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	<title>Tribune</title>
	<subtitle type="text">L’agence Ecofin est une agence d’information économique africaine, créée en décembre 2010, basée à Yaoundé et à Genève. Elle rassemble une équipe de journalistes et d’experts, spécialisés dans les principaux secteurs africains de l’économie.</subtitle>
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	<updated>2026-09-29T19:48:45+02:00</updated>
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	<entry>
		<title>Le Cameroun et la COP 21</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com/tribune/3011-34176-le-cameroun-et-la-cop-21"/>
		<published>2015-11-30T08:45:20+01:00</published>
		<updated>2015-11-30T08:45:20+01:00</updated>
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		<author>
			<name>Paul BIYA, Président de la République du Cameroun</name>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, sans-serif; font-size: 10pt; background-color: transparent;&quot;&gt;L’heure est à l’urgence. L’urgence climatique. La communauté internationale doit, à l’occasion de la conférence de Paris sur les changements climatiques, être au rendez-vous de l’Histoire et prendre des engagements à la hauteur des enjeux. Nous devons de concert enrayer les effets délétères du réchauffement climatique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Certes, le chemin a été long depuis Rio en 1992. Nombre de conférences, à Kyoto, Bali, Copenhague, Cancun, Durban, Doha, Varsovie, Lima, ont jalonné ce parcours. Mais ces efforts n’ont pas été vains. Initialement affaire de spécialistes, le réchauffement climatique a ébranlé la conscience des nations, de leurs dirigeants et de leurs populations. La question est désormais posée&amp;nbsp;: quelle planète allons-nous laisser aux générations futures ? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Il est indiscutable que les changements climatiques sont imputables aux activités humaines comme l’a démontré le 5emerapport du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC). La responsabilité est ainsi clairement indiquée. Quand bien même elle serait plus importante du côté des pays industrialisés que de ceux en développement, le problème n’est pas là. L’heure n’est plus à la désignation des responsables, mais à l’action. Et à ce problème global qu’est le réchauffement climatique, il est impératif que la communauté internationale propose les solutions nécessaires. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Tout le travail de préparation de la COP21, effectué à Lima, Bonn et Paris, montre que nous allons dans le sens d’un accord mondial et ambitieux pour contenir le réchauffement climatique en maintenant au-dessous de &amp;nbsp;2°C l’augmentation de la température moyenne à l’horizon 2100. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Nous attendons de «&amp;nbsp;l’accord de Paris&amp;nbsp;», qui couronnera les travaux de la conférence, des compromis acceptables pour toutes les parties entre les intérêts nationaux et ceux de la communauté des nations. Pour être crédibles, ces engagements devront être contraignants, surtout en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et prévoir la mise en place des mécanismes d’aide financière et technologique appropriés pour accompagner les pays pauvres dans leur lutte contre les bouleversements climatiques. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;En effet, pour nombre de pays en développement ou sur la voie de l’émergence, parmi lesquels le Cameroun, la réduction des émissions de gaz à effet de serre reste conditionner à un soutien de la communauté internationale, notamment les pays industrialisés, sous forme de financements, de renforcement des capacités et de transferts de technologie. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Parallèlement, il est nécessaire de fixer un calendrier de financement pour garantir que les partenaires à l’accord tiennent leurs engagements. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;De même, il sera indispensable que les différents fonds, notamment le Fonds Vert, soient alimentés comme prévu et de manière pérenne par les pays développés, sans préjudice des dotations accordées au titre de l’APD et que l’accès aux sources de financements soit simplifié. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Le Cameroun entend pleinement respecter son engagement de réduction de 32&amp;nbsp;% de l’empreinte carbone de son développement par rapport à 2010, à l’horizon 2035. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;La politique de développement du Cameroun, qui vise à l’émergence à ce même horizon, nécessitera sans aucun doute des adaptations au changement climatique. Ces mesures d’atténuation exigeront, au niveau international, des transferts de technologie qui pourraient faire l’objet d’un fonds spécial multilatéral ; mais également, au niveau national, la poursuite de la mise en cohérence de politiques sectorielles et l’intensification des efforts que nous menons depuis plusieurs années déjà (reboisement dans le cadre de la lutte contre la désertification, élaboration d’un mécanisme pour le développement propre, gestion durable des forêts et conservation de la biodiversité). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Nous devons prendre la mesure du véritable enjeu de la COP21 qui n’est ni plus ni moins que d’assurer la survie de l’espèce humaine. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Si les participants font preuve d’assez de courage politique pour prendre des décisions, certes difficiles mais indispensables, pour mobiliser les moyens appropriés et pour coordonner leurs efforts, alors la conférence de Paris aura atteint son but et marqué un tournant historique. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Arial, sans-serif; font-size: 10pt; background-color: transparent;&quot;&gt;L’heure est à l’urgence. L’urgence climatique. La communauté internationale doit, à l’occasion de la conférence de Paris sur les changements climatiques, être au rendez-vous de l’Histoire et prendre des engagements à la hauteur des enjeux. Nous devons de concert enrayer les effets délétères du réchauffement climatique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Certes, le chemin a été long depuis Rio en 1992. Nombre de conférences, à Kyoto, Bali, Copenhague, Cancun, Durban, Doha, Varsovie, Lima, ont jalonné ce parcours. Mais ces efforts n’ont pas été vains. Initialement affaire de spécialistes, le réchauffement climatique a ébranlé la conscience des nations, de leurs dirigeants et de leurs populations. La question est désormais posée&amp;nbsp;: quelle planète allons-nous laisser aux générations futures ? &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Il est indiscutable que les changements climatiques sont imputables aux activités humaines comme l’a démontré le 5emerapport du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC). La responsabilité est ainsi clairement indiquée. Quand bien même elle serait plus importante du côté des pays industrialisés que de ceux en développement, le problème n’est pas là. L’heure n’est plus à la désignation des responsables, mais à l’action. Et à ce problème global qu’est le réchauffement climatique, il est impératif que la communauté internationale propose les solutions nécessaires. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Tout le travail de préparation de la COP21, effectué à Lima, Bonn et Paris, montre que nous allons dans le sens d’un accord mondial et ambitieux pour contenir le réchauffement climatique en maintenant au-dessous de &amp;nbsp;2°C l’augmentation de la température moyenne à l’horizon 2100. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Nous attendons de «&amp;nbsp;l’accord de Paris&amp;nbsp;», qui couronnera les travaux de la conférence, des compromis acceptables pour toutes les parties entre les intérêts nationaux et ceux de la communauté des nations. Pour être crédibles, ces engagements devront être contraignants, surtout en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre, et prévoir la mise en place des mécanismes d’aide financière et technologique appropriés pour accompagner les pays pauvres dans leur lutte contre les bouleversements climatiques. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;En effet, pour nombre de pays en développement ou sur la voie de l’émergence, parmi lesquels le Cameroun, la réduction des émissions de gaz à effet de serre reste conditionner à un soutien de la communauté internationale, notamment les pays industrialisés, sous forme de financements, de renforcement des capacités et de transferts de technologie. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Parallèlement, il est nécessaire de fixer un calendrier de financement pour garantir que les partenaires à l’accord tiennent leurs engagements. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;De même, il sera indispensable que les différents fonds, notamment le Fonds Vert, soient alimentés comme prévu et de manière pérenne par les pays développés, sans préjudice des dotations accordées au titre de l’APD et que l’accès aux sources de financements soit simplifié. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Le Cameroun entend pleinement respecter son engagement de réduction de 32&amp;nbsp;% de l’empreinte carbone de son développement par rapport à 2010, à l’horizon 2035. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;La politique de développement du Cameroun, qui vise à l’émergence à ce même horizon, nécessitera sans aucun doute des adaptations au changement climatique. Ces mesures d’atténuation exigeront, au niveau international, des transferts de technologie qui pourraient faire l’objet d’un fonds spécial multilatéral ; mais également, au niveau national, la poursuite de la mise en cohérence de politiques sectorielles et l’intensification des efforts que nous menons depuis plusieurs années déjà (reboisement dans le cadre de la lutte contre la désertification, élaboration d’un mécanisme pour le développement propre, gestion durable des forêts et conservation de la biodiversité). &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Nous devons prendre la mesure du véritable enjeu de la COP21 qui n’est ni plus ni moins que d’assurer la survie de l’espèce humaine. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Arial, sans-serif;&quot;&gt;Si les participants font preuve d’assez de courage politique pour prendre des décisions, certes difficiles mais indispensables, pour mobiliser les moyens appropriés et pour coordonner leurs efforts, alors la conférence de Paris aura atteint son but et marqué un tournant historique. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="Tribune" />
	</entry>
	<entry>
		<title>« La restructuration du secteur bancaire nigérian menée par Amcon a été exécutée au mépris des règles de transparence élémentaires »</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com/avis-d-expert/1509-22783-la-restructuration-du-secteur-bancaire-nigerian-menee-par-amcon-a-ete-executee-au-mepris-des-regles-de-transparence-elementaires"/>
		<published>2014-09-15T15:42:57+02:00</published>
		<updated>2014-09-15T15:42:57+02:00</updated>
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		<author>
			<name>Par Jean Missinhoun, senior partner du fonds d’investissement américain Intangis.</name>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;La vente par Amcon de Mainstreet Bank initialement prévue avant le 15 septembre a été reportée au 31 octobre. Cet échec met en évidence les mauvaises pratiques d’Amcon. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Le 4 septembre 2014, Amcon, la structure de défaisance nigériane mise en place au lendemain de la grave crise financière qui a secoué le secteur bancaire en 2009, est parvenue à se défaire de ses participations dans le groupe bancaire panafricain, Ecobank, rachetées par Qatar National Bank. Cette cession d’actifs, acquis en 2010, s’est prolongée le lendemain avec le rachat par Atlas Mara des participations dans Union Bank également détenues par la structure de défaisance. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Pourtant, la presse nigériane révélait le 9 septembre que la vente, initialement prévue avant le 15 septembre, d’un autre établissement encore détenu par Amcon, Mainstreet Bank, était reportée. Le nouveau calendrier fixé au 31 octobre et annoncé par Mustafa Chike-Obi, le patron d’Amcon, constitue indéniablement un aveu de difficulté. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour cet organisme, mais c’est une victoire pour la bonne gouvernance au Nigeria. Et c’est une preuve supplémentaire que la restructuration du secteur bancaire local menée par Amcon a été exécutée au mépris du droit et des règles de transparence les plus élémentaires. C’est un aspect fondamental car la banque est une question de confiance. Sans confiance, le système ne peut fonctionner.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Que s’est-il passé ? D’abord, Amcon a mis la main sur une série de banques en difficulté dans des conditions des plus opaques. La rapidité avec laquelle la structure de défaisance a agi pouvait être justifiée à l’époque par l’urgence de la situation, mais ce n’est pas suffisant pour expliquer la manière dont les propriétaires et les créanciers - précisons ici que les droits de ces derniers continuent après la liquidation - de ces banques se sont trouvés dépossédés sans aucune forme de préavis, sans même parler de compensation. Ils ont assisté, impuissants, à un véritable jeu de poupées russes. Une dizaine de banques parmi les plus importantes du secteur ont été rachetées, liquidées ou fusionnées de façon opaque et arbitraire. Parmi elles, PHB, Spring Bank et Afribank, les trois banques actuellement en vente sous les noms de Keystone, Enterprise (laquelle vient d’être cédée à environ 340 millions de dollars à une autre banque nigériane) et Mainstreet Bank.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;L’exemple de Mainstreet Bank, sur laquelle nous détenons des droits exclusifs, donne une idée des méthodes plus que contestables d’Amcon. D’abord parce que le Purchase and Assumption Agreement (PAA) par lequel Mainstreet s’est rendue propriétaire d’Afribank, en août 2011, est fantoche. Les erreurs de pagination et le manque de précision dans la date de ce document essentiel ont suffi à la Cour internationale d’arbitrage, saisie par Intangis, pour rendre une première sentence évoquant des anomalies et émettant des doutes sur l’authenticité du document et, partant, sur la légalité de l’opération. Ensuite, Amcon a omis de faire provisionner, comme l’imposent les règles comptables internationales (IFRS), certains passifs de Mainstreet Bank estimés par Intangis Holdings à 1,4 milliard de dollars. Il convient de signaler aux acquéreurs potentiels que la valorisation de cette dernière reste pour le moins sujette à caution.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Reste enfin la question de la destination finale de l’argent de la cession. Les bénéficiaires du produit de la vente des actifs détenus par Amcon, qui devrait normalement être utilisé pour le remboursement des crédits préférentiels accordés par la Banque centrale du Nigeria au moment de la recapitalisation, ainsi que des dettes émises par Amcon, ne sont pas clairement identifiés. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Le Nigeria, désormais première économie africaine, a plus que jamais le devoir de montrer l’exemple. Alors que le pays devient le point focal de l’attention des investisseurs internationaux désireux de placer leur argent en Afrique, le message envoyé par ce qu’il est convenu d’appeler «&amp;nbsp;l’affaire Amcon&amp;nbsp;» résonne très négativement. La perception par la communauté financière du risque de gouvernance, l’absence de transparence et le non-respect de l’état de droit compte au moins autant sinon d’avantage pour l’attractivité du pays que ses performances économiques. Certaines interrogations soulevées par les agissements d’Amcon doivent trouver des réponses. C’est en ce sens qu’Intangis a porté le dossier devant la Cour suprême de l’État de New York, où l’instruction est en cours.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;strong&gt;La vente par Amcon de Mainstreet Bank initialement prévue avant le 15 septembre a été reportée au 31 octobre. Cet échec met en évidence les mauvaises pratiques d’Amcon. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Le 4 septembre 2014, Amcon, la structure de défaisance nigériane mise en place au lendemain de la grave crise financière qui a secoué le secteur bancaire en 2009, est parvenue à se défaire de ses participations dans le groupe bancaire panafricain, Ecobank, rachetées par Qatar National Bank. Cette cession d’actifs, acquis en 2010, s’est prolongée le lendemain avec le rachat par Atlas Mara des participations dans Union Bank également détenues par la structure de défaisance. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Pourtant, la presse nigériane révélait le 9 septembre que la vente, initialement prévue avant le 15 septembre, d’un autre établissement encore détenu par Amcon, Mainstreet Bank, était reportée. Le nouveau calendrier fixé au 31 octobre et annoncé par Mustafa Chike-Obi, le patron d’Amcon, constitue indéniablement un aveu de difficulté. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour cet organisme, mais c’est une victoire pour la bonne gouvernance au Nigeria. Et c’est une preuve supplémentaire que la restructuration du secteur bancaire local menée par Amcon a été exécutée au mépris du droit et des règles de transparence les plus élémentaires. C’est un aspect fondamental car la banque est une question de confiance. Sans confiance, le système ne peut fonctionner.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Que s’est-il passé ? D’abord, Amcon a mis la main sur une série de banques en difficulté dans des conditions des plus opaques. La rapidité avec laquelle la structure de défaisance a agi pouvait être justifiée à l’époque par l’urgence de la situation, mais ce n’est pas suffisant pour expliquer la manière dont les propriétaires et les créanciers - précisons ici que les droits de ces derniers continuent après la liquidation - de ces banques se sont trouvés dépossédés sans aucune forme de préavis, sans même parler de compensation. Ils ont assisté, impuissants, à un véritable jeu de poupées russes. Une dizaine de banques parmi les plus importantes du secteur ont été rachetées, liquidées ou fusionnées de façon opaque et arbitraire. Parmi elles, PHB, Spring Bank et Afribank, les trois banques actuellement en vente sous les noms de Keystone, Enterprise (laquelle vient d’être cédée à environ 340 millions de dollars à une autre banque nigériane) et Mainstreet Bank.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;L’exemple de Mainstreet Bank, sur laquelle nous détenons des droits exclusifs, donne une idée des méthodes plus que contestables d’Amcon. D’abord parce que le Purchase and Assumption Agreement (PAA) par lequel Mainstreet s’est rendue propriétaire d’Afribank, en août 2011, est fantoche. Les erreurs de pagination et le manque de précision dans la date de ce document essentiel ont suffi à la Cour internationale d’arbitrage, saisie par Intangis, pour rendre une première sentence évoquant des anomalies et émettant des doutes sur l’authenticité du document et, partant, sur la légalité de l’opération. Ensuite, Amcon a omis de faire provisionner, comme l’imposent les règles comptables internationales (IFRS), certains passifs de Mainstreet Bank estimés par Intangis Holdings à 1,4 milliard de dollars. Il convient de signaler aux acquéreurs potentiels que la valorisation de cette dernière reste pour le moins sujette à caution.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Reste enfin la question de la destination finale de l’argent de la cession. Les bénéficiaires du produit de la vente des actifs détenus par Amcon, qui devrait normalement être utilisé pour le remboursement des crédits préférentiels accordés par la Banque centrale du Nigeria au moment de la recapitalisation, ainsi que des dettes émises par Amcon, ne sont pas clairement identifiés. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;Le Nigeria, désormais première économie africaine, a plus que jamais le devoir de montrer l’exemple. Alors que le pays devient le point focal de l’attention des investisseurs internationaux désireux de placer leur argent en Afrique, le message envoyé par ce qu’il est convenu d’appeler «&amp;nbsp;l’affaire Amcon&amp;nbsp;» résonne très négativement. La perception par la communauté financière du risque de gouvernance, l’absence de transparence et le non-respect de l’état de droit compte au moins autant sinon d’avantage pour l’attractivité du pays que ses performances économiques. Certaines interrogations soulevées par les agissements d’Amcon doivent trouver des réponses. C’est en ce sens qu’Intangis a porté le dossier devant la Cour suprême de l’État de New York, où l’instruction est en cours.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="Tribune" />
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	<entry>
		<title>« La Zambie pourrait suivre l’exemple du Gabon et du Ghana dans la gestion de ses eurobonds»</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com/avis-d-expert/0309-22514-la-zambie-pourrait-suivre-l-exemple-du-gabon-et-du-ghana-dans-la-gestion-de-ses-eurobonds"/>
		<published>2014-09-03T11:35:38+02:00</published>
		<updated>2014-09-03T11:35:38+02:00</updated>
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		<author>
