(Agence Ecofin) - Le directeur général de la SONARA (Société Nationale de Raffinage), Charles Metouck, fait l’objet, depuis quelques temps, de fortes tractations policières et judiciaires, liées à la gestion financière de l’entreprise dont il a la charge depuis le mois de septembre 2002. La dernière en date remonte au 21 février dernier, jour où il a été longuement auditionné à la sous-direction des enquêtes économiques de la direction de la Police Judiciaire, dans la capitale, Yaoundé.
Bien que le motif de cette convocation n’ait pas été révélé, une source autorisée indique que c’est le « Conseil Supérieur de l’Etat (CONSUPE), sur instruction de la présidence de la République, qui a mené une enquête sur la SONARA et a transmis un rapport à la Police Judiciaire, pour transactions douteuses ».
Même s’il a fait savoir à ses proches que cette accusation relevait d’une « dénonciation calomnieuse de la part d’un de ses collaborateurs », M. Metouck reste l’objet de soupçons persistants, pour s’être vu retirer, en octobre dernier, son passeport par les services de la police, selon une annonce faite, en son temps, par certains médias locaux, et qui n’a jamais été officiellement démentie.
De plus, le nom de l’intéressé a été cité, sur une liste de soixante personnalités, soupçonnées de corruption et de détournements de fond de l’Etat auprès des établissements financiers et des organismes financières internationaux, dans une enquête d’expertise et d’investigations internationales menée à travers le monde en septembre 2007, par un expert financier mandaté par le ministre de la Justice d’alors, M. Amadou Ali.