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L’insécurité et les inondations pèsent sur la sécurité alimentaire en RDC

  • Date de création: 29 octobre 2024 13:50

(Agence Ecofin) - En République démocratique du Congo, les conflits persistants sont identifiés comme principales causes de l’insécurité alimentaire. Néanmoins, l’impact des phénomènes climatiques extrêmes doit également être pris en considération.

En RDC, environ 25,6 millions de personnes, soit 22 % de la population, seront confrontés à une insécurité alimentaire aiguë d’ici décembre 2024. C’est ce que révèle la dernière analyse de la Classification Intégrée de la Sécurité Alimentaire (IPC) pour le pays d’Afrique centrale, publiée le lundi 28 octobre. 

Pour expliquer ces prévisions pessimistes, la FAO souligne principalement l’intensification de l’impact des conflits persistants sur les moyens de subsistance agricoles dans l’est du pays, en particulier dans les provinces du Nord-Kivu, de l’Ituri, du Sud-Kivu, du Tanganyika et de Mai-Ndombe. 

Les données de l’organisation onusienne révèlent qu’en comparaison avec l’année dernière, 25 % des éleveurs ont constaté des pertes animales, et 35 % des ménages exploitent une superficie agricole réduite à cause de l’insécurité.

« La violence armée et la concurrence pour les ressources ont causé d’énormes dommages aux moyens de subsistance ruraux et à l’infrastructure, perturbant la production agricole essentielle. Étant donné l’ampleur de cette crise, même un léger choc [comme une hausse des prix alimentaires ou une mauvaise récolte] pourrait pousser encore plus de personnes au bord du gouffre », explique Rein Paulsen, directeur du Bureau des urgences et de la résilience de la FAO. 

Une situation qui pourrait s’aggraver avec les inondations

Alors que la FAO met l’insécurité liée aux conflits persistants au centre de la situation préoccupante de la sécurité alimentaire en RDC, d’autres facteurs, tels que les inondations, pourraient s’y ajouter.

Les dernières données de la FAO font état de près de 5,4 millions d’hectares de superficie totale inondée dans le pays entre juillet et septembre 2024, dont plus de 17 000 hectares de terres agricoles cultivées. Bien que les pertes alimentaires associées n’aient pas encore été évaluées, cet impact pourrait compromettre davantage la capacité du pays à garantir sa sécurité alimentaire.

Au Nigéria, où près de 2,5 millions d’hectares de terres agricoles cultivées ont été touchés par des épisodes d’inondations sur la même période, les estimations de la FAO ont fait état de plus de 800 000 tonnes de pertes alimentaires.

Stéphanas Assocle

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16/10/2024 - Le monde célèbre la Journée mondiale de l’alimentation mais l’heure n’est pas à la fête en Afrique

21/10/2024 - Afrique centrale et de l’Ouest : 70 millions $ pour atténuer les impacts des inondations (FAO)

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