			<name>Entretien avec Shebo Nalishebo, chargé de recherche au Zambia Institute for Policy Analysis and Research (ZIPAR)</name>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;Chargé de recherche dans le domaine des finances publiques au sein du Zambia Institute for Policy Analysis and Research (ZIPAR), Shebo Nalishebo un expert zambien des questions économiques et de la modélisation des projets en rapport aux marché financiers. De son avis le recours du gouvernement zambien aux eurobonds tout en étant une alternative cohérente, doit faire l’objet d’un management prudent et expertisé. Il revient avec Ecofin sur les enjeux des eurobonds effectués par la Zambie dans les risques et les opportunités qui en découlent. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;Le Zipar est un Think Tank Zambien dont la mission est de conseiller les acteurs économiques zambiens des secteurs publics et privés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;Agence Ecofin&amp;nbsp;: Le Zambia Institute for Policy Analysis and Research (ZIPAR) conduit actuellement une recherche sur les emprunts internationaux de la Zambie, quelle est l’opportunité de cette étude et ses objectifs&amp;nbsp;? &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;Shebo Nalishebo&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt; ZIPAR entreprend effectivement une étude intitulée «&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;i&gt;Évaluation de l'entrée de la Zambie sur le marché des obligations souveraines: opportunités et défis&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;». Il est question de comprendre son expérience et en tirer des leçons d'autres pays en développement qui ont eu recours à ces mécanismes de financement ces dernières années. On notera que les obligations souveraines entraînent des coûts d'emprunt nettement plus élevés que la dette concessionnelle, une chose sur laquelle nous avons toujours insisté. La Zambie est à sa deuxième émission d'obligations souveraines, ayant effectué son premier emprunt obligataire en 2012 (750 millions&amp;nbsp;$) et le second en 2014 (1 milliard&amp;nbsp;$). Donc &amp;nbsp;le pays a encore peu d'expérience en ce qui concerne la façon de gérer la dette issue des eurobonds. Le pays, et le gouvernement en particulier, devrait s'assurer que les émissions d'obligations souveraines de la Zambie ne se transforment pas en un désastre financier.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Si on refait avec vous un bilan partiel du recours par la Zambie aux eurobonds, on relève que le pays devra payer d’ici 2022 près de 128 millions&amp;nbsp;$ d’intérêt. Est-ce que de votre point de vue, les fonds collectés ont été orientés vers des investissements qui permettront de supporter ce remboursement&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;SN&amp;nbsp;: &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;Lorsqu’on regarde les projets dans lesquels&amp;nbsp; les fonds ont été investis, nous ne prévoyons pas&amp;nbsp;qu’ils puissent &amp;nbsp;générer suffisamment de retours dans les dix prochaines années pour rembourser la dette en raison des retards dans leur mise en œuvre entre autres raisons. Le ministère des Finances a publié une déclaration sur l'utilisation du premier emprunt.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;Dans le secteur de &amp;nbsp;l'énergie, 186 millions&amp;nbsp;$ ont été alloués pour la construction de Kafue Gorge Lower Project. Au mois d’avril 2014, presque deux ans après l'obtention de l'argent, seulement la moitié des 11500 hectares de terres requis ont été obtenus. Le rapport d'étude de faisabilité n'est pas encore disponible.&amp;nbsp; Aussi, sur les 69 millions de dollars qui ont été alloués à des projets de distribution d'énergie, seulement la moitié des projets &amp;nbsp;a été&amp;nbsp;exécutée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;Zambia Railways a obtenu 120 millions&amp;nbsp;$ pour &amp;nbsp;la réhabilitation des infrastructures ferroviaires. Cela a quelque peu amélioré la capacité et la vitesse des transports des marchandises par l'entreprise de chemin de fer. Mais ils ont besoin de plus d'argent pour moderniser ce secteur. En fait, ils ont demandé 345 millions de dollars au moins sur l’emprunt de&amp;nbsp; 1 milliard&amp;nbsp;$ effectué en 2014. On parle aussi de &amp;nbsp;4000 emplois créés. Mais on ne saurait dire si ce sont des emplois permanents ou temporaires ou si les travailleurs ont le droit de payer l'impôt sur ​​le revenu dont le seuil d’exonération mensuel est d'environ 500&amp;nbsp;$ .&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;Pour ce qui est des projets routiers sur les &amp;nbsp;310 millions&amp;nbsp;$ qui ont été attribués, 145 millions ont été utilisés pour rembourser des fonds empruntés par le gouvernement dans le cadre du Projet de routes urbaines dans la ville de &amp;nbsp;Lusaka avant les élections générales de 2011. Le reste sera utilisé pour des travaux d'entretien des routes et de perfectionnement.&amp;nbsp; De ce qui précède, il est clair que le gouvernement utilise les fonds venus d'ailleurs pour payer des intérêts sur la dette et il est peu probable que ces projets seront suffisants &amp;nbsp;pour rembourser la dette.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Un nouvel emprunt zambien est annoncé afin de soutenir des projets agricoles, vers quoi sera orienté les fonds, à soutenir les petits producteurs ou alors vers une agriculture plus industrielle qui permettra d’économiser des réserves de change, en importation d’aliments&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;SN&amp;nbsp;: &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;Les détails sur l'Eurobond visant à soutenir le secteur de l'agriculture sont rares. Nous savons que le Ministère de l'agriculture a récemment lancé le Plan national d'investissement agricole pour la période 2014-2018. Nous imaginons que &amp;nbsp;l'eurobond visé permettrait &amp;nbsp;de combler le gap de financement de ce plan. Les principaux domaines d'intérêt dans ce plan sont les suivants: l'utilisation durable de la base de ressources naturelles, l’infrastructure et l’accès au marché, la sécurité alimentaire et la gestion des risques de catastrophes et d'atténuation, et enfin la recherche et la technologie pour améliorer les cultures, l'élevage et la production de l'aquaculture et la productivité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Vous voyez dans les eurobonds, un certain nombre de risques, comment ceux–ci se manifestent dans le cas de la Zambie&amp;nbsp;? &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;SN&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt; Il y a tout d’abord le risque lié au fait qu’une augmentation des projets d'investissement financées par des eurobonds puissent être mal choisis ou exécutés et ne parviennent pas à générer le surplus de croissance économique et les recettes publiques escompté. Or il s’avère qu’une augmentation des investissements publics dans les secteurs des transports et de l'énergie, peut aussi conduire à des pressions budgétaires, pour augmenter les dépenses récurrentes telles que l'entretien, qui peut être difficile à contenir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;Deuxièmement, il y a toujours les risques de volatilité du marché en raison des taux de change et des taux d’intérêt. Le pays pourrait être contraint d'emprunter à des taux d'intérêt plus élevés pour le remboursement des dettes anciennes. Aussi, la monnaie locale peut devenir plus faible, rendant le service de la dette plus onéreux. Pour atténuer ces risques, la Zambie devrait imiter des pays tels que le Gabon et le Ghana qui ont mis en place un fonds d'amortissement géré par leurs banques centrales. Enfin, la Zambie dépend des exportations de cuivre pour ses recettes en devises. Cette situation expose le pays à la volatilité des prix internationaux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;Afin de répondre à ces risques nous besoin d'un cadre juridique et institutionnel complet de gestion de la dette. Il devrait en résulter la création d’une agence de gestion de la dette, avec des gestionnaires de dette aux grandes capacités et bien rémunérés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;Un point important est que le ministère des Finances devrait exiger &amp;nbsp;de se construire une expertise dans la gestion de la dette et l'analyse des risques , afin de procéder à l'analyse des portefeuilles, de développer une stratégie de gestion des risques et d'élaborer des scénarios d'emprunt et de comparer indicateurs relevant de la dette avec des objectifs identifiés . Nous ne sommes pas convaincus que de tels mécanismes soient mis en place pour le moment.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Vous demandez au gouvernement zambien de faire une évaluation des risques liés à la dette au final que doivent faire les pays, l’Aide Publique au&amp;nbsp;Développement&amp;nbsp;se montrant peu efficace, le recours au marché des capitaux présentant des risques&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;SN&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt; La stratégie de gestion de la dette jusqu’à récemment, était de maximiser l'utilisation des ressources concessionnelles disponibles. Cependant, les ressources concessionnelles ont diminué et les montants proposés ne sont plus suffisamment élevées pour le type de projets que le Gouvernement a l'intention de financer. Donc il a fallu trouver une solution alternative, d'où les deux euro-obligations. Nous devons&amp;nbsp;clairement considérer les deux options. Mais nous devons être conscients des risques et mettre en place une approche globale des structures de gestion de la dette de gérer la dette. Nous sommes toujours un pays dépendant du cuivre. Si le prix du cuivre chute dans les années à venir, ou bien si nous avons la volatilité revient sur les marchés financiers mondiaux,&amp;nbsp; que fera-t-on? Alors que le gouvernement a fait plusieurs déclarations par le ministre des Finances et le secrétaire au Trésor sur la durabilité des niveaux d'endettement actuels, la question est «&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;i&gt;Que fait le gouvernement pour éviter les problèmes de liquidité lorsque les deux obligations arriveront à échéance&amp;nbsp;?&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&amp;nbsp;» Déjà avec le premier emprunt, nous avons perdu deux ans sans que des mesures ne soient mises en place. Par exemple, une loi sur les prêts et garanties habilite le ministre des Finances de mettre en place un fonds d'amortissement. Nous n'avons pas entendu parler de cela&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Dans ce cas qu’est-ce qu’il y aurait lieu de faire, comment le gouvernement zambien selon vous, devrait réagir&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;SN&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt; Il y a encore d'autres options: par exemple, nous pourrions penser au rachat d'un dixième des obligations chaque année. Qu'en est-il des partenariats public-privé dans les projets d'infrastructure? Qu'en est-il du secteur privé, vanté d'être le moteur de la croissance? Seulement 20 millions&amp;nbsp;$ ont été affecté dans le financement des PME lors de la première euro-obligation. Ne devrions-nous utiliser cet argent pour prêter au secteur privé qui nous en sommes certains, rembourser car ils vont sans doute investir dans des projets de retour élevés ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;Nous devons aussi tenir compte des problèmes de qualité, en particulier la qualité de la dépense. C'est parce que le potentiel de rendement de tout emprunt est fonction de la qualité globale de la gestion économique et en particulier la qualité globale des dépenses publiques, pas l'investissement notamment financé par le prêt (ou financement des bailleurs de fonds). La question sur laquelle on doit se concentrer est celle de la dépense marginale permise par le financement supplémentaire obtenu. L'argent est fongible. Vous pouvez faire une belle analyse du taux de rendement et financer un projet offrant des rendements intéressant, mais si la dépense marginale par le gouvernement est un éléphant blanc, ou entraîne une énorme augmentation de la masse salariale, ou une subvention mal ciblée, l'impact global de l'emprunt sur ​​la capacité de remboursement sera négatif. Nous avons l'occasion, en tant que pays, de combler le déficit de l'infrastructure par l'émission de ces euro-obligations. Tout ce que nous disons, c'est que nous devons gérer prudemment notre dette.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;i&gt;NB&amp;nbsp;: Le ZIPAR précise que les points de vue exprimés par l’expert sont les siens et ne saurait engager ou influencer les décisions de l’organisation.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Idriss Linge&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;Chargé de recherche dans le domaine des finances publiques au sein du Zambia Institute for Policy Analysis and Research (ZIPAR), Shebo Nalishebo un expert zambien des questions économiques et de la modélisation des projets en rapport aux marché financiers. De son avis le recours du gouvernement zambien aux eurobonds tout en étant une alternative cohérente, doit faire l’objet d’un management prudent et expertisé. Il revient avec Ecofin sur les enjeux des eurobonds effectués par la Zambie dans les risques et les opportunités qui en découlent. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;Le Zipar est un Think Tank Zambien dont la mission est de conseiller les acteurs économiques zambiens des secteurs publics et privés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;Agence Ecofin&amp;nbsp;: Le Zambia Institute for Policy Analysis and Research (ZIPAR) conduit actuellement une recherche sur les emprunts internationaux de la Zambie, quelle est l’opportunité de cette étude et ses objectifs&amp;nbsp;? &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;Shebo Nalishebo&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt; ZIPAR entreprend effectivement une étude intitulée «&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;i&gt;Évaluation de l'entrée de la Zambie sur le marché des obligations souveraines: opportunités et défis&amp;nbsp;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;». Il est question de comprendre son expérience et en tirer des leçons d'autres pays en développement qui ont eu recours à ces mécanismes de financement ces dernières années. On notera que les obligations souveraines entraînent des coûts d'emprunt nettement plus élevés que la dette concessionnelle, une chose sur laquelle nous avons toujours insisté. La Zambie est à sa deuxième émission d'obligations souveraines, ayant effectué son premier emprunt obligataire en 2012 (750 millions&amp;nbsp;$) et le second en 2014 (1 milliard&amp;nbsp;$). Donc &amp;nbsp;le pays a encore peu d'expérience en ce qui concerne la façon de gérer la dette issue des eurobonds. Le pays, et le gouvernement en particulier, devrait s'assurer que les émissions d'obligations souveraines de la Zambie ne se transforment pas en un désastre financier.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Si on refait avec vous un bilan partiel du recours par la Zambie aux eurobonds, on relève que le pays devra payer d’ici 2022 près de 128 millions&amp;nbsp;$ d’intérêt. Est-ce que de votre point de vue, les fonds collectés ont été orientés vers des investissements qui permettront de supporter ce remboursement&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;SN&amp;nbsp;: &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;Lorsqu’on regarde les projets dans lesquels&amp;nbsp; les fonds ont été investis, nous ne prévoyons pas&amp;nbsp;qu’ils puissent &amp;nbsp;générer suffisamment de retours dans les dix prochaines années pour rembourser la dette en raison des retards dans leur mise en œuvre entre autres raisons. Le ministère des Finances a publié une déclaration sur l'utilisation du premier emprunt.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;Dans le secteur de &amp;nbsp;l'énergie, 186 millions&amp;nbsp;$ ont été alloués pour la construction de Kafue Gorge Lower Project. Au mois d’avril 2014, presque deux ans après l'obtention de l'argent, seulement la moitié des 11500 hectares de terres requis ont été obtenus. Le rapport d'étude de faisabilité n'est pas encore disponible.&amp;nbsp; Aussi, sur les 69 millions de dollars qui ont été alloués à des projets de distribution d'énergie, seulement la moitié des projets &amp;nbsp;a été&amp;nbsp;exécutée.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;Zambia Railways a obtenu 120 millions&amp;nbsp;$ pour &amp;nbsp;la réhabilitation des infrastructures ferroviaires. Cela a quelque peu amélioré la capacité et la vitesse des transports des marchandises par l'entreprise de chemin de fer. Mais ils ont besoin de plus d'argent pour moderniser ce secteur. En fait, ils ont demandé 345 millions de dollars au moins sur l’emprunt de&amp;nbsp; 1 milliard&amp;nbsp;$ effectué en 2014. On parle aussi de &amp;nbsp;4000 emplois créés. Mais on ne saurait dire si ce sont des emplois permanents ou temporaires ou si les travailleurs ont le droit de payer l'impôt sur ​​le revenu dont le seuil d’exonération mensuel est d'environ 500&amp;nbsp;$ .&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;Pour ce qui est des projets routiers sur les &amp;nbsp;310 millions&amp;nbsp;$ qui ont été attribués, 145 millions ont été utilisés pour rembourser des fonds empruntés par le gouvernement dans le cadre du Projet de routes urbaines dans la ville de &amp;nbsp;Lusaka avant les élections générales de 2011. Le reste sera utilisé pour des travaux d'entretien des routes et de perfectionnement.&amp;nbsp; De ce qui précède, il est clair que le gouvernement utilise les fonds venus d'ailleurs pour payer des intérêts sur la dette et il est peu probable que ces projets seront suffisants &amp;nbsp;pour rembourser la dette.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Un nouvel emprunt zambien est annoncé afin de soutenir des projets agricoles, vers quoi sera orienté les fonds, à soutenir les petits producteurs ou alors vers une agriculture plus industrielle qui permettra d’économiser des réserves de change, en importation d’aliments&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;SN&amp;nbsp;: &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;Les détails sur l'Eurobond visant à soutenir le secteur de l'agriculture sont rares. Nous savons que le Ministère de l'agriculture a récemment lancé le Plan national d'investissement agricole pour la période 2014-2018. Nous imaginons que &amp;nbsp;l'eurobond visé permettrait &amp;nbsp;de combler le gap de financement de ce plan. Les principaux domaines d'intérêt dans ce plan sont les suivants: l'utilisation durable de la base de ressources naturelles, l’infrastructure et l’accès au marché, la sécurité alimentaire et la gestion des risques de catastrophes et d'atténuation, et enfin la recherche et la technologie pour améliorer les cultures, l'élevage et la production de l'aquaculture et la productivité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Vous voyez dans les eurobonds, un certain nombre de risques, comment ceux–ci se manifestent dans le cas de la Zambie&amp;nbsp;? &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;SN&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt; Il y a tout d’abord le risque lié au fait qu’une augmentation des projets d'investissement financées par des eurobonds puissent être mal choisis ou exécutés et ne parviennent pas à générer le surplus de croissance économique et les recettes publiques escompté. Or il s’avère qu’une augmentation des investissements publics dans les secteurs des transports et de l'énergie, peut aussi conduire à des pressions budgétaires, pour augmenter les dépenses récurrentes telles que l'entretien, qui peut être difficile à contenir.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;Deuxièmement, il y a toujours les risques de volatilité du marché en raison des taux de change et des taux d’intérêt. Le pays pourrait être contraint d'emprunter à des taux d'intérêt plus élevés pour le remboursement des dettes anciennes. Aussi, la monnaie locale peut devenir plus faible, rendant le service de la dette plus onéreux. Pour atténuer ces risques, la Zambie devrait imiter des pays tels que le Gabon et le Ghana qui ont mis en place un fonds d'amortissement géré par leurs banques centrales. Enfin, la Zambie dépend des exportations de cuivre pour ses recettes en devises. Cette situation expose le pays à la volatilité des prix internationaux.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;Afin de répondre à ces risques nous besoin d'un cadre juridique et institutionnel complet de gestion de la dette. Il devrait en résulter la création d’une agence de gestion de la dette, avec des gestionnaires de dette aux grandes capacités et bien rémunérés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;Un point important est que le ministère des Finances devrait exiger &amp;nbsp;de se construire une expertise dans la gestion de la dette et l'analyse des risques , afin de procéder à l'analyse des portefeuilles, de développer une stratégie de gestion des risques et d'élaborer des scénarios d'emprunt et de comparer indicateurs relevant de la dette avec des objectifs identifiés . Nous ne sommes pas convaincus que de tels mécanismes soient mis en place pour le moment.