La Trust Bank Algéria a été mise sous surveillance bancaire, le 11 janvier dernier, pour non respect du montage de l’augmentation de capital prévu par la législation algérienne. La banque de droit algérien, créée en 2002, a déjà transféré plus de 20 millions de dollars afin de régulariser sa situation vis-à-vis du Conseil de la monnaie et du crédit. L’administrateur provisoire de la banque, Ali Ameziani qui a révélé cette information à l’APS a précisé que « la commission bancaire a considéré que le montage de l’augmentation de capital de la Trust Bank ne répondait pas à ce que prévoit le règlement 08-04 de 2008 relatif au capital minimum des banques ».
Le règlement contraint les établissements à porter le capital minimum à 10 milliards de dinars. Par ailleurs, selon l’administrateur, les opérations d’augmentation du capital « ne se sont pas déroulées conformément à la loi sur la monnaie et le crédit ».
Trois options sont offertes aux banques pour augmenter leur capital. Elles peuvent procéder en numéraires ou par la transformation des réserves de la banque en capital ou des comptes courants des associés en fonds propres. Ali Ameziani précise que « quand une banque augmente son capital, elle doit le faire avec de l’argent frais », ce qui n’a apparemment pas été le cas pour la Trust Bank. Hamid Ghiles Hamdi, le directeur de la communication de la banque se veut rassurant quant à la situation réfutant toute menace pour la banque et précise que la banque ne court « aucun danger de liquidation ».
La banque « doit se conformer à l’obligation d’injecter de l’argent frais au capital, ce qui va être corrigé dans les plus brefs délais ». La fin de la procédure de mise sous contrôle devrait ainsi suivre prochainement. 20 millions de dollars ont déjà été transférés de l’étranger par l’actionnaire principal. Hamid Hamdi fait également état de « virements importants » exécutés ces derniers jours par des clients.
Jerry Yang quitte Yahoo !, l'entreprise qu'il a fondée il y a dix-sept ans. Le marché est satisfait de la nouvelle, accordant un bonus immédiat de 500 millions de dollars à sa capitalisation boursière, aujourd’hui à 19,4 milliards de dollars. Les investisseurs se rappellent, sans doute avec amertume, son refus de céder l'entreprise à Microsoft en 2008 pour près de 45 milliards de dollars...
Beaucoup de professionnels reprochent à Yahoo ! de rester trop centré sur son moteur de recherche alors que ses activités de fourniture de contenu ne demanderaient qu’à se développer. Les sites web de la firme enregistrent pourtant 700 millions de visiteurs uniques dans le monde et captent une part considérable de la publicité en ligne.
La vente su site chinois Alibaba et de Yahoo! Japan pourrait apporter au groupe un trésor de guerre de 17 milliards $, de quoi financer un repositionnement des cibles et des activités.
La Sonatel, principal opérateur de télécommunications au Sénégal, a annoncé, dans un communiqué de presse daté du 16 janvier 2012, la signature d’une vingtaine de nouveaux accords d’itinérance − ou roaming (possibilité pour l’abonné de pouvoir appeler et d’être appelé dans un pays étranger sans changer de numéro) − conclus avec divers partenaires à travers le monde.
Alors que le roaming postpayé a été fermé avec Rwandatel, suite au retrait de la licence à la compagnie rwandaise, il a été ouvert avec Vodafone Essar (Inde) et Free Mobile (France). En roaming prépayé, les accords ont été conclus avec Orange (Tunisie), CV Movel (Cap Vert), Vodafone Essar (Inde), Mobily (Arabie Saoudite), TMN (Portugal), Mobinil (Egypte), Optimus (Portugal) et Orange (Luxembourg).
Il y aussi des accords de roaming GPRS, avec Sunrise (Suisse) et K Cell (Kazakhstan), et de roaming 3G avec Orange Tunisie, Orange Ouganda, Orange Guinée, San Marino Telecom (Saint Martin), Free Mobile (France) et K Cell (Kazakhstan).
A ce jour, la Sonatel a des accords d’itinérance avec 279 opérateurs de 140 pays, dont 279 accords en postpayé voix, 69 accords en prépayé voix, 117 accords en GPRS et 21 accords en 3G. Pour la 3G cependant, précise le communiqué de l’opérateur, « les appels en vidéo ne sont pas encore supportés ».
Le fournisseur d’accès à Internet Jamii Telecom, basé à Nairobi, au Kenya, va mettre en œuvre un plan de 3 millions de dollars pour renouveler entièrement son réseau de fibre optique dans le pays. Jamii Telecom veut se positionner pour les appels d’offres que le gouvernement va bientôt lancer pour la connectivité Internet dans les zones rurales. Selon un porte-parole de la société, « c’est un pas qui va nous permettre de pouvoir répondre à n’importe quelle proposition du gouvernement concernant la nouvelle capacité Internet dans les zones rurales ».
