Standard Chartered Bank Private Equity a investi 74 millions $ en vue d’une prise de participation minoritaire dans Export Trading Group (ETG) Mauritius. L’opération qui valorise ETG à 500 millions $. L’investissement permettra au groupe mauricien, composée de 75 filiales, de renforcer ses positions de leader dans ses principaux marchés et de s’étendre sur de nouvelles zones géographiques.
ETG est un l’un des leaders de la chaîne d'approvisionnement des soft commodities présent en Afrique de l’Est et Afrique australe. Ses principales activités couvrent la distribution des produits agricoles et des engrais, la culture du maïs, riz, soja, blé, la transformation des softs commodities et des investissements dans la sylviculture, la logistique… Le capital du groupe est contrôlé par la famille Patel : Mahesh Patel, Ketan Patel, basés à Dar es Salaam, et Pradip Patel basé à Nairobi.
Tamale Ronald, directeur de l'équipe de private equity de Standard Chartered Afrique, commente: « Étant donné que plus de 60% des terres arables du monde sont en Afrique, le secteur agroalimentaire détient un potentiel de croissance considérable… Nous sommes impatients de renforcer l’équipe de gestion du groupe d’ETG, la promotion de leur stratégie de croissance et leur vision. »
Ketan Patel, directeur général de GTE qui emploie 3000 salariés permanents, a déclaré, « Standard Chartered a été un partenaire financier précieux pour nous depuis de nombreuses années. Cet investissement témoigne de la compréhension profonde de la banque de nos activités, de la reconnaissance et de l'engagement volontariste de notre potentiel de croissance. ETG a financé sa croissance principalement par autofinancement pendant les 30 dernières années. Cet investissement en capital nous permettra de développer notre affaire à un autre niveau.»
Depuis 2008, la division Afrique de Standard Chartered Private Equity a investi près de 400 millions $ dans les entreprises du continent.
16 jours après la formation du nouveau gouvernement, la politique générale du gouvernement a été présentée jeudi 19 janvier devant les deux chambres par le Premier ministre Abdelilah Benkirane, leader du Parti Justice et Développement (PJD), victorieux aux législatives de novembre 2011.
Les principaux axes de cette déclaration couvrent l’affirmation de l’identité nationale, l’état de droit et la gouvernance, l’économie, le social et la diplomatie. M. Benkirane a indiqué l'attachement du royaume à l'islam, à la monarchie constitutionnelle, à la démocratie et la défense du territoire tout en soulignant que l’enseignement des langues arabe et berbère seraient renforcé.
Une gouvernance économique transparente, efficace, libératrice d’énergies devrait permettre d’atteindre un taux de croissance de 5,5%, de stabiliser l'inflation autour de 2% et de ramener le déficit budgétaire à 3% d’ici 2016. Parmi les mesures économiques figurent la création d’une assurance maladie obligatoire pour 10 millions de Marocains, la relance de la construction des logements sociaux en vue de réduire le déficit de 840 000 à 400 000 logements.
La mise en œuvre du Plan Maroc vert sera accélérée afin de renforcer le poids de l’agriculture. Sur le front du chômage qui touche officiellement 9,6% de la population, M. Benkirane promet de ramener ce taux à 8%. Aujourd’hui 31,4% des jeunes Marocains de moins de 34 ans sont sans emploi.
La lutte contre la corruption est déclarée « action prioritaire » de son gouvernement. L'illettrisme qui touche selon les chiffres officiels 30% de la population fera l’objet de mesures vigoureuses pour le ramener à 20% à horizon 2016.

Les priorités et objectifs du gouvernement d’Abdelilah Benkirane (source : Déclaration gouvernementale du 19 janvier 2012 ; MAP)
Le personnel du système judiciaire du Malawi est entré en grève lundi 16 janvier afin d’obtenir une « réévalution [des] conditions de travail décidées en 2006 par le Parlement », a indiqué à l’AFP Augustin Kamanga, porte parole du groupe d’action judiciaire à l’origine du mouvement.
Lundi était ainsi fermée une très grande partie des 200 tribunaux du pays.
La décision parlementaire de 2006 prévoyait une augmentation des salaires de l’ensemble du personnel de la justice de 40% puis de 60% en 2009. Le personnel se bat actuellement pour l’application de ces dispositions.
Le ministre de la Formation et de l’enseignement professionnel, El Hadi Khaldi, invité de la chaine I de la radio nationale, a déclaré mardi 17 janvier que l’âge légale d’accès la formation sera désormais limité à 30 ans et non plus 25 ans.
