L’UEMOA déclare recevable une plainte de NCT Necotrans /Movis contre Bolloré  

  • Date de création: 10 juin 2013 14:44

(Agence Ecofin) - Le consortium NCT Necotrans/Movis qui conteste les conditions d’attribution du deuxième terminal à conteneurs du port d’Abdijan au groupe français Bolloré, a vu sa plainte déclarée recevable par la Commission de l'UEMOA en charge de la concurrence, apprend-on de sources médiatiques.

Le consortium plaignant, candidat malheureux à l’appel d’offre relatif à l’attribution du deuxième terminal à conteneurs  du port d’Abdijan remporté par Bolloré, conteste notamment un «abus de position dominante» découlant du fait que le groupe français soit déjà concessionnaire du premier terminal depuis 2004.

Membre du consortium plaignant, la société Movis (ex Société Ivoirienne d’Opérations Maritimes/SIVOM) est dirigé par  le frère de l’actuel ministre ivoirien du Commerce, Jean-Louis Billon, qui lui-même a dirigé le groupe pendant un certain temps et y est toujours actionnaire.

Dans une interview accordée le 5  juin à l'hebdomadaire français Le Nouvel Observateur, Jean-Louis Billon a formulé des critiques sur l’attribution de la gestion du deuxième terminal à conteneurs au groupe de Vincent Bolloré, expliquant entre autres que «son offre technique, par exemple, était beaucoup moins intéressante que celle de ses concurrents».

M. Billon a également évoqué des possibilités de corruption dans l’attribution des deux terminaux à conteneurs à Bolloré. «En 2004, quand je critiquais vivement le contrat sur le premier terminal, j’avais été approché par quelqu’un du groupe Bolloré. Cette personne m’avait fait des propositions pour que je révise ma position, mais je n’avais pas cédé. Je ne serais pas surpris si demain on me disait qu’il y a eu des problèmes de gouvernance dans l’attribution du deuxième terminal», a-t-il révélé.

Lire aussi

08/06/2013 - Bolloré, le mal aimé

06/06/2013 - Le ministre ivoirien du Commerce conteste l’attribution du 2ème  terminal à conteneurs à Bolloré

29/05/2013 - Bolloré travaille sur cinq projets portuaires en Afrique sur un horizon de deux ans