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Kenya Airways creuse ses pertes au 1er semestre 2026, malgré une hausse des recettes

Kenya Airways creuse ses pertes au 1er semestre 2026, malgré une hausse des recettes
  • Date de création: 26 août 2026 16:23

(Agence Ecofin) - KQ avait réalisé en 2024 son premier bénéfice après 11 années successives de pertes, notamment grâce à l’appréciation de la monnaie nationale par rapport aux devises fortes. Les contre-performances enregistrées depuis 2025 s’expliquent essentiellement par l’immobilisation temporaire de 3 de ses avions et l’envolée des prix du kérosène.

Kenya Airways a annoncé le mardi 25 août une perte nette de 17,12 milliards de shillings kényans (132,3 millions USD) au premier semestre 2026, contre 12,2 milliards de shillings durant la même période de 2025, sous l’effet de la hausse des coûts d'exploitation et de l’indisponibilité de plusieurs avions. Cette perte est presque identique à celle enregistrée par la compagnie sur l’ensemble de l’année 2025.

Les recettes globales de l’entreprise ont pourtant atteint 81,25 milliards de shillings durant le semestre clos en juin 2026, en hausse de 9,1 % par rapport à la même période de 2025. Dans le même temps, les coûts d’exploitation se sont établis à 91,9 milliards de shillings au cours des six mois clos en juin, contre 80,7 milliards de shillings à la même période l’année dernière (+13,8 %), en raison notamment de l’augmentation des coûts du carburant et des frais de maintenance de plusieurs appareils.

« Les prix du kérosène ont augmenté de 66 % en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, ce qui a entraîné une hausse de 32 % de nos dépenses en carburant », a déclaré le président du Conseil d'administration de la compagnie nationale, Kiprono Kittony. 

De son côté, le directeur général par intérim de Kenya Airways, George Kamal, a précisé que le transporteur dépensé environ 29 milliards de shillings kényans en carburant au cours des six mois de l’année ne cours, soit environ 32 % du total des coûts d’exploitation.

1,5 milliard $ pour financer un plan de redressement

D’autre part, Kenya Airways a été confrontée à l'immobilisation de trois de ses gros-porteurs Boeing 787-8 Dreamliner, en raison de l'indisponibilité de moteurs et de pénuries de pièces de rechange essentielles, liées à des perturbations dans la chaîne d'approvisionnement mondiale.  Certains autres appareils ont été également cloués au sol pour des travaux de maintenance.

En 2024, Kenya Airways avait renoué avec la rentabilité pour la première fois depuis onze ans. Cette performance a été essentiellement portée par des gains de change, le shilling kényan s'étant apprécié de plus de 20 % par rapport au dollar cette année-là.  Une année plus tard, la compagnie a replongé dans le rouge après avoir été fragilisée par des contraintes opérationnelles et logistiques, qui ont entraîné l’immobilisation de ses gros-porteurs Boeing 787-8 Dreamliner.

En juin dernier, Kenya Airways avait annoncé son intention de procéder à une levée de fonds de 1,5 milliard USD pour soutenir son plan de redressement, indiquant que plusieurs pistes étaient à l’étude comme l’ouverture du capital à un investisseur stratégique, des partenariats avec d’autres compagnies aériennes et un nouvel appui de l’État.  Les ressources recherchées devraient permettre de réduire l’endettement du transporteur, d’alléger les tensions de trésorerie, de répondre aux difficultés opérationnelles et de compenser le manque d’avions.

Walid Kéfi

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