Facebook Agence Ecofin Twitter Agence Ecofin LinkedIn Agence Ecofin
Instagram Agence Ecofin Youtube Agence Ecofin Tik Tok Agence Ecofin WhatsApp Agence Ecofin

La Chine reste la puissance étrangère la mieux perçue par les jeunes Africains (Ichikowitz Family Foundation) 

La Chine reste la puissance étrangère la mieux perçue par les jeunes Africains (Ichikowitz Family Foundation) 
  • Date de création: 31 juillet 2026 15:56

(Agence Ecofin) - Plusieurs puissances traditionnelles et émergentes, dont l’Inde, le Brésil, l'Allemagne, le Royaume-Uni, sont désormais perçues plus favorablement que les États-Unis par la jeunesse africaine.

La perception selon laquelle la Chine est la puissance étrangère qui exerce l'influence la plus positive en Afrique s'est renforcée auprès de la jeunesse africaine, tandis que d’autres puissances comme l’Inde, l'Allemagne et le Royaume-Uni sont désormais perçues plus favorablement que les États-Unis, selon une enquête publiée le mercredi 29 juillet par l’Ichikowitz Family Foundation (IFF), une organisation caritative sud-africaine qui œuvre pour la promotion de l’éducation et la préservation de l'histoire et de la culture en Afrique. 

Menée auprès de 4 901 hommes et femmes âgés de 18 à 24 ans et originaires de 16 pays, dont le Tchad, le Burkina Faso, le Nigeria, l’Afrique du Sud, l’Ethiopie, la République démocratique du Congo, le Kenya et le Mozambique, l’enquête révèle que 95 % des personnes interrogées considèrent l’influence de l’empire du Milieu comme étant positive.

Le Royaume-Uni arrive ex aequo avec la Chine au 1er rang dans le classement des puissances étrangères dont l’influence est jugée positive sur le continent (95 % des jeunes sondés), devant l’Union européenne (92 %), l’Inde (91 %), l’Allemagne (90 %), le Brésil (90 %), et la France (87 %), les Etats-Unis (85 %) et la Russie (83 %).

L’enquête bisannuelle intitulée « African Youth Survey 2026 » montre que la perception positive de l’influence de la Chine s’est nettement renforcée par rapport à l’édition précédente, passant de 82 % à 95 % parmi les huit pays suivis de manière continue depuis le lancement de l’étude. Cette perception positive de Pékin est très élevée chez les jeunes originaires du Mozambique (100 %), du Togo (100 %), du Liberia (99 %), du Tchad (98 %) et de la Zambie (97 %).

De son côté, la perception positive de l’influence des USA s’est améliorée de 7 points par rapport à la précédente édition de l’enquête (85 % en 2026 contre 78 % en 2024). La perception positive de l’influence de Washington est particulièrement élevée auprès de la jeunesse du Liberia (98 %), du Tchad (98 %), du Mozambique (97 %) et du Togo (97 %).

Les jeunes originaires de l’Afrique du Sud, un pays qui entretient des relations tendues avec l’administration Trump, sont les moins favorables aux États-Unis parmi les personnes interrogées, seulement 58 % d’entre eux considérant ce pays comme une influence positive. La Russie voit également son image progresser auprès des jeunes Africains, 83 % des personnes interrogées ayant une perception positive de sa présence sur le continent en 2026, contre 68 % en 2024.

52 % des jeunes pensent que leurs pays devraient collaborer avec Trump

Interrogés sur la meilleure façon d’interagir avec l’administration Trump, 52 % des jeunes africains estiment que les dirigeants africains devraient trouver des moyens pragmatiques de collaborer avec l’administration Trump. Ce point de vue est particulièrement majoritaire en RDC (71 %) en République du Congo (65 %), au Nigeria (64 %) et au Mozambique (64 %). À l’inverse, 42 % des répondants pensent que les dirigeants africains doivent tenir tête au président américain et défendre les intérêts de leurs pays. 

Cette attitude hostile aux agissements de l’actuelle administration américaine est très ancrée auprès des jeunes en Afrique du Sud (71 %), et à un degré moindre, au Burkina Faso (54 %) et en Somalie (51 %). Dans ce même chapitre, près de 3 jeunes africains sur 5 (58 %) pensent que les États-Unis feront fi du droit international pour accéder aux ressources naturelles de leur pays, cette inquiétude étant très forte en Afrique du Sud et au Liberia (70 % dans les deux cas). 

La fermeture de l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) constitue d’autre part un sujet qui divise les opinions. Plus de 2 jeunes sur 5 (46 %) estiment qu’elle aura un impact négatif sur leur pays. L’inquiétude relative à un grand tarissement de l'aide américaine est forte au Mozambique (76 %), au Rwanda et au Kenya (63 % dans les deux cas), où les jeunes considèrent que cette fermeture affectera de manière disproportionnée les couches les plus vulnérables de la société. 

Un peu plus d’un quart (26 %) adoptent une vision plus optimiste, estimant que la fermeture de l'USAID obligera les dirigeants à s’attaquer directement aux défis nationaux, un sentiment particulièrement marqué au Nigeria et au Ghana (40 % et 41 % respectivement). Un peu plus de la moitié (53 %) des jeunes identifient les services de santé et la prévention des maladies comme les domaines les plus touchés par les coupes dans les financements de l’USAID, une préoccupation particulièrement vive en Zambie, au Mozambique et au Kenya, où plus de 7 jeunes 10 déclarent en ressentir déjà les effets. 

Walid Kéfi

Sur le même thème
La 5G, qui représente actuellement environ 5 % de l’ensemble des connexions sur le continent, se concentre essentiellement dans les grands centres urbains, ainsi que...
L'Afrique possède l'un des plus grands potentiels de production d'énergies renouvelables au monde, mais plusieurs obstacles liés au coût du financement, à la faible...
De la production de cacao à celle de la gomme arabique, l’Afrique dispose d’importantes ressources arboricoles, mais capte une faible part de la valeur...
Le réchauffement rend les zones fraîches d’Afrique australe et dans les hautes terres d’Afrique de l’Est plus propices à la transmission du paludisme. À...