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Vous demandez au gouvernement zambien de faire une évaluation des risques liés à la dette au final que doivent faire les pays, l’Aide Publique au&amp;nbsp;Développement&amp;nbsp;se montrant peu efficace, le recours au marché des capitaux présentant des risques&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;SN&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt; La stratégie de gestion de la dette jusqu’à récemment, était de maximiser l'utilisation des ressources concessionnelles disponibles. Cependant, les ressources concessionnelles ont diminué et les montants proposés ne sont plus suffisamment élevées pour le type de projets que le Gouvernement a l'intention de financer. Donc il a fallu trouver une solution alternative, d'où les deux euro-obligations. Nous devons&amp;nbsp;clairement considérer les deux options. Mais nous devons être conscients des risques et mettre en place une approche globale des structures de gestion de la dette de gérer la dette. Nous sommes toujours un pays dépendant du cuivre. Si le prix du cuivre chute dans les années à venir, ou bien si nous avons la volatilité revient sur les marchés financiers mondiaux,&amp;nbsp; que fera-t-on? Alors que le gouvernement a fait plusieurs déclarations par le ministre des Finances et le secrétaire au Trésor sur la durabilité des niveaux d'endettement actuels, la question est «&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;i&gt;Que fait le gouvernement pour éviter les problèmes de liquidité lorsque les deux obligations arriveront à échéance&amp;nbsp;?&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&amp;nbsp;» Déjà avec le premier emprunt, nous avons perdu deux ans sans que des mesures ne soient mises en place. Par exemple, une loi sur les prêts et garanties habilite le ministre des Finances de mettre en place un fonds d'amortissement. Nous n'avons pas entendu parler de cela&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Dans ce cas qu’est-ce qu’il y aurait lieu de faire, comment le gouvernement zambien selon vous, devrait réagir&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;SN&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt; Il y a encore d'autres options: par exemple, nous pourrions penser au rachat d'un dixième des obligations chaque année. Qu'en est-il des partenariats public-privé dans les projets d'infrastructure? Qu'en est-il du secteur privé, vanté d'être le moteur de la croissance? Seulement 20 millions&amp;nbsp;$ ont été affecté dans le financement des PME lors de la première euro-obligation. Ne devrions-nous utiliser cet argent pour prêter au secteur privé qui nous en sommes certains, rembourser car ils vont sans doute investir dans des projets de retour élevés ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;Nous devons aussi tenir compte des problèmes de qualité, en particulier la qualité de la dépense. C'est parce que le potentiel de rendement de tout emprunt est fonction de la qualité globale de la gestion économique et en particulier la qualité globale des dépenses publiques, pas l'investissement notamment financé par le prêt (ou financement des bailleurs de fonds). La question sur laquelle on doit se concentrer est celle de la dépense marginale permise par le financement supplémentaire obtenu. L'argent est fongible. Vous pouvez faire une belle analyse du taux de rendement et financer un projet offrant des rendements intéressant, mais si la dépense marginale par le gouvernement est un éléphant blanc, ou entraîne une énorme augmentation de la masse salariale, ou une subvention mal ciblée, l'impact global de l'emprunt sur ​​la capacité de remboursement sera négatif. Nous avons l'occasion, en tant que pays, de combler le déficit de l'infrastructure par l'émission de ces euro-obligations. Tout ce que nous disons, c'est que nous devons gérer prudemment notre dette.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;i&gt;NB&amp;nbsp;: Le ZIPAR précise que les points de vue exprimés par l’expert sont les siens et ne saurait engager ou influencer les décisions de l’organisation.&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot; color=&quot;#000000&quot;&gt;&lt;span face=&quot;Times New Roman, serif&quot;&gt;&lt;span size=&quot;3&quot;&gt;&lt;i&gt;&lt;strong&gt;Propos recueillis par Idriss Linge&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="Tribune" />
	</entry>
	<entry>
		<title>Quelque chose se passe en Afrique du Sud qui mérite qu’on s’y intéresse davantage !</title>
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		<published>2014-08-21T16:56:08+02:00</published>
		<updated>2014-08-21T16:56:08+02:00</updated>
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		<author>
			<name>Par Idriss Linge de l’Agence Ecofin</name>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L’actualité africaine dominée par les ravages causés par le virus Ebola, ou encore par les attaques terroristes et autres foyers d'insécurités, occulte une crise&amp;nbsp;importante, celle de la défaillance d’&lt;a class=&quot;cofisemhyperlinks&quot; title=&quot;rechercher dans la base de donnees des societes cotees&quot; href=&quot;https://www.agenceecofin.com/javascript:postToURL(&amp;quot;http://www.agenceecofin.com/societes-cotees&amp;quot;, {&amp;quot;recherchesociete&amp;quot;:&amp;quot;African+Investment+Bank+Limited&amp;quot;});&quot;&gt;African Investment Bank Limited&lt;/a&gt; et ses conséquences. L’affaire est reléguée au second plan et peu évoquée par les médias situés hors de l’Afrique australe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Depuis l’annonce, par ce groupe bancaire spécialisé dans les prêts non sécurisés, d’un risque de perte record et le choc boursier qui s’en est suivi pour ses investisseurs, quelque chose couve au pays de feu Nelson Mandela. On a vu la South African Reserve bank (banque centrale), monter au créneau, et injecter jusqu’à 7 milliards de rands (environ 697 millions&amp;nbsp;$), pour racheter les créances douteuses d’une banque en difficulté. On a aussi vu des banques spontanément injecter jusqu’à 10 milliards de rands, (environ 934 millions&amp;nbsp;$) afin d’assurer la survie de la partie encore opérationnelle de la banque.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;A la suite de ces différentes interventions la saga African Bank se poursuit aujourd’hui avec une grosse polémique sur la réaction des agences de notation. Fitch Ratings a revu à la baisse la note de certains fonds qui avaient investi au sein de la banque en difficulté, Moody’s a dégradé la note des quatre plus grandes banques du pays (&lt;a class=&quot;cofisemhyperlinks&quot; title=&quot;rechercher dans la base de donnees des societes cotees&quot; href=&quot;https://www.agenceecofin.com/javascript:postToURL(&amp;quot;http://www.agenceecofin.com/societes-cotees&amp;quot;, {&amp;quot;recherchesociete&amp;quot;:&amp;quot;Firstrand&amp;quot;});&quot;&gt;Firstrand&lt;/a&gt;,&lt;a class=&quot;cofisemhyperlinks&quot; title=&quot;rechercher dans la base de donnees des societes cotees&quot; href=&quot;https://www.agenceecofin.com/javascript:postToURL(&amp;quot;http://www.agenceecofin.com/societes-cotees&amp;quot;, {&amp;quot;recherchesociete&amp;quot;:&amp;quot;Nedbank&amp;quot;});&quot;&gt;Nedbank&lt;/a&gt;, &lt;a class=&quot;cofisemhyperlinks&quot; title=&quot;rechercher dans la base de donnees des societes cotees&quot; href=&quot;https://www.agenceecofin.com/javascript:postToURL(&amp;quot;http://www.agenceecofin.com/societes-cotees&amp;quot;, {&amp;quot;recherchesociete&amp;quot;:&amp;quot;Standard+bank&amp;quot;});&quot;&gt;Standard bank&lt;/a&gt; et &lt;a class=&quot;cofisemhyperlinks&quot; title=&quot;rechercher dans la base de donnees des societes cotees&quot; href=&quot;https://www.agenceecofin.com/javascript:postToURL(&amp;quot;http://www.agenceecofin.com/societes-cotees&amp;quot;, {&amp;quot;recherchesociete&amp;quot;:&amp;quot;Absa+Bank&amp;quot;});&quot;&gt;Absa Bank&lt;/a&gt;) et d’une autre, toute aussi influente, (&lt;a class=&quot;cofisemhyperlinks&quot; title=&quot;rechercher dans la base de donnees des societes cotees&quot; href=&quot;https://www.agenceecofin.com/javascript:postToURL(&amp;quot;http://www.agenceecofin.com/societes-cotees&amp;quot;, {&amp;quot;recherchesociete&amp;quot;:&amp;quot;Capitec+Bank&amp;quot;});&quot;&gt;Capitec Bank&lt;/a&gt; Holdings).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Pas d’accord !&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;» a indiqué encore récemment la banque centrale. «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Le système bancaire sud-africain est sain et solide&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;», a-t-elle fait savoir. A la suite de quoi plusieurs experts et analystes connaisseurs de l’économie sud-africaine. «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Capitec Bank n’est pas African Bank&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;», a expliqué Kokkie Kooyman un expert chez SiM Global. «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Evidemment ils craignent une détérioration de la situation déjà complexe en Afrique du sud. Mais l’impact sur nos banques est en fait limité. L’avantage de l’Afrique du sud, c’est que les avoirs des banques appartiennent à 80% à des Sud-africains, donc il n’y a pas de risque que l’on aille chercher de l’argent ailleurs&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;»a-t-il ajouté.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Pourtant il reconnait que la capacité d’emprunt extérieur n’est pas restée intacte. Pour sa part Capitec Bank s’est dite étonnée de la notation de Moody’s. &amp;nbsp;«&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Ils ont discuté 20 minutes avec notre directeur financier et ont sorti cette note&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;», ont-il déclaré. Pourtant le consensus est fait aujourd’hui sur un point&amp;nbsp;: le modèle économique qui consiste à prêter à des personnes présentant des difficultés à rembourser n’était pas viable. Jusque-là beaucoup remboursaient et la rentabilité était forte, les revenus avec ainsi que la croissance sur le marché financier.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Que les agences de notations fassent l’objet de critiques de la part d’analystes, d’observateurs ou de responsables officiels, ce n’est pas une nouveauté. Cependant, le pays sort d’une grève dévastratrice dans le secteur clé du platine. Les plaintes sur la qualité des services publics se font de plus en plus nombreuses, le chômage de masse ne parvient pas à trouver de solution durable, l’inflation liée au déficit de production s’est invitée, la croissance est en berne et la corruption atteint les plus hauts sommets de l’Etat. Oui !! Quelque chose se passe en Afrique du sud.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L’agence de notation Moody’s, critiquée aujourd’hui, avaient déjà sonné l’alerte sur les déséquilibres d’African Bank Investment Limited en 2013. La banque avait répondu par des assurances d’une maitrise de l’ensemble des processus. Un an après elle était mise sous curatelle. Pour la première fois, des fonds de marchés monétaires, en principe caractérisés par la garantie de rendements, sont à l’origine de pertes pour leurs investisseurs. On a aussi pu remarquer que les gestionnaires de fonds ont eu une réaction inappropriée face à la situation et, une fois encore, c’est la banque centrale qui est intervenue, pour autoriser que les fonds d’investissement séparent leurs actifs affectés par la faillite d’ABIL, des autres, plus sains.&amp;nbsp;On peut noter aussi les mauvaises performances des entreprises de la grande consommation et enfin les désinvestissements annoncés par certains géants du secteur minier. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Il est très probable que, si l’Afrique du Sud connaissait une crise encore plus profonde, de nombreux pays du continent ne seraient pas épargnés. Les premiers à en pâtir seront les pays de la communauté des Etats de l’Afrique australe. Leur attachement à l’économie sud-africaine les mettrait en danger en cas de déflagration. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;En Afrique subsaharienne, le risque n’est pas loin.&amp;nbsp;Par exemple Ecobank Transnational Incorporated, le groupe bancaire le plus puissant de l’Afrique francophone, est fortement exposé aux investissements sud-africains. Son plus gros actionnaire est le fonds de gestion des pensions des fonctionnaires d’Afrique du Sud. Nedbank, une des quatre grandes banques sud-africaine, possède un droit de conversion de dette qui lui donnerait une participation de 20%, ce qui porterait l’exposition sud-africaine de la banque, dont le siège se trouve à Lomé au Togo, à plus de 40% si on ajoute les fonds privés d’investissement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L’Afrique toute entière se doit de mener une veille stratégique sur la situation économique de ce pays, qui sert de base à plusieurs investissements étrangers sur le continent. Le Maghreb possède des atouts mais doit encore se stabiliser après les printemps arabes. Le Nigéria est la première puissance économique en terme de PIB mais ses défis de développement sont encore nombreux. Plusieurs autres pays africains à forte croissance doivent encore résoudre des défis de développement humain. Une Afrique du Sud malade pourrait impacter de manière significative l’ensemble du continent. Quelque chose se passe en Afrique du Sud qui mérite qu’on s’y intéresse davantage…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L’actualité africaine dominée par les ravages causés par le virus Ebola, ou encore par les attaques terroristes et autres foyers d'insécurités, occulte une crise&amp;nbsp;importante, celle de la défaillance d’&lt;a class=&quot;cofisemhyperlinks&quot; title=&quot;rechercher dans la base de donnees des societes cotees&quot; href=&quot;https://www.agenceecofin.com/javascript:postToURL(&amp;quot;http://www.agenceecofin.com/societes-cotees&amp;quot;, {&amp;quot;recherchesociete&amp;quot;:&amp;quot;African+Investment+Bank+Limited&amp;quot;});&quot;&gt;African Investment Bank Limited&lt;/a&gt; et ses conséquences. L’affaire est reléguée au second plan et peu évoquée par les médias situés hors de l’Afrique australe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Depuis l’annonce, par ce groupe bancaire spécialisé dans les prêts non sécurisés, d’un risque de perte record et le choc boursier qui s’en est suivi pour ses investisseurs, quelque chose couve au pays de feu Nelson Mandela. On a vu la South African Reserve bank (banque centrale), monter au créneau, et injecter jusqu’à 7 milliards de rands (environ 697 millions&amp;nbsp;$), pour racheter les créances douteuses d’une banque en difficulté. On a aussi vu des banques spontanément injecter jusqu’à 10 milliards de rands, (environ 934 millions&amp;nbsp;$) afin d’assurer la survie de la partie encore opérationnelle de la banque.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;A la suite de ces différentes interventions la saga African Bank se poursuit aujourd’hui avec une grosse polémique sur la réaction des agences de notation. Fitch Ratings a revu à la baisse la note de certains fonds qui avaient investi au sein de la banque en difficulté, Moody’s a dégradé la note des quatre plus grandes banques du pays (&lt;a class=&quot;cofisemhyperlinks&quot; title=&quot;rechercher dans la base de donnees des societes cotees&quot; href=&quot;https://www.agenceecofin.com/javascript:postToURL(&amp;quot;http://www.agenceecofin.com/societes-cotees&amp;quot;, {&amp;quot;recherchesociete&amp;quot;:&amp;quot;Firstrand&amp;quot;});&quot;&gt;Firstrand&lt;/a&gt;,&lt;a class=&quot;cofisemhyperlinks&quot; title=&quot;rechercher dans la base de donnees des societes cotees&quot; href=&quot;https://www.agenceecofin.com/javascript:postToURL(&amp;quot;http://www.agenceecofin.com/societes-cotees&amp;quot;, {&amp;quot;recherchesociete&amp;quot;:&amp;quot;Nedbank&amp;quot;});&quot;&gt;Nedbank&lt;/a&gt;, &lt;a class=&quot;cofisemhyperlinks&quot; title=&quot;rechercher dans la base de donnees des societes cotees&quot; href=&quot;https://www.agenceecofin.com/javascript:postToURL(&amp;quot;http://www.agenceecofin.com/societes-cotees&amp;quot;, {&amp;quot;recherchesociete&amp;quot;:&amp;quot;Standard+bank&amp;quot;});&quot;&gt;Standard bank&lt;/a&gt; et &lt;a class=&quot;cofisemhyperlinks&quot; title=&quot;rechercher dans la base de donnees des societes cotees&quot; href=&quot;https://www.agenceecofin.com/javascript:postToURL(&amp;quot;http://www.agenceecofin.com/societes-cotees&amp;quot;, {&amp;quot;recherchesociete&amp;quot;:&amp;quot;Absa+Bank&amp;quot;});&quot;&gt;Absa Bank&lt;/a&gt;) et d’une autre, toute aussi influente, (&lt;a class=&quot;cofisemhyperlinks&quot; title=&quot;rechercher dans la base de donnees des societes cotees&quot; href=&quot;https://www.agenceecofin.com/javascript:postToURL(&amp;quot;http://www.agenceecofin.com/societes-cotees&amp;quot;, {&amp;quot;recherchesociete&amp;quot;:&amp;quot;Capitec+Bank&amp;quot;});&quot;&gt;Capitec Bank&lt;/a&gt; Holdings).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;«&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Pas d’accord !&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;» a indiqué encore récemment la banque centrale. «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Le système bancaire sud-africain est sain et solide&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;», a-t-elle fait savoir. A la suite de quoi plusieurs experts et analystes connaisseurs de l’économie sud-africaine. «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Capitec Bank n’est pas African Bank&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;», a expliqué Kokkie Kooyman un expert chez SiM Global. «&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Evidemment ils craignent une détérioration de la situation déjà complexe en Afrique du sud. Mais l’impact sur nos banques est en fait limité. L’avantage de l’Afrique du sud, c’est que les avoirs des banques appartiennent à 80% à des Sud-africains, donc il n’y a pas de risque que l’on aille chercher de l’argent ailleurs&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;»a-t-il ajouté.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;Pourtant il reconnait que la capacité d’emprunt extérieur n’est pas restée intacte. Pour sa part Capitec Bank s’est dite étonnée de la notation de Moody’s. &amp;nbsp;«&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;em&gt;Ils ont discuté 20 minutes avec notre directeur financier et ont sorti cette note&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&amp;nbsp;», ont-il déclaré. Pourtant le consensus est fait aujourd’hui sur un point&amp;nbsp;: le modèle économique qui consiste à prêter à des personnes présentant des difficultés à rembourser n’était pas viable. Jusque-là beaucoup remboursaient et la rentabilité était forte, les revenus avec ainsi que la croissance sur le marché financier.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Que les agences de notations fassent l’objet de critiques de la part d’analystes, d’observateurs ou de responsables officiels, ce n’est pas une nouveauté. Cependant, le pays sort d’une grève dévastratrice dans le secteur clé du platine. Les plaintes sur la qualité des services publics se font de plus en plus nombreuses, le chômage de masse ne parvient pas à trouver de solution durable, l’inflation liée au déficit de production s’est invitée, la croissance est en berne et la corruption atteint les plus hauts sommets de l’Etat. Oui !! Quelque chose se passe en Afrique du sud.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L’agence de notation Moody’s, critiquée aujourd’hui, avaient déjà sonné l’alerte sur les déséquilibres d’African Bank Investment Limited en 2013. La banque avait répondu par des assurances d’une maitrise de l’ensemble des processus. Un an après elle était mise sous curatelle. Pour la première fois, des fonds de marchés monétaires, en principe caractérisés par la garantie de rendements, sont à l’origine de pertes pour leurs investisseurs. On a aussi pu remarquer que les gestionnaires de fonds ont eu une réaction inappropriée face à la situation et, une fois encore, c’est la banque centrale qui est intervenue, pour autoriser que les fonds d’investissement séparent leurs actifs affectés par la faillite d’ABIL, des autres, plus sains.&amp;nbsp;On peut noter aussi les mauvaises performances des entreprises de la grande consommation et enfin les désinvestissements annoncés par certains géants du secteur minier. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Il est très probable que, si l’Afrique du Sud connaissait une crise encore plus profonde, de nombreux pays du continent ne seraient pas épargnés. Les premiers à en pâtir seront les pays de la communauté des Etats de l’Afrique australe. Leur attachement à l’économie sud-africaine les mettrait en danger en cas de déflagration. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;En Afrique subsaharienne, le risque n’est pas loin.&amp;nbsp;Par exemple Ecobank Transnational Incorporated, le groupe bancaire le plus puissant de l’Afrique francophone, est fortement exposé aux investissements sud-africains. Son plus gros actionnaire est le fonds de gestion des pensions des fonctionnaires d’Afrique du Sud. Nedbank, une des quatre grandes banques sud-africaine, possède un droit de conversion de dette qui lui donnerait une participation de 20%, ce qui porterait l’exposition sud-africaine de la banque, dont le siège se trouve à Lomé au Togo, à plus de 40% si on ajoute les fonds privés d’investissement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L’Afrique toute entière se doit de mener une veille stratégique sur la situation économique de ce pays, qui sert de base à plusieurs investissements étrangers sur le continent. Le Maghreb possède des atouts mais doit encore se stabiliser après les printemps arabes. Le Nigéria est la première puissance économique en terme de PIB mais ses défis de développement sont encore nombreux. Plusieurs autres pays africains à forte croissance doivent encore résoudre des défis de développement humain. Une Afrique du Sud malade pourrait impacter de manière significative l’ensemble du continent. Quelque chose se passe en Afrique du Sud qui mérite qu’on s’y intéresse davantage…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="Tribune" />
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	<entry>
