Dans une filière uranium en perte de vitesse au Niger, Dasa figure parmi les projets susceptibles de soutenir la production nationale. Sa mise en exploitation reste toutefois toujours conditionnée à la mobilisation des financements nécessaires à sa construction.
Au Niger, Global Atomic veut solliciter le marché pour lever 50 millions de dollars canadiens (35,4 millions USD) afin de soutenir le développement de son projet d’uranium Dasa. La société canadienne en a fait l’annonce mercredi 23 septembre quelques jours seulement après avoir signalé une nouvelle avancée dans la mobilisation des fonds nécessaires à la construction de la future mine.
L’opération est décrite comme un placement public mené par Red Cloud Securities qui intervient comme chef de file et teneur de livre pour en organiser le placement auprès des investisseurs. Elle avait été annoncée plus tôt cette semaine avec la signature d’une convention de prise ferme entre les deux parties, la nouvelle mise à jour venant préciser le montant des fonds recherchés.
Une fois levés, ceux-ci serviront à faire progresser le projet Dasa et à couvrir les besoins généraux de Global Atomic en fonds de roulement. Cette opération constitue une nouvelle étape dans le plan de Global Atomic pour mettre Dasa en production et lancer ses premières livraisons en 2028.
Il y a une semaine, la société annonçait l’approbation par le conseil d’administration de l’agence fédérale américaine DFC d’une facilité pouvant atteindre 414,2 millions USD pour soutenir le développement de l’actif nigérien. Ce financement reste toutefois conditionné à la finalisation de la documentation et à la levée de certaines conditions. Global Atomic indiquait alors travailler parallèlement sur d’autres options pour couvrir ses besoins dans l’attente de cette nouvelle étape.
« Cette offre publique constitue une première étape pour assurer le versement de la contribution restante de la société au financement du projet Dasa. Le produit de cette offre permettra à la société d’évaluer la meilleure façon de financer le déficit restant avant de puiser dans la contribution de 414 millions de dollars américains de la DFC. L’approbation du conseil d’administration de la DFC a ouvert de nouvelles perspectives de financement, dont certaines ne nécessitent pas l’émission d’actions », a déclaré Stephen Roman, président de Global Atomic.
Cette nouvelle levée de fonds reste toutefois à finaliser, avec une clôture annoncée pour le 1er octobre prochain. L’opération est notamment soumise à l’obtention des autorisations réglementaires nécessaires, dont celle de la Bourse de Toronto (TSX), où les titres de Global Atomic sont négociés.
Pour rappel, Dasa est conçu comme une mine pouvant produire 68,1 millions de livres d’U3O8 sur une durée de vie de 23 ans. Son développement en ferait l’un des projets susceptibles de renforcer la filière uranifère nigérienne, autrefois leader en Afrique, mais dont la production a nettement reculé au cours de la dernière décennie. Elle est ainsi passée de 4 116 tonnes d’uranium en 2015 à 962 tonnes en 2024, selon les données de la World Nuclear Association (WNA).
Aurel Sèdjro Houenou
Édité par Wilfried ASSOGBA
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D’après la Banque centrale du Nigeria, les réserves extérieures du pays peuvent désormais couvrir environ 11,3 mois d’importations de biens et services. Cette progression intervient dans un contexte de raffermissement du naira et d’amélioration de plusieurs indicateurs extérieurs.
Les réserves extérieures brutes du Nigeria se sont établies à 55,2 milliards de dollars au vendredi 18 septembre, selon les données communiquées par la Banque centrale du Nigeria (CBN), à l’issue de la réunion de son comité de politique monétaire. Il s’agit du niveau le plus élevé depuis 18 ans.
À titre de comparaison, les réserves s’élevaient à 50,45 milliards de dollars le 16 février 2026. À ce niveau, le stock de réserves est suffisant, selon les autorités, pour couvrir environ 11,3 mois d’importations de biens et services. Le Nigeria dispose ainsi d’une importante couverture de ses besoins en devises.
Le naira se raffermit face au dollar
Cette accumulation de réserves intervient alors que plusieurs indicateurs extérieurs se sont également améliorés. Au deuxième trimestre 2026, l’excédent du compte courant a atteint 7,54 milliards de dollars, contre 4,49 milliards au premier trimestre, soit une progression de 67,92 %. Dans le même temps, l’excédent de la balance des paiements est passé de 2,38 milliards à 3,51 milliards de dollars. Ces évolutions témoignent d’une amélioration de la position extérieure du pays.
Cette amélioration intervient dans un contexte de raffermissement de la monnaie locale, le naira. Sur le marché, le taux de change du naira s’établissait à 1384,71 nairas pour un dollar le 30 mars 2026, contre 1320,86 nairas pour un dollar le 7 septembre, selon Exchange-Rates.org. Le naira s’est ainsi raffermi face au dollar sur la période.
