Agence Ecofin

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Plus de 3000 personnes, selon la BBC, se sont rassemblées, vendredi 20 janvier, à Blantyre, principale ville du Malawi, afin de protester contre les déshabillages forcés dont ont été victimes certaines femmes portant des pantalons.

Suite à l’agression de femmes, dépouillées et déshabillées, pour avoir porté un pantalon, un groupe de femmes du Malawi a appelé au rassemblement pour défendre leur droit. Porter un pantalon est autorisé pour les femmes depuis 1994 seulement.

La BBC a rapporté que le président Bingu Wa Mutharika condamnait ces agressions et avait tenté de rassurer les femmes leur affirmant que le droit de porter un pantalon était entier et que tout acte de violence serait hautement réprimandé.

Plusieurs arrestations ont déjà eu lieu. La police a annoncé mercredi 18 janvier avoir arrêté quinze « voyous » à Linlongwe. Ces derniers seraient des vendeurs ambulants et jeunes désœuvrés qui auraient terrorisés les femmes en leur ôtant leur pantalon avant de leur voler leur argent.

L’ouvrier marocain à 250 euros net par mois succède à l’ouvrier roumain à 450 euros. A quelques cent jours des élections présidentielles françaises, le sujet est délicat…

A une vingtaine de kilomètres de Tanger, Renault, l’icône de l’industrie tricolore, commence à produire le Lodgy, son monospace de 5-7 places à 10 000 euros. Viendra plus tard la chaîne de fabrication de la Logan.

L’usine, toute neuve, aura une capacité finale de 340 000 véhicules par an et vise à exporter en Europe 85% de sa production. L’investissement total aura été de 1,1 milliard d’euros. Durant 5 ans, Renault bénéficiera de l’exonération totale de taxes d’exportation et d’impôts sur les bénéfices. Pour le Maroc, le projet représentera à terme 6000 emplois directs et près de 30000 emplois indirects.

« On se sent comme une équipe de football, qui règle les derniers détails à l’entraînement avant un match important», confie Tunc Basegmez, le directeur turc de l’usine, au journal Le Figaro, en visite sur le site.

En face, l’Europe et les côtes espagnoles à une quinzaine de kilomètres. Les ouvriers français sont inquiets : le Renault Scénic, fabriqué à Douai, coûte près de 25000 euros, presque deux fois et demi le prix du Lodgy des ouvriers marocains.

Réunis la semaine passée sous la présidence du dirigeant tchadien Idriss Deby Itno, les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique Centrale (CEEAC) en appellent à une application rapide de la convention de libre circulation des biens et des personnes entre leurs pays. 

En clôture du 15eme Sommet de la CEEAC, les chefs d'Etat ont appelé « les Etats membres à appliquer toutes les décisions et les règles relatives à la circulation des personnes », et à « créer systématiquement des couloirs d'entrée CEEAC dans les aéroports et postes frontaliers ».

Ils ont fixé « au 1er juillet 2012 le démarrage de la mise en œuvre de la zone de libre échange de la CEEAC pour qu'elle soit effective en 2014 ».

Dans ce texte, ils apportent également leur soutien au renouvellement de Jean Ping à la présidence de la commission de l'Union africaine (UA), poste qu'il occupe depuis février 2008 et dont il briguera fin janvier le renouvellement. Outre M. Ping, ancien ministre gabonais, Mme Nkosazana Dlamini-Zuma, ancien chef la diplomatie sud-africaine de 1999 à 2009, est candidate à ce poste avec le soutien de l'Afrique du Sud.

Dimanche, à l'ouverture du sommet Idriss Deby Itno avait appelé les quatre autres chefs d'Etat présents - Denis Sassou Nguesso (Congo), Teodoro Obiang Nguema (Guinée Equatoriale), François Bozizé (Centrafrique) et Pierre Nkurinziza (Burundi) - à « s'investir davantage pour que l'Afrique centrale ne soit pas le dernier wagon de la locomotive de la mondialisation ».

Créée en 1983, la CEEAC regroupe dix pays: l'Angola, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Gabon, le Congo-Brazzaville, la République démocratique du Congo, la Guinée équatoriale, Sao Tomé et Principe et le Tchad.

