Saadeddine El Othmani, nouveau ministre des affaires étrangères marocain, s’est rendu à Alger ce lundi 23 janvier. La visite d’une durée de deux jours revêt une importance considérable dans un contexte de relations tendues entre l’Algérie et le Maroc depuis 1993.
Les deux Etats sont en désaccord depuis très longtemps quant à la situation du Sahara occidental. Le Maroc considère cette zone comme appartenant à son territoire alors qu’Alger soutient le front indépendantiste sahraoui Polisario. Les frontières terrestres entre l’Algérie et le Maroc sont ainsi fermées depuis 18 ans.
Le ministre marocain doit rencontrer Abdelaziz Bouteflika, mardi matin. Selon un communiqué du gouvernement algérien, la visite du ministre marocain s’inscrit dans une « dynamique constructive engagée par les deux pays à travers l’échange de visites ministérielles ».
Plusieurs objectifs sont visés par cette rencontre dont la redynamisation de l’Union du Maghreb arabe, en sommeil depuis 1994, date du dernier sommet. Saadeddine El Othmani a ainsi déclaré que les deux Etats étaient « aujourd’hui conscients que des mutations étaient survenues dans certains pays de l’UMA, des changements à même de nous offrir une meilleur opportunité d’aplanir les entraves à la complémentarité et à l’intégration maghrébine ». Le 16 décembre dernier, les Etats membres de l’organisation régionale avaient déjà exprimé leur volonté de relancer l’activité de l’UMA.
Le Maroc poursuit son développement dans le domaine des services TIC. Après le paiement en ligne des impôts et de l’électricité, du téléphone ou du billet d’avion, c’est maintenant le contrat d’assurance auto de la compagnie CNIA Saada que les consommateurs peuvent réaliser depuis leur PC à Casablanca, Rabat, Fès et Marrakech.
A l’adresse www.cniasaadadirect.ma l’automobiliste peut obtenir un devis personnalisé contenant la responsabilité civile et neuf types de garanties au choix, ou même une demande de tarifs qui obtient réponse « en moins de deux minutes » selon la compagnie.
La signature du contrat restant toutefois exigée par le Code des assurances, le document à signer et l’attestation ad hoc, seront livrés « garanti sous 48 heures ».

Souscription en ligne de l’assurance auto de CNIA Saada
Boris Boillon, l’irascible ambassadeur de France en Tunisie, a décidé de sous-traiter le service d’octroi de visas pour les ressortissants tunisiens à une entreprise privée.
« L’axe de la circulation entre les deux pays est l’un des axes sur lesquels nous comptons travailler au cours des prochains mois. Le dispositif actuel ne permet pas de donner les meilleurs services étant donné que les locaux réservés aux services consulaires sont petits, ce qui a des effets sur la capacité d’accueil restée réduite et ce qui a conduit à un mécontentement auprès des demandeurs de visas ».
Un appel d’offres a été lancé en direction des entreprises tunisiennes pour déterminer celle qui se chargera du traitement des dossiers, moyennant des locaux plus vastes, un personnel plus nombreux et mieux à même, selon lui, de répondre aux demandes grandissante en visas pour la France. « J’espère que d’ici le mois d’avril ou le mois de mai, on annoncera le résultat de l’appel d’offres qui a été lancé pour choisir une entreprise », a-t-il précisé.
Le Gabon a récemment inauguré le cercle OHADA du Gabon, cercle de droit créé au sein l’Université Polytechnique de Kougouleu.
Une lettre d’information de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires a annoncé ce samedi 21 janvier la création d’un cercle OHADA à Libreville, « grâce à l’appui et le concours de l’université polytechnique de Kougouleu et de l’université africaine des sciences UAS ».
Le club de droit a pour objectif la « vulgarisation » et la « diffusion de la culture du droit des affaires OHADA dans le monde, et particulièrement en Afrique ».
Jean-Pierre Sobotchou, magistrat, président de Chambre à la Cour de cassation gabonaise s’est vu attribuer le titre de premier président d’honneur du nouveau « club apolitique scientifique et culturel à but non lucratif ».
