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Recherche et innovation : le Ghana fixe ses priorités pour booster l'économie réelle

Recherche et innovation : le Ghana fixe ses priorités pour booster l'économie réelle
  • Date de création: 31 août 2026 14:32

(Agence Ecofin) - Après avoir renforcé ses investissements dans la recherche et l’intelligence artificielle, le Ghana cherche à mieux transformer ses capacités scientifiques en innovations. Les autorités en font une priorité.

Le président John Dramani Mahama (photo, à droite) a chargé Zanetor Agyeman‑Rawlings (photo, à gauche) de faire du ministère de l’Environnement, de la Science et de la Technologie un département davantage connecté aux besoins du pays.

Lors de la prestation de serment de cette dernière, le samedi 29 août, le chef de l’État l’a appelée à soutenir les inventeurs locaux et surtout à rapprocher les universités, les institutions scientifiques et les entreprises. Il souhaite que les jeunes puissent davantage appliquer leurs compétences technologiques à des secteurs comme l’agriculture, la santé, l’énergie, l’industrie et l’économie numérique. L’objectif est de faire de la recherche un outil capable de produire des solutions et des emplois, plutôt qu’un secteur évoluant en marge des besoins de l’économie.

Le défi reste toutefois important. Les dépenses du Ghana en recherche et développement représentaient 0,39 % du PIB en 2024, selon les données nationales, un niveau encore inférieur à l’objectif de 1 % fixé par le pays. La même année, 125 résultats de recherche ont été adoptés par l’industrie et 32 technologies ont été commercialisées. Ces chiffres traduisent une progression, mais montrent également les difficultés persistantes à transformer davantage les travaux scientifiques en produits, services et activités économiques.

En juin, le président Mahama a lancé le Ghana National Research Fund, doté initialement de 100 millions de cedis (8 millions de dollars), pour financer des travaux de recherche, notamment dans les programmes doctoraux et postdoctoraux. Cette initiative intervient alors que le gouvernement veut accroître les moyens consacrés à la recherche et renforcer les liens entre le monde scientifique et le secteur productif.

L’intelligence artificielle figure également parmi les domaines prioritaires. En avril, le Ghana a lancé sa stratégie nationale sur l’IA et annoncé un investissement de 250 millions de dollars pour la création d’un centre de calcul destiné à soutenir la recherche et le développement de solutions locales. Le pays prévoit également 20 millions de dollars pour accompagner les premières étapes de mise en œuvre de cette feuille de route.

Samira Njoya

Edité par Sèna D. B. de Sodji

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