		<title>« Le modèle d’affaire d’African Bank Investment Limited ne pouvait pas survivre »</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com/avis-d-expert/1808-22136-le-modele-d-affaire-d-african-bank-investment-limited-ne-pouvais-pas-survivre"/>
		<published>2014-08-18T11:02:57+02:00</published>
		<updated>2014-08-18T11:02:57+02:00</updated>
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		<author>
			<name>Entretien avec Jean Pierre Verster, gestionnaire d’actifs auprès de la firme sud-africaine 36One Assets Management</name>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;De l’avis de Jean Pierre Verster, le secours de la banque centrale a été bien perçu, mais il y a une nécessité à revoir le modèle d’affaire qui était celui d’ABIL.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Agence Ecofin&amp;nbsp;: On a récemment appris que la banque centrale sud-africaine (SARB) a décidé de venir en aide à African Bank Investment Limited en difficulté, quelles sont les mesures qui ont été exactement prises&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jean Pierre Verster&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt; Comme vous le savez, la banque centrale a décidé de placer la banque sous curatelle.&amp;nbsp; Un groupe d’investisseurs privés composé d’entreprises comme &lt;a class=&quot;cofisemhyperlinks&quot; title=&quot;rechercher dans la base de donnees des societes cotees&quot; href=&quot;https://www.agenceecofin.com/javascript:postToURL(&amp;quot;http://www.agenceecofin.com/societes-cotees&amp;quot;, {&amp;quot;recherchesociete&amp;quot;:&amp;quot;Absa+Bank&amp;quot;});&quot;&gt;Absa Bank&lt;/a&gt;, &lt;a class=&quot;cofisemhyperlinks&quot; title=&quot;rechercher dans la base de donnees des societes cotees&quot; href=&quot;https://www.agenceecofin.com/javascript:postToURL(&amp;quot;http://www.agenceecofin.com/societes-cotees&amp;quot;, {&amp;quot;recherchesociete&amp;quot;:&amp;quot;Capitec&amp;quot;});&quot;&gt;Capitec&lt;/a&gt;, &lt;a class=&quot;cofisemhyperlinks&quot; title=&quot;rechercher dans la base de donnees des societes cotees&quot; href=&quot;https://www.agenceecofin.com/javascript:postToURL(&amp;quot;http://www.agenceecofin.com/societes-cotees&amp;quot;, {&amp;quot;recherchesociete&amp;quot;:&amp;quot;Firstrand&amp;quot;});&quot;&gt;Firstrand&lt;/a&gt;, &lt;a class=&quot;cofisemhyperlinks&quot; title=&quot;rechercher dans la base de donnees des societes cotees&quot; href=&quot;https://www.agenceecofin.com/javascript:postToURL(&amp;quot;http://www.agenceecofin.com/societes-cotees&amp;quot;, {&amp;quot;recherchesociete&amp;quot;:&amp;quot;Investec&amp;quot;});&quot;&gt;Investec&lt;/a&gt;, &lt;a class=&quot;cofisemhyperlinks&quot; title=&quot;rechercher dans la base de donnees des societes cotees&quot; href=&quot;https://www.agenceecofin.com/javascript:postToURL(&amp;quot;http://www.agenceecofin.com/societes-cotees&amp;quot;, {&amp;quot;recherchesociete&amp;quot;:&amp;quot;Nedbank&amp;quot;});&quot;&gt;Nedbank&lt;/a&gt;, &lt;a class=&quot;cofisemhyperlinks&quot; title=&quot;rechercher dans la base de donnees des societes cotees&quot; href=&quot;https://www.agenceecofin.com/javascript:postToURL(&amp;quot;http://www.agenceecofin.com/societes-cotees&amp;quot;, {&amp;quot;recherchesociete&amp;quot;:&amp;quot;Standard+Bank&amp;quot;});&quot;&gt;Standard Bank&lt;/a&gt; ou encore Public Investment Corp ont accepté de souscrire à une augmentation de capital de 10 milliards de rands. Les déposants ont reçu la garantie que leurs comptes sont en sécurité et qu’ils peuvent y retirer de l’argent à tout moment. Selon Gill Marcus (gouverneur de la Banque centrale), les prêts productifs et les actifs positifs seront transférés dans la «&amp;nbsp;Bonne Banque&amp;nbsp;». Le Curateur donnera le temps à ABIL de se faire un plan de restructuration et de présenter un business viable.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Quel sera la position de la Banque par rapport au Johannesburg Stock Exchange (JSE) et aux autres parties prenantes comme les actionnaires et les détenteurs de titre de créance à son encontre&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;JPV&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;: Pour ce qui est de la situation sur le JSE d’African Bank, le gouverneur de la SARB a indiqué que cela devrait faire l’objet de discussion entre le gouverneur et le curateur. Il a été retenu que la «&amp;nbsp;Bonne Banque&amp;nbsp;» sera restructurée et introduite en bourse. Toujours dans le cadre de la bonne banque, il y aura des aménagements concernant les déposants, les créanciers divers et les détenteurs de titres, selon les formules suivantes: les déposants et les créanciers divers seront reversés dans la bonne banque entièrement. Les détenteurs d’instruments (actions ou obligations) seront reversés dans la bonne banque pour 90% de la valeur de restructuration. Le taux d’intérêt sera adossé sur cette nouvelle valeur faciale. Les actionnaires restants et les créanciers non privilégiés se verront offrir la possibilité de participer à la «&amp;nbsp;Bonne Banque&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Il y a eu des discussions à propos de ceux qui ont investi dans la banque à travers les fonds d’investissement comme Coronation &amp;nbsp;Fund. Avec la perte de 90% de la valeur boursière d’African Bank quel est le sort de ceux-ci&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;JPV&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt; Les fonds d’investissement comme Coronation Fund ont pour la plupart ramené l’ensemble de leurs actifs au sein d’African Investment Bank à zero.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Pensez-vous que les différentes mesures prises soient suffisantes pour sauver la banque malgré un modèle d’affaire critiqué&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;JPV&amp;nbsp;: La «&amp;nbsp;Bonne Banque&amp;nbsp;» le sera probablement, mais la «&amp;nbsp;mauvaise banque&amp;nbsp;»posera plus de difficultés. C’est la raison pour laquelle le régulateur est sur ce dossier. Je pense pour ma part que l’ancien modèle d’affaire ne survivra pas et que le cahier des prêts va se rétrécir un peu. Désormais il faudra s’assurer de ne plus prêter autant d’argent à des personnes qui ne peuvent pas rembourser.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Quel sera le sort des détenteurs de titres obligataires, beaucoup les estiment en sécurité&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;JPV&amp;nbsp;: Les détenteurs de titres obligataires seniors&amp;nbsp; peuvent se consoler de ce que la restructuration n’aura écorché que 10% de la valeur de leurs titres, et que leur dette sera servie par la «&amp;nbsp;Bonne Banque&amp;nbsp;» actuellement en construction. Toutefois il existe un risque, celui de voir la bonne banque ne pas réaliser les performances qu’on en attend. Une telle situation &amp;nbsp;pourrait entraîner d’autres complications dans le futur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: De nombreux observateurs estiment que la crise est contenue et que le risque de contagion à l’ensemble du système financier sud-africain était faible, quel est votre avis sur ce point précis&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;JPV&amp;nbsp;: Je pense personnellement que cela aura quelques conséquences. Déjà cela va mordre un peu sur la confiance, notamment des investisseurs qui ont perdu de l’argent dans les fonds de marché monétaire. En principe cela ne devrait pas arriver et cela pose problème. Cela devrait aussi impacter sur la crédibilité de la signature sud-africaine à l’international. Des entreprises locales comme BMW et Toyota Afrique du sud, ont repoussé leurs projets d’emprunts internationaux à plus tard.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Quelle dernier avis donnerez-vous aux investisseurs et quelle leçon tirer de ce qui arrive chez ABIL&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;JPV&amp;nbsp;: Nous conseillons à nos clients d’être prudents et de bien évaluer&amp;nbsp;et comprendre les différences et les similarités entre les acteurs du marché. Pour ce qui est de la leçon apprise, je dirais simplement que les modèles d’affaire de ce type ne survivent pas.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;Propos recueillis par Idriss Linge&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;De l’avis de Jean Pierre Verster, le secours de la banque centrale a été bien perçu, mais il y a une nécessité à revoir le modèle d’affaire qui était celui d’ABIL.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Agence Ecofin&amp;nbsp;: On a récemment appris que la banque centrale sud-africaine (SARB) a décidé de venir en aide à African Bank Investment Limited en difficulté, quelles sont les mesures qui ont été exactement prises&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Jean Pierre Verster&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt; Comme vous le savez, la banque centrale a décidé de placer la banque sous curatelle.&amp;nbsp; Un groupe d’investisseurs privés composé d’entreprises comme &lt;a class=&quot;cofisemhyperlinks&quot; title=&quot;rechercher dans la base de donnees des societes cotees&quot; href=&quot;https://www.agenceecofin.com/javascript:postToURL(&amp;quot;http://www.agenceecofin.com/societes-cotees&amp;quot;, {&amp;quot;recherchesociete&amp;quot;:&amp;quot;Absa+Bank&amp;quot;});&quot;&gt;Absa Bank&lt;/a&gt;, &lt;a class=&quot;cofisemhyperlinks&quot; title=&quot;rechercher dans la base de donnees des societes cotees&quot; href=&quot;https://www.agenceecofin.com/javascript:postToURL(&amp;quot;http://www.agenceecofin.com/societes-cotees&amp;quot;, {&amp;quot;recherchesociete&amp;quot;:&amp;quot;Capitec&amp;quot;});&quot;&gt;Capitec&lt;/a&gt;, &lt;a class=&quot;cofisemhyperlinks&quot; title=&quot;rechercher dans la base de donnees des societes cotees&quot; href=&quot;https://www.agenceecofin.com/javascript:postToURL(&amp;quot;http://www.agenceecofin.com/societes-cotees&amp;quot;, {&amp;quot;recherchesociete&amp;quot;:&amp;quot;Firstrand&amp;quot;});&quot;&gt;Firstrand&lt;/a&gt;, &lt;a class=&quot;cofisemhyperlinks&quot; title=&quot;rechercher dans la base de donnees des societes cotees&quot; href=&quot;https://www.agenceecofin.com/javascript:postToURL(&amp;quot;http://www.agenceecofin.com/societes-cotees&amp;quot;, {&amp;quot;recherchesociete&amp;quot;:&amp;quot;Investec&amp;quot;});&quot;&gt;Investec&lt;/a&gt;, &lt;a class=&quot;cofisemhyperlinks&quot; title=&quot;rechercher dans la base de donnees des societes cotees&quot; href=&quot;https://www.agenceecofin.com/javascript:postToURL(&amp;quot;http://www.agenceecofin.com/societes-cotees&amp;quot;, {&amp;quot;recherchesociete&amp;quot;:&amp;quot;Nedbank&amp;quot;});&quot;&gt;Nedbank&lt;/a&gt;, &lt;a class=&quot;cofisemhyperlinks&quot; title=&quot;rechercher dans la base de donnees des societes cotees&quot; href=&quot;https://www.agenceecofin.com/javascript:postToURL(&amp;quot;http://www.agenceecofin.com/societes-cotees&amp;quot;, {&amp;quot;recherchesociete&amp;quot;:&amp;quot;Standard+Bank&amp;quot;});&quot;&gt;Standard Bank&lt;/a&gt; ou encore Public Investment Corp ont accepté de souscrire à une augmentation de capital de 10 milliards de rands. Les déposants ont reçu la garantie que leurs comptes sont en sécurité et qu’ils peuvent y retirer de l’argent à tout moment. Selon Gill Marcus (gouverneur de la Banque centrale), les prêts productifs et les actifs positifs seront transférés dans la «&amp;nbsp;Bonne Banque&amp;nbsp;». Le Curateur donnera le temps à ABIL de se faire un plan de restructuration et de présenter un business viable.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Quel sera la position de la Banque par rapport au Johannesburg Stock Exchange (JSE) et aux autres parties prenantes comme les actionnaires et les détenteurs de titre de créance à son encontre&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;JPV&amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;: Pour ce qui est de la situation sur le JSE d’African Bank, le gouverneur de la SARB a indiqué que cela devrait faire l’objet de discussion entre le gouverneur et le curateur. Il a été retenu que la «&amp;nbsp;Bonne Banque&amp;nbsp;» sera restructurée et introduite en bourse. Toujours dans le cadre de la bonne banque, il y aura des aménagements concernant les déposants, les créanciers divers et les détenteurs de titres, selon les formules suivantes: les déposants et les créanciers divers seront reversés dans la bonne banque entièrement. Les détenteurs d’instruments (actions ou obligations) seront reversés dans la bonne banque pour 90% de la valeur de restructuration. Le taux d’intérêt sera adossé sur cette nouvelle valeur faciale. Les actionnaires restants et les créanciers non privilégiés se verront offrir la possibilité de participer à la «&amp;nbsp;Bonne Banque&amp;nbsp;».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Il y a eu des discussions à propos de ceux qui ont investi dans la banque à travers les fonds d’investissement comme Coronation &amp;nbsp;Fund. Avec la perte de 90% de la valeur boursière d’African Bank quel est le sort de ceux-ci&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;&lt;strong&gt;JPV&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt; Les fonds d’investissement comme Coronation Fund ont pour la plupart ramené l’ensemble de leurs actifs au sein d’African Investment Bank à zero.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Pensez-vous que les différentes mesures prises soient suffisantes pour sauver la banque malgré un modèle d’affaire critiqué&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;JPV&amp;nbsp;: La «&amp;nbsp;Bonne Banque&amp;nbsp;» le sera probablement, mais la «&amp;nbsp;mauvaise banque&amp;nbsp;»posera plus de difficultés. C’est la raison pour laquelle le régulateur est sur ce dossier. Je pense pour ma part que l’ancien modèle d’affaire ne survivra pas et que le cahier des prêts va se rétrécir un peu. Désormais il faudra s’assurer de ne plus prêter autant d’argent à des personnes qui ne peuvent pas rembourser.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Quel sera le sort des détenteurs de titres obligataires, beaucoup les estiment en sécurité&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;JPV&amp;nbsp;: Les détenteurs de titres obligataires seniors&amp;nbsp; peuvent se consoler de ce que la restructuration n’aura écorché que 10% de la valeur de leurs titres, et que leur dette sera servie par la «&amp;nbsp;Bonne Banque&amp;nbsp;» actuellement en construction. Toutefois il existe un risque, celui de voir la bonne banque ne pas réaliser les performances qu’on en attend. Une telle situation &amp;nbsp;pourrait entraîner d’autres complications dans le futur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: De nombreux observateurs estiment que la crise est contenue et que le risque de contagion à l’ensemble du système financier sud-africain était faible, quel est votre avis sur ce point précis&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;JPV&amp;nbsp;: Je pense personnellement que cela aura quelques conséquences. Déjà cela va mordre un peu sur la confiance, notamment des investisseurs qui ont perdu de l’argent dans les fonds de marché monétaire. En principe cela ne devrait pas arriver et cela pose problème. Cela devrait aussi impacter sur la crédibilité de la signature sud-africaine à l’international. Des entreprises locales comme BMW et Toyota Afrique du sud, ont repoussé leurs projets d’emprunts internationaux à plus tard.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Quelle dernier avis donnerez-vous aux investisseurs et quelle leçon tirer de ce qui arrive chez ABIL&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;Propos recueillis par Idriss Linge&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="Tribune" />
	</entry>
	<entry>
		<title>«Le Cameroun doit se faire entendre, avec 7% de croissance au minimum»</title>
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		<published>2014-08-05T09:09:50+02:00</published>
		<updated>2014-08-05T09:09:50+02:00</updated>
		<id>https://www.agenceecofin.com/avis-d-expert/0508-21966-le-cameroun-doit-se-faire-entendre-avec-7-de-croissance-au-minimum</id>
		<author>
			<name>Par Carlos Lopes, Secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique</name>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Dans cette réflexion que nous publions dans son intégralité, Carlos Lopes analyse le potentiel économique du Cameroun, pays qu’il compare à un guépard. En outre, l’auteur suggère des pistes à emprunter, pour asseoir une transformation rapide de l’économie camerounaise. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Le Cameroun dispose des ressources nécessaires à son industrialisation et à sa transformation agricole. La croissance économique annuelle, 4,9&amp;nbsp;% actuellement, n’est pas à la mesure des vastes possibilités qu’offre la transformation des richesses du pays. L’économie est relativement diversifiée comme l’attestent l’exploitation d’importantes ressources agricoles, les forêts, les mines et l’énergie. Les exportations sont dominées par le pétrole, le cacao, le bois, le caoutchouc et le coton. Cette diversification des ressources se prête à la transformation économique par l’industrialisation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;J’ai pu constater moi-même le potentiel de la transformation économique pour améliorer les conditions sociales des Camerounais. Les jeunes, qui font preuve de dynamisme, ont un rôle à jouer pour transformer les actifs bruts de ce guépard en produits industriels qui feront la fierté du pays. Il est possible de transformer les produits agricoles, le bois, le caoutchouc et le coton pour le marché local, régional et international. Le potentiel régional est particulièrement impressionnant. Compte tenu de sa situation géographique et de son vaste accès à la mer, le pays peut facilement se positionner comme fournisseur de biens et de services entre l’Afrique centrale et l’Afrique occidentale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Le Cameroun doit mettre l’accent sur les chaînes de valeur afin de maximiser sa base économique. La seule prise en compte du potentiel du coton permettrait de développer des liens étroits entre les cultivateurs et l’industrie de la mode naissante, en intégrant la qualité exigée par les consommateurs, dans la création d’une industrie textile. La possibilité de gagner des parts de marché est si manifeste. Un pour cent seulement de l’industrie de l’habillement est contrôlé par les nationaux. Puisque les entrepreneurs exigent des intrants de qualité d’origine locale, les fonds provenant de l’industrie de la confection peuvent être distribués pour réduire la part des importations de vêtements neufs et de seconde main.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;De nouveaux secteurs prometteurs&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L’industrie du vêtement est un secteur dans lequel 64&amp;nbsp;% des moins de 25 ans pourraient réorienter leur énergie, ce qui stimulerait la croissance économique. Pour atteindre cet objectif, le Cameroun se doit de concevoir et mettre en œuvre des mesures propres à appuyer les initiatives des entreprises locales visant à recueillir les fruits de leur créativité dans les chaînes de valeur locales et régionales. La disparition des barrières à l’innovation et à la pratique des affaires améliorera leur compétitivité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Fort heureusement pour le Cameroun, d’autres secteurs sont tout aussi prometteurs. Les jeunes entrepreneurs réalisent des percées dans le marché lucratif des applications pour smartphones et tablettes. Ils ont compris qu’il existe un créneau pour l’innovation frugale. AppsTech, entreprise créée par Rebecca Enonchong, se spécialise dans les logiciels de gestion pour les entreprises. Elle bénéficie de la certification Oracle. Rebecca a pénétré le marché rentable de solutions logicielles à un moment où la demande de ces services est en hausse dans toute l’Afrique. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Un autre exemple est celui de Tony Smith fondateur de &lt;em&gt;Limitless&lt;/em&gt;, une entreprise spécialisée dans la conception de tablettes, smartphones et écrans plats. Il sait qu’il devra faire face à une rude concurrence. Mais il faut bien commencer quelque part. Cet esprit d’entreprise peut accélérer les changements nécessaires dans une main-d’œuvre stagnante. S’il est avéré qu’il n’y a pas d’emplois, il faut s’efforcer d’en créer soi-même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Il est indispensable que les politiques socioéconomiques du Cameroun cadrent avec les besoins de 75&amp;nbsp;% de la population jeune qui est au chômage. Il va de soi que le Gouvernement ne sera guère en mesure d’assurer aux chômeurs des emplois dans la fonction publique. Pour autant, l’occasion lui est véritablement donnée de remédier aux inadéquations entre les compétences des demandeurs d’emplois et les besoins des employeurs. Il faudra trouver une solution à ce problème pour que les jeunes soient préparés à des emplois qui s’inscrivent dans la dynamique de la transformation économique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;D’importantes réserves de gaz naturel&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Le secteur du pétrole et du gaz peut offrir des emplois. Sa diversification pourrait contribuer à améliorer la part des prestations fournies localement. Le besoin de compétences techniques est réel, mais les entreprises devraient être tenues de les réapprovisionner au niveau local. Si elles ne sont pas disponibles, les entreprises devront donc contribuer à la formation et la promotion de nouvelles compétences. Actuellement, les hydrocarbures représentent 8&amp;nbsp;% du PIB. Ils sont amenés à progresser, compte tenu des réserves de gaz naturel de 135 milliards de mètres cubes, par rapport aux besoins d’environ 30 milliards du pays.