groupe, à même de taire définitivement les rumeurs sur une éventuelle cessation prochaine d’activité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Malgré le démenti, Azur Telecom poursuivait avec ses contre-performances enregistrées depuis 2014. &amp;nbsp;L’absence de positionnement stratégique de l’entreprise dans ses marchés africains du Gabon, du Congo et de Centrafrique, en proie à une rude concurrence et en pleine mutation depuis 2012, laissait clairement entrevoir de sérieuses difficultés financières entravant sa capacité à investir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171124/Azur-gabon.jpg&quot; alt=&quot;Azur gabon&quot; width=&quot;640&quot; height=&quot;455&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Malgré le démenti, Azur Telecom poursuivait avec ses contre-performances enregistrées depuis 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au 31 décembre 2016, l’opérateur utilisait encore la technologie 2G, largement dépassée, alors que ses concurrents proposaient la 3G/4G depuis plusieurs années déjà. Le groupe a stagné technologiquement depuis son entrée sur le continent, arrivant rapidement au bout de sa marge de croissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le début de la fin&amp;nbsp;? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les dernières performances financières connues d’Azur Telecom, dévoilées par Jean-Bruno Obambi, son président directeur général, datent de 2011, 2012 et 2013. Elles sont toutes positives. La société télécoms enregistrait un chiffre d’affaires en croissance&amp;nbsp;: 3 milliards Fcfa en 2011&amp;nbsp;; 6 milliards Fcfa en 2012&amp;nbsp;et 8 milliards Fcfa en 2013. Des performances que Jean Bruno Obambi présentait comme le produit d’un savant équilibre de l’entreprise entre ses charges et ses revenus. Mais aucune information sur l’investissement réalisé, ou encore sur les charges opérationnelles n’était associé à ces bons résultats. Des données pourtant essentielles pour déterminer si le groupe, malgré son chiffre d’affaires croissant, enregistrait effectivement des bénéfices.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Aucune information sur l’investissement réalisé, ou encore sur les charges opérationnelles, n’était associé à ces bons résultats.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Sous la pression de ses rivaux, le groupe télécoms a tenté tant bien que mal de résister. Le 27 mai 2014, il a signé un partenariat avec Monaco Telecom. L’opérateur monégasque avait comme mission de l’aider à réviser son plan d’affaires et de l’accompagner pendant trois ans dans divers secteurs comme le marketing, le développement du réseau, la gestion du trafic international, etc. Le 22 octobre, Azur Telecom a organisé un forum sur son développement. Au cours de l’évènement, des contacts ont été pris avec plusieurs institutions dont la Société financière internationale (SFI), branche de la Banque mondiale pour les investissements privés, la Netherlands Development Finance Company (FMO) ou encore la Banque de développement des Etats d’Afrique centrale (BDEAC). Azur Telecom recherchait des financements conséquents pour redynamiser ses filiales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Figées dans le temps&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Prises dans le contexte de leur marché d’opération respectif, les filiales du groupe Azur Telecom présentent chacune des fortunes diverses. Leurs activités, comparées à celles de la concurrence, laissent entrevoir un étau qui se resserre progressivement et qui pourrait les conduire à la faillite si de bonnes mesures ne sont pas prises à temps.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;La société demeure figée sur la 2G dans la majorité de ses marchés africains. Une aubaine pour les opérateurs concurrents.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Que ce soit au Gabon, au Congo ou en Centrafrique, les rapports des différents organes de régulation du marché télécoms révèlent que le groupe Azur Telecom fait, au mieux, du sur place. Alors que les parts de marché de ses concurrents ont évolué d’année en année, tout comme la technologie mobile proposée, du côté d’Azur Telecom c’est toujours le statu quo. La société demeure figée sur la 2G dans la majorité de ses marchés africains. Une aubaine pour les opérateurs concurrents. Même les services à valeur ajoutée comme le Mobile Money, nouveaux relais de croissance, Azur Telecom ne les propose pas encore. En somme, le groupe évolue sur le marché télécoms sans véritable plus value à même d’empêcher une saignée des consommateurs et des revenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;&lt;strong&gt;Gabon&amp;nbsp;: Azur au bord de la liquidation judiciaire&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’Administrateur directeur général, Jonas Marie Vane Kringer, nommé en mai 2017 en remplacement de Jean-Bruno Obambi a démissionné le 8 novembre 2017&amp;nbsp;; une grève des travailleurs paralyse l’entreprise&amp;nbsp;; les créanciers ont engagé une saisie conservatoire des comptes en banques de l’opérateur.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La situation qui prévaut actuellement à Usan Gabon, opérant sous la marque Azur, est chaotique. Les activités de l’entreprise télécoms sont perturbées depuis près de trois semaines par une grève des employés qui réclament huit mois d’arriérés de salaire. Jean Marie Vane Kringer, le nouvel administrateur directeur général, désigné en mai 2017 pour remplacer Jean-Bruno Obambi, a démissionné de ses fonctions le 08 novembre 2017. Il justifie sa décision par l’intervention de l’ex-ADG, par ailleurs&amp;nbsp; président directeur général d’Azur Telecom, dans la gestion de l’entreprise. Il accuse Jean-Bruno Obambi d’avoir instauré un nouveau mode de management qui ne cadre pas avec&amp;nbsp;&lt;em&gt;«sa vision et ses valeurs». &lt;/em&gt;Autre coup dur encaissé par la société télécoms&amp;nbsp;: le refus de ses créanciers de lui accorder une nouvelle échéance pour le règlement de ses dettes. L’opérateur est menacé d’une saisie conservatoire de ses comptes en banque. Une situation qui pourrait entraîner une liquidation de la filiale gabonaise d’Azur Telecom et l’arrêt définitif de l’aventure gabonaise.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171124/Azur-greve-GAbon.jpg&quot; alt=&quot;Azur greve GAbon&quot; width=&quot;397&quot; height=&quot;254&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Les activités de l’entreprise télécoms sont perturbées depuis près de trois semaines par une grève des employés qui réclament huit mois d’arriérés de salaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au terme du second trimestre 2017, l’Autorité de régulation des postes et des communications électroniques du Gabon (Arcep) situait Azur Gabon à la dernière place du marché télécom national avec 142&amp;nbsp;271 abonnés sur un total de 2&amp;nbsp;932&amp;nbsp;304 consommateurs. Soit une part de marché de 4,85%. L’entreprise qui se situait à 7,98% en 2016 a encore chuté au Gabon où le un taux de pénétration du mobile est de 164,33%. Azur ne doit encore sa place sur le marché télécoms national qu’au phénomène de Multi-SIM. La société qui propose des tarifs d’appels et SMS assez avantageux bénéficie encore de la fidélité de quelques abonnés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Lors de son lancement en 2009, aux côtés de Zain (racheté par Airtel en 2010), Libertis de Gabon Telecom, et Moov (ancienne filiale d’Etisalat acquise en 2015 par Maroc Telecom), l’opérateur affichait une ambition claire: attirer la plus grande marge de la population, celle à petits moyens, pour se construire rapidement une place de marché confortable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171124/Azur-greve-GAbon2.jpg&quot; alt=&quot;Azur greve GAbon2&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;416&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Azur ne doit encore sa place sur le marché télécoms national qu’au phénomène de Multi-SIM.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Grâce à une licence télécoms d’une durée de validité de 15 ans et un investissement initial de 50 millions de dollars (30,42 milliards Fcfa), Azur Telecom avait directement attaqué le marché avec la communication voix, facturée à la seconde. Une nouveauté qui cassait le prix de la minute d’appel et lui offrait de bien belles perspectives. Mais le manque de visibilité d’Azur Telecom, sa peine à investir rapidement dans l’extension de son réseau à travers le pays et dans des services innovants ont fauché ces ambitions. Ses concurrents qui ont su anticiper en investissant abondamment dans des réseaux plus robustes, plus étendus, ont veillé à une progression sûre de leur part de marché et de leurs revenus. Airtel et Moov ont attaqué de nouveaux segments de marché comme la finance mobile. En 2015, Libertis et Airtel ont enfoncé le clou en révolutionnant le marché de la data avec la 3G et la 4G. Ils ont été rejoints en novembre 2016 par Moov.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les relevés de l’Arcep sur le marché télécoms de 2009 à 2016 révèlent qu’Azur Gabon n’a jamais dépassé la barre des 250&amp;nbsp;000 utilisateurs, en huit ans d’activité dans le pays. Sa part de marché n’a jamais excédé 10%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;Congo&amp;nbsp;: &amp;nbsp;annoncée pour septembre,&amp;nbsp; la 3G est toujours attendue&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;En décembre 2016, Azur Telecom dévoilait ses préparatifs pour proposer le haut débit à ses consommateurs au troisième trimestre de 2017. L’opérateur qui indiquait être dans l’attente de la licence 3G/4G demandée à l’Autorité de régulation des communications électronique et des postes (Arcep), soulignait que son cœur de réseau 3G financé sur fonds propres était déjà livré à Brazzaville. Ce ne serait donc plus qu’une question de temps.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La 3G annoncée pour septembre 2017 au Congo se fait encore attendre. Pourtant, les consommateurs y ont vraiment cru. Le bond qualitatif envisagée par la société télécoms a fait rêver plus d’un qui espérait enfin un service haut débit de meilleure qualité et à petits prix. Le 15 juillet 2017, Jean-Bruno Obambi, le grand patron du groupe Azur Telecom, expliquait que des sites GSM de quatrième génération étaient déjà en cours d’installation dans le pays, dans le cadre d’un contrat de service signé avec le groupe Speedcast, spécialisé dans la fourniture de services de communication et IT. Mais deux mois plus tard, rien n’a bougé. La société propose toujours aux populations ses habituels services sur 2G.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171124/JBO-gabon.jpg&quot; alt=&quot;JBO gabon&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;305&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Pourtant, les consommateurs y ont vraiment cru.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La connectivité haut débit, Azur Congo en a pourtant bien besoin pour insuffler un peu de dynamisme à ses activités. Au troisième trimestre 2017, l’entreprise est toujours dernière du marché mobile national avec 340&amp;nbsp;000 abonnés dans un pays de 4,9 millions d’abonnés. Une place qu’elle n’a jamais quittée depuis son entrée dans le pays en 2010. En termes de part de marché, la société télécoms a reculé de 8% au premier trimestre de l’année à 6,9%. MTN et Airtel conservent les plus grosses parts du gâteau avec respectivement 47,2% et 42,4%, selon les dernières données de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (Arpce).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Sur le marché télécoms congolais, malgré sa technologie mobile désuète, Azur Telecom s’est toujours illustré par une bien meilleure qualité de réseau. Dans la majorité des cas où le régulateur télécoms a du prendre des mesures conservatoires contre les opérateurs télécoms, la société a généralement été la seule à ne pas être véritablement inquiétée. Sa politique de petits prix, similaire à celle du Gabon, lui a valu la confiance d’une niche de consommateurs dès son entrée dans le pays en 2010. Mais cette stratégie ne fait plus effet depuis qu’Airtel a lancé la 3G en 2011. MTN lui a emboîté le pas en 2013 avant de se propulser plus loin avec la 4G en 2016. Aujourd’hui, grâce au haut débit, les deux opérateurs sont les préférés du marché bien qu’ils enregistrent de nombreuses de plaintes des consommateurs sur la mauvaise qualité du réseau et la cherté des services. Ils ont su séduire la majorité avec leurs produits innovants.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Aujourd’hui, grâce au haut débit, les deux opérateurs sont les préférés du marché bien qu’ils enregistrent de nombreuses plaintes des consommateurs sur la mauvaise qualité du réseau et la cherté des services.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au-delà du haut débit, MTN et Airtel ont révolutionné l’usage du mobile au Congo en introduisant le service de transfert d’argent. Azur Congo, de son côté, est demeuré passif durant tous ces changements. La société n’a cessé de peiner, perdant même pied après la sortie de Warid Telecom en 2013, racheté par Airtel. En 2014, son parc d’abonnés s’établissait à 363&amp;nbsp;000 clients. En 2015, il a reculé à 347&amp;nbsp;000&amp;nbsp;abonnés puis 331&amp;nbsp;000 abonnés en 2016. Au troisième trimestre 2017, ce parc a légèrement augmenté pour se situer à 340&amp;nbsp;000 clients.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;Centrafrique&amp;nbsp;: le haut débit sur mobile, enfin&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;C’est dans ce marché en pleine reconstruction que le groupe Azur Telecom a introduit la 3G+ le 05 juillet 2017. La société qui a sept ans de retard sur la concurrence, rêve d’un retour en force sur un marché télécoms en pleine reconstruction. C’est la concrétisation d’une promesse faite en 2016 par Jean-Bruno Obambi. Le président directeur général du groupe télécoms avait annoncé une reprise de l’investissement en Centrafrique une fois la stabilité politique du pays retrouvée.