L’objectif est de « permettre à une grande partie parmi les jeunes de bénéficier d’une formation » sans être « confrontés à la condition d’âge ».
La nouvelle loi sur l’apprentissage ne sera toutefois pas présentée devant l’assemblée populaire nationale avant la « présentation de la loi sur le travail » au deuxième trimestre de 2012.
Shanghai Construction Investment et sa filiale Haman Caoutchouc investiront à partir du second semestre 2012 un montant de 1,3 milliard $ dans la culture du riz et du caoutchouc en Sierra Leone sur une superficie de 30 000 hectares situé dans le nord du pays (région Tonkolili). Le conglomérat chinois prévoit ainsi la création de 100 000 emplois.
Selon son président, Zhou Chen, « la compagnie construira aussi 500 km de route pour la circulation, 600 km de voies de raccordement, 300 immeubles et 868 km de voies d'irrigation sur le site du projet. Tous ces travaux feront partie de notre responsabilité sociale commune », a-t-il assuré.
Sam Sesay, ministre sierra léonais de l'Agriculture, a indiqué que les terrains étaient déjà réservés pour le projet et que les populations locales bénéficieront des retombés de l’investissement chinois.
Plus récemment, en Sierra Leone, le groupe suisse Addax & Oryx a indiqué un investissement dans un projet de 258 millions d'euros pour la culture de la canne à sucre sur 14 300 hectares et la construction d'une raffinerie d'éthanol qui traitera un million de tonnes de canne à sucre par an pour en extraire 90 000 m3 d’éthanol par an, destinés au marché européen.
Voir l’article : Sierra Leone : le mégaprojet d’Addax ouvre la voie à l’investissement responsable
Les autorités américaines accusent Megaupload d'infraction aux lois sur le copyright et de favoriser le piratage. Selon l'acte d'accusation, les ayants droits chiffrent leur manque à gagner à 500 millions de dollars.
Le fondateur du site, Kim Schmitz (dit Kim Dotcom) a été arrêté avec trois autres cadres en Nouvelle-Zélande, où est basé le site, dont les serveurs sont aux USA, en Virginie. Deux autres dirigeants sont en fuite. Ils sont inculpés de «racket», «conspiration pour commettre une infraction aux droits d'auteur» et «blanchiment d'argent».
Selon Megaupload, 87% des 500 plus grandes entreprises américaines utilisent légalement MegaUpload pour transférer des fichiers.
En représailles, jeudi soir, le site d'Universal et celui du ministère de la justice américaine ont été assaillis de requêtes de connexions par le collectif Anonymous qui les a rendus inaccessibles.
Le groupe pétrolier nigérian Taleveras Energy et à la Société nationale ivoirienne Petroci se sont vus accorder chacun trois blocs :
Les contrats signés avec Taleveras Energy concernent les blocs CI-501 (512,51 km2), CI-504 (399,04 km2) et CI-523 (612,84 km2), situés à des profondeurs comprises entre 200 et 2500 mètres au large des côtes de Jacqueville et des côtes d`Adiaké. « Ainsi, l’accord avec Taleveras Energy renforce le partenariat et les relations pétrolières avec le Nigeria source principale de l`approvisionnement de la SIR en pétrole brut lourd pour lequel notre hydrocraqueur est très performant » a précisé le ministre Adama Toungara à l’issue de la cérémonie de signatures.
Les trois contrats accordés à Petroci portent sur le bloc onshore de CI-520 à Adiaké et les blocs en mer CI-500 et CI-502 à Grand-Lahou et Jacqueville. Pour Gnangni Daniel (photo), DG de Petroci, sa compagnie dispose aujourd’hui de toutes les compétences pour explorer et d’exploiter directement, en tant qu’opérateur, des blocs pétroliers dans le bassin sédimentaire ivoirien.
La récente visite en Mauritanie de Cheikh Hamad al-Thani (photo) s’est soldée par une dispute. L’Emir du Qatar aurait insisté trop lourdement sur le déficit démocratique du pouvoir mauritanien, allant, selon la version de Nouakchott, jusqu’à menacer de soulever un printemps mauritanien à l’aide de sa télévision Al-Jazeera.
La brouille pourrait s’entendre aux affaires de Total, associé dans ce pays à Qatar Petroleum, le ministère du pétrole mauritanien ayant fait savoir à la compagnie française que si la firme qatari restait partenaire dans ce marché de prospection, «et bien la Mauritanie, ça ne l’intéresserait plus».