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;La production et l’exportation de minéraux, d’énergie et de produits pétrochimiques diversifieront les compétences que le Cameroun attire ainsi que la formation qui sera offerte aux jeunes. Depuis 2012, l’accroissement de la production nécessite des investissements, une mise à niveau technologique et des ressources humaines qualifiées.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;La construction d’un port en eau profonde en sus d’une vaste zone industrielle pour l’industrie lourde, moyenne et légère constitue une étape positive dans l’augmentation de l’emploi. La fourniture d’électricité s’accroitra grâce au Projet électrique de Kribi et aux barrages hydroélectriques de Lom-Pagar et de Memve’ele. Dans 5 ans, le Cameroun devrait avoir terminé l’expansion et la modernisation de l’ensemble de l’infrastructure dont dépend sa transformation industrielle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Pour montrer toute sa force, le Cameroun doit par ailleurs élargir l’accès des entrepreneurs au financement, en concevant des produits innovants de crédit bancaire. La manière dont les recettes d’exportation sont utilisées actuellement ne met guère en évidence la dynamique d’industrialisation. Le rôle des petites et moyennes entreprises est décisif pour le passage à un modèle à plus forte intensité de main-d’œuvre. L’exploitation minière n’emploie que 10% de la main-d’œuvre, ce qui est très insuffisant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;De gigantesques ressources maritimes, minières…&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L’examen de la structure des échanges du pays fait apparaître trois grandes catégories d’importation à savoir le pétrole, le riz et le poisson congelé. Ce sont toutes les catégories qui entrent dans la production et même l’exportation. Le pays est doté d’une terre très fertile, de gigantesques ressources maritimes et marines outre les richesses minières. Il ne faut pas sous-estimer l’importance des efforts et de l’énergie nécessaires pour mettre en valeur ces trois domaines. Mais le gain sera important si le Cameroun réussit à se placer dans la voie d’un développement plus agressif.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Je suis convaincu que le Cameroun peut faire beaucoup mieux sur le plan économique. Ses points forts, tel que décrit, sont intenses. Ils doivent néanmoins être appuyés par des politiques et une prise en main solides. Atteindre 7&amp;nbsp;% devrait être l’objectif magique. Ce guépard pourra alors se faire entendre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Magique, car c’est le taux de croissance qui permettrait au pays de doubler l’ampleur de son impact économique en une décennie et de créer les conditions d’une réduction draconienne de la pauvreté. Autrement, les aspirations légitimes du Cameroun à émerger seraient compromises.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;Les intertitres sont de la rédaction.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Lire aussi&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.investiraucameroun.com/investir-au-cameroun/0108-5534-paul-biya-investir-au-cameroun-c-est-le-moment&quot;&gt;01-08-2014 - Paul Biya&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Investir au Cameroun, c’est le moment&amp;nbsp;» &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.investiraucameroun.com/energie/2706-5438-le-cameroun-capitalise-sa-position-strategique-dans-les-hydrocarbures-du-niger-et-du-tchad&quot;&gt;27-06-2014 - Le Cameroun capitalise sa position stratégique dans les hydrocarbures du Niger et du Tchad &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.investiraucameroun.com/energie/0506-5372-la-production-de-gaz-au-cameroun-explose-passant-de-93-4-a-4343-millions-de-pieds-cubes-sur-un-an&quot;&gt;05-06-2014 - La production de gaz au Cameroun explose, passant de 93,4 à 4343 millions de pieds cubes sur un an &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.investiraucameroun.com/agriculture/0306-5365-nestle-cameroun-ambitionne-de-reduire-ses-importations-de-matieres-premieres-de-70&quot;&gt;03-06-2014 - Nestlé Cameroun ambitionne de réduire ses importations de matières premières de 70%&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Dans cette réflexion que nous publions dans son intégralité, Carlos Lopes analyse le potentiel économique du Cameroun, pays qu’il compare à un guépard. En outre, l’auteur suggère des pistes à emprunter, pour asseoir une transformation rapide de l’économie camerounaise. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Le Cameroun dispose des ressources nécessaires à son industrialisation et à sa transformation agricole. La croissance économique annuelle, 4,9&amp;nbsp;% actuellement, n’est pas à la mesure des vastes possibilités qu’offre la transformation des richesses du pays. L’économie est relativement diversifiée comme l’attestent l’exploitation d’importantes ressources agricoles, les forêts, les mines et l’énergie. Les exportations sont dominées par le pétrole, le cacao, le bois, le caoutchouc et le coton. Cette diversification des ressources se prête à la transformation économique par l’industrialisation.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;J’ai pu constater moi-même le potentiel de la transformation économique pour améliorer les conditions sociales des Camerounais. Les jeunes, qui font preuve de dynamisme, ont un rôle à jouer pour transformer les actifs bruts de ce guépard en produits industriels qui feront la fierté du pays. Il est possible de transformer les produits agricoles, le bois, le caoutchouc et le coton pour le marché local, régional et international. Le potentiel régional est particulièrement impressionnant. Compte tenu de sa situation géographique et de son vaste accès à la mer, le pays peut facilement se positionner comme fournisseur de biens et de services entre l’Afrique centrale et l’Afrique occidentale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Le Cameroun doit mettre l’accent sur les chaînes de valeur afin de maximiser sa base économique. La seule prise en compte du potentiel du coton permettrait de développer des liens étroits entre les cultivateurs et l’industrie de la mode naissante, en intégrant la qualité exigée par les consommateurs, dans la création d’une industrie textile. La possibilité de gagner des parts de marché est si manifeste. Un pour cent seulement de l’industrie de l’habillement est contrôlé par les nationaux. Puisque les entrepreneurs exigent des intrants de qualité d’origine locale, les fonds provenant de l’industrie de la confection peuvent être distribués pour réduire la part des importations de vêtements neufs et de seconde main.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;De nouveaux secteurs prometteurs&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L’industrie du vêtement est un secteur dans lequel 64&amp;nbsp;% des moins de 25 ans pourraient réorienter leur énergie, ce qui stimulerait la croissance économique. Pour atteindre cet objectif, le Cameroun se doit de concevoir et mettre en œuvre des mesures propres à appuyer les initiatives des entreprises locales visant à recueillir les fruits de leur créativité dans les chaînes de valeur locales et régionales. La disparition des barrières à l’innovation et à la pratique des affaires améliorera leur compétitivité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Fort heureusement pour le Cameroun, d’autres secteurs sont tout aussi prometteurs. Les jeunes entrepreneurs réalisent des percées dans le marché lucratif des applications pour smartphones et tablettes. Ils ont compris qu’il existe un créneau pour l’innovation frugale. AppsTech, entreprise créée par Rebecca Enonchong, se spécialise dans les logiciels de gestion pour les entreprises. Elle bénéficie de la certification Oracle. Rebecca a pénétré le marché rentable de solutions logicielles à un moment où la demande de ces services est en hausse dans toute l’Afrique. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Un autre exemple est celui de Tony Smith fondateur de &lt;em&gt;Limitless&lt;/em&gt;, une entreprise spécialisée dans la conception de tablettes, smartphones et écrans plats. Il sait qu’il devra faire face à une rude concurrence. Mais il faut bien commencer quelque part. Cet esprit d’entreprise peut accélérer les changements nécessaires dans une main-d’œuvre stagnante. S’il est avéré qu’il n’y a pas d’emplois, il faut s’efforcer d’en créer soi-même.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Il est indispensable que les politiques socioéconomiques du Cameroun cadrent avec les besoins de 75&amp;nbsp;% de la population jeune qui est au chômage. Il va de soi que le Gouvernement ne sera guère en mesure d’assurer aux chômeurs des emplois dans la fonction publique. Pour autant, l’occasion lui est véritablement donnée de remédier aux inadéquations entre les compétences des demandeurs d’emplois et les besoins des employeurs. Il faudra trouver une solution à ce problème pour que les jeunes soient préparés à des emplois qui s’inscrivent dans la dynamique de la transformation économique.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;D’importantes réserves de gaz naturel&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Le secteur du pétrole et du gaz peut offrir des emplois. Sa diversification pourrait contribuer à améliorer la part des prestations fournies localement. Le besoin de compétences techniques est réel, mais les entreprises devraient être tenues de les réapprovisionner au niveau local. Si elles ne sont pas disponibles, les entreprises devront donc contribuer à la formation et la promotion de nouvelles compétences. Actuellement, les hydrocarbures représentent 8&amp;nbsp;% du PIB. Ils sont amenés à progresser, compte tenu des réserves de gaz naturel de 135 milliards de mètres cubes, par rapport aux besoins d’environ 30 milliards du pays.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;La production et l’exportation de minéraux, d’énergie et de produits pétrochimiques diversifieront les compétences que le Cameroun attire ainsi que la formation qui sera offerte aux jeunes. Depuis 2012, l’accroissement de la production nécessite des investissements, une mise à niveau technologique et des ressources humaines qualifiées.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;La construction d’un port en eau profonde en sus d’une vaste zone industrielle pour l’industrie lourde, moyenne et légère constitue une étape positive dans l’augmentation de l’emploi. La fourniture d’électricité s’accroitra grâce au Projet électrique de Kribi et aux barrages hydroélectriques de Lom-Pagar et de Memve’ele. Dans 5 ans, le Cameroun devrait avoir terminé l’expansion et la modernisation de l’ensemble de l’infrastructure dont dépend sa transformation industrielle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Pour montrer toute sa force, le Cameroun doit par ailleurs élargir l’accès des entrepreneurs au financement, en concevant des produits innovants de crédit bancaire. La manière dont les recettes d’exportation sont utilisées actuellement ne met guère en évidence la dynamique d’industrialisation. Le rôle des petites et moyennes entreprises est décisif pour le passage à un modèle à plus forte intensité de main-d’œuvre. L’exploitation minière n’emploie que 10% de la main-d’œuvre, ce qui est très insuffisant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;De gigantesques ressources maritimes, minières…&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L’examen de la structure des échanges du pays fait apparaître trois grandes catégories d’importation à savoir le pétrole, le riz et le poisson congelé. Ce sont toutes les catégories qui entrent dans la production et même l’exportation. Le pays est doté d’une terre très fertile, de gigantesques ressources maritimes et marines outre les richesses minières. Il ne faut pas sous-estimer l’importance des efforts et de l’énergie nécessaires pour mettre en valeur ces trois domaines. Mais le gain sera important si le Cameroun réussit à se placer dans la voie d’un développement plus agressif.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Je suis convaincu que le Cameroun peut faire beaucoup mieux sur le plan économique. Ses points forts, tel que décrit, sont intenses. Ils doivent néanmoins être appuyés par des politiques et une prise en main solides. Atteindre 7&amp;nbsp;% devrait être l’objectif magique. Ce guépard pourra alors se faire entendre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Magique, car c’est le taux de croissance qui permettrait au pays de doubler l’ampleur de son impact économique en une décennie et de créer les conditions d’une réduction draconienne de la pauvreté. Autrement, les aspirations légitimes du Cameroun à émerger seraient compromises.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;Les intertitres sont de la rédaction.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Lire aussi&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.investiraucameroun.com/investir-au-cameroun/0108-5534-paul-biya-investir-au-cameroun-c-est-le-moment&quot;&gt;01-08-2014 - Paul Biya&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Investir au Cameroun, c’est le moment&amp;nbsp;» &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.investiraucameroun.com/energie/2706-5438-le-cameroun-capitalise-sa-position-strategique-dans-les-hydrocarbures-du-niger-et-du-tchad&quot;&gt;27-06-2014 - Le Cameroun capitalise sa position stratégique dans les hydrocarbures du Niger et du Tchad &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.investiraucameroun.com/energie/0506-5372-la-production-de-gaz-au-cameroun-explose-passant-de-93-4-a-4343-millions-de-pieds-cubes-sur-un-an&quot;&gt;05-06-2014 - La production de gaz au Cameroun explose, passant de 93,4 à 4343 millions de pieds cubes sur un an &lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.investiraucameroun.com/agriculture/0306-5365-nestle-cameroun-ambitionne-de-reduire-ses-importations-de-matieres-premieres-de-70&quot;&gt;03-06-2014 - Nestlé Cameroun ambitionne de réduire ses importations de matières premières de 70%&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="Tribune" />
	</entry>
	<entry>
		<title>«Il reste encore bien des défis à la BRVM pour voir s’accroitre considérablement sa liquidité»</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com/avis-d-expert/2307-21751-il-reste-encore-bien-des-defis-a-la-brvm-pour-voir-s-accroitre-considerablement-sa-liquidite"/>
		<published>2014-07-23T09:39:08+02:00</published>
		<updated>2014-07-23T09:39:08+02:00</updated>
		<id>https://www.agenceecofin.com/avis-d-expert/2307-21751-il-reste-encore-bien-des-defis-a-la-brvm-pour-voir-s-accroitre-considerablement-sa-liquidite</id>
		<author>
			<name>Par Youssouf Carius, économiste en chef au sein de l’agence de notation Bloomfield Investment</name>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Economiste en chef de l’agence de notation Bloomfield Investment, basée à Abidjan, en Côte d’Ivoire, Youssouf Carius revient avec nous sur la création de nouveaux indices boursiers relatifs à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières de l’UEMOA, est leurs implications sur ce marché financier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Agence Ecofin&amp;nbsp;: Le marché financier de l’UEMOA (BRVM) a officiellement accédé aux indices boursiers MSCI Frontier et, d’autre part, S&amp;amp;P Dow Jones a créé un indice qui lui permettra de mesurer les performances de ce marché, quel sera l’impact de ces décisions&amp;nbsp;? &amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Youssouf Carius&amp;nbsp;: La MSCI a en effet créé un indice en Standalone pour le marché régional Ouest Africain composé de Sonatel, d’Onatel et de la SGBCI. S&amp;amp;P Dow Jones, principal fournisseur d’indices boursiers, au monde lance dans le même temps le &lt;em&gt;S&amp;amp;P Côte d'Ivoire BMI Index&lt;/em&gt; avec pour objectif de couvrir 80% de la capitalisation de la bourse régionale. Cela vient renforcer considérablement le rayonnement international de la bourse régionale et son ouverture sur le monde afin d’en faire une place financièrement attrayante pour l’investisseur, quel que soit son origine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Il faut savoir que S&amp;amp;P Dow Jones a aussi lancé les indices &lt;em&gt;S&amp;amp;P West Africa&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;S&amp;amp;P West Africa 25&lt;/em&gt; couvrant les marchés de l’UEMOA, du Ghana et du Nigeria. 15 valeurs de la BRVM se retrouvent intégrées à l’indice &lt;em&gt;S&amp;amp;P West Africa&lt;/em&gt; sur les 56 valeurs constituantes (dont Sonatel, PALMCI, SAPH,&amp;nbsp; SGBCI, CIE, SODECI, BOA…).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Cela pourrait avoir un effet sur les investissements en portefeuille de la région. Comparativement au Ghana et au Nigéria, les investissements en portefeuille en provenance des pays étrangers dans la zone UEMOA sont jusque-là très faibles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Concrètement, à quel volume de capitaux est désormais ouvert la BRVM, peut-on s’attendre à un accroissement automatique de la liquidité de ce marché financier&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;YC&amp;nbsp;: Il reste encore bien des défis à la BRVM pour voir s’accroitre considérablement la liquidité et la profondeur du marché régional. Les acteurs étrangers sont encore confrontés au manque de transparence et de régularité dans les communications de la BCEAO qui pourrait fragiliser les positions des acteurs étrangers. Cela vient s’ajouter à la perception du risque jusque là très limitée avant l’introduction de la notation financière.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;De même, le mécanisme monétaire garantissant la convertibilité du CFA est encore très méconnue et peu maitrisé par les acteurs étrangers aux zones UEMOA et CEMAC. Il faut savoir que l’enjeu pour un investisseur étranger sur les marchés financiers est non seulement d’avoir une vision claire du risque mais aussi une possibilité efficace d’entrer et de sortir ses capitaux (&lt;em&gt;entry and exit threshold&lt;/em&gt;) du marché à moindre coût et dans des délais très courts.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;La promotion du marché boursier entamée par la BRVM et les opportunités qu’il présente en termes de rendement pourraient accroitre l’intérêt des investisseurs pour la zone. D’autant plus que le CFA reste une monnaie bien moins volatile que celle du Ghana, du Nigéria ou même du Kenya et de l’Afrique du Sud. Subsiste la question de la capacité d’absorption du marché pour des investisseurs de taille relativement importante.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Justement la BRVM a atteint les 6000 milliards de FCFA de capitalisation boursière au mois de janvier 2014, mais depuis elle a connu un rythme un peu plus modéré avec la plupart des secteurs dans le rouge depuis le début de l’année, comment expliquer cette évolution des choses&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;YC&amp;nbsp;: La capitalisation boursière de la BRVM a atteint un niveau record historiquement haut en début 2014. Nos analystes estiment que le marché a anticipé à court terme les tendances et les performances à long terme des sociétés cotées. Ainsi, nous estimons que le cours des valeurs en début janvier 2014 pour certaines structures était à un niveau plus élevé que leur valeur réelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Cela a pour effet une fois l’euphorie du marché passée, de ramener les cours vers leur valeur intrinsèque. C’est ce phénomène que nous observons depuis le début de l’année.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Dans l’indice MSCI WAEMU, on ne retrouve pas Ecobank Transnational Incorporated et la Solibra qui sont pourtant les deuxième et troisième capitalisations boursières de la BRVM, mais on retrouve Onatel et SGBCI (quatrième et cinquième), comment peut-on comprendre un tel fait&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;YC&amp;nbsp;: Tout dépend des critères de sélection utilisés dans la construction de l’indice. Pour un indice suffisamment représentatif, il est important de ne pas se focaliser uniquement sur les plus grandes capitalisations du marché ou une représentation régionale trop concentrée sur une seule partie de la région (la Côte d’Ivoire par exemple). Les effets statistiques d’une telle erreur pourraient grandement perturber l’indice sur le moyen et le long terme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Ainsi, Sonatel étant la plus grande capitalisation du marché, la valeur est considérée comme principale constituante de l’indice. Onatel et la SGBCI sont, elles, considérées comme des valeurs constituantes à capitalisation intermédiaire. De plus, les pays représentés par l’indice sont au nombre de 3, ce qui limite les effets de corrélation entre l’indice et la performance macroéconomique d’un pays par rapport aux autres pays de la région.