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le groupe Azur Telecom a réalisé un bond qualitatif en Centrafrique au début du second semestre de 2017. Le 05 juillet, la société a lancé la 3G+ dans le pays. Pour le moment, seule la ville de Bangui, la capitale, est couverte. Les autres régions du pays sont en projet. Le nouveau réseau d’Azur Centrafrique, il a été déployé en collaboration avec Huawei, grâce à un crédit fournisseur de l’équipementier télécoms chinois, complété par un financement local libéré par la Banque Sahélo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC) Centrafrique. En gros, c’est un investissement de près de 5 millions de dollars que le groupe télécoms a effectué dans le pays où il dit détenir la licence 3G depuis 2009.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171124/Azur-bangui.jpg&quot; alt=&quot;Azur bangui&quot; width=&quot;700&quot; height=&quot;447&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Le 05 juillet, la société a lancé la 3G+ dans le pays. Pour le moment, seule la ville de Bangui, la capitale, est couverte.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Avec la 3G, Azur Telecom a rejoint ses grands concurrents que sont Orange et Telecel dans les segments de la voix et de la data haut débit. Jean-Bruno Obambi, le président-directeur général du groupe Azur Telecom, indiquait qu’à travers le lancement de cette technologie mobile, l’opérateur a tranché avec le passé et a réaffirmé à ses abonnés sa &lt;em&gt;«&amp;nbsp;quête permanente d’innovations&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Mais le lancement du haut débit par Azur Centrafrique intervient dans un contexte assez tendu entre le personnel de la compagnie et ses dirigeants. Les travailleurs réclament le paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaires. La revendication qui s’est poursuivie durant toute la semaine dernière a débouché sur la décision du ministre des postes et télécommunications, Justin Gourna-Zacko, de suspendre temporairement le réseau Azur. La mesure a été prise au cours d’une rencontre avec les grévistes le 21 novembre 2017. La direction de l’opérateur a décidé d’introduire une requête à l’intention du Premier ministère afin que cette décision soit annulée. Le Pdg du groupe est annoncée à Bangui au début du mois de décembre pour apporter des solutions à la crise que traverse Azur Centrafrique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La crise politique et les violences communautaires qu’à traversé la Centrafrique de 2013 à 2016 ont nuit gravement aux activités de l’opérateur et pesé sur le revenu du groupe. Jean-Bruno Obambi indiquait en 2016 qu’une grande partie du réseau d’Azur Centrafrique a été détruit dans le Nord du pays et jusque dans la capitale, Bangui. Il estimait le préjudice financier à plus de 3 milliards de Fcfa. Le parc clients de 300&amp;nbsp;000 personnes, péniblement fidélisé dans un marché disputé à trois concurrents n’était plus que d’environ 200&amp;nbsp;000 individus. Le chiffre d’affaires d’Azur Centrafrique a également plongé. Selon un audit réalisé par la compagnie en mai 2016, ses revenus qui étaient de 5,5 milliards de Fcfa en 2012 n’étaient plus que de 2,3 milliards Fcfa en 2015. L’entreprise était endettée. La société Telsoft, chargée de la gestion de l’entrée et la sortie des appels internationaux pour l’opérateur, sur la période 2013-2015, lui réclamait la somme de 1,5 milliard Fcfa. D’autres sociétés lui revendiquaient également le paiement de leurs prestations. Face à cette pression, Azur Telecom avait obtenu en septembre 2015 un jugement du tribunal de commerce de Bangui lui permettant d’étaler le règlement de ces créances.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Depuis près de dix ans que la société opère en Centrafrique, sa part de marché a beaucoup chuté. En 2016, elle avoisinait 8,69% alors qu’en 2014 elle atteignait déjà 24%.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La société, qui affiche une faible couverture du territoire, rivalise difficilement contre Telecel qui propose ses services télécoms sur mobile depuis 1996, et la 3G depuis 2010. La filiale du groupe Niel Telecom est l’opérateur dominant du marché. Azur Telecom est également en concurrence avec Orange qui est présent dans le pays depuis 2007, et qui a lancé la 3G en 2013. Contrairement à ses deux marchés du Gabon et du Congo, Azur Telecom n’était pas dernier en Centrafrique, en 2016. La filiale devançait Moov, filiale de Maroc Telecom, qui affichait près de 145&amp;nbsp;000 abonnés pour 6,30% de part de marché.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;sous-titre&quot;&gt;Les perspectives jusqu’en 2021&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour renouer avec la croissance qui lui fait actuellement défaut dans ses trois marchés du Gabon, du Congo et de Centrafrique, le groupe Azur Telecom conserve dans ses tiroirs quelques projets. La société qui espère les mettre en oeuvre dans les cinq prochaines années, cible particulièrement l’Internet et à la finance mobile. Ces segments sont présentés par tous les grands cabinets d’analyses comme les futurs pôles de croissance du mobile en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Internet et Mobile Money&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au Gabon, Azur Telecom prévoyait le déploiement d’une infrastructure Hotspot Wifi dans les villes de Libreville et Port-Gentil, en partenariat avec CFAO Technologies. L’infrastructure qui devait être mise en service pendant la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) organisée par le Gabon du 14 janvier au 5 février 2017, pour offrir aux populations un accès aisé à Internet, pourrait devenir une réalité si le groupe réussit à stabiliser ses activité dans le pays et à renouer avec la croissance.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au Congo, le groupe télécoms veut déployer des bornes Wifi à Brazzaville et à Pointe Noire une fois la licence 4G/3G enfin octroyée par l’Autorité de régulation des postes et communications électroniques (Arpce). Avec ce sésame, la compagnie compte rivaliser à nouveau avec MTN et Airtel.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Du côté de la Centrafrique, afin de susciter la consommation sur la 3G+ déjà lancée, Azur Telecom de lancer un programme d’installation de points d’accès publics (Hotspots) Wifi dans la capitale Bangui. Tout en réalisant ses investissements dans l’Internet, Azur Telecom prévoit également de faire son entrée dans le Mobile Money en s’associant d’ici la fin de l’année 2017, en partenariat avec les aux filiales gabonaise et congolaise de la BGFI Bank et à la filiale centrafricaine de la Banque Sahélo-Saharienne pour l'Investissement et le Commerce (BSIC). Au-delà de l’Internet et de la finance mobile, Azur Telecom s’est aussi lancé dans la redynamisation de son segment voix à travers Azur France.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Azur France&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le 28 décembre 2016, Azur Telecom a lancé sa filiale française&amp;nbsp;: Azur France. Jean Bruno Obambi, le président directeur général du groupe, avait présenté cette nouvelle entité comme un catalyseur. Le groupe télécoms espère ainsi susciter l’augmentation du trafic voix entre la diaspora de ses marchés africains, basée en France, et leurs familles restées au pays. C’est une solution pour rentabiliser son faible parc d’abonnés africains&amp;nbsp;; dans des marchés concurrentiels&amp;nbsp;; qui produit un faible trafic télécoms et génère jusqu’ici de faibles revenus. L’idée est qu’Azur France constitue, avec Azur Gabon, Centrafrique et Congo, un réseau unique dans lequel les frais de roaming entre l’Afrique et la France ne seront pas appliqués.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Azur France constitue, avec Azur Gabon, Centrafrique et Congo, un réseau unique dans lequel les frais de roaming entre l’Afrique et la France ne seront pas appliqués.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les cartes SIM qu’Azur France commercialise depuis le 31 décembre 2016 sont «&amp;nbsp;&lt;em&gt;double numéros&lt;/em&gt;&amp;nbsp;». Elles abritent un numéro français utilisable sur le réseau français et un autre numéro destiné à l’un de ses réseaux africains du groupe. Pour ses opérations en France, Azur fonctionne sur le modèle d’opérateur de réseau mobile virtuel (MVNO). Le groupe avait signé à cet effet un accord de partenariat avec l’opérateur en marque blanche Legos. Azur France fonctionne sur la technologie 4G.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’heure de concrétiser &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le groupe Azur Telecom est conscient de ses lacunes. Il est également conscient des mesures à prendre pour figurer dans la liste des opérateurs de renom.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le nombre de projets en stock le prouve. Ils sont calqués sur les besoins des consommateurs en connectivité et en services innovants. Les zones rurales, encore faiblement connectées, représentent de potentielles niches de marché sur lesquelles la société peut capitaliser pour se relancer dans la course sur le continent. Viettel l’a fait en Tanzanie en entrant le dernier dans un marché disputé avec six opérateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171124/abonne-Azur.jpg&quot; alt=&quot;abonne Azur&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;357&quot; class=&quot;illustration-sans-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La filiale de Bintel LTD devra cependant se presser pour concrétiser ses nombreuses ambitions car la concurrence qui a pris une bonne longueur d’avance bénéficiera grandement de son échec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dossier réalisé par Muriel Edjo&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171124/Muriel_p.png&quot; alt=&quot;Muriel p&quot; width=&quot;126&quot; height=&quot;118&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color: initial;&quot;&gt;Le groupe Azur Telecom, ancienne filiale de la Holding Binladen, présente au Gabon, au Congo, en Centrafrique, et tout récemment en France rencontre des difficultés financières depuis 2014. De nombreuses indiscrétions situent actuellement la société dans le rouge. Mais résilient, l’opérateur qui rêve toujours de lendemains prospères ne lâche rien.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En 2016, de nombreuses indiscrétions ont fait état de la mauvaise santé financière du groupe Azur Telecom. Certaines présageaient même une faillite prochaine de l’opérateur télécoms en Afrique. Que nenni, avait alors démenti Souleymane Diallo, le directeur de la communication du groupe. Bien qu’il reconnaisse que la société traverse «&amp;nbsp;&lt;em&gt;un contexte difficile&amp;nbsp;&lt;/em&gt;», le porte-parole déroulait une série de projets d’envergure couvée par la société télécoms. Cependant, il ne fournissait aucune information précise sur la santé financière réelle du groupe, à même de taire définitivement les rumeurs sur une éventuelle cessation prochaine d’activité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Malgré le démenti, Azur Telecom poursuivait avec ses contre-performances enregistrées depuis 2014. &amp;nbsp;L’absence de positionnement stratégique de l’entreprise dans ses marchés africains du Gabon, du Congo et de Centrafrique, en proie à une rude concurrence et en pleine mutation depuis 2012, laissait clairement entrevoir de sérieuses difficultés financières entravant sa capacité à investir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171124/Azur-gabon.jpg&quot; alt=&quot;Azur gabon&quot; width=&quot;640&quot; height=&quot;455&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Malgré le démenti, Azur Telecom poursuivait avec ses contre-performances enregistrées depuis 2014.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au 31 décembre 2016, l’opérateur utilisait encore la technologie 2G, largement dépassée, alors que ses concurrents proposaient la 3G/4G depuis plusieurs années déjà. Le groupe a stagné technologiquement depuis son entrée sur le continent, arrivant rapidement au bout de sa marge de croissance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Le début de la fin&amp;nbsp;? &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les dernières performances financières connues d’Azur Telecom, dévoilées par Jean-Bruno Obambi, son président directeur général, datent de 2011, 2012 et 2013. Elles sont toutes positives. La société télécoms enregistrait un chiffre d’affaires en croissance&amp;nbsp;: 3 milliards Fcfa en 2011&amp;nbsp;; 6 milliards Fcfa en 2012&amp;nbsp;et 8 milliards Fcfa en 2013. Des performances que Jean Bruno Obambi présentait comme le produit d’un savant équilibre de l’entreprise entre ses charges et ses revenus. Mais aucune information sur l’investissement réalisé, ou encore sur les charges opérationnelles n’était associé à ces bons résultats. Des données pourtant essentielles pour déterminer si le groupe, malgré son chiffre d’affaires croissant, enregistrait effectivement des bénéfices.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Aucune information sur l’investissement réalisé, ou encore sur les charges opérationnelles, n’était associé à ces bons résultats.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Sous la pression de ses rivaux, le groupe télécoms a tenté tant bien que mal de résister. Le 27 mai 2014, il a signé un partenariat avec Monaco Telecom. L’opérateur monégasque avait comme mission de l’aider à réviser son plan d’affaires et de l’accompagner pendant trois ans dans divers secteurs comme le marketing, le développement du réseau, la gestion du trafic international, etc. Le 22 octobre, Azur Telecom a organisé un forum sur son développement. Au cours de l’évènement, des contacts ont été pris avec plusieurs institutions dont la Société financière internationale (SFI), branche de la Banque mondiale pour les investissements privés, la Netherlands Development Finance Company (FMO) ou encore la Banque de développement des Etats d’Afrique centrale (BDEAC). Azur Telecom recherchait des financements conséquents pour redynamiser ses filiales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Figées dans le temps&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Prises dans le contexte de leur marché d’opération respectif, les filiales du groupe Azur Telecom présentent chacune des fortunes diverses. Leurs activités, comparées à celles de la concurrence, laissent entrevoir un étau qui se resserre progressivement et qui pourrait les conduire à la faillite si de bonnes mesures ne sont pas prises à temps.