« Le naira s’est apprécié de plus de 12 % entre le premier semestre 2025 et le premier semestre 2026, ce qui s’est traduit par une croissance de l’économie d’environ 17 % en dollars américains sur cette période », a souligné début septembre, Taiwo Oyedele (photo), ministre des Finances et chargé de la Coordination économique. Et d’ajouter « un rythme qui, s’il se maintient parallèlement aux différents programmes sociaux du gouvernement, renforcera considérablement les revenus en dollars, améliorera le pouvoir d’achat et permettra à des millions de Nigérians de sortir de la pauvreté ».
Quant à l’inflation globale en glissement annuel, elle est revenue à 15,39 % en août 2026, contre 15,43 % en juillet, sous l’effet à la fois de la baisse de l’inflation alimentaire et de l’inflation sous-jacente.
Lydie Mobio
La Côte d’Ivoire multiplie les initiatives pour structurer son écosystème numérique et faciliter l’accès des startups au financement. L’Ivoire Tech Forum entend accompagner cette dynamique en rapprochant les porteurs de projets des investisseurs et des entreprises technologiques.
La deuxième édition de l’Ivoire Tech Forum (ITF) se tiendra du 11 au 13 novembre 2026 au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, autour du thème « Innover pour transformer, accélérer la croissance par les technologies émergentes ». L’événement a été officiellement lancé le mardi 22 septembre par le ministre de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, Djibril Ouattara.
Cette nouvelle édition vise à capitaliser sur le succès de la première. Organisée du 9 au 11 juillet 2025, elle avait attiré plus de 3000 participants et mis en lumière plusieurs dizaines de startups.
Pour cette nouvelle édition, le rendez-vous ambitionne de devenir une plateforme régionale de référence, destinée à rapprocher les startups, les investisseurs, les entreprises technologiques et les partenaires internationaux. L’objectif est notamment de faciliter le financement des jeunes entreprises et de transformer les innovations en solutions concrètes, en emplois et en valeur économique.
L’édition devrait réunir des entrepreneurs, des chercheurs, des représentants des pouvoirs publics et de la diaspora autour des possibilités offertes par les technologies émergentes. Elle s’inscrit dans la feuille de route 2026-2028 du ministère, qui vise à positionner la Côte d’Ivoire comme un pôle majeur de l’innovation numérique en Afrique.
Le ministre Djibril Ouattara a également annoncé plusieurs chantiers, dont l’opérationnalisation du Startup Act, la mise en place d’une plateforme de labellisation des startups ivoiriennes et le développement d’un réseau national d’infrastructures d’innovation. Ce dispositif devrait faciliter l’accès des entrepreneurs aux compétences, aux équipements et aux financements, y compris hors d’Abidjan.
Les pays ouest-africains ont raison de vouloir raffiner davantage leur or sur place. Ils ont tort, en revanche, de penser que chaque pays producteur doit nécessairement posséder sa raffinerie. À force de multiplier les capacités nationales, la région risque surtout de voir ses usines se disputer le même métal.
Le 16 septembre, la Côte d’Ivoire a annoncé qu’une unité nationale d’affinage de l’or devrait entrer en service au premier semestre 2027. Avant Abidjan, le Mali et le Burkina Faso avaient lancé leurs propres projets de raffineries. La Guinée prépare elle aussi une installation avec une ambition ouvertement régionale.
La multiplication de ces projets n’a rien d’absurde. Avec des cours de l’or qui ont atteint des niveaux records ces dernières années, il devient encore plus difficile d’accepter qu’un métal extrait localement parte à l’étranger pour y subir sa dernière étape de transformation. Raffiner sur place doit permettre de conserver des emplois et des revenus, mais aussi de mieux contrôler les volumes et la qualité du métal exporté.
C’est une ambition légitime. Elle ne rend pas pour autant rationnelle la construction d’une raffinerie derrière chaque frontière. Le raffinage de l’or est une activité où les volumes comptent énormément. Une usine doit financer ses équipements, ses laboratoires, sa sécurité et ses équipes spécialisées, alors que la rémunération tirée de chaque once traitée reste faible au regard de la valeur du métal. Plus elle reçoit d’or, mieux elle répartit ces coûts. Lorsqu’elle manque de matière première, l’équation se dégrade rapidement.
Or plusieurs projets ouest-africains sont dimensionnés bien au-delà de la seule production industrielle de leur pays. Le Mali construit une raffinerie capable de traiter 200 tonnes par an, alors que sa production industrielle tournait autour d’une cinquantaine de tonnes en 2024. Le Burkina Faso a annoncé une capacité d’environ 150 tonnes, également supérieure à sa production industrielle annuelle. La Côte d’Ivoire vise 100 tonnes et compte sur la progression de sa production pour se rapprocher de ce niveau. En Guinée, la capacité annoncée dépasse 500 tonnes par an, contre un peu plus de 70 tonnes d’or produites en 2025.