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Concrètement, qu’est ce qui devra changer dans la manière de faire des entreprises, si elles veulent bénéficier complètement de cette nouvelle position stratégique de leur marché financier&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;YC&amp;nbsp;: L’ensemble du marché devra en effet répondre à des critères de transparence permettant aux décideurs d’apprécier le risque en temps réel. Le meilleur moyen pour les décideurs d’évaluer le risque sur le marché reste la notation financière. En effet, la note et les perspectives attribuées par une agence de notation permettent aux investisseurs de se rassurer quant à la capacité de la structure notée à générer du cashflow. De plus, l’agence de notation en lien constant avec l’entité notée assure un suivi de la note en temps réel, ce qui permet aux investisseurs de disposer d’un outil de décision robuste et dynamique dans le temps. C’est en effet le meilleur outil du décideur pour connaitre le risque qu’il prend mais aussi pour l’anticiper à travers les perspectives de la note et le suivi qu’elle réalise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Bien que la réglementation en vigueur sur le marché de la BRVM contraigne l’ensemble des sociétés cotées à se faire noter, seulement quelques-unes se sont pour l’instant prêtées à l’exercice. Plusieurs sociétés cotées se préparent encore à se faire noter, ce qui devrait grandement améliorer le niveau de transparence du marché pour les décideurs internationaux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Au-delà de l’entrée dans ces indices internationaux, la BRVM de l’UEMOA a signé au cours de cette année, une série d’accords avec d’autres bourses africaines. Quelles opportunités peut on y voire pour le marché&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;YC&amp;nbsp;: Effectivement la BRVM a conclu un certain nombre d’accords et continue de travailler sur des partenariats avec les bourses, de la région CEDEAO et CEMAC notamment. Ces accords permettent de mobiliser un certain nombre d’acteurs et d’intermédiaires en dehors des frontières de l’UEMOA afin de dynamiser le marché.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Le projet de mettre en place des transactions croisées entre les bourses de Lagos, d’Accra et de la BRVM va contribuer à cela. Les intermédiaires financiers des places de Lagos et d’Accra pourraient considérablement accroitre la liquidité et la profondeur du marché. C’est aussi l’opportunité pour les intermédiaires de la BRVM d’accéder à moindre coût à de nouveaux marchés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;AE&amp;nbsp;: Sur le marché financier ouest africain, il n’y a pas que la BRVM qui progresse, Bloomfield devient lui aussi un acteur majeur du domaine. Quels sont les ingrédients de ce qu’on peut appeler une success story?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;YC&amp;nbsp;: A l’initiative de Stanislas Zézé, son PDG, &amp;nbsp;Bloomfield Investment Corporation s’est créée en 2007 dans un environnement à «&amp;nbsp;contre-courant&amp;nbsp;» de la notion de transparence. La capacité de M. Zézé à fédérer l’ensemble du marché financier autour de sa vision fait de cette&amp;nbsp;agence de notation,&amp;nbsp;un acteur important du système financier de la région et au-delà. Elle&amp;nbsp;est restée fidèle à une culture de l’excellence et un professionnalisme sans faille qui lui vaut aujourd’hui sa place. Nos équipes sont en effet composées d’une élite panafricaine issue des meilleures formations au monde. Ce sont des initiés qui font de l’agence de notation un catalyseur de l’investissement. Bloomfield Investment Corporation a longtemps misé sur l’homme et a fait le pari des ressources humaines.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: D’ici peu vous allez être au cœur d’un événement important, peut-on en être mieux informé?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;YC&amp;nbsp;: En effet Bloomfield Investment Corporation couvre l’Afrique de l’ouest mais aussi l’Afrique de l’Est, l’Afrique centrale et l’Afrique Australe. La récente notation financière du fond de garantie Guarant-Co (dont les actionnaires sont les Royaume Unis, la Suède, la Suisse et la Hollande) lui a permis&amp;nbsp;de réaliser la première notation financière d’une entité européenne par une agence de notation d'Afrique francophone.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Cette notation financière fait l’objet d’une conférence de presse qui aura lieu en Côte d’Ivoire dans le courant du mois de juillet afin de présenter la note du fonds de garantie Guarant-Co qui est à ce jour la meilleure note attribuée par Bloomfield Investment. A cette conférence de presse participeront plusieurs ministres ivoiriens, les ambassades représentant les actionnaires du fonds ainsi que l’ensemble des décideurs du marché financier ouest africain. C’est l’occasion pour le fonds de garantie de présenter son activité et sa qualité de crédit aux intermédiaires du marché.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;Propos recueillis par Idriss Linge&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Economiste en chef de l’agence de notation Bloomfield Investment, basée à Abidjan, en Côte d’Ivoire, Youssouf Carius revient avec nous sur la création de nouveaux indices boursiers relatifs à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières de l’UEMOA, est leurs implications sur ce marché financier.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Agence Ecofin&amp;nbsp;: Le marché financier de l’UEMOA (BRVM) a officiellement accédé aux indices boursiers MSCI Frontier et, d’autre part, S&amp;amp;P Dow Jones a créé un indice qui lui permettra de mesurer les performances de ce marché, quel sera l’impact de ces décisions&amp;nbsp;? &amp;nbsp;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Youssouf Carius&amp;nbsp;: La MSCI a en effet créé un indice en Standalone pour le marché régional Ouest Africain composé de Sonatel, d’Onatel et de la SGBCI. S&amp;amp;P Dow Jones, principal fournisseur d’indices boursiers, au monde lance dans le même temps le &lt;em&gt;S&amp;amp;P Côte d'Ivoire BMI Index&lt;/em&gt; avec pour objectif de couvrir 80% de la capitalisation de la bourse régionale. Cela vient renforcer considérablement le rayonnement international de la bourse régionale et son ouverture sur le monde afin d’en faire une place financièrement attrayante pour l’investisseur, quel que soit son origine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Il faut savoir que S&amp;amp;P Dow Jones a aussi lancé les indices &lt;em&gt;S&amp;amp;P West Africa&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;S&amp;amp;P West Africa 25&lt;/em&gt; couvrant les marchés de l’UEMOA, du Ghana et du Nigeria. 15 valeurs de la BRVM se retrouvent intégrées à l’indice &lt;em&gt;S&amp;amp;P West Africa&lt;/em&gt; sur les 56 valeurs constituantes (dont Sonatel, PALMCI, SAPH,&amp;nbsp; SGBCI, CIE, SODECI, BOA…).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Cela pourrait avoir un effet sur les investissements en portefeuille de la région. Comparativement au Ghana et au Nigéria, les investissements en portefeuille en provenance des pays étrangers dans la zone UEMOA sont jusque-là très faibles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Concrètement, à quel volume de capitaux est désormais ouvert la BRVM, peut-on s’attendre à un accroissement automatique de la liquidité de ce marché financier&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;YC&amp;nbsp;: Il reste encore bien des défis à la BRVM pour voir s’accroitre considérablement la liquidité et la profondeur du marché régional. Les acteurs étrangers sont encore confrontés au manque de transparence et de régularité dans les communications de la BCEAO qui pourrait fragiliser les positions des acteurs étrangers. Cela vient s’ajouter à la perception du risque jusque là très limitée avant l’introduction de la notation financière.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;De même, le mécanisme monétaire garantissant la convertibilité du CFA est encore très méconnue et peu maitrisé par les acteurs étrangers aux zones UEMOA et CEMAC. Il faut savoir que l’enjeu pour un investisseur étranger sur les marchés financiers est non seulement d’avoir une vision claire du risque mais aussi une possibilité efficace d’entrer et de sortir ses capitaux (&lt;em&gt;entry and exit threshold&lt;/em&gt;) du marché à moindre coût et dans des délais très courts.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;La promotion du marché boursier entamée par la BRVM et les opportunités qu’il présente en termes de rendement pourraient accroitre l’intérêt des investisseurs pour la zone. D’autant plus que le CFA reste une monnaie bien moins volatile que celle du Ghana, du Nigéria ou même du Kenya et de l’Afrique du Sud. Subsiste la question de la capacité d’absorption du marché pour des investisseurs de taille relativement importante.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Justement la BRVM a atteint les 6000 milliards de FCFA de capitalisation boursière au mois de janvier 2014, mais depuis elle a connu un rythme un peu plus modéré avec la plupart des secteurs dans le rouge depuis le début de l’année, comment expliquer cette évolution des choses&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;YC&amp;nbsp;: La capitalisation boursière de la BRVM a atteint un niveau record historiquement haut en début 2014. Nos analystes estiment que le marché a anticipé à court terme les tendances et les performances à long terme des sociétés cotées. Ainsi, nous estimons que le cours des valeurs en début janvier 2014 pour certaines structures était à un niveau plus élevé que leur valeur réelle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Cela a pour effet une fois l’euphorie du marché passée, de ramener les cours vers leur valeur intrinsèque. C’est ce phénomène que nous observons depuis le début de l’année.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Dans l’indice MSCI WAEMU, on ne retrouve pas Ecobank Transnational Incorporated et la Solibra qui sont pourtant les deuxième et troisième capitalisations boursières de la BRVM, mais on retrouve Onatel et SGBCI (quatrième et cinquième), comment peut-on comprendre un tel fait&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;YC&amp;nbsp;: Tout dépend des critères de sélection utilisés dans la construction de l’indice. Pour un indice suffisamment représentatif, il est important de ne pas se focaliser uniquement sur les plus grandes capitalisations du marché ou une représentation régionale trop concentrée sur une seule partie de la région (la Côte d’Ivoire par exemple). Les effets statistiques d’une telle erreur pourraient grandement perturber l’indice sur le moyen et le long terme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Ainsi, Sonatel étant la plus grande capitalisation du marché, la valeur est considérée comme principale constituante de l’indice. Onatel et la SGBCI sont, elles, considérées comme des valeurs constituantes à capitalisation intermédiaire. De plus, les pays représentés par l’indice sont au nombre de 3, ce qui limite les effets de corrélation entre l’indice et la performance macroéconomique d’un pays par rapport aux autres pays de la région.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Concrètement, qu’est ce qui devra changer dans la manière de faire des entreprises, si elles veulent bénéficier complètement de cette nouvelle position stratégique de leur marché financier&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;YC&amp;nbsp;: L’ensemble du marché devra en effet répondre à des critères de transparence permettant aux décideurs d’apprécier le risque en temps réel. Le meilleur moyen pour les décideurs d’évaluer le risque sur le marché reste la notation financière. En effet, la note et les perspectives attribuées par une agence de notation permettent aux investisseurs de se rassurer quant à la capacité de la structure notée à générer du cashflow. De plus, l’agence de notation en lien constant avec l’entité notée assure un suivi de la note en temps réel, ce qui permet aux investisseurs de disposer d’un outil de décision robuste et dynamique dans le temps. C’est en effet le meilleur outil du décideur pour connaitre le risque qu’il prend mais aussi pour l’anticiper à travers les perspectives de la note et le suivi qu’elle réalise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Bien que la réglementation en vigueur sur le marché de la BRVM contraigne l’ensemble des sociétés cotées à se faire noter, seulement quelques-unes se sont pour l’instant prêtées à l’exercice. Plusieurs sociétés cotées se préparent encore à se faire noter, ce qui devrait grandement améliorer le niveau de transparence du marché pour les décideurs internationaux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: Au-delà de l’entrée dans ces indices internationaux, la BRVM de l’UEMOA a signé au cours de cette année, une série d’accords avec d’autres bourses africaines. Quelles opportunités peut on y voire pour le marché&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;YC&amp;nbsp;: Effectivement la BRVM a conclu un certain nombre d’accords et continue de travailler sur des partenariats avec les bourses, de la région CEDEAO et CEMAC notamment. Ces accords permettent de mobiliser un certain nombre d’acteurs et d’intermédiaires en dehors des frontières de l’UEMOA afin de dynamiser le marché.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Le projet de mettre en place des transactions croisées entre les bourses de Lagos, d’Accra et de la BRVM va contribuer à cela. Les intermédiaires financiers des places de Lagos et d’Accra pourraient considérablement accroitre la liquidité et la profondeur du marché. C’est aussi l’opportunité pour les intermédiaires de la BRVM d’accéder à moindre coût à de nouveaux marchés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;AE&amp;nbsp;: Sur le marché financier ouest africain, il n’y a pas que la BRVM qui progresse, Bloomfield devient lui aussi un acteur majeur du domaine. Quels sont les ingrédients de ce qu’on peut appeler une success story?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;YC&amp;nbsp;: A l’initiative de Stanislas Zézé, son PDG, &amp;nbsp;Bloomfield Investment Corporation s’est créée en 2007 dans un environnement à «&amp;nbsp;contre-courant&amp;nbsp;» de la notion de transparence. La capacité de M. Zézé à fédérer l’ensemble du marché financier autour de sa vision fait de cette&amp;nbsp;agence de notation,&amp;nbsp;un acteur important du système financier de la région et au-delà. Elle&amp;nbsp;est restée fidèle à une culture de l’excellence et un professionnalisme sans faille qui lui vaut aujourd’hui sa place. Nos équipes sont en effet composées d’une élite panafricaine issue des meilleures formations au monde. Ce sont des initiés qui font de l’agence de notation un catalyseur de l’investissement. Bloomfield Investment Corporation a longtemps misé sur l’homme et a fait le pari des ressources humaines.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;AE&amp;nbsp;: D’ici peu vous allez être au cœur d’un événement important, peut-on en être mieux informé?&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;YC&amp;nbsp;: En effet Bloomfield Investment Corporation couvre l’Afrique de l’ouest mais aussi l’Afrique de l’Est, l’Afrique centrale et l’Afrique Australe. La récente notation financière du fond de garantie Guarant-Co (dont les actionnaires sont les Royaume Unis, la Suède, la Suisse et la Hollande) lui a permis&amp;nbsp;de réaliser la première notation financière d’une entité européenne par une agence de notation d'Afrique francophone.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Cette notation financière fait l’objet d’une conférence de presse qui aura lieu en Côte d’Ivoire dans le courant du mois de juillet afin de présenter la note du fonds de garantie Guarant-Co qui est à ce jour la meilleure note attribuée par Bloomfield Investment. A cette conférence de presse participeront plusieurs ministres ivoiriens, les ambassades représentant les actionnaires du fonds ainsi que l’ensemble des décideurs du marché financier ouest africain. C’est l’occasion pour le fonds de garantie de présenter son activité et sa qualité de crédit aux intermédiaires du marché.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;em&gt;Propos recueillis par Idriss Linge&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
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	<entry>
		<title>Telcos, envisagez des licences bancaires !</title>
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		<published>2014-07-06T01:11:40+02:00</published>
		<updated>2014-07-06T01:11:40+02:00</updated>
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			<name>Par Beaugas-Orain Djoyum, rédacteur en chef de Réseau Télécom</name>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt; line-height: 107%; background-color: transparent;&quot;&gt;Le Kenya est un pays important en Afrique en matière des TIC et des télécoms. L’évolution de ces secteurs et notamment la veille technologique dans ce pays devrait intéresser plusieurs entreprises africaines spécialisées dans ces secteurs. Le m-Pesa, le service de paiement mobile de Safaricom (filiale kényane du Britannique Vodafone), ayant franchi la barre de 17 millions d’utilisateurs en avril 2013 n’a-t-il pas inspiré des dizaines d’opérateurs mobiles en Afrique dans le paiement mobile&amp;nbsp;? Ce service n’a-t-il pas débarqué en Europe pour la première fois en mars 2013 via la Roumanie par le biais de Vodafone&amp;nbsp;? En sept ans d’existence, le m-Pesa n’a-t-il pas atteint 93&amp;nbsp;273&amp;nbsp;000&amp;nbsp;000 milliards de shillings kényans de dépôts et 84&amp;nbsp;882&amp;nbsp;000&amp;nbsp;000 milliards de shillings kényans de transferts&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 107%; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;C’est pourquoi il importe de s’appesantir quelque peu sur l’annonce faite en avril 2014 par Equity Bank, la première banque kényane en termes de dépôts, de solliciter une licence d’opérateur mobile. Plus particulièrement d’Opérateur mobile virtuel (MVNO). Objectif déclaré de la banque, se lancer dans le paiement mobile contrôlé par Safaricom. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Dans un avenir pas trop lointain, nous lancerons une entreprise de télécommunications. Ce sera une belle affaire&amp;nbsp;&lt;/em&gt;», prévenait le DG de la banque, James Mwangi, il y a quelques semaines, expliquant que les futurs services de &lt;em&gt;mobile banking&lt;/em&gt; d’Equity Bank s’appuieront sur une base de clientèle existante (2,9 millions de personnes) utilisant déjà le service de transfert d’argent via téléphone portable. Plus encore, Equity Bank serait intéressé par le rachat de yuMobile. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 107%; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;La décision d’accorder la licence mobile à la banque revient donc au régulateur CCK qui devrait bientôt se prononcer. Une annonce majeure, car la concurrence dans le paiement mobile au Kenya s’annonce donc plus rude. Elle l’est déjà. Equity Bank s’est lancé dans le paiement électronique grand public via BebaPay, une carte de paiement qui facilite le paiement des trajets en bus au Kenya. Pour cela, il a noué un partenariat avec le géant américain Google, avec qui il offre ce service depuis avril 2013. BebaPay est également disponible sous Android, ce qui fait que les utilisateurs de smartphones peuvent aussi utiliser leurs terminaux mobiles pour effectuer des paiements à travers la technologie NFC. Google affirme d’ailleurs que dans l'avenir, Equity Bank va développer plus largement BebaPay, pour le paiement des services autres que le transport. C’est donc un concurrent de poids qui s’annonce pour Safaricom. Car Safaricom a également un service similaire, Lipa Na MPESA, qui permet aux commerçants de divers secteurs de recevoir des paiements de biens et de services par l'intermédiaire du m-Pesa. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%;&quot;&gt;Offrir des cartes bancaires&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 107%; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;L’expérience d’Equity Bank pourrait donc inspirer d’autres banques, qui, au lieu de nouer des partenariats avec les opérateurs mobiles comme d’habitude, pourront simplement choisir de devenir elles-mêmes opérateur mobile afin de mieux proposer les services de paiement mobile taillés sur mesure. Il s’agira pour elles de reconquérir un terrain qu’elles ont désespérément perdu face à la percée du mobile et à l’ingéniosité des opérateurs télécoms.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 107%; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Comment les opérateurs pourront-ils faire face à cette percée des banquiers dans le mobile paiement&amp;nbsp;? A mon avis, en sollicitant des agréments pour offrir les services bancaires, tout comme les banquiers sollicitent des licences mobiles. Les grands groupes de télécommunications comme MTN, Airtel ou encore Safaricom devraient envisager cette option. Ce ne serait pas d’ailleurs une nouveauté, car au Canada, Rogers Communications, le leader de la téléphonie mobile en termes d’abonnés (près de 9,5 millions d’abonnés fin 2013) a obtenu en septembre 2013 le &lt;em&gt;go ahead&lt;/em&gt; de l’OSFI, le régulateur bancaire, pour offrir à partir de cette année 2014 des cartes de crédit. Une licence bancaire accordée après deux ans de négociation. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 107%; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Pour sa phase pilote, Rogers compte offrir des cartes de crédit en plastique à ses abonnés triés sur le volet avant la vulgarisation du produit au large public. Imaginez combien d’abonnés pourraient souscrire s’ils recevaient chacun un SMS de Rogers indiquant&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&lt;em&gt;&amp;nbsp;Vous avez été présélectionné pour obtenir une carte de crédit Rogers. Répondez OUI à ce numéro et votre carte vous sera envoyée&amp;nbsp;&lt;/em&gt;»&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 107%; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;La monétique prend progressivement son envol en Afrique et les telcos peuvent tirer leur épingle du jeu. Au football, certains experts disent que la meilleure défense, c’est l’attaque. Les opérateurs télécoms peuvent donc dès lors prospecter dans le domaine bancaire. Pour assurer leurs acquis&amp;nbsp;: le paiement mobile.