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;La société demeure figée sur la 2G dans la majorité de ses marchés africains. Une aubaine pour les opérateurs concurrents.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Que ce soit au Gabon, au Congo ou en Centrafrique, les rapports des différents organes de régulation du marché télécoms révèlent que le groupe Azur Telecom fait, au mieux, du sur place. Alors que les parts de marché de ses concurrents ont évolué d’année en année, tout comme la technologie mobile proposée, du côté d’Azur Telecom c’est toujours le statu quo. La société demeure figée sur la 2G dans la majorité de ses marchés africains. Une aubaine pour les opérateurs concurrents. Même les services à valeur ajoutée comme le Mobile Money, nouveaux relais de croissance, Azur Telecom ne les propose pas encore. En somme, le groupe évolue sur le marché télécoms sans véritable plus value à même d’empêcher une saignée des consommateurs et des revenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;&lt;strong&gt;Gabon&amp;nbsp;: Azur au bord de la liquidation judiciaire&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’Administrateur directeur général, Jonas Marie Vane Kringer, nommé en mai 2017 en remplacement de Jean-Bruno Obambi a démissionné le 8 novembre 2017&amp;nbsp;; une grève des travailleurs paralyse l’entreprise&amp;nbsp;; les créanciers ont engagé une saisie conservatoire des comptes en banques de l’opérateur.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La situation qui prévaut actuellement à Usan Gabon, opérant sous la marque Azur, est chaotique. Les activités de l’entreprise télécoms sont perturbées depuis près de trois semaines par une grève des employés qui réclament huit mois d’arriérés de salaire. Jean Marie Vane Kringer, le nouvel administrateur directeur général, désigné en mai 2017 pour remplacer Jean-Bruno Obambi, a démissionné de ses fonctions le 08 novembre 2017. Il justifie sa décision par l’intervention de l’ex-ADG, par ailleurs&amp;nbsp; président directeur général d’Azur Telecom, dans la gestion de l’entreprise. Il accuse Jean-Bruno Obambi d’avoir instauré un nouveau mode de management qui ne cadre pas avec&amp;nbsp;&lt;em&gt;«sa vision et ses valeurs». &lt;/em&gt;Autre coup dur encaissé par la société télécoms&amp;nbsp;: le refus de ses créanciers de lui accorder une nouvelle échéance pour le règlement de ses dettes. L’opérateur est menacé d’une saisie conservatoire de ses comptes en banque. Une situation qui pourrait entraîner une liquidation de la filiale gabonaise d’Azur Telecom et l’arrêt définitif de l’aventure gabonaise.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171124/Azur-greve-GAbon.jpg&quot; alt=&quot;Azur greve GAbon&quot; width=&quot;397&quot; height=&quot;254&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Les activités de l’entreprise télécoms sont perturbées depuis près de trois semaines par une grève des employés qui réclament huit mois d’arriérés de salaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au terme du second trimestre 2017, l’Autorité de régulation des postes et des communications électroniques du Gabon (Arcep) situait Azur Gabon à la dernière place du marché télécom national avec 142&amp;nbsp;271 abonnés sur un total de 2&amp;nbsp;932&amp;nbsp;304 consommateurs. Soit une part de marché de 4,85%. L’entreprise qui se situait à 7,98% en 2016 a encore chuté au Gabon où le un taux de pénétration du mobile est de 164,33%. Azur ne doit encore sa place sur le marché télécoms national qu’au phénomène de Multi-SIM. La société qui propose des tarifs d’appels et SMS assez avantageux bénéficie encore de la fidélité de quelques abonnés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Lors de son lancement en 2009, aux côtés de Zain (racheté par Airtel en 2010), Libertis de Gabon Telecom, et Moov (ancienne filiale d’Etisalat acquise en 2015 par Maroc Telecom), l’opérateur affichait une ambition claire: attirer la plus grande marge de la population, celle à petits moyens, pour se construire rapidement une place de marché confortable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171124/Azur-greve-GAbon2.jpg&quot; alt=&quot;Azur greve GAbon2&quot; width=&quot;400&quot; height=&quot;416&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Azur ne doit encore sa place sur le marché télécoms national qu’au phénomène de Multi-SIM.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Grâce à une licence télécoms d’une durée de validité de 15 ans et un investissement initial de 50 millions de dollars (30,42 milliards Fcfa), Azur Telecom avait directement attaqué le marché avec la communication voix, facturée à la seconde. Une nouveauté qui cassait le prix de la minute d’appel et lui offrait de bien belles perspectives. Mais le manque de visibilité d’Azur Telecom, sa peine à investir rapidement dans l’extension de son réseau à travers le pays et dans des services innovants ont fauché ces ambitions. Ses concurrents qui ont su anticiper en investissant abondamment dans des réseaux plus robustes, plus étendus, ont veillé à une progression sûre de leur part de marché et de leurs revenus. Airtel et Moov ont attaqué de nouveaux segments de marché comme la finance mobile. En 2015, Libertis et Airtel ont enfoncé le clou en révolutionnant le marché de la data avec la 3G et la 4G. Ils ont été rejoints en novembre 2016 par Moov.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les relevés de l’Arcep sur le marché télécoms de 2009 à 2016 révèlent qu’Azur Gabon n’a jamais dépassé la barre des 250&amp;nbsp;000 utilisateurs, en huit ans d’activité dans le pays. Sa part de marché n’a jamais excédé 10%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;Congo&amp;nbsp;: &amp;nbsp;annoncée pour septembre,&amp;nbsp; la 3G est toujours attendue&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;En décembre 2016, Azur Telecom dévoilait ses préparatifs pour proposer le haut débit à ses consommateurs au troisième trimestre de 2017. L’opérateur qui indiquait être dans l’attente de la licence 3G/4G demandée à l’Autorité de régulation des communications électronique et des postes (Arcep), soulignait que son cœur de réseau 3G financé sur fonds propres était déjà livré à Brazzaville. Ce ne serait donc plus qu’une question de temps.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La 3G annoncée pour septembre 2017 au Congo se fait encore attendre. Pourtant, les consommateurs y ont vraiment cru. Le bond qualitatif envisagée par la société télécoms a fait rêver plus d’un qui espérait enfin un service haut débit de meilleure qualité et à petits prix. Le 15 juillet 2017, Jean-Bruno Obambi, le grand patron du groupe Azur Telecom, expliquait que des sites GSM de quatrième génération étaient déjà en cours d’installation dans le pays, dans le cadre d’un contrat de service signé avec le groupe Speedcast, spécialisé dans la fourniture de services de communication et IT. Mais deux mois plus tard, rien n’a bougé. La société propose toujours aux populations ses habituels services sur 2G.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171124/JBO-gabon.jpg&quot; alt=&quot;JBO gabon&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;305&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Pourtant, les consommateurs y ont vraiment cru.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La connectivité haut débit, Azur Congo en a pourtant bien besoin pour insuffler un peu de dynamisme à ses activités. Au troisième trimestre 2017, l’entreprise est toujours dernière du marché mobile national avec 340&amp;nbsp;000 abonnés dans un pays de 4,9 millions d’abonnés. Une place qu’elle n’a jamais quittée depuis son entrée dans le pays en 2010. En termes de part de marché, la société télécoms a reculé de 8% au premier trimestre de l’année à 6,9%. MTN et Airtel conservent les plus grosses parts du gâteau avec respectivement 47,2% et 42,4%, selon les dernières données de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (Arpce).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Sur le marché télécoms congolais, malgré sa technologie mobile désuète, Azur Telecom s’est toujours illustré par une bien meilleure qualité de réseau. Dans la majorité des cas où le régulateur télécoms a du prendre des mesures conservatoires contre les opérateurs télécoms, la société a généralement été la seule à ne pas être véritablement inquiétée. Sa politique de petits prix, similaire à celle du Gabon, lui a valu la confiance d’une niche de consommateurs dès son entrée dans le pays en 2010. Mais cette stratégie ne fait plus effet depuis qu’Airtel a lancé la 3G en 2011. MTN lui a emboîté le pas en 2013 avant de se propulser plus loin avec la 4G en 2016. Aujourd’hui, grâce au haut débit, les deux opérateurs sont les préférés du marché bien qu’ils enregistrent de nombreuses de plaintes des consommateurs sur la mauvaise qualité du réseau et la cherté des services. Ils ont su séduire la majorité avec leurs produits innovants.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Aujourd’hui, grâce au haut débit, les deux opérateurs sont les préférés du marché bien qu’ils enregistrent de nombreuses plaintes des consommateurs sur la mauvaise qualité du réseau et la cherté des services.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au-delà du haut débit, MTN et Airtel ont révolutionné l’usage du mobile au Congo en introduisant le service de transfert d’argent. Azur Congo, de son côté, est demeuré passif durant tous ces changements. La société n’a cessé de peiner, perdant même pied après la sortie de Warid Telecom en 2013, racheté par Airtel. En 2014, son parc d’abonnés s’établissait à 363&amp;nbsp;000 clients. En 2015, il a reculé à 347&amp;nbsp;000&amp;nbsp;abonnés puis 331&amp;nbsp;000 abonnés en 2016. Au troisième trimestre 2017, ce parc a légèrement augmenté pour se situer à 340&amp;nbsp;000 clients.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;Centrafrique&amp;nbsp;: le haut débit sur mobile, enfin&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;C’est dans ce marché en pleine reconstruction que le groupe Azur Telecom a introduit la 3G+ le 05 juillet 2017. La société qui a sept ans de retard sur la concurrence, rêve d’un retour en force sur un marché télécoms en pleine reconstruction. C’est la concrétisation d’une promesse faite en 2016 par Jean-Bruno Obambi. Le président directeur général du groupe télécoms avait annoncé une reprise de l’investissement en Centrafrique une fois la stabilité politique du pays retrouvée.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le groupe Azur Telecom a réalisé un bond qualitatif en Centrafrique au début du second semestre de 2017. Le 05 juillet, la société a lancé la 3G+ dans le pays. Pour le moment, seule la ville de Bangui, la capitale, est couverte. Les autres régions du pays sont en projet. Le nouveau réseau d’Azur Centrafrique, il a été déployé en collaboration avec Huawei, grâce à un crédit fournisseur de l’équipementier télécoms chinois, complété par un financement local libéré par la Banque Sahélo-Saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC) Centrafrique. En gros, c’est un investissement de près de 5 millions de dollars que le groupe télécoms a effectué dans le pays où il dit détenir la licence 3G depuis 2009.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171124/Azur-bangui.jpg&quot; alt=&quot;Azur bangui&quot; width=&quot;700&quot; height=&quot;447&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Le 05 juillet, la société a lancé la 3G+ dans le pays. Pour le moment, seule la ville de Bangui, la capitale, est couverte.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Avec la 3G, Azur Telecom a rejoint ses grands concurrents que sont Orange et Telecel dans les segments de la voix et de la data haut débit. Jean-Bruno Obambi, le président-directeur général du groupe Azur Telecom, indiquait qu’à travers le lancement de cette technologie mobile, l’opérateur a tranché avec le passé et a réaffirmé à ses abonnés sa &lt;em&gt;«&amp;nbsp;quête permanente d’innovations&amp;nbsp;».&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Mais le lancement du haut débit par Azur Centrafrique intervient dans un contexte assez tendu entre le personnel de la compagnie et ses dirigeants. Les travailleurs réclament le paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaires. La revendication qui s’est poursuivie durant toute la semaine dernière a débouché sur la décision du ministre des postes et télécommunications, Justin Gourna-Zacko, de suspendre temporairement le réseau Azur. La mesure a été prise au cours d’une rencontre avec les grévistes le 21 novembre 2017. La direction de l’opérateur a décidé d’introduire une requête à l’intention du Premier ministère afin que cette décision soit annulée. Le Pdg du groupe est annoncée à Bangui au début du mois de décembre pour apporter des solutions à la crise que traverse Azur Centrafrique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La crise politique et les violences communautaires qu’à traversé la Centrafrique de 2013 à 2016 ont nuit gravement aux activités de l’opérateur et pesé sur le revenu du groupe. Jean-Bruno Obambi indiquait en 2016 qu’une grande partie du réseau d’Azur Centrafrique a été détruit dans le Nord du pays et jusque dans la capitale, Bangui. Il estimait le préjudice financier à plus de 3 milliards de Fcfa. Le parc clients de 300&amp;nbsp;000 personnes, péniblement fidélisé dans un marché disputé à trois concurrents n’était plus que d’environ 200&amp;nbsp;000 individus. Le chiffre d’affaires d’Azur Centrafrique a également plongé. Selon un audit réalisé par la compagnie en mai 2016, ses revenus qui étaient de 5,5 milliards de Fcfa en 2012 n’étaient plus que de 2,3 milliards Fcfa en 2015. L’entreprise était endettée. La société Telsoft, chargée de la gestion de l’entrée et la sortie des appels internationaux pour l’opérateur, sur la période 2013-2015, lui réclamait la somme de 1,5 milliard Fcfa. D’autres sociétés lui revendiquaient également le paiement de leurs prestations. Face à cette pression, Azur Telecom avait obtenu en septembre 2015 un jugement du tribunal de commerce de Bangui lui permettant d’étaler le règlement de ces créances.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Depuis près de dix ans que la société opère en Centrafrique, sa part de marché a beaucoup chuté. En 2016, elle avoisinait 8,69% alors qu’en 2014 elle atteignait déjà 24%.