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Santé animale : le Nigeria renforce son système de stockage des vaccins vétérinaires

Santé animale : le Nigeria renforce son système de stockage des vaccins vétérinaires
  • Date de création: 28 août 2026 13:21

(Agence Ecofin) - Au Nigeria, le secteur de l’élevage contribue à hauteur de 35 % au PIB agricole et occupe une place stratégique dans l’économie rurale. Dans un contexte marqué par la recrudescence des maladies animales, les autorités veulent moderniser les services vétérinaires et limiter les risques sanitaires.

Au Nigeria, Idi Maiha (photo), ministre du Développement de l’élevage, a inauguré une installation de stockage frigorifique destinée aux vaccins vétérinaires à Jimeta, dans l’État d’Adamawa, le 27 août. Dotée d’une capacité d’environ 40 millions de doses de vaccin, l’infrastructure est alimentée par l’énergie solaire et fonctionne hors réseau afin de limiter les risques liés aux coupures d’électricité et de préserver l’efficacité des produits vétérinaires.

Selon les informations relayées par l’Agence nigériane de presse (NAN), ce nouvel investissement s’inscrit dans le cadre du Livestock Productivity and Resilience Support Project (L-PRES), un projet gouvernemental lancé en 2022 avec pour objectif de renforcer la productivité et la résilience du secteur de l’élevage au Nigeria, avec le soutien de la Banque mondiale.

L’installation doit également servir de plateforme stratégique pour le stockage et la distribution des vaccins vétérinaires dans le nord-est du pays. Elle vient ainsi renforcer un dispositif qui se développe progressivement à l’échelle nationale. D’après M. Maiha, des infrastructures similaires avaient déjà été établies à Abuja, Sokoto, Edo, Lagos et Anambra.

Un impératif pour les ambitions dans la gestion de la santé animale

Le renforcement des infrastructures de vaccination intervient alors que le Nigeria cherche à moderniser durablement son système de santé animale. En avril dernier, les autorités ont en effet adopté une feuille de route couvrant la période 2026-2036, destinée à améliorer la surveillance des maladies, renforcer les laboratoires vétérinaires, développer les systèmes de vaccination et moderniser les mécanismes d’identification et de traçabilité du bétail.

Cette démarche intervient alors que la situation zoosanitaire demeure préoccupante dans le pays. Le 4 juin dernier, le ministère nigérian du Développement de l’élevage avait indiqué que plusieurs foyers de grippe aviaire avaient été enregistrés depuis janvier 2026 dans les États de Kebbi, Kano, Katsina, Plateau et Bauchi.

Avant cela, les autorités avaient signalé, le 2 avril, à l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA), l’apparition d’un nouveau foyer de fièvre charbonneuse, aussi appelée maladie du charbon ou anthrax, dans un élevage domestique de l’État de Zamfara. Le Nigeria n’avait plus signalé de foyer majeur d’anthrax depuis janvier 2025.

Au-delà de ces deux pathologies, le dernier rapport du Service national de vulgarisation agricole et de liaison pour la recherche (NAERLS) faisait déjà état en 2024 d’une situation sanitaire préoccupante. Il en ressort que dans le pays les bovins sont exposés à la récurrence d’autres maladies parmi lesquels figurent la péripneumonie contagieuse bovine, la fièvre aphteuse et la tuberculose bovine, tandis que la peste des petits ruminants représente un défi dans les élevages d’ovins et de caprins. Dans le secteur avicole, la maladie de Newcastle figurait parmi les principales pathologies signalées, aux côtés de la maladie de Gumboro et du choléra aviaire.

Dans ce contexte, le renforcement des capacités de stockage constitue un maillon important de la politique sanitaire du Nigeria. La mise en place d’installations supplémentaires conforte la volonté de mieux conserver les vaccins, réduire les pertes liées aux ruptures de la chaîne du froid et de faciliter leur acheminement vers les zones d’élevage.

Stéphanas Assocle

Édité par Wilfried ASSOGBA

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23/07/2026 : Nigeria : un projet de production de vaccins vétérinaires de 100 millions $ en gestation

25/06/2026 : La santé animale, un nouveau vecteur de l’influence russe dans l’agriculture en Afrique

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