Voir des programmes de télévision sur un terminal portable est maintenant possible au Sénégal, depuis le 19 janvier 2012. L’opérateur Sonatel-Orange a récemment présenté ce service aux journalistes. Douze chaînes de télévision sont actuellement disponibles, y compris un bouquet de dix chaînes proposées par Canal+ Afrique. Le service comprend aussi la vidéo à la demande (VoD) qui permet de choisir des contenus à visionner plus tard.

Pour bénéficier du service, le client doit se trouver dans une zone couverte par le réseau 3G, être muni d’un téléphone compatible paramétré et d’une puce 3G. Il doit en outre disposer, en mode prépayé, d’au moins 400 FCFA de crédit. La TV mobile est également disponible en mode postpayé, sur Orange Teranga.

L’opérateur propose actuellement, à un prix promotionnel de 49000 FCFA, un pack composé d’un terminal compatible TV Mobile et d’une carte SIM prépayée.

La ville de Dakar présente, aujourd’hui 20 janvier 2012, son système réhabilité d’édition des pièces d’état-civil du centre principal d’état civil, indique un communiqué reçu à l’Agence de presse sénégalaise.

Après un « dysfonctionnement informatique », la remise en service du système d’édition aura pour conséquence immédiate, pour les usagers du centre principal, la réduction des délais d’obtention des pièces d’état civil.

Le communiqué indique que, « dans la foulée du redémarrage du système au niveau du centre principal, la ville va s’atteler à la réhabilitation des centres secondaires d’état civil dans le département de Dakar et leur interconnexion avec le centre principal ». Les autorités municipales se sont fixé comme objectif prioritaire de procéder à la modernisation rapide du système.

Les sites d’e-commerce sont plutôt rares en Afrique, et encore plus en Afrique francophone. Un jeune ingénieur burkinabé de vingt-sept ans, Thierry Kientega, a eu l’idée de créer, en 2010, une plateforme proposant aux Africains toute une gamme de produits, dans une variété de domaines.

A travers ses trois boutiques web (pour les clients du Burkina Faso, du Sénégal et du Togo,), Afromania, que son créateur considère comme « le plus grand magasin virtuel d’Afrique », propose des produits dans les secteurs les plus divers: électroménager, informatique, livres, vidéos, téléphonie, mode, photo, mobilier, produits alimentaires, etc.

Si le règlement des achats inclut les modes de paiement habituels sur Internet (carte bancaire, Paypal), il intègre aussi, pour tenir compte des réalités africaines, la possibilité de payer en espèces auprès du représentant de la boutique Afromania dans le pays considéré.

Basée à Courbevoie, en France, la société Afromania envisage d’élargir ses services en 2012, en ouvrant des plateformes de vente dédiées au Mali, au Cameroun, au Bénin, à la Côte d’Ivoire, au Ghana et au Congo Brazzaville. En attendant, peut-être, d’autres pays.

En 2011, son fondateur a reçu le prix de la meilleure entreprise e-business, lors des Faso IT Awards de Ouagadougou. Dans un entretien avec Lefaso.net, il a estimé que son initiative « est un concept totalement novateur qui vise à révolutionner le commerce et les services en Afrique ».

Orange-France Telecom va-t-il pénétrer en 2012 dans le marché sud-africain? C’est la conclusion à laquelle est parvenu le cabinet Frost & Sullivan qui estime qu’il y a des possibilités que le groupe français démarre des opérations en Afrique du Sud cette année.

Le cabinet fonde ses prédictions sur le fait que l’Afrique du Sud va autoriser cette année des opérateurs mobiles virtuels et qu’Orange France Telecom pourrait y voir une opportunité.

Frost & Sullivan fait aussi état de discussions qu’aurait le groupe français avec la société sud-africaine Business Connexion et prédit qu’un opérateur global entrera en Afrique du Sud au cours de l’année.

Pour sa part, Orange France Telecom a démenti être en discussion avec Business Connexion dans le but de démarrer des activités en Afrique du Sud.

Sportfive, filiale de Lagardère Sports, a crée en octobre 2011 un département Afrique dont la direction a été confiée à Idriss Akki. Selon le communiqué du leader européen et africain dans la gestion des droits marketing et audiovisuels sportifs, M. Akki et son équipe ont pour objectifs prioritaires de poursuivre le développement des activités déjà en portefeuille, ainsi que d’identifier de nouvelles opportunités de croissance sur le continent africain en vue de les exploiter de façon dynamique.

Il est directement rattaché à Alain Lemarchand, directeur général délégué de Lagardère Unlimited Europe.

