Greenpeace dénonce l’immunité des pilleurs des eaux maritimes sénégalaises

  • Date de création: 26 mars 2012 15:59

(Agence Ecofin) - D’après l’organisation non gouvernementale Greenpeace, les eaux maritimes sénégalaises seraient actuellement pillées par 44 chalutiers étrangers dont une majorité proviendrait de Russie. Ces bateaux seraient autorisés par les autorités sénégalaises en dehors de tout cadre légal.

L’ONG demande au ministre de l’Economie maritime de respecter strictement les textes et les sanctions, de « mettre un terme immédiat aux passe-droits et protections » accordés à ces chalutiers ainsi que d’annuler immédiatement les autorisations délivrées « en contradiction avec la loi sénégalaise ». Greenpeace réclame également l’ouverture d’une enquête sur les conditions d’octroi depuis 2010 de ces autorisations jugées illicites.

Les chalutiers se livrent à un pillage en règle des sources pélagiques à travers des captures atteignant jusqu’à 250 tonnes par jour au détriment des pêcheurs sénégalais. Pour l’ONG la pérennité de ces ressources est très sérieusement menacée.

Le Syndicat des agents du ministère de l’Economie maritime (Synap) dénonce également, d’après Greenpeace, « l’impunité dont continuerait à bénéficier ces chalutiers, pourtant convaincus de pratiques illégales ».

D’après le syndicat, ces chalutiers « se sont rendus coupables, en récidive, de délits qualifiés de très graves » par le Code de la Pêche maritime, « tels que la pêche en zone interdite ». Pourtant les sanctions à l’encontre de 13 chalutiers étrangers pris en flagrant délit auraient été abandonnées.