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La société, qui affiche une faible couverture du territoire, rivalise difficilement contre Telecel qui propose ses services télécoms sur mobile depuis 1996, et la 3G depuis 2010. La filiale du groupe Niel Telecom est l’opérateur dominant du marché. Azur Telecom est également en concurrence avec Orange qui est présent dans le pays depuis 2007, et qui a lancé la 3G en 2013. Contrairement à ses deux marchés du Gabon et du Congo, Azur Telecom n’était pas dernier en Centrafrique, en 2016. La filiale devançait Moov, filiale de Maroc Telecom, qui affichait près de 145&amp;nbsp;000 abonnés pour 6,30% de part de marché.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;sous-titre&quot;&gt;Les perspectives jusqu’en 2021&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour renouer avec la croissance qui lui fait actuellement défaut dans ses trois marchés du Gabon, du Congo et de Centrafrique, le groupe Azur Telecom conserve dans ses tiroirs quelques projets. La société qui espère les mettre en oeuvre dans les cinq prochaines années, cible particulièrement l’Internet et à la finance mobile. Ces segments sont présentés par tous les grands cabinets d’analyses comme les futurs pôles de croissance du mobile en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Internet et Mobile Money&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au Gabon, Azur Telecom prévoyait le déploiement d’une infrastructure Hotspot Wifi dans les villes de Libreville et Port-Gentil, en partenariat avec CFAO Technologies. L’infrastructure qui devait être mise en service pendant la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) organisée par le Gabon du 14 janvier au 5 février 2017, pour offrir aux populations un accès aisé à Internet, pourrait devenir une réalité si le groupe réussit à stabiliser ses activité dans le pays et à renouer avec la croissance.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au Congo, le groupe télécoms veut déployer des bornes Wifi à Brazzaville et à Pointe Noire une fois la licence 4G/3G enfin octroyée par l’Autorité de régulation des postes et communications électroniques (Arpce). Avec ce sésame, la compagnie compte rivaliser à nouveau avec MTN et Airtel.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Du côté de la Centrafrique, afin de susciter la consommation sur la 3G+ déjà lancée, Azur Telecom de lancer un programme d’installation de points d’accès publics (Hotspots) Wifi dans la capitale Bangui. Tout en réalisant ses investissements dans l’Internet, Azur Telecom prévoit également de faire son entrée dans le Mobile Money en s’associant d’ici la fin de l’année 2017, en partenariat avec les aux filiales gabonaise et congolaise de la BGFI Bank et à la filiale centrafricaine de la Banque Sahélo-Saharienne pour l'Investissement et le Commerce (BSIC). Au-delà de l’Internet et de la finance mobile, Azur Telecom s’est aussi lancé dans la redynamisation de son segment voix à travers Azur France.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Azur France&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le 28 décembre 2016, Azur Telecom a lancé sa filiale française&amp;nbsp;: Azur France. Jean Bruno Obambi, le président directeur général du groupe, avait présenté cette nouvelle entité comme un catalyseur. Le groupe télécoms espère ainsi susciter l’augmentation du trafic voix entre la diaspora de ses marchés africains, basée en France, et leurs familles restées au pays. C’est une solution pour rentabiliser son faible parc d’abonnés africains&amp;nbsp;; dans des marchés concurrentiels&amp;nbsp;; qui produit un faible trafic télécoms et génère jusqu’ici de faibles revenus. L’idée est qu’Azur France constitue, avec Azur Gabon, Centrafrique et Congo, un réseau unique dans lequel les frais de roaming entre l’Afrique et la France ne seront pas appliqués.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;exergue&quot;&gt;Azur France constitue, avec Azur Gabon, Centrafrique et Congo, un réseau unique dans lequel les frais de roaming entre l’Afrique et la France ne seront pas appliqués.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les cartes SIM qu’Azur France commercialise depuis le 31 décembre 2016 sont «&amp;nbsp;&lt;em&gt;double numéros&lt;/em&gt;&amp;nbsp;». Elles abritent un numéro français utilisable sur le réseau français et un autre numéro destiné à l’un de ses réseaux africains du groupe. Pour ses opérations en France, Azur fonctionne sur le modèle d’opérateur de réseau mobile virtuel (MVNO). Le groupe avait signé à cet effet un accord de partenariat avec l’opérateur en marque blanche Legos. Azur France fonctionne sur la technologie 4G.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;L’heure de concrétiser &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le groupe Azur Telecom est conscient de ses lacunes. Il est également conscient des mesures à prendre pour figurer dans la liste des opérateurs de renom.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le nombre de projets en stock le prouve. Ils sont calqués sur les besoins des consommateurs en connectivité et en services innovants. Les zones rurales, encore faiblement connectées, représentent de potentielles niches de marché sur lesquelles la société peut capitaliser pour se relancer dans la course sur le continent. Viettel l’a fait en Tanzanie en entrant le dernier dans un marché disputé avec six opérateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171124/abonne-Azur.jpg&quot; alt=&quot;abonne Azur&quot; width=&quot;600&quot; height=&quot;357&quot; class=&quot;illustration-sans-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La filiale de Bintel LTD devra cependant se presser pour concrétiser ses nombreuses ambitions car la concurrence qui a pris une bonne longueur d’avance bénéficiera grandement de son échec.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dossier réalisé par Muriel Edjo&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171124/Muriel_p.png&quot; alt=&quot;Muriel p&quot; width=&quot;126&quot; height=&quot;118&quot; /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="Dossier" />
	</entry>
	<entry>
		<title>Les premiers pas de l’industrie nucléaire sur le continent africain</title>
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		<published>2017-10-20T16:15:00+02:00</published>
		<updated>2017-10-20T16:15:00+02:00</updated>
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		<author>
			<name>Agence Ecofin</name>
			<email>equipe.it@mediamania.pro</email>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;texte&quot;&gt;En déficit d’énergie pour assurer son développement et menacée par le réchauffement climatique, l’Afrique envisage de plus en plus de recourir au nucléaire pour sa production de d’électricité. Sur le continent, l’option suscite un intérêt croissant et une inquiétude proportionnelle. Certains pays sont déjà très avancés sur cette voie. Zoom.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;L’Afrique du Sud en avance&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’Afrique du Sud arrive en tête de liste dans le domaine de l’énergie nucléaire en Afrique. Le pays est en effet le seul à disposer à ce jour d’une centrale nucléaire à Koeberg. Avec une capacité de 1800 MW, la centrale, construite par la France, produit environ 5% de l’énergie consommée dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/Koeberg.jpg&quot; alt=&quot;Koeberg&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La centrale nucléaire de Koeberg est la seule du continent africain à ce jour.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Depuis, 2011, le pays a lancé un autre programme nucléaire visant dans un premier temps, la construction de 9600 MW de centrales nucléaires. Cependant, en novembre 2016, il a revu à la baisse cette ambition, se donnant pour objectif d’installer des centrales d’une capacité de 1&amp;nbsp;359 MW d’ici à 2037. Plusieurs acteurs clés du secteur énergétique ont en effet estimé qu’il existait des moyens moins couteux et moins complexes que le nucléaire pour satisfaire la demande énergétique du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La révision à la baisse de ces objectifs n’a cependant pas émoussé l’enthousiasme de l’Eskom la société nationale en charge de la fourniture de l’énergie électrique en Afrique du Sud qui a lancé en décembre une demande de renseignements (RFI) pour la mise en œuvre du programme. Prévue pour être clôturée le 28 avril 2016, la RFI connaitra la participation de plus d’une vingtaine de groupes énergéticiens. Elle permettra au pays de disposer d’informations supplémentaires quant à l’expérience des différents groupes désireux de prendre part à la mise en place du programme, les différentes propositions en termes de technologie et de méthodologie ainsi que les couts des différentes options présentées. Autant de choses qui permettront de mieux documenter ce programme nucléaire auquel de nombreux acteurs reprochent un manque de documentation et d’information qui par ricochet empêche d’apprécier convenablement les possibilités et les modalités de sa mise en œuvre.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Disposer de ces éléments sera bien utile pour les porteurs du programme, dans la mesure où ce dernier est au cœur d’une controverse nationale généralisée. L’une des objections soulevées est relative à son coût élevé et à son efficience. Le ministère de l’énergie avait en effet déclaré que le projet ne serait mis en œuvre que s’il était rentable, mais récemment, une équipe de scientifiques mis en place par Tina Joematt-Perttersson, la ministre de l’énergie, a affirmé que le nucléaire n’était pas l’option la moins chère pour la satisfaction des besoins énergétiques nationaux. Dans le même temps, le trésor public a affirmé à plusieurs reprises qu’il n’avait pas de fonds à consacrer au programme, ce à quoi l’Eskom a répondu que l’initiative pouvait se financer elle-même. L’entité publique a même annoncé qu’elle envisage d’investir 11 milliards&amp;nbsp;$ dans le programme. Le recours au nucléaire en Afrique du Sud suscité également un débat au niveau de la classe politique, aussi bien de l’opposition que de la mouvance, qui craint qu’elle ne soit un terrain propice à la mise en place d’un système de corruption massive. Même sur le plan scientifique, Thyspunt, l’un des deux sites proposés par l’Eskom pour la construction des centrales objets de la RFI lancée a été au cœur d’une controverse à propos d’éventuels risques géologiques qui pourrait entrainer des catastrophes naturelles telles que des tsunamis. Un débat qui a finalement été clos par le Conseil de géoscience de l’Afrique du Sud qui a déclaré Tyspunt apte à accueillir une installation nucléaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En avril 2017, la justice sud-africaine a estimé que les accords conclus dans le domaine du nucléaire avec trois pays, à savoir les Etats-Unis, la Corée du Sud et la Russie, étaient anticonstitutionnels car n’ayant pas été soumis aux consultations publiques habituelles. Les seuls accords épargnés par la condamnation sont ceux conclus avec la Chine et la France. Le ministère de l’énergie a décidé qu’il ne fera pas appel de la décision, mais procèdera à la signature de nouveaux accords, cette fois-ci conformes aux normes en vigueur.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Cependant, en juin 2017, Mmamoloko Kubayi, la ministre de l’énergie d’alors, avait affirmé que le programme serait reconsidéré, eu égard à la récession économique que traverse le pays. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Nous réaliserons notre programme nucléaire au rythme et à l’échelle qui nous conviennent. Si nous devions en revoir l’étendue, il nous faudra revenir en arrière.&lt;/em&gt;», a-t-elle avancé. Il convient cependant de considérer cette option avec des réserves puisqu’en octobre, un nouveau ministre de l’énergie a été nommé en la personne de David Mahlobo. Un changement, qui selon l’opinion publique, aurait pour objectif d’accélérer la mise en œuvre du programme nucléaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;Egypte&amp;nbsp;: le programme est déjà lancé avec la Russie&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En Egypte, initié depuis 2012, son projet de production d’électricité à partir de combustible nucléaire qui est actuellement dans une phase assez avancée. Le pays a en effet entrepris la construction de sa première centrale nucléaire d’une capacité de 4800 MW à Dabaa. La signature du contrat de construction de la centrale avec l’entreprise russe Rosatom a eu lieu en octobre 2016.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;illustration-avec-legende&quot;&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/signature%20el-dabaa-nuclear.jpg&quot; alt=&quot;signature el dabaa nuclear&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Signature du contrat pour la construction de la future centrale de Dabaa par Rosatom.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La centrale est prévue pour s’achever en 2022 et le gouvernement russe a d’ailleurs octroyé un prêt de 25 milliards&amp;nbsp;$ pour le financement du projet. Le remboursement de cette dette devra se faire sur 35 ans à un taux d’intérêt de 3%. Ces fonds couvriront environ 85% des charges que génèrera le projet. Le programme égyptien prévoit également la construction d’une deuxième centrale dont les détails n’ont pas encore été communiqués.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;Nigeria&amp;nbsp;: sur la ligne de départ, probablement avec la Russie&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le Nigeria quant à lui compte installer au plus tôt 4000 MW de centrales nucléaires afin de satisfaire son besoin énergétique croissant. Ce programme est la résultante d’une ambition portée depuis 2011 par le gouvernement nigérian. «&lt;em&gt; Le Nigeria prévoit de démarrer ce programme, l’année prochaine, avec la mise en place de 1000 MW pour commencer. Cette capacité sera étendue à 4000&amp;nbsp; MW par la suite&amp;nbsp;&lt;/em&gt;», a déclaré, en mars 2016, Garba Shehu, le principal assistant spécial du président pour les medias et la publicité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;illustration-avec-legende&quot;&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/Garba%20Shehu.jpg&quot; alt=&quot;Garba Shehu&quot; width=&quot;494&quot; height=&quot;414&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Garba Shehu, dircom de la présidence du Nigéria.