L’article 3 des statuts du cercle prévoit que ce dernier aura pour objet « la vulgarisation de l’OHADA et du traité de Port-Louis, la diffusion de la culture inhérente au droit des affaires OHADA, le soutien à toute action contribuant à la diffusion du droit des affaires OHADA, et toutes activités rentrant de loin ou de près aux élans de vulgarisation et de diffusion de l’OHADA, de ses institutions et de son droit des affaires ».
Afin de remplir ces objectifs, le cercle OHADA du Gabon entend « organiser, soutenir ou participer à des séminaires, conférences colloques, débats, forums de réflexion et manifestations portant sur le droit des affaires OHADA au niveau national, international, régional ou sous régional ». Le cercle vise tout particulièrement la jeunesse qu’il envisage de former afin de « répondre aux enjeux » prochains « en affrontant les réalités juridiques et économiques du moment ».
Les investisseurs et autres opérateurs économiques sont évidemment des destinataires cruciaux d’un tel organe juridique qui diffuse « les règles juridiques qui gouvernent l'accueil de leurs investissements dans les Etats hôtes, membres de l’OHADA ».
Les fondateurs concluent sur leur volonté de « mettre à la disposition de qui le souhaite toutes les informations inhérentes au droit des affaires OHADA, sans distinction de races, de religion, de sexe ou d'obédience politique. »
Jean Louis Billon, le président du groupe agroindustriel SIFCA, a déploré, mardi à Abidjan lors d’une rencontre avec la presse, « les phénomènes de fraude et de concurrence déloyale qui, ajoutés aux effets de la crise postélectorale, ont quelque peu plombé le chiffre d’affaires du groupe en Côte d’Ivoire ».
Selon M. Billon, l’économie ivoirienne reste menacée par « l’expansion de la fraude et de la contrefaçon, notamment à la porosité des frontières et à la complicité d’agents sur le terrain ». Le président de SICFA rappelle, par ailleurs, que le secteur privé a enregistré plus de 300 milliards FCFA de dégâts durant cette crise.
En dépit de ce tableau plutôt sombre, M. Billon espère une année 2012 meilleure que la précédente et relève quelques motifs d’espoirs dans la montée des cours des matières premières et dans le développement porteur des filières telles que le caoutchouc, l’huile de palme ou le sucre. Il confirme également l’intention de son groupe de poursuivre son expansion en Afrique de l’Ouest, notamment au Libéria, au Ghana et au Nigeria, ainsi qu’en Afrique centrale.
180 firmes turques, membres de la Confédération des hommes d’affaires et des industriels de la Turquie (TUSKON) ont participé à la 4eme édition des rencontres commerciales turco-sénégalaises dans le but déclaré « d’attirer de plus en plus d’investisseurs turcs au Sénégal ». Les secteurs les plus représentés ont été le BTP, l’énergie, le fer et l’acier, les pièces détachées pour automobiles et l’agro-alimentaire.
Selon l’agence APS, l’ambassadrice de la Turquie à Dakar, Hatice Aslıgül Üğdül, a souligné vendredi, que « les industriels et hommes d’affaires turcs veulent, à travers leurs rencontres d’affaires avec leurs collègues sénégalais, faire du Sénégal leur porte d’entrée en Afrique subsaharienne ».
« Avant, l’Afrique subsaharienne n’était très connue par nos hommes d’affaires. Mais depuis quelques années, nous avons entamé des politiques de diversification de nos partenaires en matière d’échanges commerciaux et la région ne cesse d’attirer l’intérêt des Turcs », a déclaré Mme Üğdül à l’ouverture de ces rencontres commerciales, soulignant également « une présence remarquable des Turcs dans les secteurs sanitaire, financiers, social (...) ».
Cette 4eme édition a vu la participation des sociétés turques qui s’activent dans les secteurs du BTP, de l’énergie, du fer et de l’acier, des pièces détachées pour automobile et de l’agro-alimentaire.
Pour la Banque africaine de développement, aujourd’hui, « la classe moyenne en Afrique est à peu près de la taille de la classe moyenne en Inde ou en Chine ».