Ces écarts ne condamnent pas les projets. Ils disent simplement une chose : pour fonctionner à plein régime, plusieurs de ces installations devront trouver d’autres sources d’approvisionnement, qu’il s’agisse de mieux capter l’or artisanal ou d’attirer du métal venu des pays voisins.
Le Ghana sait déjà ce que cela signifie. Premier producteur africain d’or, le pays possède pourtant des raffineries qui ont longtemps tourné en dessous de leurs capacités. Depuis cette année, les autorités cherchent à leur garantir davantage de métal et imposent à certains acteurs de l’or artisanal de faire affiner localement leur production avant exportation.
L’Afrique du Sud a dû résoudre le même problème d’une autre manière. Avec le déclin de sa production aurifère, Rand Refinery a progressivement cherché davantage de matière première ailleurs sur le continent. Aujourd’hui, une part importante de l’or qu’elle traite vient de l’étranger. Elle n’est plus seulement la raffinerie de l’Afrique du Sud : elle fonctionne comme une plateforme pour plusieurs producteurs africains.
C’est ce que la Guinée veut devenir à son tour. Son ministre des Mines, Bouna Sylla, assume d’ailleurs le pari : selon lui, voir chaque pays ouest-africain disposer d’une raffinerie ne pose pas de problème, puisque les installations les plus compétitives survivront.
L’argument se défend. Mais si plusieurs États comptent sur l’or du voisin pour faire de leur raffinerie un hub régional, tous ne pourront pas gagner ce pari. C’est là que l’ambition de souveraineté doit retrouver le raisonnement économique. Lorsque l’État engage du capital ou organise l’approvisionnement de l’usine, la souveraineté ne peut tenir lieu de modèle économique.
Louis-Nino Kansoun
Le Nigeria cherche à renforcer son offre électrique pour soutenir son développement industriel. Dans ce cadre, Mambilla doit apporter une capacité hydroélectrique majeure, mais son développement est resté suspendu à un différend juridique.
Le 17 septembre, un tribunal arbitral de la Chambre de commerce internationale (CCI), à Paris, a rejeté la demande de Sunrise Power and Transmission visant à faire reconnaître comme contraignants deux accords conclus en 2020 avec le gouvernement nigérian. Ces accords prévoyaient le versement de 400 millions de dollars à l’entreprise en contrepartie de l’abandon de ses prétentions liées au projet hydroélectrique de Mambilla.
Le tribunal a estimé que les responsables nigérians ayant signé ces accords n’avaient pas le pouvoir d’engager l’État sans approbation présidentielle. Il a également conclu que les accords étaient entachés de corruption et contraires à l’ordre public nigérian, les rendant inapplicables. Sunrise devra par ailleurs prendre en charge 75 % des frais et dépenses juridiques du Nigeria, assortis d’intérêts composés de 10 % par an.
Pour Abuja, la sentence ouvre surtout la possibilité de reprendre les démarches autour d’un projet de 3 050 MW bloqué depuis près de deux décennies. « La décision de la CCI lève le plus important obstacle juridique qui a paralysé le projet hydroélectrique de Mambilla pendant des années », a déclaré le président Bola Tinubu.
Les origines du litige remontent au contrat de 2003
Le dossier trouve son origine dans le contrat attribué en 2003 à Sunrise, associée à un consortium chinois, pour développer Mambilla selon un modèle de construction-exploitation-transfert (BOT). Le projet, situé dans l’État de Taraba, devait alors devenir l’un des principaux ouvrages hydroélectriques du Nigeria. En 2021, après une révision à la baisse de sa capacité, le coût du projet avait été estimé à environ 4 milliards de dollars.
Les années suivantes n’ont pas permis de concrétiser le projet comme prévu, tandis que le différend entre Sunrise et les autorités nigérianes s’est prolongé. Une tentative de règlement intervient en 2020, lorsque le ministre de la Justice et procureur général de la Fédération, Abubakar Malami, conclut avec l’entreprise des accords visant à mettre fin à ses prétentions concernant le projet de Mambilla.
Ces accords n’ont finalement pas été exécutés par l’administration de Muhammadu Buhari. Sunrise saisit alors la Chambre de commerce internationale (CCI) à Paris en 2021 afin d’obtenir leur exécution et le règlement des sommes prévues.
La sentence du 17 septembre clôt ce volet du dossier en donnant raison à l’État nigérian. Elle ne met toutefois pas un terme à l’ensemble des revendications de Sunrise concernant Mambilla.
Le financement chinois redevient un enjeu central
L’intérêt de la décision pour le projet tient notamment à son financement. Exim Bank of China avait accepté de contribuer au montage financier de Mambilla, mais conditionnait ses décaissements au règlement de la procédure judiciaire. La décision de la CCI permet donc à Abuja de reprendre les discussions avec le prêteur chinois.
L’enjeu est significatif pour le système électrique nigérian. Avec ses 3 050 MW initialement prévus, le projet de Mambilla constituerait un apport substantiel à la capacité électrique installée du Nigeria (13 000 MW en 2021), tout en renforçant l’approvisionnement en électricité des ménages et des activités industrielles.