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le pays a d’ailleurs signé avec la Russie un mémorandum d’entente relatif à la construction d’un centre multifonctionnel de la recherche scientifique sur le nucléaire et l’Iran s’est également dit prêt à mettre à disposition sa technologie nucléaire dans la mise en place du programme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Open Sans Condensed', sans-serif; font-size: 42px; font-weight: bold;&quot;&gt;Kenya&amp;nbsp;: un projet approuvé qui intéresse la Russie, la Corée et la France &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le Kenya a également prévu de recourir à l’énergie nucléaire dans son mix. Il compte d’ailleurs installer quatre centrales d’une capacité globale de 4&amp;nbsp;000 MW &amp;nbsp;d’ici à 2030 pour un cout estimé à près de 20 milliards&amp;nbsp;$. La première infrastructure devrait voir sa construction débuter en 2022, pour s’achever 5 ans plus tard. Un projet qui a obtenu l’approbation de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Le pays compte en outre sur l’institution internationale pour l’appuyer dans la mise en œuvre de ce programme qui a déjà suscité l’intérêt &amp;nbsp;de la Chine, la Russie, la Slovaquie et de la Corée du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/Lake-Turkana-Kenya.jpg&quot; alt=&quot;Lake Turkana Kenya&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Turkana, l’un des deux sites retenu par le Kenya pour implanter une centrale nucléaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La France a également manifesté son intention de prendre part au programme nucléaire. Michel Sapin, son ministre de l’Economie et des finances a en effet affirmé l’engagement de son pays à le soutenir à tous les niveaux, allant de l’appui technique au financement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le pays a identifié les zones Turkana et Nyanza, proche des lacs Victoria et Turkana qui, selon le gouvernement, disposent de suffisamment de réserves d’eau et se situent hors de tout risque sismique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;L’Algérie au stade de l’expérimentation&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Tout en cherchant un moyen de surmonter le risque sismique auquel elle est exposée, l’Algérie envisage l’inclusion du nucléaire dans son mix énergétique. Le pays qui possède assez de réserves d’uranium pour faire fonctionner pendant 60 ans deux centrales nucléaires d’une capacité de 1000 MW chacune, envisage de construire entre 2025 et 2030, une installation nucléaire de petite taille.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/uranium%20algérie.jpg&quot; alt=&quot;uranium algérie&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;L’Algérie disposerait de 26&amp;nbsp;000 tonnes de réserves d’uranium.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le pays a débuté à ce propos en 2014, la préparation des réacteurs expérimentaux de ces premières centrales nucléaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;Le Soudan se prépare avec le soutien de la Chine&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le Soudan a annoncé qu’il envisageait de recourir au nucléaire civil pour la production de l’électricité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;illustration-avec-legende&quot;&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/China-Sudan%20-nuclear%20project.jpg&quot; alt=&quot;China Sudan  nuclear project&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Mai 2016&amp;nbsp;: signature d’une convention avec la Chine pour le développement d’une industrie nucléaire civile.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Selon les prévisions nationales, la mise en place d’une centrale de 1200 MW devrait débuter en 2017 avec l’appui de la Chine, pour une durée de construction estimée à entre 6 et 7 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;La Tunisie se fixe un objectif à 2024&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La Tunisie envisage également le nucléaire avec la construction, d’ici&amp;nbsp; 2024, de deux réacteurs nucléaires d’une capacité variant entre 700 MW et 1000 MW.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/Sergueï%20Kirienko%20rosatom.jpg&quot; alt=&quot;Sergueï Kirienko rosatom&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Sergueï Kirienko, directeur de l’Agence fédérale Rosatom.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Un accord préliminaire a été signé en septembre 2016, en présence de Slim Khalbous, le ministre tunisien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et Sergueï Kirienko, le DG de l’Agence fédérale Rosatom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;Ghana&amp;nbsp;: des ambitions soutenues par le Japon et par l'Agence internationale de l'énergie atomique&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;illustration-avec-legende&quot;&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/Amano%20ghana.jpg&quot; alt=&quot;Amano ghana&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Mars 2016&amp;nbsp;: Yukia Amano, DG de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, en visite à Accra.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au Ghana, les autorités ont annoncé, en 2013, qu’il était «&amp;nbsp;&lt;em&gt;grand temps d’envisager l’option nucléaire&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» avec un projet de construction d’une centrale de 500 MW avec l’appui de la compagnie japonaise TEPSCO. L’ambition actuelle du pays est de construire d’ici à 2030, 2 GW de centrales nucléaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;Le Niger affine son projet ouest-africain, encouragé par la Corée&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le Niger a mis en place en janvier 2017, un Comité d’orientation stratégique pour le programme nucléaire (Cospen). L’objectif de cette organisation étatique est de d’examiner et de préparer le recours à l’énergie nucléaire pour la satisfaction des besoins énergétiques du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le Niger, quatrième producteur d’uranium au monde a en effet l’un des taux d’électrification les plus bas a monde (moins de 10%). Il avait en effet reçu la proposition d’accompagnement de la Corée pour la mise en place d’une centrale nucléaire et des études réalisées dans ce sens ont montré que l’option de l’électronucléaire pourrait être économiquement viable dès 2030.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/Mahamadou%20Issoufou.jpg&quot; alt=&quot;Mahamadou Issoufou&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Mahamadou Issoufou, président du Niger.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En 2011, Mahamadou Issoufou, le président nigérien avait fait part de l’ambition de son pays de construire une centrale nucléaire sous régionale pour l’Afrique de l’Ouest. Un objectif qui, s’il était atteint, ferait du pays le premier de la sous-région à avoir recours à cette source d’énergie, et le propulserait probablement au rang d’exportateur d’électricité, compte tenu de la modestie de sa demande électrique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En ce qui concerne la préparation, le gouvernement a, d’ailleurs, adopté en mai 2017, un projet de loi portant sûreté, sécurité et utilisation pacifique de l’énergie atomique afin d’établir un cadre juridique pour l’exploitation de cette source d’énergie. Le projet de loi a également pour ambition de permettre l’extension de l’utilisation du nucléaire à d’autres domaines tels que la recherche, l’agriculture et la santé. Le texte qui sera soumis à l’Assemblée nationale, régira, entre autres, les mesures de sûreté et de sécurité pour l’exploitation des réacteurs de puissance et de recherche, la gestion des déchets radioactifs et la protection des personnes et des biens contre les radiations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;L’Ethiopie envisage le nucléaire pour l’atteinte de ses objectifs énergétiques&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans la réalisation de son objectif de capacité électrique installée de 37 GW d’ici à 2037, l’Ethiopie qui a actuellement une puissance de 2,2 GW envisage le recours au nucléaire. Le pays prévoit en effet d’installer des centrales nucléaires d’une capacité variant entre 300 MW et 1200 MW d’ici cet horizon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/Ethiopie.jpg&quot; alt=&quot;Ethiopie&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;legende&quot;&gt;Mihret Debebe, directeur exécutif de l’Ethiopian Electric Power Corporation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Nous avons besoin d’élargir nos options. C’est pourquoi nous considérons des sources d’énergie telles que le nucléaire&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» a d’ailleurs expliqué le directeur exécutif de l’Ethiopian Electric Power Corporation, Mihret Debebe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;&lt;strong&gt;Zambie&amp;nbsp;: premiers pas dans l’univers du nucléaire avec l’appui de la Russie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La Zambie a également entamé la mise en œuvre d’un programme nucléaire, en collaboration avec la Russie. Les deux pays ont en effet signé, en décembre 2016, des memoranda d’entente dans le domaine du nucléaire. Ces accords portaient, entre autres, sur le développement des ressources nécessaires à l’exploitation du nucléaire. Un centre des sciences et des technologie nucléaires est d’ailleurs prévu pour être construit à cet effet, et sera alimenté par un réacteur de recherche modéré d’une capacité de 10 MW. Les accords relatifs aux études de faisabilité de la réalisation de ce centre ont déjà été signés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171020/zambia.jpg&quot; alt=&quot;zambia&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;525&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Les accords relatifs aux études de faisabilité de la réalisation de ce centre ont déjà été signés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Il est également prévu que Rosatom appuie l’élaboration d’un programme nucléaire national zambien et la formation d’une autorité nationale en charge de la régulation. Un volet sera également consacré à la sécurisation et à la sûreté de l’exploitation du nucléaire dans les différents secteurs visés. Enfin, les deux pays ambitionnent de procéder à une sensibilisation du public zambien sur les enjeux liés à la technologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;&lt;strong&gt;Maroc&amp;nbsp;: le nucléaire envisagé comme option pour répondre à l’accroissement de la demande électrique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour le Maroc, le nucléaire pourrait être l’une des solutions pour faire face à l’augmentation de la demande énergétique tout en réduisant les émissions du secteur électrique. Le royaume a, d’ailleurs, invité l’Agence internationale de l’énergie atomique à évaluer la faisabilité de cette option, une évaluation qui a conclu à une conformité des normes marocaines avec l’utilisation de la technologie ainsi qu’à d’autres recommandations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171020/nucleaire-maroc.jpg&quot; alt=&quot;nucleaire maroc&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;333&quot; class=&quot;illustration-sans-legende&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Si les autorités du royaume chérifien ont annoncé que rien n’avait été décidé à ce propos, la Russie a, par contre, déjà effectué ses premières diligences et s’est dit prête à accompagner le pays, le cas échéant.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Open Sans Condensed', sans-serif; font-size: 42px; font-weight: bold;&quot;&gt;La RD Congo, pionner africain du nucléaire&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La République démocratique du Congo a été le premier pays africain à se doter d’un réacteur nucléaire en 1959. Le réacteur de recherche d’une puissance variant entre 10 et 50 kW avait été construit sur le mont Amba et le centre nucléaire était destiné à la recherche, à l’enseignement et à la production d’isotopes à usage agricole et médical.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/réacteur%20nucléaire%20de%20Kinshasa.jpg&quot; alt=&quot;réacteur nucléaire de Kinshasa&quot; class=&quot;illustration-sans-legende&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En 1972, un autre réacteur de recherche, le Trico II, d’une capacité de 1 MW est inauguré. Cependant, ce dernier réacteur ne fonctionne qu’à une faible puissance et pour une durée déterminée, faute de combustible (la livraison du combustible a été gelée par l’entreprise américaine General Dynamics après l’embargo décrété par les USA contre le régime du président Mobutu) et à cause de certains problèmes techniques. En outre, le mont Amba, sur lequel a été bâti le centre, est sujet à une forte érosion qui pourrait entrainer l’effondrement de l’infrastructure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;Des programmes soutenus par les pays développeurs d’industrie nucléaire…&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les ambitions nucléaires des pays africains sont soutenues par de nombreux partenaires étrangers dotés d’une expertise en la matière. Un soutien vital pour ces projets en raison des besoins des pays africains aussi bien en matière d’expertise technique que de fonds nécessaires à la mise en œuvre des différents projets.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La Russie, par le biais de la société Rosatom, est l’un des plus actifs sur le continent. Le pays a en effet conclu des mémorandums d’entente sur le nucléaire avec l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Nigeria, le Kenya, l’Ouganda et la Zambie. Elle est talonnée de près dans cette course par la Chine, mais également par la France particulièrement convaincue de sa supériorité technologique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;D’autres pays tels que le Japon, la Corée du Sud et les Etats-Unis ont également fait leur entrée sur l’option du nucléaire africain, diversifiant ainsi les options qui s’offrent aux différents pays candidats à la mise en œuvre d’un programme nucléaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;…sous le regard inquiet des populations&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les pays développeurs de centrales nucléaires et les organisations internationales sur l’énergie nucléaire sont presque les seuls à accueillir de manière sereine les projets nucléaires des pays africains. Le recours à cette source d’énergie soulève des débats très intenses au sein des sociétés civiles, notamment dans les milieux professionnels, lorsqu’il ne se heurte pas à une opposition véhémente.