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Pomme de terre : le Kenya renforce sa capacité de production de semences

Pomme de terre : le Kenya renforce sa capacité de production de semences
  • Date de création: 28 août 2026 09:58

(Agence Ecofin) - Le Kenya est le deuxième producteur est-africain de pommes de terre après l’Éthiopie et le sixième à l’échelle du continent africain. Le tubercule qui constitue également la seconde denrée cultivée dans le pays après le maïs, joue un rôle stratégique dans la sécurité alimentaire.

L’Organisation kényane de recherche sur l’agriculture et l’élevage (KALRO) a inauguré, le 25 août dernier, un centre de multiplication de semences de pomme de terre à Kuresoi, dans le comté de Nakuru. Dans un communiqué publié sur son site, l’organisme public indique que cette infrastructure vise à renforcer la production et la multiplication de semences certifiées du tubercule et à permettre aux agriculteurs d’y accéder plus facilement.

Baptisée Marindas Seed Potato Centre, l’unité de production s’étend sur environ 243 hectares, dont près de la moitié sera consacrée chaque année à la multiplication de semences. L’infrastructure doit également servir de centre de formation pour les producteurs.

« La nouvelle infrastructure de multiplication des semences permettra aux agriculteurs de se procurer des semences plus près de leurs exploitations, tout en leur offrant la possibilité de se former aux pratiques agricoles améliorées auprès des chercheurs de KALRO et des agents agricoles », souligne l’organisme. Pour l’heure, la capacité de production de semences de pomme de terre du nouveau site n’est pas encore révélée.

Cette initiative intervient alors que le Kenya fait face à un important déficit de semences certifiées. Selon Patrick Ketiem, directeur général de KALRO, les besoins nationaux sont estimés à 150 000 tonnes, contre une offre actuelle d’environ 24 000 tonnes. Le renforcement de la multiplication locale doit ainsi permettre aux producteurs d’accéder plus facilement à des semences de qualité et, à terme, soutenir l’amélioration des rendements.

Une filière qui peine à stabiliser sa production

Le renforcement de la filière semencière intervient dans un contexte de repli de la production de pommes de terre au Kenya. Selon les données du Bureau national des statistiques (KNBS), les volumes récoltés sont passés de 2,31 millions de tonnes en 2023 à 2,15 millions de tonnes en 2024. Parallèlement, la superficie consacrée à la culture du tubercule s’est contractée sur la même période, passant de 239 300 à 226 000 hectares.

Ce recul est principalement attribué à l’irrégularité des précipitations, avec une insuffisance des pluies courtes et un excès de pluies longues ayant favorisé la propagation de maladies fongiques comme le mildiou.

Cette baisse des volumes ne s’est toutefois pas traduite par un recul de la valeur. D’après le KNBS, la valeur de la production de pommes de terre est passée de 65,9 milliards à 72,5 milliards de shillings kényans (509 à 560 millions $) entre 2023 et 2024, portée par la hausse des prix de vente du tubercule.

L’enjeu pour Nairobi d’augmenter la production de semences certifiées et d’en améliorer la diffusion auprès des agriculteurs sera d’autant plus important que la filière repose largement sur les petites exploitations. Dans le pays, le KNBS estime que 90 % des pommes de terre sont cultivées sur des parcelles de moins de 0,2 hectare. Le renforcement de l’offre de semences de qualité pourrait ainsi contribuer à améliorer la productivité de ces exploitations.

Stéphanas Assocle

Édité par Wilfried ASSOGBA

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 31/05/2026 : Les 6 principaux producteurs de pommes de terre en Afrique

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