(Agence Ecofin) - En Côte d’Ivoire, le secteur de l’élevage fait face à différentes menaces sanitaires depuis quelques années. Récemment, de nombreux cas de fièvre hémorragique ont été détectés dans la filière lapin.
En Côte d’Ivoire, la riposte contre l’épizootie de fièvre hémorragique du lapin se prépare. Le gouvernement a en effet annoncé le 28 avril, en Conseil des ministres, une nouvelle stratégie pour venir à bout de la maladie qui sévit dans plusieurs communes du Grand Abidjan depuis décembre dernier.
Se manifestant notamment par des écoulements sanguins au niveau des orifices corporels, l’affection virale a déjà tué au 31 mars, plus de 6 300 animaux à Bingerville, Anyama, Songon, Adzopé, Port-Bouët et Yopougon.
D’un coût total de 170 millions Fcfa, cette feuille de route prévoit entre autres, « l’abattage sanitaire d’urgence de tous les animaux sensibles dans les zones de foyers et de protection ». A cet axe d’intervention, s’ajoutent également la vaccination des lapins reproducteurs ainsi que le renforcement de la surveillance épidémiologique dans tout le pays.
Pour la filière cunicole ivoirienne, la situation est d’autant plus délicate que les éleveurs dans les zones touchées ont signalé un taux de mortalité de 72,95 % et qu’il n’existe pas à l’heure actuelle de traitement curatif.
Pour rappel, la fièvre hémorragique du lapin a été décrite pour la première fois en 1984 en Chine et n’est pas transmissible à l’homme. L’effectif national de lapins de Côte d’Ivoire est estimé à 20 000 individus.
Espoir Olodo
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