Pour obtenir des parts de marché au Qatar, Total avait en effet accédé à la demande de l’Emir d’associer autant que possible Qatar Petroleum à ses projets de développement international. Un allié qui pourrait devenir encombrant pour le groupe pétrolier français tant la volonté hégémonique que prête à l’Emir un nombre croissant d’observateurs, commence à irriter dans les palais arabes.
La compagnie américaine Anadarko Petroleum vole de succès en succès. A peine a-t-elle découvert un nouveau gisement au large du Nigeria, elle annonce déjà le succès du puits d’évaluation Ntomme-2A, foré sur le bloc Tano, en eaux profondes au large du Ghana.
« Découvrir une accumulation significative d’huile légère est un résultat excellent. Cela conforte la valeur de l’ensemble de Greater Tweneboa, Enyenra et Ntomme (TEN), car nous estimons maintenant que le pétrole constitue la majeure partie des ressources en place », a déclaré Bob Daniels, vice-président de la compagnie pour l’exploration mondiale.
Le puits a été foré à moins de 5 km du puits Tweneboa-3. Anadarko Petroleum a une part de 18% sur le bloc Deepwater Tano, qu’elle partage avec Tullow Oil (49,95%), Kosmos Energy (18%), Sabre Oil & Gas (4,05%) et Ghana National Petroleum Corp (10%).
Un nouveau rapport d’enquête sur l’attentat du président rwandais Juvenal Habyarimana du 6 avril 1994 innocente les sept proches de Paul Kagame et laisse présager une amélioration des rapports politico-diplomatiques entre les deux Etats. Le rapport d’expertise français rendu public mardi 10 janvier, au sujet de l’attentat du président hutu, à l’origine du génocide et du massacre de plus de 800 000 Rwandais (selon l’ONU), bouleverse les précédentes conclusions.
D’après le rapport, l’avion a été abattu par des missiles tirés depuis le camp militaire de Kanombe, tenu par des hutus loyalistes et non depuis la colline de Masaka occupée par des rebelles tutsis. Cette dernière hypothèse était celle de juge Bruguière, en charge de l’affaire avant de prendre sa retraite. Pour l’avocat des sept Rwandais encore inculpés, « la divulgation de ce rapport d'expertise marque un tournant définitif dans cette instruction ». Ces derniers devraient ainsi être innocentés.
Pour la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo (photo), « il est clair pour tous désormais que l'attentat contre l'avion était un coup d'Etat mené par des extrémistes hutus et leurs conseillers ». La présence de victime française dans l’avion du président rwandais a conduit l’ouverture d’une enquête française dirigée, à l’époque, par le juge Bruguière. L’enquête conclut à la responsabilité des rebelles tutsis du FPR (Front patriotique rwandais). Neuf mandats d’arrêt internationaux ont ainsi été lancés, en 2006, contre de hauts responsables du FPR, proches de l’actuel président Paul Kagame. Ces mandats ont immédiatement abouti à la rupture des relations diplomatiques avec la France et à une riposte rwandaise avec la rédaction d’un rapport officiel sur le rôle controversé de la France au Rwanda au moment du génocide.
Marc Trévidic, magistrat anti-terroriste et Nathalie Poux ont été chargés de clore le dossier suite à la retraite de Bruguière. Les deux magistrats ont repris l’enquête dès le départ avec investigations sur les lieux de l’attentat aux côtés d’experts aéronautique, géomètres, balisticiens et acousticiens avant de fournir ces nouvelles conclusions des plus surprenantes. Pour Paris, le résultat de l’enquête apparait comme un « soulagement ». La réconciliation avec Kigali était, en effet, un objectif du président Sarkozy depuis 2007. Déjà en 2010, il reconnaissait une « forme d’aveuglement » sur la « nature génocidaire » du régime d’Habyarimana que le gouvernement français soutenait fortement.
L’enjeu politique d’un tel rapport est considérable eu égard aux relations entre Kigali et Paris et notamment au sujet d’un négationnisme largement contesté du génocide rwandais. « Avec cette vérité scientifique, les juges Trévidic et Poux ont fermé brutalement la porte à 17 ans de campagne de négation du génocide (...) », a d’ailleurs affirmé Louise Mushikiwabo.
Toutefois, la réaction de Paul Kagamé ne semble pas dénuée de contestation. En effet, s’il a déclaré être heureux du rapport, il aurait ajouté qu’il n’appréciait pas que le Rwanda ou le continent africain soit jugé par des étrangers.