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;illustration-avec-legende&quot;&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/antiNukeProtestDurban.jpg&quot; alt=&quot;antiNukeProtestDurban&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Décembre 2016&amp;nbsp;: manifestation anti-nucléaire à Durban.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les ingénieurs nigérians ont carrément affirmé que leur pays ne pouvait pas se permettre d’avoir recours au nucléaire parce qu’il n’était pas prêt pour cette technologique. Les besoins de maintenance et d’entretien seraient, selon l’Institution nigériane des ingénieurs électriques et électroniques (NIEEE), trop élevés pour la culture actuelle du pays en la matière. L’organisation a avancé comme preuve, le fait que la majorité des projets d’ampleur similaire au nucléaire qui avait été entamés dans le pays n’avaient pas pu aboutir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’Eglise catholique sud-africaine a, quant à elle, demandé que l’option du nucléaire dans le mix énergétique national soit soumise à un référendum. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Etant donné l’importance des risques sanitaires et économiques que le gouvernement sud-africain demande à ses citoyens d’encourir, il est juste et crucial que le gouvernement consulte directement son peuple sur le nucléaire. Un référendum est le meilleur moyen de veiller à l’intérêt du plus grand nombre sur cette importante question&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» a exhorté la Conférence sud-africaine des évêques catholiques.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La principale&amp;nbsp; inquiétude des citoyens est en effet relative aux risques liés à l’option nucléaire ainsi qu’à celui que peut faire encourir le mode de gouvernance dans l’ensemble de ces pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;Les arguments en faveur de l’option nucléaire&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le recours au nucléaire présente des avantages auxquels certains pays africains sont sensibles.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le premier est celui de fiabilité de l’énergie fournie. Contrairemnet aux énergies renouvelables, une centrale nucléaire peut en effet produire de l’énergie de manière presque continue, sauf en cas de disfonctionnement ou d’arrêt pour maintenance. Elle a un facteur de disponibilité de plus de 80% et peut fonctionner de jour comme de nuit sans qu’il n’y ait besoin de changement ou de réglages particuliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/yellowcake1.jpg&quot; alt=&quot;yellowcake1&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;L’Afrique dispose de réserves abondantes en uranium.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’électricité produite par le nucléaire est en outre l’une des plus économes en CO2. Elle émet pour comparaison entre 5 et 17 grammes de CO2 par kilowattheure généré, contre 800 à 1050 grammes pour le charbon, 430 grammes pour le gaz, 60 à 150 grammes pour le solaire, 4 à 39 grammes pour l’hydraulique et 3 à 22 grammes pour l’éolien. Cet argument est toutefois à relativiser car, comme toutes les centrales thermiques, les centrales nucléaires rejettent, au cours de leur cycle de refroidissement, une importante quantité de vapeurs d’eau, un gaz à effet de serre qui participe sensiblement au réchauffement climatique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les centrales nucléaires ont également un coût d’exploitation relativement faible, en grande partie dû au prix de revient compétitif du combustible nucléaire utilisé pour la génération de cette énergie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;Les éléments dissuasifs de l’option nucléaire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;1) Le coût prohibitif de la mise en place…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Sur le plan économique, le coût de mise en place est l’élément le plus dissuasif. Il varie entre 1800&amp;nbsp;$ le kilowatt (coût de construction moyen en Inde et en Chine) et jusqu’à 5800&amp;nbsp;$ le kilowatt (coût des centrales nucléaires suisses et tchèques). Selon les prévisions sud-africaines le coût d’installation d’une capacité d’un kilowatt devrait tourner autour de 4000$, ce qui aboutirait à un tarif de rachat de 93 cents de dollars par kilowattheure en incluant tous les coûts de construction et de maintenance de la centrale.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;… et du démantèlement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En outre, des recherches menées par la Cour des comptes française ont démontré que ce coût progressait dans le temps. A l’investissement initial constitué par la construction des installations de génération électrique, il faut ajouter des dépenses de recherches privées et publiques importantes et des charges futures incertaines. Les dépenses de démantèlement de l’installation nucléaire doivent aussi être prises en compte dans la détermination du coût de l’infrastructure. Il s’agit d’une charge encore mal estimée sur le plan international à cause du manque de retour d’expérience (les processus de démantèlement les plus avancés sont encore en cours). Cependant, les experts estiment que le démantèlement pourrait représenter la plus lourde charge qu’auront à supporter les gouvernements et leur industrie nucléaire engagés dans cette voie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;2) Les longs délais de réalisation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La durée de mise en place des centrales nucléaires est également longue. Elle est d’en moyenne 10 ans, et peut aller jusqu’à 25 ans selon certaines estimations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/china-nuclear-power-plant.jpg&quot; alt=&quot;china nuclear power plant&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Construction d’une centrale nucéaire en Chine.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Cet état de fait peut engendrer des coûts supplémentaires et rendre le projet vulnérable aux différents changements aussi bien sur le plan réglementaire que politique, économique et technologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;3) La gestion sensible des déchets&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Une autre épine dans le pied de l’option nucléaire est la gestion de ses déchets. Les déchets nucléaires sont en effet les plus toxiques des déchets industriels et peuvent poser des problèmes de sûreté à très long terme, car leur nocivité peut s’étendre sur plusieurs siècles.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte illustration-avec-legende&quot;&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/dechets%20nucléaires.jpg&quot; alt=&quot;dechets nucléaires&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La gestion des déchets nucléaires est un processus complexe, très spécialisé.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Leur gestion est un processus complexe qui doit être confiée à une organisation spécifique, dans la durée. Cette gestion pour être faite de manière convenable nécessite donc des moyens importants sur le long terme.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;4) Le déficit de main d’œuvre locale spécialisée&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La mise en œuvre de l’énergie nucléaire en Afrique se heurtera aussi au déficit de main d’œuvre locale qualifiée. Aucun des pays souhaitant avoir recours à l’énergie nucléaire, l’Afrique du Sud incluse, ne dispose à ce jour de main d’œuvre qualifiée pour les phases d’exploitation et de maintenance des centrales. Chose à laquelle ils devraient remédier très rapidement afin de disposer des compétences nécessaires à la réalisation de leurs aspirations.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;5) Des risques d’accident aux conséquences imprévisibles&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Parallèlement aux avantages et aux insuffisances qu’elle présente, l’énergie nucléaire fait également courir certains risques.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/fukushima2.jpg&quot; alt=&quot;fukushima2&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La catastrophe de Fukushima a fait de nombreuses victimes à court, moyen et long terme.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’accident nucléaire est le principal et le plus dangereux. L’accident nucléaire majeur le plus redouté est la fusion du cœur nucléaire qui se produit lorsque le combustible nucléaire contenant des éléments hautement radioactifs surchauffe et fond à l’intérieur du réacteur, faute de refroidissement. Sa gravité réside dans le fait qu’il y a une grande probabilité que les matières fissiles (qui peuvent subir des fissions nucléaire) peuvent se retrouver dans l’environnement, émettent de nombreux isotopes très radioactifs. En cas de prolifération dans l’environnement, ces éléments radioactifs peuvent polluer un site pour de nombreuses décennies entrainant parfois la destruction de la faune et de la flore. Cette fuite peut aussi avoir des répercussions sur la santé humaine sur de nombreuses années. Ces accidents peuvent également avoir des conséquences sur la vie économique des pays qui en sont victimes, et dans certains cas, comme lors de la catastrophe de Tchernobyl, les radiations peuvent prendre une dimension continentale. De manière générale, l’impact de ces accidents est difficilement prévisible, car il dépent de plusieurs facteurs tels que la survenance ou non d’explosion ou d’incendie ou la présence de vents qui aggravent la propagation des éléments radioactifs dans l’air.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dossier réalisé par Gwladys Johnson&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&quot;texte&quot;&gt;En déficit d’énergie pour assurer son développement et menacée par le réchauffement climatique, l’Afrique envisage de plus en plus de recourir au nucléaire pour sa production de d’électricité. Sur le continent, l’option suscite un intérêt croissant et une inquiétude proportionnelle. Certains pays sont déjà très avancés sur cette voie. Zoom.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;L’Afrique du Sud en avance&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’Afrique du Sud arrive en tête de liste dans le domaine de l’énergie nucléaire en Afrique. Le pays est en effet le seul à disposer à ce jour d’une centrale nucléaire à Koeberg. Avec une capacité de 1800 MW, la centrale, construite par la France, produit environ 5% de l’énergie consommée dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/Koeberg.jpg&quot; alt=&quot;Koeberg&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La centrale nucléaire de Koeberg est la seule du continent africain à ce jour.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Depuis, 2011, le pays a lancé un autre programme nucléaire visant dans un premier temps, la construction de 9600 MW de centrales nucléaires. Cependant, en novembre 2016, il a revu à la baisse cette ambition, se donnant pour objectif d’installer des centrales d’une capacité de 1&amp;nbsp;359 MW d’ici à 2037. Plusieurs acteurs clés du secteur énergétique ont en effet estimé qu’il existait des moyens moins couteux et moins complexes que le nucléaire pour satisfaire la demande énergétique du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La révision à la baisse de ces objectifs n’a cependant pas émoussé l’enthousiasme de l’Eskom la société nationale en charge de la fourniture de l’énergie électrique en Afrique du Sud qui a lancé en décembre une demande de renseignements (RFI) pour la mise en œuvre du programme. Prévue pour être clôturée le 28 avril 2016, la RFI connaitra la participation de plus d’une vingtaine de groupes énergéticiens. Elle permettra au pays de disposer d’informations supplémentaires quant à l’expérience des différents groupes désireux de prendre part à la mise en place du programme, les différentes propositions en termes de technologie et de méthodologie ainsi que les couts des différentes options présentées. Autant de choses qui permettront de mieux documenter ce programme nucléaire auquel de nombreux acteurs reprochent un manque de documentation et d’information qui par ricochet empêche d’apprécier convenablement les possibilités et les modalités de sa mise en œuvre.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Disposer de ces éléments sera bien utile pour les porteurs du programme, dans la mesure où ce dernier est au cœur d’une controverse nationale généralisée. L’une des objections soulevées est relative à son coût élevé et à son efficience. Le ministère de l’énergie avait en effet déclaré que le projet ne serait mis en œuvre que s’il était rentable, mais récemment, une équipe de scientifiques mis en place par Tina Joematt-Perttersson, la ministre de l’énergie, a affirmé que le nucléaire n’était pas l’option la moins chère pour la satisfaction des besoins énergétiques nationaux. Dans le même temps, le trésor public a affirmé à plusieurs reprises qu’il n’avait pas de fonds à consacrer au programme, ce à quoi l’Eskom a répondu que l’initiative pouvait se financer elle-même. L’entité publique a même annoncé qu’elle envisage d’investir 11 milliards&amp;nbsp;$ dans le programme. Le recours au nucléaire en Afrique du Sud suscité également un débat au niveau de la classe politique, aussi bien de l’opposition que de la mouvance, qui craint qu’elle ne soit un terrain propice à la mise en place d’un système de corruption massive. Même sur le plan scientifique, Thyspunt, l’un des deux sites proposés par l’Eskom pour la construction des centrales objets de la RFI lancée a été au cœur d’une controverse à propos d’éventuels risques géologiques qui pourrait entrainer des catastrophes naturelles telles que des tsunamis. Un débat qui a finalement été clos par le Conseil de géoscience de l’Afrique du Sud qui a déclaré Tyspunt apte à accueillir une installation nucléaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En avril 2017, la justice sud-africaine a estimé que les accords conclus dans le domaine du nucléaire avec trois pays, à savoir les Etats-Unis, la Corée du Sud et la Russie, étaient anticonstitutionnels car n’ayant pas été soumis aux consultations publiques habituelles. Les seuls accords épargnés par la condamnation sont ceux conclus avec la Chine et la France. Le ministère de l’énergie a décidé qu’il ne fera pas appel de la décision, mais procèdera à la signature de nouveaux accords, cette fois-ci conformes aux normes en vigueur.