Cette avancée ne suffit cependant pas à relancer automatiquement le chantier. Une autre procédure arbitrale engagée par Sunrise reste pendante, avec une demande de compensation supérieure à 2,7 milliards de dollars, intérêts compris, en lien avec Mambilla. Le directeur général de l’entreprise, Leno Adesanya, a indiqué que ses conseils examinaient encore la sentence et les suites juridiques possibles.
Olivier de Souza
Sur un total de 19 marchés africains couverts par le classement, 15 figurent dans les catégories à faible transparence ou opaques. L’Afrique du Sud se distingue comme le seul marché du continent considéré comme transparent.
L’Afrique du Sud, le Kenya et la République de Maurice sont les pays disposant des marchés immobiliers les plus transparents en Afrique, selon un classement publié le lundi 14 septembre par le cabinet de conseil en immobilier Jones Lang LaSalle (JLL).
Le classement « Global Real Estate Transparency Index 2026 » mesure la transparence des marchés immobiliers dans 88 pays, en se basant sur 260 indicateurs issus de données quantitatives et d’une enquête menée auprès des investisseurs actifs sur les différents marchés couverts.
Ces indicateurs sont répartis sur six grands sous-indices : mesure de la performance (disponibilité et qualité des indices sur les rendements et les prix de l’immobilier) ; cadre réglementaire et juridique (clarté des lois sur la propriété, respect des contrats, application des règles d’urbanisme, application des réglementations contre le blanchiment d’argent) ; fondamentaux du marché (accès à des données claires et précises sur l’offre, la demande, les loyers, les nouvelles constructions et les taux de vacance) ; processus de transaction (équité, sécurité, clarté des frais d’acquisition, absence de corruption, fluidité lors de l’achat ou de la vente d’un bien) ; gouvernance des véhicules cotés (niveau d’exigence et de transparence financière imposé aux sociétés immobilières cotées en bourse et aux fonds d’investissement immobiliers) ; et développement durable (présence de réglementations énergétiques, de certifications vertes et suivi de la résilience climatique des bâtiments). Des notes sont attribuées aux sous-indices selon la pondération suivante : mesure de la performance (25 %), cadre réglementaire et juridique (23,5 %), fondamentaux du marché (16,5 %), processus de transaction (15 %), gouvernance des véhicules cotés (10 %) et développement durable (10 %).
L’indice attribue ensuite à chaque pays étudié un score global sur une échelle allant de 1 (transparence optimale) à 5 points (opacité totale). Les marchés étudiés sont ensuite classés en cinq catégories selon leur niveau de transparence : « hautement transparents », « transparents », « semi-transparents », « faiblement transparents » et « opaques ».
Des performances globalement médiocres
Avec un score de 2,31 points, l’Afrique du Sud occupe le 1er rang à l’échelle africaine dans le classement des marchés immobiliers les plus transparents et le 29e rang sur les 88 pays étudiés. Le Kenya arrive au 52e rang sur l’ensemble des 88 marchés étudiés et occupe la 2e position au plan continental, devant la République de Maurice (56e rang mondial), le Maroc (59e), l’Égypte (61e), le Botswana (62e), le Nigeria (64e), la Zambie (65e) et le Ghana (71e). Le Rwanda, qui occupe le 72e rang sur l’ensemble des marchés étudiés, ferme le Top 10 africain. (Voir le classement complet des 19 marchés africains couverts par le classement ci-dessous.)
L’Afrique du Sud se distingue comme le seul marché du continent classé dans la catégorie supérieure « Transparent ». Trois pays africains figurent dans la catégorie « marchés semi-transparents » (Kenya, Maurice et Maroc), tandis que cinq sont classés dans la catégorie « marchés faiblement transparents » (Égypte, Botswana, Nigeria, Zambie et Ghana). Dix marchés africains, soit plus de 50 % des pays du continent étudiés, figurent dans la catégorie « marchés immobiliers opaques » (Rwanda, Tunisie, Tanzanie, Côte d’Ivoire, Algérie, Ouganda, Sénégal, Angola, Mozambique et Éthiopie).
À l’échelle mondiale, le Royaume-Uni occupe la première marche du podium dans le classement des marchés immobiliers les plus transparents, devant la France, l’Australie, les États-Unis et les Pays-Bas.
Le cabinet Jones Lang LaSalle souligne, dans ce cadre, que la transparence des marchés immobiliers est synonyme de réduction des risques pour les fonds de pension, les banques et les investisseurs internationaux. Plus un marché est transparent, plus il est facile d’y injecter des capitaux en toute confiance. L’édition 2026 du classement démontre d’ailleurs que les 13 marchés qualifiés de « hautement transparents » captent à eux seuls plus de 80 % des investissements immobiliers réalisés à l’échelle internationale.