Agé de 52 ans, Idriss Akki a intégré Sportfive en 1990 ou il a réalisé l'essentiel de sa carrière en jouant un rôle décisif dans le maintien de la position centrale de Sportfive en Afrique (Coupe d'Afrique des Nations, Ligue des Champions, Matchs qualificatifs pour la Coupe du Monde).

Sportfive propose aux clubs, fédérations et événements sportifs des services dans la gestion du sport professionnel: commercialisation de droits media et droits marketing, hospitalité, stadium consulting et client servicing.

Allianz Africa s’installe au Congo en débutant ses activités à Pointe Noire, capitale économique du pays. Allianz Congo Assurances y offrira des solutions d’assurances pour les PME, les grands groupes internationaux et les particuliers. Brazzaville, capitale politique et administrative, accueillera un second bureau dans les prochains mois.

Selon la Conférence interafricaine des marchés d'assurance (CIMA), l’industrie de l’assurance au Congo, qui occupe la cinquième place avec 35,6 milliards FCFA en 2009, connait un taux de croissance moyen de 20% sur un marché qui a été libéralisé depuis 1995.

Allianz Africa, filiale du groupe Allianz dédiée aux activités en Afrique dispose de filiale au Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Côte d'Ivoire, Ghana, Madagascar, Mali, République du Congo, Sénégal et Togo.

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Evolution du marché des assurances de la zone Cima 2000 2009 (source Fanaf)

vendredi 20 janvier 2012 12:34

Italie : Cette banque appelée Mafia

Avec 65 milliards d'euros en liquidités, la mafia serait la première banque d'Italie, selon le rapport annuel d'une ONG qui lutte contre le racket.

Pendant la crise, les banques serrent de trop près les cordons de la bourse ? Ça tombe bien : la mafia les délie. Les organisations criminelles italiennes représentent parfois désormais la seule possibilité de prêts pour les petits commerçants. Une aubaine pour la Pieuvre.

En effet, avec 65 milliards d'euros en liquidités, la mafia serait devenue la première banque d'Italie, selon le rapport annuel de l'association italienne SOS Impresa, une ONG installée en Sicile qui lutte contre le racket dont sont victimes les petits commerçants. Tout cela à cause de la restriction du crédit par les banques. Ayant besoin de liquidités pour sauver leur entreprise, les commerçants se tournent de plus en plus vers l'organisation, qui prête à des taux exorbitants.

« Alors que la crise a miné la confiance des banques, les mafias arrivent avec leurs liquidités, issues d'activités criminelles et sont les seules prêteuses à prendre des risques. Pour les commerçants et les artisans, elles représentent leur seule possibilité de prêts et l'unique moyen de sauver leur entreprise et les emplois » explique Eric Vernier, spécialiste du blanchiment de capitaux, interrogé par le Figaro.

7% du PIB

Selon le rapport, la fonction d'usurier que joue maintenant la mafia rapporte d'énormes profits, qui sont venus s'ajouter aux sources de financement plus « classique » du crime organisé, comme le trafic de drogue, le trafic d'armes, la prostitution, le jeu ou le racket. SOS Impresa évoque une «urgence nationale».

« Selon nos estimations, l'usure a provoqué la fermeture d'environ 1800 entreprises et a provoqué la disparition de milliers d'emplois », peut-on lire dans le rapport.

200 000 personnes seraient ainsi victimes d'usuriers. Pour l'Italie, les conséquences sont désastreuses. Selon les estimations de SOS Impresa, les commerçants sont victimes de «1300 crimes chaque jour, soit quasiment 50 par heure, et donc presque un par minute».

L'ONG résume la situation : «C'est de l'extorsion en col blanc. Via leurs métiers, ils connaissent les mécanismes de marché du crédit légal et ils connaissent souvent parfaitement la situation financière de leurs victimes».

Le crime organisé génère un chiffre d'affaires annuel de 140 milliards d'euros, et ses profits dépassent les 100 milliards d'euros. La mafia – ou plutôt les mafias, si l'on prend en compte les organisations comme la Cosa Nostra sicilienne, la Camorra napolitaine ou la Ndranghetta calabraise – gangrène l'économie italienne, réalisant des profits correspondant à 7 % du PIB.

Durant la crise, la mafia ne connaît pas la crise.

Par Matthieu Suc

http://www.francesoir.fr/actualite/international/italie-cette-banque-appelee-mafia-173382.html