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Cependant, en juin 2017, Mmamoloko Kubayi, la ministre de l’énergie d’alors, avait affirmé que le programme serait reconsidéré, eu égard à la récession économique que traverse le pays. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Nous réaliserons notre programme nucléaire au rythme et à l’échelle qui nous conviennent. Si nous devions en revoir l’étendue, il nous faudra revenir en arrière.&lt;/em&gt;», a-t-elle avancé. Il convient cependant de considérer cette option avec des réserves puisqu’en octobre, un nouveau ministre de l’énergie a été nommé en la personne de David Mahlobo. Un changement, qui selon l’opinion publique, aurait pour objectif d’accélérer la mise en œuvre du programme nucléaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;Egypte&amp;nbsp;: le programme est déjà lancé avec la Russie&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En Egypte, initié depuis 2012, son projet de production d’électricité à partir de combustible nucléaire qui est actuellement dans une phase assez avancée. Le pays a en effet entrepris la construction de sa première centrale nucléaire d’une capacité de 4800 MW à Dabaa. La signature du contrat de construction de la centrale avec l’entreprise russe Rosatom a eu lieu en octobre 2016.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;illustration-avec-legende&quot;&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/signature%20el-dabaa-nuclear.jpg&quot; alt=&quot;signature el dabaa nuclear&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Signature du contrat pour la construction de la future centrale de Dabaa par Rosatom.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La centrale est prévue pour s’achever en 2022 et le gouvernement russe a d’ailleurs octroyé un prêt de 25 milliards&amp;nbsp;$ pour le financement du projet. Le remboursement de cette dette devra se faire sur 35 ans à un taux d’intérêt de 3%. Ces fonds couvriront environ 85% des charges que génèrera le projet. Le programme égyptien prévoit également la construction d’une deuxième centrale dont les détails n’ont pas encore été communiqués.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;Nigeria&amp;nbsp;: sur la ligne de départ, probablement avec la Russie&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le Nigeria quant à lui compte installer au plus tôt 4000 MW de centrales nucléaires afin de satisfaire son besoin énergétique croissant. Ce programme est la résultante d’une ambition portée depuis 2011 par le gouvernement nigérian. «&lt;em&gt; Le Nigeria prévoit de démarrer ce programme, l’année prochaine, avec la mise en place de 1000 MW pour commencer. Cette capacité sera étendue à 4000&amp;nbsp; MW par la suite&amp;nbsp;&lt;/em&gt;», a déclaré, en mars 2016, Garba Shehu, le principal assistant spécial du président pour les medias et la publicité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;illustration-avec-legende&quot;&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/Garba%20Shehu.jpg&quot; alt=&quot;Garba Shehu&quot; width=&quot;494&quot; height=&quot;414&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Garba Shehu, dircom de la présidence du Nigéria.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le pays a d’ailleurs signé avec la Russie un mémorandum d’entente relatif à la construction d’un centre multifonctionnel de la recherche scientifique sur le nucléaire et l’Iran s’est également dit prêt à mettre à disposition sa technologie nucléaire dans la mise en place du programme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Open Sans Condensed', sans-serif; font-size: 42px; font-weight: bold;&quot;&gt;Kenya&amp;nbsp;: un projet approuvé qui intéresse la Russie, la Corée et la France &amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le Kenya a également prévu de recourir à l’énergie nucléaire dans son mix. Il compte d’ailleurs installer quatre centrales d’une capacité globale de 4&amp;nbsp;000 MW &amp;nbsp;d’ici à 2030 pour un cout estimé à près de 20 milliards&amp;nbsp;$. La première infrastructure devrait voir sa construction débuter en 2022, pour s’achever 5 ans plus tard. Un projet qui a obtenu l’approbation de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Le pays compte en outre sur l’institution internationale pour l’appuyer dans la mise en œuvre de ce programme qui a déjà suscité l’intérêt &amp;nbsp;de la Chine, la Russie, la Slovaquie et de la Corée du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/Lake-Turkana-Kenya.jpg&quot; alt=&quot;Lake Turkana Kenya&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Turkana, l’un des deux sites retenu par le Kenya pour implanter une centrale nucléaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La France a également manifesté son intention de prendre part au programme nucléaire. Michel Sapin, son ministre de l’Economie et des finances a en effet affirmé l’engagement de son pays à le soutenir à tous les niveaux, allant de l’appui technique au financement.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le pays a identifié les zones Turkana et Nyanza, proche des lacs Victoria et Turkana qui, selon le gouvernement, disposent de suffisamment de réserves d’eau et se situent hors de tout risque sismique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;L’Algérie au stade de l’expérimentation&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Tout en cherchant un moyen de surmonter le risque sismique auquel elle est exposée, l’Algérie envisage l’inclusion du nucléaire dans son mix énergétique. Le pays qui possède assez de réserves d’uranium pour faire fonctionner pendant 60 ans deux centrales nucléaires d’une capacité de 1000 MW chacune, envisage de construire entre 2025 et 2030, une installation nucléaire de petite taille.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/uranium%20algérie.jpg&quot; alt=&quot;uranium algérie&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;L’Algérie disposerait de 26&amp;nbsp;000 tonnes de réserves d’uranium.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le pays a débuté à ce propos en 2014, la préparation des réacteurs expérimentaux de ces premières centrales nucléaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;Le Soudan se prépare avec le soutien de la Chine&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le Soudan a annoncé qu’il envisageait de recourir au nucléaire civil pour la production de l’électricité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;illustration-avec-legende&quot;&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/China-Sudan%20-nuclear%20project.jpg&quot; alt=&quot;China Sudan  nuclear project&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Mai 2016&amp;nbsp;: signature d’une convention avec la Chine pour le développement d’une industrie nucléaire civile.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Selon les prévisions nationales, la mise en place d’une centrale de 1200 MW devrait débuter en 2017 avec l’appui de la Chine, pour une durée de construction estimée à entre 6 et 7 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;La Tunisie se fixe un objectif à 2024&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La Tunisie envisage également le nucléaire avec la construction, d’ici&amp;nbsp; 2024, de deux réacteurs nucléaires d’une capacité variant entre 700 MW et 1000 MW.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/Sergueï%20Kirienko%20rosatom.jpg&quot; alt=&quot;Sergueï Kirienko rosatom&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Sergueï Kirienko, directeur de l’Agence fédérale Rosatom.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Un accord préliminaire a été signé en septembre 2016, en présence de Slim Khalbous, le ministre tunisien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, et Sergueï Kirienko, le DG de l’Agence fédérale Rosatom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;Ghana&amp;nbsp;: des ambitions soutenues par le Japon et par l'Agence internationale de l'énergie atomique&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;illustration-avec-legende&quot;&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/Amano%20ghana.jpg&quot; alt=&quot;Amano ghana&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Mars 2016&amp;nbsp;: Yukia Amano, DG de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, en visite à Accra.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Au Ghana, les autorités ont annoncé, en 2013, qu’il était «&amp;nbsp;&lt;em&gt;grand temps d’envisager l’option nucléaire&lt;/em&gt;&amp;nbsp;» avec un projet de construction d’une centrale de 500 MW avec l’appui de la compagnie japonaise TEPSCO. L’ambition actuelle du pays est de construire d’ici à 2030, 2 GW de centrales nucléaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;Le Niger affine son projet ouest-africain, encouragé par la Corée&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le Niger a mis en place en janvier 2017, un Comité d’orientation stratégique pour le programme nucléaire (Cospen). L’objectif de cette organisation étatique est de d’examiner et de préparer le recours à l’énergie nucléaire pour la satisfaction des besoins énergétiques du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le Niger, quatrième producteur d’uranium au monde a en effet l’un des taux d’électrification les plus bas a monde (moins de 10%). Il avait en effet reçu la proposition d’accompagnement de la Corée pour la mise en place d’une centrale nucléaire et des études réalisées dans ce sens ont montré que l’option de l’électronucléaire pourrait être économiquement viable dès 2030.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/Mahamadou%20Issoufou.jpg&quot; alt=&quot;Mahamadou Issoufou&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Mahamadou Issoufou, président du Niger.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En 2011, Mahamadou Issoufou, le président nigérien avait fait part de l’ambition de son pays de construire une centrale nucléaire sous régionale pour l’Afrique de l’Ouest. Un objectif qui, s’il était atteint, ferait du pays le premier de la sous-région à avoir recours à cette source d’énergie, et le propulserait probablement au rang d’exportateur d’électricité, compte tenu de la modestie de sa demande électrique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En ce qui concerne la préparation, le gouvernement a, d’ailleurs, adopté en mai 2017, un projet de loi portant sûreté, sécurité et utilisation pacifique de l’énergie atomique afin d’établir un cadre juridique pour l’exploitation de cette source d’énergie. Le projet de loi a également pour ambition de permettre l’extension de l’utilisation du nucléaire à d’autres domaines tels que la recherche, l’agriculture et la santé. Le texte qui sera soumis à l’Assemblée nationale, régira, entre autres, les mesures de sûreté et de sécurité pour l’exploitation des réacteurs de puissance et de recherche, la gestion des déchets radioactifs et la protection des personnes et des biens contre les radiations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;L’Ethiopie envisage le nucléaire pour l’atteinte de ses objectifs énergétiques&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Dans la réalisation de son objectif de capacité électrique installée de 37 GW d’ici à 2037, l’Ethiopie qui a actuellement une puissance de 2,2 GW envisage le recours au nucléaire. Le pays prévoit en effet d’installer des centrales nucléaires d’une capacité variant entre 300 MW et 1200 MW d’ici cet horizon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/Ethiopie.jpg&quot; alt=&quot;Ethiopie&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;legende&quot;&gt;Mihret Debebe, directeur exécutif de l’Ethiopian Electric Power Corporation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;em&gt;Nous avons besoin d’élargir nos options. C’est pourquoi nous considérons des sources d’énergie telles que le nucléaire&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» a d’ailleurs expliqué le directeur exécutif de l’Ethiopian Electric Power Corporation, Mihret Debebe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;&lt;strong&gt;Zambie&amp;nbsp;: premiers pas dans l’univers du nucléaire avec l’appui de la Russie&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La Zambie a également entamé la mise en œuvre d’un programme nucléaire, en collaboration avec la Russie. Les deux pays ont en effet signé, en décembre 2016, des memoranda d’entente dans le domaine du nucléaire. Ces accords portaient, entre autres, sur le développement des ressources nécessaires à l’exploitation du nucléaire. Un centre des sciences et des technologie nucléaires est d’ailleurs prévu pour être construit à cet effet, et sera alimenté par un réacteur de recherche modéré d’une capacité de 10 MW. Les accords relatifs aux études de faisabilité de la réalisation de ce centre ont déjà été signés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171020/zambia.jpg&quot; alt=&quot;zambia&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;525&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; style=&quot;display: block; margin-left: auto; margin-right: auto;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Les accords relatifs aux études de faisabilité de la réalisation de ce centre ont déjà été signés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Il est également prévu que Rosatom appuie l’élaboration d’un programme nucléaire national zambien et la formation d’une autorité nationale en charge de la régulation. Un volet sera également consacré à la sécurisation et à la sûreté de l’exploitation du nucléaire dans les différents secteurs visés. Enfin, les deux pays ambitionnent de procéder à une sensibilisation du public zambien sur les enjeux liés à la technologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;&lt;strong&gt;Maroc&amp;nbsp;: le nucléaire envisagé comme option pour répondre à l’accroissement de la demande électrique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Pour le Maroc, le nucléaire pourrait être l’une des solutions pour faire face à l’augmentation de la demande énergétique tout en réduisant les émissions du secteur électrique. Le royaume a, d’ailleurs, invité l’Agence internationale de l’énergie atomique à évaluer la faisabilité de cette option, une évaluation qui a conclu à une conformité des normes marocaines avec l’utilisation de la technologie ainsi qu’à d’autres recommandations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/hebdo/20171020/nucleaire-maroc.jpg&quot; alt=&quot;nucleaire maroc&quot; width=&quot;500&quot; height=&quot;333&quot; class=&quot;illustration-sans-legende&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Si les autorités du royaume chérifien ont annoncé que rien n’avait été décidé à ce propos, la Russie a, par contre, déjà effectué ses premières diligences et s’est dit prête à accompagner le pays, le cas échéant.