Walid Kéfi
Les marchés immobiliers africains les plus transparents en 2026 :
1-Afrique du Sud (29e rang mondial)
2-Kenya (52e)
3-Maurice (56e)
4-Maroc (59e)
5-Egypte (61e)
6-Botswana (62e)
7-Nigeria (64e)
8-Zambie (65e)
9-Ghana (71e)
10-Rwanda (72e)
11-Tunisie (74e)
12-Tanzanie (75e)
13- Côte d’Ivoire (76e)
14-Algérie (77e)
15-Ouganda (78e)
16-Sénégal (79e)
17-Angola (82e)
18-Mozambique (85e)
19-Ethiopie (88e)
20 ans après sa création, l'Africa Food Systems Forum est devenu l’un des principaux rendez-vous dédiés à l’agriculture sur le continent. Au-delà des promesses financières, le véritable enjeu réside dans la capacité à les traduire en résultats tangibles pour les producteurs sur le terrain.
À Kigali, l’édition 2026 de l’Africa Food Systems Forum (AFSF) a pris les allures d’un moment charnière pour l’agriculture africaine. Réunissant, du 31 août au 4 septembre, plus de 5 000 participants venus de plus de 50 pays, le rendez-vous a marqué vingt ans de mobilisation autour de la transformation agricole, tout en cherchant à ouvrir un nouveau chapitre pour ce secteur, qui représente près de 25% du PIB du continent.

Son mot d’ordre : « Investir dans les systèmes agroalimentaires africains pour nourrir les nations, créer des emplois et bâtir la résilience » — résume cette évolution. A l’heure où la faim et l’accès à une alimentation saine demeurent des défis majeurs dans un contexte de changement climatique et l’urbanisation rapide, la question n’était plus uniquement de stimuler la production agricole, mais de financer les infrastructures, les entreprises, les services et les institutions qui relient le champ à l’assiette.
Le changement de vocabulaire traduit un constat formulé sans détour par Hailemariam Dessalegn, président du conseil d’administration d’AGRA : l’Afrique ne manque pas d’ambition, mais reste enfermée dans trois « pièges » — productivité insuffisante, faible captation de valeur et déficit de capacités de mise en œuvre.
Produire plus sans rémunérer correctement les agriculteurs ne suffit pas, a-t-il rappelé en substance, pas davantage qu’augmenter l’offre sans stockage, transformation, logistique, standards, débouchés et financement.
La finance mixte au cœur des grandes annonces
Fidèles au thème du Forum, les dirigeants africains, entreprises, investisseurs, organisations paysannes, chercheurs, institutions financières et partenaires au développement réunis à Kigali ont convergé sur une priorité : renforcer les mécanismes capables de diriger davantage de capitaux vers les systèmes agroalimentaires africains, en particulier vers les segments traditionnellement jugés trop risqués ou insuffisamment rentables par les financeurs classiques.
L’accent a notamment été mis sur la finance mixte (blended finance), un modèle qui associe des ressources publiques, concessionnelles ou philanthropiques à des capitaux privés et commerciaux. Son objectif est de réduire une partie des risques ou du coût du financement — au moyen, par exemple, de garanties, de subventions, d’assistance technique ou de mécanismes de partage des pertes — afin d’encourager banques, fonds d’investissement et entreprises à financer des projets agricoles et agroalimentaires qui, autrement, resteraient sans accès au crédit ou au capital.
L’annonce la plus importante est venue du Fonds international de développement agricole (FIDA) et d’Equity Group. Les deux partenaires ont lancé l’Africa Rural Climate Adaptation Finance Mechanism (ARCAFIM), un dispositif de 200 millions USD destiné au Kenya, à l’Ouganda, à la Tanzanie et au Rwanda. Le mécanisme doit fonctionner pendant douze ans, avec 180 millions USD de capital de prêt et environ 20 millions USD d’assistance technique.
Equity Group apporte 90 millions USD de son propre bilan, en parallèle du capital concessionnel, tandis que les partenaires publics et climatiques prennent une part des premières pertes et du risque intermédiaire.
L'objectif est de réduire une partie des risques ou du coût du financement au moyen de garanties, subventions, d’assistance technique ou de mécanismes de partage des pertes, afin d’encourager banques, fonds d’investissement et entreprises à financer des projets agricoles.
Le dispositif entend toucher environ 260 000 petits producteurs et 500 micros, petites et moyennes entreprises (MPME) rurales, avec un objectif d’au moins 50 % de femmes et 30 % de jeunes parmi les bénéficiaires. Il financera notamment l’irrigation et la collecte de l’eau, la résilience de l’élevage, le stockage post-récolte, les énergies renouvelables et la transformation agricole résiliente au climat. Il prévoit également quatre cycles de rotation du capital, ce qui pourrait porter le volume cumulé de prêts à environ 266 millions USD.
