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La Côte d’Ivoire cherche à attirer des capitaux chinois dans la transformation du coton

La Côte d’Ivoire cherche à attirer des capitaux chinois dans la transformation du coton
  • Date de création: 27 août 2026 12:01

(Agence Ecofin) - La Côte d’Ivoire figure parmi les principaux producteurs de coton d’Afrique de l’Ouest avec le Bénin, le Mali ou encore le Burkina Faso. Alors que la transformation reste limitée en aval de la filière, Abidjan souhaite changer la donne en développant son industrie textile.

La Côte d’Ivoire cherche à attirer des investissements chinois dans le textile et l’habillement afin d’accélérer la transformation locale de son coton. C’est dans cette optique que le Conseil Coton, Anacarde et Karité (CCA-K) a signé, le mardi 25 août, une convention de partenariat avec le Conseil chinois pour la promotion de l’industrie et du commerce (CCPIT-TEX), en marge de l’édition 2026 de la Foire InterTextile de Shanghai.

Selon le communiqué du CCA-K, cette initiative vise à favoriser le développement de partenariats entre opérateurs et investisseurs des deux pays. « Cette convention ouvre la porte à l’accroissement des échanges commerciaux, technologiques, à la mobilisation d’investissements structurants, de formation et de renforcement des capacités entre les deux pays en matière de textile et d’habillement », souligne le régulateur.

La Chine constitue un partenaire industriel stratégique pour Abidjan. Premier exportateur mondial de textiles et d’habillement, le pays dispose d’une chaîne de valeur intégrée couvrant notamment la filature, le tissage, la confection ainsi que la fabrication d’équipements industriels.

Selon les estimations de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la Chine affichait déjà en 2022 une forte proportion de contenu domestique dans ses exportations de textiles et d’habillement, estimée à 89,1 %. Le pays représentait également plus de 40 % de la valeur ajoutée contenue dans les exportations mondiales de cette industrie, illustrant le poids de ses entreprises sur l’ensemble de la chaîne de valeur.

Pour la Côte d’Ivoire qui cherche à accroître la transformation locale de son coton depuis plusieurs années, l’enjeu sera donc de mobiliser auprès des acteurs chinois non seulement des capitaux, mais aussi des technologies et un savoir-faire industriel susceptibles de renforcer les maillons encore peu développés de sa chaîne textile.

Des ambitions à concrétiser sur le segment de la transformation

Alors que le gouvernement ivoirien s’était fixé pour objectif de porter à 40 % le taux de transformation du coton fibre à l’horizon 2025, contre 11,49 % en 2020, aucun bilan officiel récent ne permet de mesurer précisément le niveau atteint après cette échéance. Les dernières données sectorielles relayées par le Centre de Promotion des Investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI) en 2026 montrent toutefois que plus de 90 % du coton ivoirien est encore exporté à l’état brut, principalement vers l’Asie.

Dans ce contexte, la perspective de voir arriver de nouveaux investissements apparaît comme un levier pour renforcer les capacités de transformation locale et développer le tissu industriel.

Selon le Portail d’informations et de promotion de l’économie de Côte d’Ivoire, la capacité installée des unités de filature et de tissage s’élève à 26 000 tonnes par an dans le pays, tandis que deux entreprises spécialisées dans l’ennoblissement disposent d’une capacité cumulée de 35 millions de mètres de tissus par an.

Le défi pour Abidjan sera désormais de transformer les partenariats recherchés en projets industriels concrets, capables d’accroître la part du coton transformé localement et de retenir davantage de valeur ajoutée dans le pays.

Stéphanas Assocle

Édité par Wilfried ASSOGBA

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31/07/2026 : Coton : le Mali accélère sur le segment de la transformation

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