&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: 'Open Sans Condensed', sans-serif; font-size: 42px; font-weight: bold;&quot;&gt;La RD Congo, pionner africain du nucléaire&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La République démocratique du Congo a été le premier pays africain à se doter d’un réacteur nucléaire en 1959. Le réacteur de recherche d’une puissance variant entre 10 et 50 kW avait été construit sur le mont Amba et le centre nucléaire était destiné à la recherche, à l’enseignement et à la production d’isotopes à usage agricole et médical.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/réacteur%20nucléaire%20de%20Kinshasa.jpg&quot; alt=&quot;réacteur nucléaire de Kinshasa&quot; class=&quot;illustration-sans-legende&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En 1972, un autre réacteur de recherche, le Trico II, d’une capacité de 1 MW est inauguré. Cependant, ce dernier réacteur ne fonctionne qu’à une faible puissance et pour une durée déterminée, faute de combustible (la livraison du combustible a été gelée par l’entreprise américaine General Dynamics après l’embargo décrété par les USA contre le régime du président Mobutu) et à cause de certains problèmes techniques. En outre, le mont Amba, sur lequel a été bâti le centre, est sujet à une forte érosion qui pourrait entrainer l’effondrement de l’infrastructure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;Des programmes soutenus par les pays développeurs d’industrie nucléaire…&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les ambitions nucléaires des pays africains sont soutenues par de nombreux partenaires étrangers dotés d’une expertise en la matière. Un soutien vital pour ces projets en raison des besoins des pays africains aussi bien en matière d’expertise technique que de fonds nécessaires à la mise en œuvre des différents projets.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La Russie, par le biais de la société Rosatom, est l’un des plus actifs sur le continent. Le pays a en effet conclu des mémorandums d’entente sur le nucléaire avec l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Nigeria, le Kenya, l’Ouganda et la Zambie. Elle est talonnée de près dans cette course par la Chine, mais également par la France particulièrement convaincue de sa supériorité technologique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;D’autres pays tels que le Japon, la Corée du Sud et les Etats-Unis ont également fait leur entrée sur l’option du nucléaire africain, diversifiant ainsi les options qui s’offrent aux différents pays candidats à la mise en œuvre d’un programme nucléaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;…sous le regard inquiet des populations&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les pays développeurs de centrales nucléaires et les organisations internationales sur l’énergie nucléaire sont presque les seuls à accueillir de manière sereine les projets nucléaires des pays africains. Le recours à cette source d’énergie soulève des débats très intenses au sein des sociétés civiles, notamment dans les milieux professionnels, lorsqu’il ne se heurte pas à une opposition véhémente.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;illustration-avec-legende&quot;&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/antiNukeProtestDurban.jpg&quot; alt=&quot;antiNukeProtestDurban&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Décembre 2016&amp;nbsp;: manifestation anti-nucléaire à Durban.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les ingénieurs nigérians ont carrément affirmé que leur pays ne pouvait pas se permettre d’avoir recours au nucléaire parce qu’il n’était pas prêt pour cette technologique. Les besoins de maintenance et d’entretien seraient, selon l’Institution nigériane des ingénieurs électriques et électroniques (NIEEE), trop élevés pour la culture actuelle du pays en la matière. L’organisation a avancé comme preuve, le fait que la majorité des projets d’ampleur similaire au nucléaire qui avait été entamés dans le pays n’avaient pas pu aboutir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’Eglise catholique sud-africaine a, quant à elle, demandé que l’option du nucléaire dans le mix énergétique national soit soumise à un référendum. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Etant donné l’importance des risques sanitaires et économiques que le gouvernement sud-africain demande à ses citoyens d’encourir, il est juste et crucial que le gouvernement consulte directement son peuple sur le nucléaire. Un référendum est le meilleur moyen de veiller à l’intérêt du plus grand nombre sur cette importante question&amp;nbsp;&lt;/em&gt;» a exhorté la Conférence sud-africaine des évêques catholiques.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La principale&amp;nbsp; inquiétude des citoyens est en effet relative aux risques liés à l’option nucléaire ainsi qu’à celui que peut faire encourir le mode de gouvernance dans l’ensemble de ces pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;Les arguments en faveur de l’option nucléaire&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le recours au nucléaire présente des avantages auxquels certains pays africains sont sensibles.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Le premier est celui de fiabilité de l’énergie fournie. Contrairemnet aux énergies renouvelables, une centrale nucléaire peut en effet produire de l’énergie de manière presque continue, sauf en cas de disfonctionnement ou d’arrêt pour maintenance. Elle a un facteur de disponibilité de plus de 80% et peut fonctionner de jour comme de nuit sans qu’il n’y ait besoin de changement ou de réglages particuliers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/yellowcake1.jpg&quot; alt=&quot;yellowcake1&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;L’Afrique dispose de réserves abondantes en uranium.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’électricité produite par le nucléaire est en outre l’une des plus économes en CO2. Elle émet pour comparaison entre 5 et 17 grammes de CO2 par kilowattheure généré, contre 800 à 1050 grammes pour le charbon, 430 grammes pour le gaz, 60 à 150 grammes pour le solaire, 4 à 39 grammes pour l’hydraulique et 3 à 22 grammes pour l’éolien. Cet argument est toutefois à relativiser car, comme toutes les centrales thermiques, les centrales nucléaires rejettent, au cours de leur cycle de refroidissement, une importante quantité de vapeurs d’eau, un gaz à effet de serre qui participe sensiblement au réchauffement climatique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Les centrales nucléaires ont également un coût d’exploitation relativement faible, en grande partie dû au prix de revient compétitif du combustible nucléaire utilisé pour la génération de cette énergie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;sous-titre&quot;&gt;Les éléments dissuasifs de l’option nucléaire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;1) Le coût prohibitif de la mise en place…&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Sur le plan économique, le coût de mise en place est l’élément le plus dissuasif. Il varie entre 1800&amp;nbsp;$ le kilowatt (coût de construction moyen en Inde et en Chine) et jusqu’à 5800&amp;nbsp;$ le kilowatt (coût des centrales nucléaires suisses et tchèques). Selon les prévisions sud-africaines le coût d’installation d’une capacité d’un kilowatt devrait tourner autour de 4000$, ce qui aboutirait à un tarif de rachat de 93 cents de dollars par kilowattheure en incluant tous les coûts de construction et de maintenance de la centrale.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;… et du démantèlement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;En outre, des recherches menées par la Cour des comptes française ont démontré que ce coût progressait dans le temps. A l’investissement initial constitué par la construction des installations de génération électrique, il faut ajouter des dépenses de recherches privées et publiques importantes et des charges futures incertaines. Les dépenses de démantèlement de l’installation nucléaire doivent aussi être prises en compte dans la détermination du coût de l’infrastructure. Il s’agit d’une charge encore mal estimée sur le plan international à cause du manque de retour d’expérience (les processus de démantèlement les plus avancés sont encore en cours). Cependant, les experts estiment que le démantèlement pourrait représenter la plus lourde charge qu’auront à supporter les gouvernements et leur industrie nucléaire engagés dans cette voie.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;2) Les longs délais de réalisation&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La durée de mise en place des centrales nucléaires est également longue. Elle est d’en moyenne 10 ans, et peut aller jusqu’à 25 ans selon certaines estimations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/china-nuclear-power-plant.jpg&quot; alt=&quot;china nuclear power plant&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;Construction d’une centrale nucéaire en Chine.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Cet état de fait peut engendrer des coûts supplémentaires et rendre le projet vulnérable aux différents changements aussi bien sur le plan réglementaire que politique, économique et technologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;3) La gestion sensible des déchets&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Une autre épine dans le pied de l’option nucléaire est la gestion de ses déchets. Les déchets nucléaires sont en effet les plus toxiques des déchets industriels et peuvent poser des problèmes de sûreté à très long terme, car leur nocivité peut s’étendre sur plusieurs siècles.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte illustration-avec-legende&quot;&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/dechets%20nucléaires.jpg&quot; alt=&quot;dechets nucléaires&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La gestion des déchets nucléaires est un processus complexe, très spécialisé.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Leur gestion est un processus complexe qui doit être confiée à une organisation spécifique, dans la durée. Cette gestion pour être faite de manière convenable nécessite donc des moyens importants sur le long terme.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;4) Le déficit de main d’œuvre locale spécialisée&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;La mise en œuvre de l’énergie nucléaire en Afrique se heurtera aussi au déficit de main d’œuvre locale qualifiée. Aucun des pays souhaitant avoir recours à l’énergie nucléaire, l’Afrique du Sud incluse, ne dispose à ce jour de main d’œuvre qualifiée pour les phases d’exploitation et de maintenance des centrales. Chose à laquelle ils devraient remédier très rapidement afin de disposer des compétences nécessaires à la réalisation de leurs aspirations.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;5) Des risques d’accident aux conséquences imprévisibles&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;Parallèlement aux avantages et aux insuffisances qu’elle présente, l’énergie nucléaire fait également courir certains risques.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;img src=&quot;https://www.agenceecofin.com/images/dossiers/electricite/nucleaire-africain/fukushima2.jpg&quot; alt=&quot;fukushima2&quot; class=&quot;illustration-avec-legende&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;legende&quot;&gt;La catastrophe de Fukushima a fait de nombreuses victimes à court, moyen et long terme.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;L’accident nucléaire est le principal et le plus dangereux. L’accident nucléaire majeur le plus redouté est la fusion du cœur nucléaire qui se produit lorsque le combustible nucléaire contenant des éléments hautement radioactifs surchauffe et fond à l’intérieur du réacteur, faute de refroidissement. Sa gravité réside dans le fait qu’il y a une grande probabilité que les matières fissiles (qui peuvent subir des fissions nucléaire) peuvent se retrouver dans l’environnement, émettent de nombreux isotopes très radioactifs. En cas de prolifération dans l’environnement, ces éléments radioactifs peuvent polluer un site pour de nombreuses décennies entrainant parfois la destruction de la faune et de la flore. Cette fuite peut aussi avoir des répercussions sur la santé humaine sur de nombreuses années. Ces accidents peuvent également avoir des conséquences sur la vie économique des pays qui en sont victimes, et dans certains cas, comme lors de la catastrophe de Tchernobyl, les radiations peuvent prendre une dimension continentale. De manière générale, l’impact de ces accidents est difficilement prévisible, car il dépent de plusieurs facteurs tels que la survenance ou non d’explosion ou d’incendie ou la présence de vents qui aggravent la propagation des éléments radioactifs dans l’air.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;texte&quot;&gt;&lt;strong&gt;Dossier réalisé par Gwladys Johnson&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
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