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt; line-height: 107%; background-color: transparent;&quot;&gt;Le Kenya est un pays important en Afrique en matière des TIC et des télécoms. L’évolution de ces secteurs et notamment la veille technologique dans ce pays devrait intéresser plusieurs entreprises africaines spécialisées dans ces secteurs. Le m-Pesa, le service de paiement mobile de Safaricom (filiale kényane du Britannique Vodafone), ayant franchi la barre de 17 millions d’utilisateurs en avril 2013 n’a-t-il pas inspiré des dizaines d’opérateurs mobiles en Afrique dans le paiement mobile&amp;nbsp;? Ce service n’a-t-il pas débarqué en Europe pour la première fois en mars 2013 via la Roumanie par le biais de Vodafone&amp;nbsp;? En sept ans d’existence, le m-Pesa n’a-t-il pas atteint 93&amp;nbsp;273&amp;nbsp;000&amp;nbsp;000 milliards de shillings kényans de dépôts et 84&amp;nbsp;882&amp;nbsp;000&amp;nbsp;000 milliards de shillings kényans de transferts&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 107%; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;C’est pourquoi il importe de s’appesantir quelque peu sur l’annonce faite en avril 2014 par Equity Bank, la première banque kényane en termes de dépôts, de solliciter une licence d’opérateur mobile. Plus particulièrement d’Opérateur mobile virtuel (MVNO). Objectif déclaré de la banque, se lancer dans le paiement mobile contrôlé par Safaricom. «&amp;nbsp;&lt;em&gt;Dans un avenir pas trop lointain, nous lancerons une entreprise de télécommunications. Ce sera une belle affaire&amp;nbsp;&lt;/em&gt;», prévenait le DG de la banque, James Mwangi, il y a quelques semaines, expliquant que les futurs services de &lt;em&gt;mobile banking&lt;/em&gt; d’Equity Bank s’appuieront sur une base de clientèle existante (2,9 millions de personnes) utilisant déjà le service de transfert d’argent via téléphone portable. Plus encore, Equity Bank serait intéressé par le rachat de yuMobile. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 107%; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;La décision d’accorder la licence mobile à la banque revient donc au régulateur CCK qui devrait bientôt se prononcer. Une annonce majeure, car la concurrence dans le paiement mobile au Kenya s’annonce donc plus rude. Elle l’est déjà. Equity Bank s’est lancé dans le paiement électronique grand public via BebaPay, une carte de paiement qui facilite le paiement des trajets en bus au Kenya. Pour cela, il a noué un partenariat avec le géant américain Google, avec qui il offre ce service depuis avril 2013. BebaPay est également disponible sous Android, ce qui fait que les utilisateurs de smartphones peuvent aussi utiliser leurs terminaux mobiles pour effectuer des paiements à travers la technologie NFC. Google affirme d’ailleurs que dans l'avenir, Equity Bank va développer plus largement BebaPay, pour le paiement des services autres que le transport. C’est donc un concurrent de poids qui s’annonce pour Safaricom. Car Safaricom a également un service similaire, Lipa Na MPESA, qui permet aux commerçants de divers secteurs de recevoir des paiements de biens et de services par l'intermédiaire du m-Pesa. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style=&quot;line-height: 107%;&quot;&gt;Offrir des cartes bancaires&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 107%; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;L’expérience d’Equity Bank pourrait donc inspirer d’autres banques, qui, au lieu de nouer des partenariats avec les opérateurs mobiles comme d’habitude, pourront simplement choisir de devenir elles-mêmes opérateur mobile afin de mieux proposer les services de paiement mobile taillés sur mesure. Il s’agira pour elles de reconquérir un terrain qu’elles ont désespérément perdu face à la percée du mobile et à l’ingéniosité des opérateurs télécoms.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 107%; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Comment les opérateurs pourront-ils faire face à cette percée des banquiers dans le mobile paiement&amp;nbsp;? A mon avis, en sollicitant des agréments pour offrir les services bancaires, tout comme les banquiers sollicitent des licences mobiles. Les grands groupes de télécommunications comme MTN, Airtel ou encore Safaricom devraient envisager cette option. Ce ne serait pas d’ailleurs une nouveauté, car au Canada, Rogers Communications, le leader de la téléphonie mobile en termes d’abonnés (près de 9,5 millions d’abonnés fin 2013) a obtenu en septembre 2013 le &lt;em&gt;go ahead&lt;/em&gt; de l’OSFI, le régulateur bancaire, pour offrir à partir de cette année 2014 des cartes de crédit. Une licence bancaire accordée après deux ans de négociation. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 107%; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;Pour sa phase pilote, Rogers compte offrir des cartes de crédit en plastique à ses abonnés triés sur le volet avant la vulgarisation du produit au large public. Imaginez combien d’abonnés pourraient souscrire s’ils recevaient chacun un SMS de Rogers indiquant&amp;nbsp;:&amp;nbsp;«&lt;em&gt;&amp;nbsp;Vous avez été présélectionné pour obtenir une carte de crédit Rogers. Répondez OUI à ce numéro et votre carte vous sera envoyée&amp;nbsp;&lt;/em&gt;»&amp;nbsp;! &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; line-height: 107%; font-family: arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;La monétique prend progressivement son envol en Afrique et les telcos peuvent tirer leur épingle du jeu. Au football, certains experts disent que la meilleure défense, c’est l’attaque. Les opérateurs télécoms peuvent donc dès lors prospecter dans le domaine bancaire. Pour assurer leurs acquis&amp;nbsp;: le paiement mobile.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
		<category term="Tribune" />
	</entry>
	<entry>
		<title>Opportunités et risques à prévoir au cours du deuxième semestre, sur le marché africain des capitaux</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com/avis-d-expert/0307-21270-opportunites-et-risques-a-prevoir-au-cours-du-deuxieme-semestre-sur-le-marche-africain-des-capitaux"/>
		<published>2014-07-03T11:42:10+02:00</published>
		<updated>2014-07-03T11:42:10+02:00</updated>
		<id>https://www.agenceecofin.com/avis-d-expert/0307-21270-opportunites-et-risques-a-prevoir-au-cours-du-deuxieme-semestre-sur-le-marche-africain-des-capitaux</id>
		<author>
			<name>Par Idriss Linge, Agence Ecofin</name>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Le premier semestre 2014 a été marqué par une série de faits qui ont influencé les marchés des capitaux partout sur le continent africain. La Tunisie et le Ghana ont été en ligne de mire et le sont toujours, dans la bataille qui les oppose aux déficits jumeaux. En effet dans les deux pays, les pouvoirs publics doivent faire face à la baisse des réserves de changes, mais aussi à la difficulté de faire face aux dépenses publiques. La Tunisie a eu le soutien de plusieurs bailleurs de fonds et le Ghana reste patient avec une croissance de 5,5 attendue en 2014 selon la Banque Mondiale, &amp;nbsp;une performance qui pourrait exploser avec le début de la production pétrolière prévue en 2016. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;En Egypte, le climat semble s'être éclairci, avec Al Sissi, maréchal d'armée. Bien qu'il soit arrivé au pouvoir par un coup de force contre les frères musulmans de Mohamed Morsi, son élection a été accueillie par la communauté des investisseurs et partenaires de l'économie égyptienne, comme une opportunité. Pourtant l'agenda économique du nouvel homme fort du Caire n'est pas précis. Et une des premières décisions survenues après son arrivée au pouvoir est l'adoption par le parlement d'une loi taxant les plus values et les dividendes&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Taxer les plus values d'acquisition, notamment dans le secteur pétrolier et gazier, il est aussi question de cela au Kenya. Mais, dans l'urgence, le problème le plus grave est celui de la recrudescence des attaques terroristes menées par des groupes proches des Shebabs somaliens. Les conséquences ne se font pas encore sentir, mais à terme, cela pourrait peser sur le tourisme, principale source de devises du pays. La Banque mondiale a prédit d'ailleurs une croissance moins forte en 2014. Pourtant, le gouvernement kényan est parvenu à effectuer un emprunt international record (pour l'Afrique) de 2 milliards&amp;nbsp;$, largement souscrit par les investisseurs. Un succès qui ouvre la voie à la réalisation d’emprunts par les entreprises kényanes. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Au Nigéria, la grande information est survenue au mois de Mars, le pays est la première économie d'Afrique, avec un Produit Intérieur brut qui a franchi la barre des 500 milliards&amp;nbsp;$. Mais dans le même temps, le pays vit au rythme de l'insécurité dans sa partie nord. La banque centrale prévoyant une sortie massive des capitaux durant la période électorale, a accru la part des réserves publiques de liquidités non exploitables logées au sein des banques. Conséquence, le secteur bancaire qui a tiré les performances boursières ces dernières années, est en berne sur le Nigerian Stock Exchange. Les secteurs de la grande consommation et d’agro-industrie, sont aussi impactés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;En Afrique du sud le Rand (monnaie locale) reprend des couleurs face aux principales devises internationales. Mais le pays a souffert durant 5 mois d'une grève dans le secteur de la platine. Les conséquences macroéconomiques sont importantes, même si les entreprises du secteur ont bien résisté au choc. Dans la foulée, les agences de notation ont rabaissé les perspectives macroéconomiques du pays et de ses quatre des plus grosses banques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L’Afrique continue de représenter un environnement frontière et attire de nombreux investisseurs, notamment des fonds de pension. Le Morgan Stanley Capital International lui a donné un coup de pouce. L'Egypte est maintenue dans le MSCI Emerging Market et de nouveaux pays, notamment le Kenya et l'ensemble des pays membres de la BRVM sont admis au MSCI frontier Market&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Pourtant le deuxième trimestre qui débute ne s'annonce délicat pour les marchés financiers. Juillet -Août sont des mois de vacances et, avant, de prise de bénéfice, ce qui généralement se traduit par un déclin de la valeur net des actifs boursiers. Mais à côté de ces facteurs récurrents, l'Afrique comme plusieurs autres marchés émergents, va devoir faire avec une conjoncture internationale complexe, liée principalement à la politique économique américaine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;D'un autre côté pourtant, l'instabilité politique au Moyen Orient, la progression vers des élections au Nigéria devrait provoquer des tensions sur les prix du pétrole brut. Par effet d'entrainement, le secteur industriel en Afrique, qui dépend aussi de l'énergie thermique, pourrait se retrouver sous pression, entraînant des augmentations de prix et aussi des risques de réduction des marges.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Toutefois, l'année fiscale prend fin en septembre aux USA et des experts craignent que soit relancé le débat sur le relèvement du seuil d'endettement. En 2013, la question s'est enlisée, bloquant l'économie du pays durant près de deux mois. &amp;nbsp;Toujours aux Etats-Unis, des sources indiquent déjà que la réserve fédérale pourrait ouvrir publiquement le débat sur l'orientation à donner aux taux directeurs.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Dans les deux cas, la résurgence de la volatilité du marché américain des capitaux et de celui de ses partenaires directs (Europe, Japon et autres) qui pourrait en découler, devrait redonner un regain d'intérêts pour les marchés émergents (notamment africains), aux rendements plus stables, et moins exposés aux complexités internationales, à condition que les contraintes de change ne s’imposent pas trop et soient bien maîtrisées&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Le premier semestre 2014 a été marqué par une série de faits qui ont influencé les marchés des capitaux partout sur le continent africain. La Tunisie et le Ghana ont été en ligne de mire et le sont toujours, dans la bataille qui les oppose aux déficits jumeaux. En effet dans les deux pays, les pouvoirs publics doivent faire face à la baisse des réserves de changes, mais aussi à la difficulté de faire face aux dépenses publiques. La Tunisie a eu le soutien de plusieurs bailleurs de fonds et le Ghana reste patient avec une croissance de 5,5 attendue en 2014 selon la Banque Mondiale, &amp;nbsp;une performance qui pourrait exploser avec le début de la production pétrolière prévue en 2016. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;En Egypte, le climat semble s'être éclairci, avec Al Sissi, maréchal d'armée. Bien qu'il soit arrivé au pouvoir par un coup de force contre les frères musulmans de Mohamed Morsi, son élection a été accueillie par la communauté des investisseurs et partenaires de l'économie égyptienne, comme une opportunité. Pourtant l'agenda économique du nouvel homme fort du Caire n'est pas précis. Et une des premières décisions survenues après son arrivée au pouvoir est l'adoption par le parlement d'une loi taxant les plus values et les dividendes&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Taxer les plus values d'acquisition, notamment dans le secteur pétrolier et gazier, il est aussi question de cela au Kenya. Mais, dans l'urgence, le problème le plus grave est celui de la recrudescence des attaques terroristes menées par des groupes proches des Shebabs somaliens. Les conséquences ne se font pas encore sentir, mais à terme, cela pourrait peser sur le tourisme, principale source de devises du pays. La Banque mondiale a prédit d'ailleurs une croissance moins forte en 2014. Pourtant, le gouvernement kényan est parvenu à effectuer un emprunt international record (pour l'Afrique) de 2 milliards&amp;nbsp;$, largement souscrit par les investisseurs. Un succès qui ouvre la voie à la réalisation d’emprunts par les entreprises kényanes. &lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Au Nigéria, la grande information est survenue au mois de Mars, le pays est la première économie d'Afrique, avec un Produit Intérieur brut qui a franchi la barre des 500 milliards&amp;nbsp;$. Mais dans le même temps, le pays vit au rythme de l'insécurité dans sa partie nord. La banque centrale prévoyant une sortie massive des capitaux durant la période électorale, a accru la part des réserves publiques de liquidités non exploitables logées au sein des banques. Conséquence, le secteur bancaire qui a tiré les performances boursières ces dernières années, est en berne sur le Nigerian Stock Exchange. Les secteurs de la grande consommation et d’agro-industrie, sont aussi impactés.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;En Afrique du sud le Rand (monnaie locale) reprend des couleurs face aux principales devises internationales. Mais le pays a souffert durant 5 mois d'une grève dans le secteur de la platine. Les conséquences macroéconomiques sont importantes, même si les entreprises du secteur ont bien résisté au choc. Dans la foulée, les agences de notation ont rabaissé les perspectives macroéconomiques du pays et de ses quatre des plus grosses banques.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L’Afrique continue de représenter un environnement frontière et attire de nombreux investisseurs, notamment des fonds de pension. Le Morgan Stanley Capital International lui a donné un coup de pouce. L'Egypte est maintenue dans le MSCI Emerging Market et de nouveaux pays, notamment le Kenya et l'ensemble des pays membres de la BRVM sont admis au MSCI frontier Market&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Pourtant le deuxième trimestre qui débute ne s'annonce délicat pour les marchés financiers. Juillet -Août sont des mois de vacances et, avant, de prise de bénéfice, ce qui généralement se traduit par un déclin de la valeur net des actifs boursiers. Mais à côté de ces facteurs récurrents, l'Afrique comme plusieurs autres marchés émergents, va devoir faire avec une conjoncture internationale complexe, liée principalement à la politique économique américaine.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;D'un autre côté pourtant, l'instabilité politique au Moyen Orient, la progression vers des élections au Nigéria devrait provoquer des tensions sur les prix du pétrole brut. Par effet d'entrainement, le secteur industriel en Afrique, qui dépend aussi de l'énergie thermique, pourrait se retrouver sous pression, entraînant des augmentations de prix et aussi des risques de réduction des marges.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Toutefois, l'année fiscale prend fin en septembre aux USA et des experts craignent que soit relancé le débat sur le relèvement du seuil d'endettement. En 2013, la question s'est enlisée, bloquant l'économie du pays durant près de deux mois. &amp;nbsp;Toujours aux Etats-Unis, des sources indiquent déjà que la réserve fédérale pourrait ouvrir publiquement le débat sur l'orientation à donner aux taux directeurs.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000; font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Dans les deux cas, la résurgence de la volatilité du marché américain des capitaux et de celui de ses partenaires directs (Europe, Japon et autres) qui pourrait en découler, devrait redonner un regain d'intérêts pour les marchés émergents (notamment africains), aux rendements plus stables, et moins exposés aux complexités internationales, à condition que les contraintes de change ne s’imposent pas trop et soient bien maîtrisées&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
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		<title>L'Afrique  ne veut plus qu'on la regarde de haut. Elle devient le pilote de son développement</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.agenceecofin.com/avis-d-expert/2706-21117-l-afrique-ne-veut-plus-qu-on-la-regarde-de-haut-elle-devient-le-pilote-de-son-developpement"/>
		<published>2014-06-27T07:15:30+02:00</published>
		<updated>2014-06-27T07:15:30+02:00</updated>
		<id>https://www.agenceecofin.com/avis-d-expert/2706-21117-l-afrique-ne-veut-plus-qu-on-la-regarde-de-haut-elle-devient-le-pilote-de-son-developpement</id>
		<author>
			<name>Par Richard Attias, président de Richard Attias &amp; Associates, fondateur du New York Forum Africa</name>
		</author>