Dans la foulée, le FIDA a aussi signé un prêt de 10 millions USD avec AgDevCo Ventures, pour financer jusqu’à 15 jeunes entreprises agricoles en Éthiopie, au Kenya, au Rwanda, en Tanzanie et en Ouganda. Les partenaires attendent près de 128 000 petits exploitants bénéficiaires et environ 2 900 emplois à temps plein sur douze ans.
Au Rwanda, Bank of Kigali, Aceli Africa et le FIDA ont par ailleurs annoncé un programme de 21 millions USD au profit des organisations de producteurs. Le Farmers Organizations Financing Programme Rwanda (FOFP-R) doit soutenir environ 215 organisations, en financer près de 172 et atteindre plus de 35 000 petits producteurs dans des chaînes de valeur telles que le maïs, le riz, le manioc, les produits laitiers et l’horticulture.
Des priorités mieux reliées
L’AFSF 2026 a aussi donné une cohérence plus nette à l’agenda continental. Cinq piliers ont structuré les débats : finance, sécurité alimentaire et nutrition, résilience climatique, innovation numérique et emploi des jeunes, enfin commerce, marchés et chaînes de valeur.
Cette architecture reflète la stratégie et le plan d’action du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA/CAADP) pour 2026-2035, ainsi que la Déclaration de Kampala, qui placent l’investissement, la durabilité, les moyens d’existence inclusifs et la gouvernance au cœur de la prochaine décennie.
Le Forum a également mis la santé des sols au premier plan. Un événement consacré au programme « Soil Values » lancée en 2024 par AGRA et l'IFDC, avec l'appui du gouvernement des Pays-Bas, a plaidé pour l’extension de la cartographie numérique des sols, de la gestion intégrée de la fertilité, de nouveaux modèles de distribution et des technologies de dernier kilomètre.

Le commerce régional apparaît comme un autre axe de la séquence qui s’ouvre. En février dernier, avant le Forum, AGRA et le secrétariat de la ZLECAf (Zone de libre-échange continentale africaine) avaient déjà signé un protocole d’accord pour faire de l’agriculture un levier de prospérité des producteurs, de création de valeur et de sécurité alimentaire régionale.
La coopération vise notamment la réduction des barrières non tarifaires, la facilitation des échanges, la valorisation locale et la mobilisation d’investissements dans les chaînes de valeur régionales. L’AFSF de Kigali a fourni une tribune supplémentaire à cette ambition, en associant les discussions commerciales à celles sur les financements et les projets bancables.
Dans le même esprit, une table ronde consacrée au riz a permis à 6 pays (Nigeria, Sénégal, Côte d’Ivoire, Guinée, Ghana et Sierra-Léone) de lancer un véhicule d’investissement de 500 millions USD pour l’Afrique de l’Ouest (West Africa Rice Investment Facility)
Dans ce cadre, la Banque d'Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) a annoncé une contribution de 100 millions USD à cette facilité, centrée sur l’accès au financement, aux intrants, à la transformation et aux partenariats privés dans la chaîne rizicole.
Au-delà de Kigali, quelles perspectives ?
« Il y a vingt ans, cette aventure a commencé avec une conviction simple : la transformation agricole de l’Afrique avait besoin d’un espace où les dirigeants pourraient se rencontrer, où les idées pourraient être confrontées, où des partenariats pourraient se nouer et où les engagements pourraient se traduire en actions. Vingt ans plus tard, nous avons bâti bien davantage qu’un événement annuel : nous avons créé une plateforme continentale ».
A l’occasion de son discours d’ouverture, Amath Pathe Sene, directeur général de l’AFSF, a souligné l’évolution du Forum, passé d’un simple rendez-vous annuel à un espace de dialogue. Né en 2006 à Oslo sous l’impulsion du producteur norvégien d’engrais Yara, comme une Conférence sur la révolution verte, ce rendez-vous est devenu African Green Revolution Forum (AGRF), avant d’adopter en 2022 le nom d’Africa Food Systems Forum (AFSF).
A l’arrivée, dans son bilan présenté à Kigali, l’organisation revendique désormais plus de 54 000 participants cumulés, plus de 3 000 sessions organisées et plus de 200 milliards USD de besoins ou demandes d’investissement présentés par des pays et PME au fil des éditions. En 20 ans, elle indique que les revenus agricoles moyens dans ses pays d’intervention sont passés d’environ 640 à environ 1 250 USD depuis le début des années 2000, et que les rendements céréaliers ont progressé d’environ 2,3 % par an, contre 1,2 % auparavant.
Si l’impact de l’organisation a suscité, ces dernières années, des controverses récurrentes — plusieurs organisations critiquant une approche jugée trop centrée sur l’intensification, les semences améliorées et les engrais, l’organisation reconnaît elle-même que les progrès accomplis ne marquent pas la fin du chemin. « Le constat est clair : l’Afrique n’a pas encore accompli la transformation agroalimentaire dont elle a besoin », indique-t-elle.
