En Érythrée, les sociétés minières ne peuvent pas ignorer les pratiques de travail forcé

  • Date de création: 30 janvier 2013 05:19

(Agence Ecofin) - Eplingée par Human Rights Watch, la société canadienne Nevsun Resources n’avait pas pris les mesures nécessaires pour éviter le recours au travail forcé lors de la construction de sa mine en Érythrée. Elle se retrouve accusée et contrainte d’enquêter sur les allégations de travail forcé qui pèsent sur un de ses sous-traitants, une entreprise publique.

Un rapport de l’ONG, intitulé « Hear No Evil: Forced Labor and Corporate Responsibility in Eritrea’s Mining Sector » décrit ainsi sur 31 pages la manière dont les sociétés minières qui opèrent en Érythrée risquent de se trouver impliquées dans le recours fréquent par le gouvernement au travail forcé.

« Si les sociétés minières comptent travailler en Érythrée, il leur faut s’assurer que leurs opérations ne dépendent pas du recours au travail forcé (…) Si elles sont incapables d’empêcher de telles pratiques, elles ne devraient même pas  procéder à l’élaboration de tels projets. » déclare Chris Albin-Lackey de Human Rights Watch…