		<summary type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Alors&amp;nbsp;que se termine cette semaine le 23e&amp;nbsp;Sommet de l'Union africaine,&amp;nbsp;il me parait important de partager quelques &amp;nbsp;messages et pistes&amp;nbsp;de réflexions&amp;nbsp;et d'actions&amp;nbsp;évoquées tout&amp;nbsp;récemment à Libreville, au Gabon a l'occasion de la&amp;nbsp;3eme Edition du New York Forum Africa qui a rassemblé cette année&amp;nbsp;plus de 1600 participants dont 600 jeunes de moins de 26 ans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L'Afrique réelle n'est pas l'Afrique perçue. La &quot;marque&quot; Afrique souffre encore&amp;nbsp;d'un déficit d'image auprès des&amp;nbsp;acteurs économiques et financiers étrangers. C'est ce qu'ont révélé plusieurs intervenants du New York Forum Africa 2014.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Cette perception a été confirmée par une récente étude du cabinet McKinsey,&amp;nbsp;réalisée auprès de 1500 dirigeants. Tout en reconnaissant les bons fondamentaux économiques de l'Afrique, ces derniers en attendent plus de stabilité et de visibilité.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Enfin, la jeunesse africaine expatriée et locale, bien qu'optimiste&amp;nbsp;sur son avenir, doute encore des efforts accomplis par les Etats pour l'intégrer pleinement&amp;nbsp;à la croissance.&amp;nbsp;En ouverture du Forum, la première étude panafricaine sur les opportunités offertes à la jeunesse,&amp;nbsp;a apporté un éclairage inédit sur les ressentis et les attentes de la jeune génération.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Faut-il donc en conclure qu'il reste à l'Afrique plus de chemin à parcourir en matière économique qu'elle n'en a déjà accompli&amp;nbsp;? Sa croissance est-elle&amp;nbsp;fragilisée par des conflits incessants et menacée par l'instabilité politique et sociale&amp;nbsp;chronique&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;De nombreuses&amp;nbsp;personnalités présentes au New York Forum Africa 2014&amp;nbsp;ont apporté des réponses concrètes et chiffrées à cette interrogation. Il se dégage&amp;nbsp;de ces contributions que le verre est en réalité à moitié plein&amp;nbsp;et non à moitié vide. Cependant, les décideurs engagés dans la transformation du continent et les observateurs attentifs doivent&amp;nbsp;faire preuve&amp;nbsp;de pédagogie et&amp;nbsp;les Etats&amp;nbsp;de cohérence&amp;nbsp;et de réassurance&amp;nbsp;pour changer les perceptions. C'est ainsi que l'Afrique atteindra son objectif&amp;nbsp;: ne plus être regardée de haut, parfois encore malheureusement avec commisération, ne plus être&amp;nbsp;considérée&amp;nbsp;avec réticence, comme un continent à haut risque.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L'Afrique bénéficie de fondamentaux économiques solides.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;En dix ans, l'Afrique a doublé son PIB, en moins de temps qu'il n'en a fallu à la Chine. Le PIB par habitant africain est aujourd'hui supérieur à celui de l'Inde qui compte davantage de&amp;nbsp;populations pauvres.&amp;nbsp;Le taux de croissance moyen annuel s'établit à 5,5%, ce qui fait envie au monde développé et aux&amp;nbsp;BRICS,&amp;nbsp;qui ont ralenti.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;En 2013, l'Afrique a attiré 52 milliards de dollars d'investissements étrangers selon le rapport d'Ernst &amp;amp; Young sur l'attractivité du continent. IFC membre du groupe de la banque mondiale et important investisseur américain, est passé de 140 millions d'investissements par an sur le continent en 2003 &amp;nbsp;à &amp;nbsp;5,3 milliards en 2013, un montant qui se rapproche de celui investi en Amérique latine (un peu plus de 6 milliards).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;La Chine&amp;nbsp;investit massivement&amp;nbsp;en Afrique, on le sait,&amp;nbsp;dans les minéraux rares, les énergies. Mais elle y&amp;nbsp;implante&amp;nbsp;aussi&amp;nbsp;des usines de fabrication. C'est&amp;nbsp;par exemple&amp;nbsp;le cas&amp;nbsp;en&amp;nbsp;Ethiopie, qui connait&amp;nbsp;une croissance&amp;nbsp;annuelle&amp;nbsp;moyenne de 10,6% depuis plusieurs années.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;En effet, les troubles qui perturbent la région Asie, comme ceux de la Thaïlande ou du Vietnam, lui font préférer la stabilité de pays stables comme l'Ethiopie.&amp;nbsp;C'est ici l'occasion de tordre le cou à une autre idée reçue&amp;nbsp;: l'Afrique n'est pas, dans son ensemble, un continent en proie aux conflits. 100 millions de personnes sont directement concernées par les guerres, ce qui est beaucoup et génère de très grandes souffrances humaines. Mais ce chiffre est à rapporter à la population globale du continent qui&amp;nbsp;représente&amp;nbsp;plus d'un milliard, soit moins de 10% de la population totale. Du strict point de vue de l'analyse des risques financiers, le continent n'est pas globalement incertain sur ce paramètre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L'Afrique veut désormais piloter son développement&amp;nbsp;à son avantage&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;La population africaine doublera d’ici 2050 pour atteindre quasiment 2 milliards d’individus, tandis que&amp;nbsp;la population urbaine devrait passer de 400 millions aujourd'hui à plus d'1,2 milliards. Cette explosion &amp;nbsp;démographique fait du continent africain une &quot;réserve de ressources humaines et de revenus potentiels&quot;&amp;nbsp;très convoitée.&amp;nbsp;Mais elle pose aussi le problème de satisfaire&amp;nbsp;en priorité&amp;nbsp;les besoins de ces populations&amp;nbsp;en développant les infrastructures économiques et sociales qui permettront d'accompagner cette formidable jeunesse.&amp;nbsp;C'est le choix de l'Afrique aujourd'hui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Il est de fait que&amp;nbsp;pendant les quinze dernières années, l'Afrique a opéré un rattrapage de croissance qui n'a pas ou peu bénéficié aux populations locales.&amp;nbsp;Les activités extractives ont généré un tiers de la croissance du continent, notamment grâce à l'augmentation des prix des matières premières.&amp;nbsp;C'était indispensable. Cependant, ces activités&amp;nbsp;ont surtout créé de la valeur financière non de la valeur économique productrice d'emplois industriels.&amp;nbsp;La croissance moyenne&amp;nbsp;annuelle de 5,5%&amp;nbsp;ne s'est pas traduite par un accroissement significatif&amp;nbsp;d'emplois stables, selon le cabinet McKinsey. Il&amp;nbsp;n'a pas dépassé les 0,5%&amp;nbsp;de moyenne annuelle. En 2003 les emplois stables représentaient 70 millions. En 2014, ils ne sont que&amp;nbsp;110 à 120 millions. Des activités ont certes été créées, mais les&amp;nbsp;nouveaux&amp;nbsp;emplois se situent essentiellement dans le secteur tertiaire&amp;nbsp;et sont précaires.&amp;nbsp;L'entreprise informelle est&amp;nbsp;dominante et&amp;nbsp;l'emploi reste&amp;nbsp;agricole,&amp;nbsp;à 50%.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L'Afrique veut&amp;nbsp;passer d'un développement producteur de croissance à une économie productrice d'emplois.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L'enjeu du continent dans les prochaines décennies est à la fois celui de l'industrialisation et de la diversification économique. Les Etats les plus moteurs - Ghana, Angola, Mozambique, Maroc, Ethiopie, Rwanda, Gabon - ont bien compris que la croissance africaine devait être à la fois inclusive, diversifiée et compétitive. Inclusive, parce que la stabilité politique et sociale, outre la justice, passe par&amp;nbsp;l'accès à l'éducation, l'emploi, l'entrepreneuriat, la sécurité alimentaire. Diversifiée,&amp;nbsp;parce que les seules activités extractives ne peuvent pas porter une croissance économique durable. Compétitive, parce que la compréhension de la logique des chaînes de valeur globales a progressé en Afrique. Les Etats cherchent à fonder leur développement sur la construction d'avantages concurrentiels durables. On peut ainsi prendre l'exemple du Gabon, 4eme producteur mondial de manganèse qui s'est donné pour objectif d'exploiter et de transformer lui même 35% de son minerai d'ici 2025. On peut débattre sans fin du réalisme du chiffre&amp;nbsp;ou du faible intérêt conjoncturel des investisseurs étrangers pour les activités de transformation. Ce qui est déterminant ici est la volonté du Président Gabonais de mettre en&amp;nbsp;oeuvre&amp;nbsp;une stratégie industrielle&amp;nbsp;durable&amp;nbsp;permettant d'ajouter de la valeur à une ressource naturelle rare,&amp;nbsp;en la transformant localement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les Etats africains prennent leur industrialisation en main&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L'ambition du Gabon est partagée par de nombreux pays. Elle est exemplaire d'une conscience claire des Etats&amp;nbsp;: celle du double manque à gagner financier que constitue la vente à l'état brut de leurs ressources&amp;nbsp;naturelles à des pays tiers; D'une part, parce que les négociateurs des Etats africains ont&amp;nbsp;longtemps manqué des connaissances leur permettant de négocier&amp;nbsp;à leur avantage&amp;nbsp;ces transactions internationales complexes, d'autre part, parce que le produit transformé est revendu au pays plus cher&amp;nbsp;ultérieurement.&amp;nbsp;Outre à financer ses propres équipements, le Gabon a&amp;nbsp;ainsi&amp;nbsp;établi une société d'exploitation nationale et modifié son code minier.&amp;nbsp;Les compagnies multinationales&amp;nbsp;exploitantes&amp;nbsp;des sources d'énergie&amp;nbsp;et des minerais&amp;nbsp;auront désormais maille à partir avec les compagnies nationales qui se structurent pour attirer les investisseurs localement. Nul doute que le bras de fer sera violent, mais la détermination africaine est solide.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L'Afrique ne se contente pas de se réapproprier ses ressources minières et agricoles. Elle regarde aussi vers le futur. Elle&amp;nbsp;sait&amp;nbsp;qu'elle détient des sources d'énergie renouvelable (hydraulique, solaire, vent) dont la plupart ne sont exploitées qu'à 3 ou 5%.&amp;nbsp;Certains intervenants du NYFA ont également évoqué la nécessité de protéger les données privées, les &quot;big&amp;nbsp;data&quot;,&amp;nbsp;provenant de la navigation&amp;nbsp;des populations africaines&amp;nbsp;sur le net fixe et mobile. Aujourd'hui, les géants étrangers&amp;nbsp;du net les captent et les monétisent sans que les Etats et les opérateurs locaux y aient accès.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L'industrialisation passe évidemment par le financement des infrastructures économiques et sociales&amp;nbsp;nécessaires. Les besoins sont immenses&amp;nbsp;: routes, rail, ports,&amp;nbsp;énergies, infrastructures de communication,&amp;nbsp;logements, formation... Mais là encore, les Etats mettent en place des fonds souverains pour rassurer la communauté financière internationale sur leur engagement à long terme. Ces fonds&amp;nbsp;permettent également de dégager les capacités de co-investissement&amp;nbsp;en PPP&amp;nbsp;dans les infrastructures aux côtés des investisseurs étrangers. Enfin, ils stimulent l'émergence d'un tissu local d'investisseurs privés.&amp;nbsp;Par ailleurs&amp;nbsp;Les flux commerciaux et financiers intra africains ne cessent d'augmenter&amp;nbsp;en valeur et en volume. Ils sont le&amp;nbsp;prélude à une dynamique d'intégration régionale favorable au&amp;nbsp;financement de&amp;nbsp;grands projets.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;En annonçant la&amp;nbsp;création d'un fonds dote a terme de 500 millions de dollars pour financer des projets dans le domaine des media et de l 'entertainment tout en accompagnant, la formation des journalistes africains,&amp;nbsp;&amp;nbsp;Youssou&amp;nbsp;N'Dour et moi-même &amp;nbsp;avons incité l'Afrique à changer de regard sur elle même et à parler de sa propre voix.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L'Afrique ne doit pas se réveiller. Elle est en éveil et en mouvement. Le regard porté sur le continent doit se transformer pour la saisir dans la réalité de sa transformation effective. L'Afrique ne veut plus qu'on la regarde de haut. C'est à un face à face qu'elle invite la communauté économique et financière internationale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</summary>
		<content type="html">&lt;div class=&quot;K2FeedIntroText&quot;&gt;&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Alors&amp;nbsp;que se termine cette semaine le 23e&amp;nbsp;Sommet de l'Union africaine,&amp;nbsp;il me parait important de partager quelques &amp;nbsp;messages et pistes&amp;nbsp;de réflexions&amp;nbsp;et d'actions&amp;nbsp;évoquées tout&amp;nbsp;récemment à Libreville, au Gabon a l'occasion de la&amp;nbsp;3eme Edition du New York Forum Africa qui a rassemblé cette année&amp;nbsp;plus de 1600 participants dont 600 jeunes de moins de 26 ans.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L'Afrique réelle n'est pas l'Afrique perçue. La &quot;marque&quot; Afrique souffre encore&amp;nbsp;d'un déficit d'image auprès des&amp;nbsp;acteurs économiques et financiers étrangers. C'est ce qu'ont révélé plusieurs intervenants du New York Forum Africa 2014.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Cette perception a été confirmée par une récente étude du cabinet McKinsey,&amp;nbsp;réalisée auprès de 1500 dirigeants. Tout en reconnaissant les bons fondamentaux économiques de l'Afrique, ces derniers en attendent plus de stabilité et de visibilité.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Enfin, la jeunesse africaine expatriée et locale, bien qu'optimiste&amp;nbsp;sur son avenir, doute encore des efforts accomplis par les Etats pour l'intégrer pleinement&amp;nbsp;à la croissance.&amp;nbsp;En ouverture du Forum, la première étude panafricaine sur les opportunités offertes à la jeunesse,&amp;nbsp;a apporté un éclairage inédit sur les ressentis et les attentes de la jeune génération.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Faut-il donc en conclure qu'il reste à l'Afrique plus de chemin à parcourir en matière économique qu'elle n'en a déjà accompli&amp;nbsp;? Sa croissance est-elle&amp;nbsp;fragilisée par des conflits incessants et menacée par l'instabilité politique et sociale&amp;nbsp;chronique&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;De nombreuses&amp;nbsp;personnalités présentes au New York Forum Africa 2014&amp;nbsp;ont apporté des réponses concrètes et chiffrées à cette interrogation. Il se dégage&amp;nbsp;de ces contributions que le verre est en réalité à moitié plein&amp;nbsp;et non à moitié vide. Cependant, les décideurs engagés dans la transformation du continent et les observateurs attentifs doivent&amp;nbsp;faire preuve&amp;nbsp;de pédagogie et&amp;nbsp;les Etats&amp;nbsp;de cohérence&amp;nbsp;et de réassurance&amp;nbsp;pour changer les perceptions. C'est ainsi que l'Afrique atteindra son objectif&amp;nbsp;: ne plus être regardée de haut, parfois encore malheureusement avec commisération, ne plus être&amp;nbsp;considérée&amp;nbsp;avec réticence, comme un continent à haut risque.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L'Afrique bénéficie de fondamentaux économiques solides.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;En dix ans, l'Afrique a doublé son PIB, en moins de temps qu'il n'en a fallu à la Chine. Le PIB par habitant africain est aujourd'hui supérieur à celui de l'Inde qui compte davantage de&amp;nbsp;populations pauvres.&amp;nbsp;Le taux de croissance moyen annuel s'établit à 5,5%, ce qui fait envie au monde développé et aux&amp;nbsp;BRICS,&amp;nbsp;qui ont ralenti.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;En 2013, l'Afrique a attiré 52 milliards de dollars d'investissements étrangers selon le rapport d'Ernst &amp;amp; Young sur l'attractivité du continent. IFC membre du groupe de la banque mondiale et important investisseur américain, est passé de 140 millions d'investissements par an sur le continent en 2003 &amp;nbsp;à &amp;nbsp;5,3 milliards en 2013, un montant qui se rapproche de celui investi en Amérique latine (un peu plus de 6 milliards).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;La Chine&amp;nbsp;investit massivement&amp;nbsp;en Afrique, on le sait,&amp;nbsp;dans les minéraux rares, les énergies. Mais elle y&amp;nbsp;implante&amp;nbsp;aussi&amp;nbsp;des usines de fabrication. C'est&amp;nbsp;par exemple&amp;nbsp;le cas&amp;nbsp;en&amp;nbsp;Ethiopie, qui connait&amp;nbsp;une croissance&amp;nbsp;annuelle&amp;nbsp;moyenne de 10,6% depuis plusieurs années.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;En effet, les troubles qui perturbent la région Asie, comme ceux de la Thaïlande ou du Vietnam, lui font préférer la stabilité de pays stables comme l'Ethiopie.&amp;nbsp;C'est ici l'occasion de tordre le cou à une autre idée reçue&amp;nbsp;: l'Afrique n'est pas, dans son ensemble, un continent en proie aux conflits. 100 millions de personnes sont directement concernées par les guerres, ce qui est beaucoup et génère de très grandes souffrances humaines. Mais ce chiffre est à rapporter à la population globale du continent qui&amp;nbsp;représente&amp;nbsp;plus d'un milliard, soit moins de 10% de la population totale. Du strict point de vue de l'analyse des risques financiers, le continent n'est pas globalement incertain sur ce paramètre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L'Afrique veut désormais piloter son développement&amp;nbsp;à son avantage&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;La population africaine doublera d’ici 2050 pour atteindre quasiment 2 milliards d’individus, tandis que&amp;nbsp;la population urbaine devrait passer de 400 millions aujourd'hui à plus d'1,2 milliards. Cette explosion &amp;nbsp;démographique fait du continent africain une &quot;réserve de ressources humaines et de revenus potentiels&quot;&amp;nbsp;très convoitée.&amp;nbsp;Mais elle pose aussi le problème de satisfaire&amp;nbsp;en priorité&amp;nbsp;les besoins de ces populations&amp;nbsp;en développant les infrastructures économiques et sociales qui permettront d'accompagner cette formidable jeunesse.&amp;nbsp;C'est le choix de l'Afrique aujourd'hui.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;Il est de fait que&amp;nbsp;pendant les quinze dernières années, l'Afrique a opéré un rattrapage de croissance qui n'a pas ou peu bénéficié aux populations locales.&amp;nbsp;Les activités extractives ont généré un tiers de la croissance du continent, notamment grâce à l'augmentation des prix des matières premières.&amp;nbsp;C'était indispensable. Cependant, ces activités&amp;nbsp;ont surtout créé de la valeur financière non de la valeur économique productrice d'emplois industriels.&amp;nbsp;La croissance moyenne&amp;nbsp;annuelle de 5,5%&amp;nbsp;ne s'est pas traduite par un accroissement significatif&amp;nbsp;d'emplois stables, selon le cabinet McKinsey. Il&amp;nbsp;n'a pas dépassé les 0,5%&amp;nbsp;de moyenne annuelle. En 2003 les emplois stables représentaient 70 millions. En 2014, ils ne sont que&amp;nbsp;110 à 120 millions. Des activités ont certes été créées, mais les&amp;nbsp;nouveaux&amp;nbsp;emplois se situent essentiellement dans le secteur tertiaire&amp;nbsp;et sont précaires.&amp;nbsp;L'entreprise informelle est&amp;nbsp;dominante et&amp;nbsp;l'emploi reste&amp;nbsp;agricole,&amp;nbsp;à 50%.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;L'Afrique veut&amp;nbsp;passer d'un développement producteur de croissance à une économie productrice d'emplois.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L'enjeu du continent dans les prochaines décennies est à la fois celui de l'industrialisation et de la diversification économique. Les Etats les plus moteurs - Ghana, Angola, Mozambique, Maroc, Ethiopie, Rwanda, Gabon - ont bien compris que la croissance africaine devait être à la fois inclusive, diversifiée et compétitive. Inclusive, parce que la stabilité politique et sociale, outre la justice, passe par&amp;nbsp;l'accès à l'éducation, l'emploi, l'entrepreneuriat, la sécurité alimentaire. Diversifiée,&amp;nbsp;parce que les seules activités extractives ne peuvent pas porter une croissance économique durable. Compétitive, parce que la compréhension de la logique des chaînes de valeur globales a progressé en Afrique. Les Etats cherchent à fonder leur développement sur la construction d'avantages concurrentiels durables. On peut ainsi prendre l'exemple du Gabon, 4eme producteur mondial de manganèse qui s'est donné pour objectif d'exploiter et de transformer lui même 35% de son minerai d'ici 2025. On peut débattre sans fin du réalisme du chiffre&amp;nbsp;ou du faible intérêt conjoncturel des investisseurs étrangers pour les activités de transformation. Ce qui est déterminant ici est la volonté du Président Gabonais de mettre en&amp;nbsp;oeuvre&amp;nbsp;une stratégie industrielle&amp;nbsp;durable&amp;nbsp;permettant d'ajouter de la valeur à une ressource naturelle rare,&amp;nbsp;en la transformant localement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;strong&gt;Les Etats africains prennent leur industrialisation en main&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L'ambition du Gabon est partagée par de nombreux pays. Elle est exemplaire d'une conscience claire des Etats&amp;nbsp;: celle du double manque à gagner financier que constitue la vente à l'état brut de leurs ressources&amp;nbsp;naturelles à des pays tiers; D'une part, parce que les négociateurs des Etats africains ont&amp;nbsp;longtemps manqué des connaissances leur permettant de négocier&amp;nbsp;à leur avantage&amp;nbsp;ces transactions internationales complexes, d'autre part, parce que le produit transformé est revendu au pays plus cher&amp;nbsp;ultérieurement.&amp;nbsp;Outre à financer ses propres équipements, le Gabon a&amp;nbsp;ainsi&amp;nbsp;établi une société d'exploitation nationale et modifié son code minier.&amp;nbsp;Les compagnies multinationales&amp;nbsp;exploitantes&amp;nbsp;des sources d'énergie&amp;nbsp;et des minerais&amp;nbsp;auront désormais maille à partir avec les compagnies nationales qui se structurent pour attirer les investisseurs localement. Nul doute que le bras de fer sera violent, mais la détermination africaine est solide.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L'Afrique ne se contente pas de se réapproprier ses ressources minières et agricoles. Elle regarde aussi vers le futur. Elle&amp;nbsp;sait&amp;nbsp;qu'elle détient des sources d'énergie renouvelable (hydraulique, solaire, vent) dont la plupart ne sont exploitées qu'à 3 ou 5%.&amp;nbsp;Certains intervenants du NYFA ont également évoqué la nécessité de protéger les données privées, les &quot;big&amp;nbsp;data&quot;,&amp;nbsp;provenant de la navigation&amp;nbsp;des populations africaines&amp;nbsp;sur le net fixe et mobile. Aujourd'hui, les géants étrangers&amp;nbsp;du net les captent et les monétisent sans que les Etats et les opérateurs locaux y aient accès.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L'industrialisation passe évidemment par le financement des infrastructures économiques et sociales&amp;nbsp;nécessaires. Les besoins sont immenses&amp;nbsp;: routes, rail, ports,&amp;nbsp;énergies, infrastructures de communication,&amp;nbsp;logements, formation... Mais là encore, les Etats mettent en place des fonds souverains pour rassurer la communauté financière internationale sur leur engagement à long terme. Ces fonds&amp;nbsp;permettent également de dégager les capacités de co-investissement&amp;nbsp;en PPP&amp;nbsp;dans les infrastructures aux côtés des investisseurs étrangers. Enfin, ils stimulent l'émergence d'un tissu local d'investisseurs privés.&amp;nbsp;Par ailleurs&amp;nbsp;Les flux commerciaux et financiers intra africains ne cessent d'augmenter&amp;nbsp;en valeur et en volume. Ils sont le&amp;nbsp;prélude à une dynamique d'intégration régionale favorable au&amp;nbsp;financement de&amp;nbsp;grands projets.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;En annonçant la&amp;nbsp;création d'un fonds dote a terme de 500 millions de dollars pour financer des projets dans le domaine des media et de l 'entertainment tout en accompagnant, la formation des journalistes africains,&amp;nbsp;&amp;nbsp;Youssou&amp;nbsp;N'Dour et moi-même &amp;nbsp;avons incité l'Afrique à changer de regard sur elle même et à parler de sa propre voix.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;textearticle&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 10pt;&quot;&gt;L'Afrique ne doit pas se réveiller. Elle est en éveil et en mouvement. Le regard porté sur le continent doit se transformer pour la saisir dans la réalité de sa transformation effective. L'Afrique ne veut plus qu'on la regarde de haut. C'est à un face à face qu'elle invite la communauté économique et financière internationale.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;</content>
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