Un tel cadre étant posé, la question est de savoir comment le continent peut véritablement amorcer la transformation de son système alimentaire sur les prochaines décennies à l’heure des urgences. Selon les chiffres rappelés par les autorités rwandaises à l’ouverture du Forum, environ 309 millions d’Africains ont souffert de la faim en 2025, tandis que 57 % de la population du continent étaient confrontés à une insécurité alimentaire modérée ou grave.

Dans le même temps, la région dispose d’une population jeune, de marchés urbains en expansion et d’importantes possibilités de création de valeur dans les filières de production, stockage, transport, transformation, distribution, restauration et services numériques.
Face à ces différents enjeux, AGRA entend pour sa part continuer à se positionner comme catalyseur en diagnostiquant les blocages, en rapprochant États, banques, entreprises, chercheurs et organisations paysannes, en testant des solutions, puis en transférer le relais à des marchés et institutions nationales capables de poursuivre l’effort.
« Cette décennie doit être celle d’un changement profond dans notre manière d’agir. Non pas parce que les efforts passés auraient été vains, mais parce qu’ils nous ont enseigné des leçons essentielles. Nous savons désormais qu’augmenter la production sans créer de valeur ne suffit pas ; que la valeur créée ne peut perdurer sans capacités solides ; que des capacités qui n’intègrent pas tous les acteurs ne sauraient être justes ; et qu’une transformation qui ne place pas les agriculteurs au centre n’en est pas réellement une », indique M. Dessalegn.
« […]. Pour les vingt prochaines années, la question n’est plus simplement de savoir si l’Afrique peut transformer ses systèmes alimentaires. Elle est désormais de savoir à quelle vitesse cette transformation peut être menée — et ce que chacun d’entre nous fera pour la rendre possible. Les vingt dernières années nous ont conduits jusqu’ici. Les vingt prochaines détermineront l’Afrique que nous laisserons à la prochaine génération », a renchéri M. Sene.
Le développement de Simandou fait émerger un nouvel écosystème ferroviaire en Guinée, où la disponibilité des infrastructures et du matériel roulant devient aussi importante que leur construction.
L’équipementier ferroviaire américain Wabtec a signé un contrat de plus de 700 millions USD avec la Compagnie du TransGuinéen (CTG), pour assurer la maintenance du nouveau parc de locomotives destiné à l’exploitation du corridor de Simandou. L’accord porte à environ 1,2 milliard USD la valeur cumulée des signatures entre les deux partenaires depuis 2024.
Ce nouveau contrat fait suite à la commande annoncée en 2024 par la CTG, pour la fourniture de locomotives destinées au transport du minerai de fer extrait du gisement de Simandou. Avec cet accord de services, Wabtec accompagnera désormais l’exploitation de ce parc sur la durée, en assurant notamment les opérations de maintenance nécessaires à sa disponibilité.
Long de plus de 600 km, le réseau ferroviaire du TransGuinéen doit relier les zones minières de Simandou au port de Morebaya, sur la côte guinéenne. Au-delà de l’évacuation du minerai de fer, l’infrastructure est conçue pour accueillir le transport de passagers et de marchandises non minières, avec l’ambition de devenir un axe structurant du système de transport national.
En avril 2026, la CTG a également annoncé le lancement des travaux de construction des premières gares ferroviaires, dont la livraison est prévue d’ici fin 2026. Dix gares sont programmées dans différentes préfectures du pays, avec des infrastructures destinées soit aux voyageurs, soit au fret.
L’un des principaux défis sera cependant de maintenir la disponibilité du réseau et du matériel roulant à mesure que les volumes transportés augmenteront. La coordination entre les activités minières, ferroviaires et portuaires, ainsi que la montée en puissance progressive des services de voyageurs et de fret non minier, seront également déterminantes pour que l’infrastructure remplisse pleinement son rôle dans l’économie guinéenne.
Henoc Dossa
En Libye, revendications salariales, sociales ou politiques finissent souvent aux portes des champs pétroliers. Sharara, dans le désert du Sud-Ouest, en fait régulièrement les frais depuis 2011.
En Libye, des membres de la force chargée de protéger les sites pétroliers libyens bloquent depuis lundi l’oléoduc du gisement de Sharara, le plus important du pays avec une capacité de 335 000 b/j, d’après les données officielles du mois d’août. Le même jour, d’autres gardes ont fermé les portails de la raffinerie de Zawiya, sur la côte ouest libyenne.
La National Oil Corporation (NOC), la compagnie publique du pétrole en Libye, a désigné les responsables mardi 22 septembre. Elle attribue notamment la fermeture de la vanne n°7 à des éléments du Petroleum Facilities Guard (PFG) du Sud-Ouest, épaulés par un groupe armé.
D’après la société d’État, le blocage fait perdre au pays environ 130 000 b/j. Mardi toujours, la compagnie affirmait préparer une déclaration de force majeure dans les prochaines heures. Ce mécanisme juridique suspend les obligations de livraison sans que cela entraine de pénalités. Mercredi 23 septembre matin, aucune déclaration ne figurait sur son site dans ce sens.