Jamii Telecom va remplacer l’actuel réseau Ethernet par un réseau aux normes MPLS (Multi-Protocol Label Switching) qui lui donnera davantage de sécurité que ses concurrents − Kenya Data Networks et Telkom Kenya −, avec l’idée d’intéresser les banques et les institutions financières perçues comme très sensibles au cyber-crime. Les travaux, qui commencent la semaine prochaine, devraient être achevés en fin mars 2012. Ils couvriront plusieurs villes avec un équipement fourni par la compagnie israélienne ECI Telecom.
Dans un récent rapport, la Banque mondiale salue les efforts du Kenya pour stimuler son économie grâce aux technologies de l’information et de la communication. « Malgré les difficultés, indique le rapport, y compris face à des élections nationales, à la création d'un nouveau système de gouvernement décentralisé et à la possibilité d'une détérioration de l'économie mondiale, les technologies de l’information et de la communication pourraient améliorer les performances d'un certain nombre de secteurs, y compris le transport, l’agriculture et les infrastructures ».
Les autorités zambiennes ont lancé, au cours de ces dernières années, de nombreux chantiers pour renforcer le secteur des télécommunications. « Cela prouve que le gouvernement a bien planifié et bien exécuté le boom des télécommunications », commente un représentant de Bharti Airtel au Kenya, qui estime par ailleurs que l’on assiste à « une véritable révolution des télécommunications, qui ne peut être passée sous silence et qui est bénéfique à l’ensemble de l’économie du pays ».
Pour l’économiste de la Banque mondiale Wolfgang Fengler (photo), le Kenya a une large communauté en ligne qui se développe et qui va permettre au pays d’intégrer son économie à une industrie des télécommunications en plein essor.
Après avoir annoncé en début d’année l’obligation d’enregistrer les cartes SIM, le gouvernement ougandais presse les possesseurs de téléphone mobile à se faire enregistrer. Un appel en ce sens a été lancé, en début de semaine, par la Commission ougandaise des communications. Celle-ci explique que les cartes SIM doivent être enregistrées pour permettre de lutter contre la piraterie et pour mettre en œuvre de nouveaux services.
De l’avis du responsable de la communication de la Commission, « seuls ceux qui ont des visées criminelles devraient avoir peur de l’enregistrement des cartes, car ils savent que leurs jours seront comptés dès lors que toutes les cartes seront enregistrées ».
Il y a à peine deux semaines, au début du mois, la Commission avait annoncé qu’à compter du mois de mars 2012, tous les détenteurs de téléphone mobile devront enregistrer leur carte SIM, conformément à l’Interception of Communication Act, une loi qui prévoit la phase d’enregistrement.
En lançant la 3.75G en Zambie, la compagnie Bharti Airtel « ne voit pas [cette technologie] comme un produit, mais une plateforme qui permet à la communauté d’élargir ses horizons sociaux et commerciaux, aux côtés du reste du monde », selon les termes du directeur général de Airtel Zambie, Fayaz King. La compagnie explique qu’elle a utilisé la technologie la plus rapide pour migrer vers la 3.75G et que celle-ci sera très bénéfique à un grand nombre d’utilisateurs, que ce soit de grandes entreprises, des PME ou tout simplement les jeunes Zambiens. Avec une vitesse de 21 Mbp/s, elle est similaire à ce qui existe en Europe ou aux Etats-Unis.
Entre autres, le nouveau service permettra aux Zambiens de regarder la télévision et de faire des communications vidéo avec leur smartphone; et, d’une manière plus générale, « d’interagir de manière différente avec les données ».
Fidelity Worldwide Investment a annoncé le lancement de Fidelity Active Strategy Emerging Markets, fond actions couvert contre le risque de change offrant une exposition sur les tendances de long-terme des marchés émergents.
Cette gamme de fonds de gestion actions, qui comprend FAST Europe Fund, FAST Japon Fund et FAST UK Fund, s’affranchit des contraintes inhérentes à une approche traditionnelle, en tirant profit de la performance des titres à l’achat comme à la vente en utilisant des stratégies optionnelles et de prise de positions courtes.
En France où la commercialisation du FAST Emerging Markets a débuté le 31 octobre 2011, Christophe Gloser (photo), président de Fidelity France précise que le fonds « vise à créer une meilleure performance ajustée au risque vise à créer une meilleure performance ajustée au risque. Ce fonds cherche à optimiser l'inefficience des marchés en identifiant les anomalies, afin de dégager de la valeur ajoutée au sein du portefeuille. »». Le benchmark du fonds est le MSCI Emerging Markets.