Les Africains de la classe moyenne ne représentaient qu’un quart de la population en 1980, ils sont aujourd’hui 34,3%. En nombre, la progression est encore plus impressionnante : ils étaient 111 millions en 1980, ils sont 313 millions en 2010.
Eduqués, ses membres sont souvent salariés ou petits entrepreneurs, ils vivent en ville, dans les logements en dur dotés d'équipements modernes. Ils forment maintenant un vrai marché intérieur pour les entreprises locales.
Leur consommation atteint aujourd’hui le tiers de celle des classes moyennes occidentales, ce qui fait d’eux également un marché pour le commerce international de biens manufacturés : « La vente de réfrigérateurs, de postes de télévision, de téléphones mobiles et d'automobiles ont augmenté nettement dans presque tous les pays ces dernières années », précise l’étude de la BAD.
Le continent souffre toutefois encore de ses inégalités vertigineuses : sur une population d’un milliard d’habitants, 100 000 personnes s’octroient 60% du PIB du continent.
La chaîne américaine d’information économique en continu a ouvert cette semaine à Libreville son premier bureau africain en zone francophone, le sixième sur le continent. L’objectif de la chaîne est d’en posséder vingt sur l’ensemble de l’Afrique.
Les prochains bureaux sont attendus en Zambie, au Mozambique, au Botswana et au Ghana dans les mois à venir.
« Récemment le Gabon a vu des changements importants et s’est repositionné comme un acteur économique incontournable sur le continent ; il est évident que nous allons traiter des sujets économiques d’envergure en provenance de Libreville mais aussi du reste du pays », a déclaré Frederic Van de Vyver, directeur de la chaîne pour l’Afrique de l’Ouest.
Pour Gagan Gupta, PDG d’Olam Gabon « le fait que CNBC Africa, la première et unique chaîne panafricaine en direct dédiée à la finance et à l’entreprise en Afrique, ait choisi le Gabon pour lancer son premier bureau dans un pays africain francophone est un signal fort de l’émergence du Gabon et montre bien que c’est un lieu idéal pour les entreprises qui veulent s’implanter, investir, se développer et créer des emplois. »
« Nous comptons mettre en service les premières centrales solaires thermiques en 2016-2017, la première sera opérationnelle à El Oued avec une capacité de 150 MW », a déclaré Nourredine Boutarfa, PDG du groupe Sonelgaz à la radio algérienne Chaîne I.
L'Algérie a prévu d’investir 60 milliards de dollars dans les énergies renouvelables pour produire 12000 MW d'électricité à l'horizon 2030, ce qui devra alors représenter 40% de sa consommation.
Dans ce cadre, Sonelgaz prévoit 67 projets de production d’électricité à partir d'énergies renouvelables, dont 27 centrales photovoltaïques, 27 centrales hybrides, 6 centrales solaires thermiques et 7 centrales éoliennes.
En juillet 2011, l’Algérie a ouvert la première centrale électrique hybride, solaire-gaz du monde, d'une capacité de 150 mégawatts et un investissement de 350 millions de dollars, dans la région saharienne de Hassi R'mel, à environ 500 km au sud d'Alger.
Lire également :
www.agenceecofin.com/solaire/1807-521-algerie-premiere-centrale-electrique-hybride-gaz-solaire
Pour le cabinet Jupiter Research, qui a publié le 17 janvier 2012 un rapport sur la banque mobile, il y aura dans le monde, d'ici 2013, 530 millions d’utilisateurs de services bancaires par téléphone mobile. Actuellement, ils sont environ 300 millions.
Dans les pays développés, la banque mobile n’est qu’un outil s’ajoutant à des services qui existent déjà (à travers les locaux de la banque elle-même, les centres d’appels, les distributeurs de billets et les services bancaires sur Internet).
En revanche, dans les pays en développement, où une bonne partie de la population n’est pas bancarisée, l'usage des services de banque mobile peut transformer le fonctionnement du secteur bancaire en devenant le canal principal.