Ces blocages prolongent une fronde entamée plus tôt ce mois. Le 13 septembre, des gardes avaient déjà bloqué l’accès à la raffinerie de Zawiya d’une capacité de 120 000 b/j, la deuxième des cinq que compte la Libye. Une action visant à protester contre leurs conditions de travail, a rapporté Libya Herald.
Deux jours plus tard, d’autres ont fermé l’oléoduc Hamada-Zawiya, stoppant les champs de Hamada et d’Al-Tahara, indique la NOC. Le 16 septembre, la branche Sud-Ouest du PFG menaçait de fermer sept champs, dont Sharara, faute d’avancée sur ses revendications financières, relate le même journal.
Selon les statistiques de la Central Bank of Libya publiées le 11 septembre dernier, l’État a encaissé 98,9 milliards de dinars (15,5 milliards $) de recettes, entre janvier et août 2026. Sur la même période les ventes de brut ont fourni 80,8 milliards de dinars (12,7 milliards $) et les redevances pétrolières 15,3 milliards de dinars (2,4 milliards $). Les salaires publics, premier poste de dépenses du pays, ont absorbé 46,9 milliards de dinars (7,4 milliards $). Dans le même temps, l’institution enregistre déjà un déficit de 4,9 milliards $ en devises.
Sharara a déjà connu deux déclarations de force majeure en 2024. En janvier, des manifestants d’Oubari, dans le Sud, bloquaient le champ pour dénoncer les pénuries de carburant. Comme rapporté par Agence Ecofin à l’époque, la NOC avait levé la mesure deux semaines plus tard, après un accord prévoyant des travaux d’infrastructures dans la région.
Sept mois après, en août, l’arrêt du champ avait coïncidé avec un différend entre autorités rivales sur le contrôle de la Banque centrale libyenne. La production n’avait repris que le 3 octobre, après un compromis sur ce dossier, a rapporté le média MEES.
Abdel-Latif Boureima
Édité par Wilfried ASSOGBA
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L’Ouganda cherche à accroître ses capacités de production et à offrir davantage de débouchés à une population active en forte progression. Chaque année, 700 000 jeunes atteignent l’âge de travailler dans le pays, selon la National Planning Authority.
En Ouganda, une usine intégrée de fabrication de peintures devrait créer environ 200 emplois directs et 2000 emplois indirects. Porté par l’entreprise indienne DG Paint Ltd, le projet représente un investissement de 25 millions de dollars.
Selon un communiqué publié mardi 22 septembre par Hajjat Aminah Mukalazi (photo), ministre ougandaise des Finances, l’installation devrait disposer d’une capacité de production de 7800 tonnes par an dès sa première année, avant d’atteindre 13 000 tonnes à partir de la cinquième année. Elle produira notamment des peintures émulsionnées et brillantes, des revêtements texturés, des peintures industrielles et des apprêts.
Selon la ministre, le projet devrait favoriser « le transfert de compétences et le renforcement des capacités dans le domaine des technologies de peinture, et contribuer à la relance des investissements » en Ouganda.
This morning, I met with a delegation from DG Paint Ltd, led by the company’s Director, Mr. Goswami D. Giri, to discuss their proposed investment in Uganda.
— Hon. Hajjat. Aminah Mukalazi (@AminahMukalazi) September 22, 2026
The company plans to establish a USD 25 million fully integrated paint manufacturing plant, with production capacity of… pic.twitter.com/AvILWIUdK7
Cette perspective intervient dans un contexte marqué par une forte pression sur le marché du travail ougandais. Selon la National Planning Authority, environ 700 000 jeunes atteignent chaque année l’âge de travailler dans le pays. L’enquête 2025 de l’Office ougandais de la statistique (UBOS) situe le taux de chômage national à 12,2 %, contre 16,1 % chez les 18-30 ans et 18 % chez les 15-24 ans.
Le gouvernement a ainsi multiplié les dispositifs destinés à favoriser l’emploi et l’activité économique des jeunes, notamment à travers l’accès à certains marchés publics et l’allocation d’une partie des financements du Parish Development Model (PDM) à cette catégorie de la population.
Le projet s’inscrit également dans la stratégie des autorités ougandaises visant à développer la production industrielle locale et à réduire la dépendance aux importations. Cette politique est notamment mise en œuvre à travers le programme Buy Uganda Build Uganda (BUBU), qui encourage la consommation de biens et de services produits localement.
Dans ce cadre, le gouvernement ambitionne notamment de porter à 20 % la part des produits et services locaux dans la valeur des marchés publics et à 50 % celle des produits locaux dans les rayons des supermarchés sur une période de cinq ans. Le programme prévoit parailleurs de favoriser l’utilisation de ressources et de matières premières d’origine locale.
Charlène N’dimon