Selon le communiqué de Fidelity, le processus d’investissement débute par la génération d’idée issue de la recherche fondamentale propriétaire de Fidelity, tant sur les convictions à l’achat qu’à la vente. Dans un deuxième temps, la validation des idées sur la partie « Long » repose sur des critères de qualité des business models, de la pérennité de la profitabilité et de valorisations attractives. Les positions « Short » résultent de catalyseurs défavorables clairement identifiés : changements réglementaires, financement de l’activité et modification au sein de l’industrie. Enfin, la construction du portefeuille s’élabore sur les plus fortes convictions du gérant. Elle s’envisage également sous l’angle des poids alloués aux stratégies « Long / Short / Stratégies optionnelles » sous couvert d’une gestion du risque systématique des positions en portefeuille.
Même si l’allocation géographique ne constitue qu’une résultante du choix de titres, la zone Europe-Afrique-Moyen Orient est surpondere au détriment de l’Asie et de l’Amérique latine.
Les trois pays les plus surpondérés sont l’Afrique du Sud, la Russie et le Nigéria alors que les trois les plus sous-pondérés sont la Corée du Sud, le Brésil et l’Inde.
Nick Price, gérant du fonds FAST Emerging Markets Fund, est soutenu par Suranjan Mukherjee ainsi que par Alex Duffy et Angel Ortiz sur les actions latino-américaines et Ludmila Gavrilova sur les actions Europe émergente, Moyen-Orient et Afrique. L’équipe de gestion s’appuie sur 46 analystes fondamentaux et 5 spécialistes en produits dérivés qui produisent la majorité des idées d’investissement à l’achat comme à la vente.
Nick Price gère aujourd’hui près de 6 milliards de dollars US de fonds et mandats institutionnels sur l’ensemble des zones émergentes.
« Ma vision long-terme sur les marchés émergents est très positive et repose sur différents facteurs que sont les impressionnants moteurs structurels de croissance, l’augmentation de la consommation domestique, les sociétés locales qui alimentent cette consommation domestique, le développement de l’urbanisation et des infrastructures, et la richesse des matières premières de ces économies - thèmes avec lesquels les investisseurs sont devenus familiers ces dernières années », commente-t-il.

Panorama de la gamme FAST (source Fidelity)
Une somme de 132 756 euros pour réaliser sept pages d’un site web! C’est chèrement payé, même s’il s’agit de pages intégrées dans la partie « Lutte contre le sida » du site de Carla Bruni, épouse de Nicolas Sarkozy, chef de l’Etat français. L’affaire est révélée par la presse française, notamment dans un article publié dans le magazine Marianne, repris et complété par le site Mediapart.fr.
Ces articles révèlent que la société La Fabrique du Net a reçu du Fonds mondial de lutte contre le sida, sans appel d’offres, la rondolette somme de 132 756 euros pour la conception, avec le système de gestion de contenu WordPress, des pages « Sida » du site de Carla Bruni.
Selon le site Creanum.fr, « aucune [des pages réalisées] n’est réellement admirable, le template est simple, voire simpliste, et la plus grosse difficulté semble être la section Galerie, qui comporte 46 photos légendées ». Il explique, en outre, qu’un tel travail « aurait pu être réalisé bénévolement si son but est de servir une cause juste ».
Pour développer le .dz, les obstacles les plus difficiles à franchir sont sans doute les délais actuels d’enregistrement − et la paperasserie qui va avec −, et surtout le coût du service: il oscille entre 30000 et 110000 dinars par an pour chaque adresse en .dz (entre 394 et 1445 dollars). C’est, il faut le reconnaître, bien moins attractif que les 10 dollars ou moins demandés pour des noms en .com, .net, .org, etc., ou même pour d’autres noms de domaines nationaux d’autres pays.
En Afrique, les noms de domaines nationaux ne semblent pas très prisés par les éditeurs de sites web, si l’on s’en tient aux chiffres connus sur le volume des enregistrements. Les autorités algériennes en sont conscientes. Constatant le peu d’engouement pour l’extension .dz, relative à l’Algérie (à peine 4000 noms de domaines utilisant cette extension), elles ont mis en œuvre le plan « e-Algérie 2013 » dont l’un des objectifs est d’« améliorer la visibilité de l’Algérie sur Internet à travers une gestion efficace du nom de domaine .dz ». Le but décliné est de porter le nombre de noms de domaines .dz à un million d’enregistrements d’ici 2013.
Réaliser cette ambition ne sera pas facile si l’on sait que, mathématiquement, cela revient à enregistrer 58 domaines par heure d’ici l’échéance fin 2013. Rien à voir avec la moyenne de deux domaines enregistrés quotidiennement aujourd’hui.
En outre, commente le site Maghrebemergent.com, « aucun site algérien dans le domaine des libertés civiles et politiques ne verra le jour en .dz tant que ses promoteurs auront la crainte de subir les foudres de la censure ».